Se perdre en chemin – Registres paroissiaux

Quand nous voulons pousser plus loin nos recherches, nous pouvons aller consulter les registres paroissiaux sur le site Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

petit nowhere

https://numerique.banq.qc.ca/ressources/details/etatcivil

Mais nous pouvons nous perdre facilement en chemin parce qu’une fois que nous avons trouvé ce que nous cherchions, nous trouvons une autre information comme Adélard Lauzon, qui, en 1921, était un garde-moteur à Montréal.

À suivre sur Nos ancêtres II, car je m’arrête rarement ici maintenant.

2 septembre 1980

La mémoire généalogique comme Histoire
En conséquence, l’emploi de techniques narratives analogues à celles des historiens patentés est une première justification de notre affirmation que les généalogistes sont aussi historiens. Il y en a d’autres. Les auteurs font aussi de l’histoire parce qu’ils ont tenté de résoudre des mystères historiques. Comme les historiens académiques, ils formulent des problématiques et hypothèses sur leurs objets. Se poser une question sur le passé, établir un projet de recherche et rédiger une réponse forment certainement le degré zéro de la démarche historique. Si les travaux de nos généalogistes sont similaires au travail d’historien, les techniques de recherche et de vérification divergent. Une autre différence majeure porte sur l’intentionnalité des généalogistes, qui s’oppose en apparence à celle des historiens « académiques », en ce qu’ils ne cherchent pas à faire une histoire précisément « professionnelle ». Au contraire, il la rejettent. Ils écrivent leur propre histoire, pour eux-mêmes.

Caroline-Isabelle Caron, La narration généalogique en Amérique du Nord francophone, Ethnologies comparées, no 4 – « Mémoires des lieux », printemps 2002

Il y a 41 ans je mettais les pieds à Ste-Anne-des-Plaines pour la première fois. Je raconte l’histoire ici.

J’ai encore la balle…

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Quand on cherche, on trouve mon petit Pierre… Prise 2

Écrit en 2013…

J’ai mis souvent ces paroles dans la bouche de mon grand-père Léo Senior. Comme il ne parlait pas beaucoup, je le fais parler à l’occasion sur mon blogue.

En fait, je ne pense pas qu’il m’ait adressé une seule fois la parole pendant les 16 premières années de ma vie. Les temps ont bien changé depuis. Moi je parle tout le temps à mes petits-enfants et je leur parlerai longtemps.

Je me dis que mon grand-père doit essayer de me parler dans mon petit coeur d’enfant.

J’ai fait revivre mon grand-père et ses ancêtres grâce à ce blogue.

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Léo Senior à droite vers le 10 mai 1950, sur le trottoir de la rue Mentana, à Montréal

Il doit regretter sa vie de gars de party et d’avoir été responsable d’avoir mis sa famille dans la misère noire avec son obsession pour le jeu. C’est une de mes tantes qui me l’a dit, mais elle m’a tellement raconté d’histoires bizarres que je ne sais plus partager entre ce qui est vrai et ce qui a été inventé…

Ste-Thérèse vers 1940

Ste-Thérèse-de-Blainville vers 1940

Je ne vous raconte pas donc tout sur mon blogue.

Heureusement.

L’histoire de mon grand-père doit être celle de beaucoup de grand-pères de cette époque.

Tout ce préambule pour dire que mon grand-père est, dans un certain sens, un peu responsable de nos rencontres virtuelles depuis 2008, et un peu de ce que je suis finalement.

Sans lui, je n’aurais rien à vous dire de profond.  Je serais probablement né dans une famille très riche et je serais maintenant quelque part dans le Sud en train de me faire bronzer en sirotant un Pina Colada et non en train de pelleter mon driveway et me geler les mains.

Je doute aussi que j’aurais commencé à écrire un blogue sur la généalogie et que je serais présentement en train de vous écrire et de vous parler de la belle Aglaé Béland. Fascinant notre destin et les gens que j’ai rencontrés sur mon chemin de Damas depuis que j’écris.

