Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire – Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe-Claire

Luc Lépine, historien militaire, partage la dernière partie de ses recherches sur Pointe-Claire…

***

Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire

Juin 2014

Colligés par Luc Lépine, auteur de Le Québec et la guerre de 1812

couverture

Table des matières

1. L’émeute de Lachine (publié le 14 août)

2. Conflagration à la Pointe-Claire (La Presse 22 mai 1900) (publié le 21 août)

3. Le téléphone (publié le 28 août)

4. La carrière de Pointe-Claire (publié le 4 septembre)

5. Évolution de la population de la population de Pointe Claire (publié le 11 septembre)

6. Le régime seigneurial (publié le 18 septembre)

7. Potasse et le sel d’ammoniaque (publié le 25 septembre)

8. La milice à Pointe-Claire (publié le 2 octobre)

9. Inventaires des biens : Que retrouvait-on à Pointe-Claire au XIXe siècle? (publié le 9 octobre)

10. Loyalistes à Pointe-Claire (publié le 16 octobre)

11. Les « voyageurs » et la traite des fourrures (publié le 23 octobre)

12. La Voirie et le Voyer (publié le 30 octobre)

13. Les hôtels (sera publié le 6 novembre)

14. Le docteur John-Augustus-George Meyer (publié le 13 novembre)

15. Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe-Claire  (publié le 20 novembre)

***

15. Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe-Claire

recensement

Mot de la fin…

Écrivez-moi.

On ne sait jamais ce qu’on peut découvrir ensemble.

bergeron1

Moi je suis incapable d’arrêter d’écrire.

Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire – Le Docteur John-Augustus-George Meyer

Luc Lépine, historien militaire, partage ses recherches…

***

Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire

Juin 2014

Colligés par Luc Lépine, auteur de Le Québec et la guerre de 1812

couverture

Table des matières

1. L’émeute de Lachine (publié le 14 août)

2. Conflagration à la Pointe-Claire (La Presse 22 mai 1900) (publié le 21 août)

3. Le téléphone (publié le 28 août)

4. La carrière de Pointe-Claire (publié le 4 septembre)

5. Évolution de la population de la population de Pointe Claire (publié le 11 septembre)

6. Le régime seigneurial (publié le 18 septembre)

7. Potasse et le sel d’ammoniaque (publié le 25 septembre)

8. La milice à Pointe-Claire (publié le 2 octobre)

9. Inventaires des biens : Que retrouvait-on à Pointe-Claire au XIXe siècle? (publié le 9 octobre)

10. Loyalistes à Pointe-Claire (publié le 16 octobre)

11. Les « voyageurs » et la traite des fourrures (publié le 23 octobre)

12. La Voirie et le Voyer (publié le 30 octobre)

13. Les hôtels (sera publié le 6 novembre)

14. Le docteur John-Augustus