On a tous son chemin de Damas, il s’agit juste de ne pas s’arrêter en chemin et de passer notre temps à regarder en arrière. Un jour, il faut avancer, car le temps presse surtout avec des petits-enfants qui adorent leur grand-père Pierre.

Finalement, à bien y penser, il me semble que la température n’est pas si pire que ça au Québec et que la neige n’est pas aussi pesante… (écrit samedi matin à Ste-Anne-des-Plaines)

Bon, parlons d’Aglaé maintenant.

Aglaé Béland

Elle est vraiment belle.

Je comprends que Norbert soit tombé en amour.

Je ne vous raconterai pas toute ma recherche. Rien de scandaleux pour passer à Denis Lévesque, juste une belle histoire d’amour d’un vieux garçon qui marie une veuve de 37 ans avec 7 enfants à Woonsocket au Rhode Island.

Ça ferait un beau film sur grand écran ou dans la tête d’une petite fille comme Denise.

Disons que j’ai eu beaucoup de plaisir à fouiller et à trouver sa date de naissance précise. Pas que c’était si important que ça finalement, mais la date de son mariage avec Norbert était inscrite dans son baptistère…

J’ai eu de la chance… et j’ai pu le dire à Denise qui avait l’air pas mal contente que je la trouve et qu’elle me trouve sur son chemin.

1871 Aglaé Béland baptême zoom

Le 27 octobre 1908 a épouse Napolé (sic) Vandal

À partir de ce document, j’ai compris un peu plus le parcours d’Aglaé. Deux maris, dix enfants (selon Denise) avec Sylvain Levasseur, un exil aux États en 1893 pour travailler dans les filatures, puis la mort de son mari le 9 décembre 1904, son mariage en 1908 avec Norbert Vandal et son retour au Québec en 1909, puis trois autres enfants avec Norbert  : Raoul en 1909, Albert en 1910 et Irène en 1916.

Ouf… P’tite vie!

Aglaé n’a pas eu une vie facile. On peut facilement imaginer et écrire un roman. On ne saura probablement jamais toute son histoire, mais cépasgrave, on peut l’inventer dans notre tête.

Son histoire a commencé le 27 août 1871 dans le petit village de St-Cuthbert.

St-Cuthbert?

Connaissais pas avant… juste une pancarte sur une route vers le casse-croûte Bonaventure à St-Norbert.

casse-croute

fermé jusqu’au 2 mars 2013

Je ne suis jamais allé à St-Cuthbert…

petit nowhere

– Grand-papa…!
T’as encore manqué la sortie pour le casse-croûte…
– C’est ça Théo, aide-moi pas!

La prochaine fois, on fait revivre la belle Aglaé de St-Cuthbert.

Aglaé Béland 1871-1958

Pour faire suite à l’article d’hier.

Nos ancêtres

Aglaé avait 33 ans lorsque cette photo a été prise.

 

Aglaé Béland

1904

C’est Denise qui me l’a dit.

Sur la  photo elle a 33 ans  et veuve de Sylvain Levasseur.

Je comprends Norbert Vandal d’être tombé en amour. Denise m’a aussi dit beaucoup de choses sur Aglaé. Rien de trop personnel par contre.

Je vais vous en faire part.

Bonsoir Monsieur Lagacé,

Je vous ai laissé le nom de jeune fille de ma grand-mère sur votre blogue.  Elle s’appelait Aglaée Béland.  Je puis vous envoyer sa photo je sais comment faire avec le courriel.  La raison pour laquelle je vous l’envoie, c’est que  pour les Levasseur, ils l’appelaient ‘grand-mère Levasseur’ alors que pour nous c’était notre grand-mère Vandal. Sur la  photo elle a 33 ans  et veuve de Sylvain Levasseur.  Peut-être que quelqu’un là-bas la reconnaîtra.                 

P.S. :       

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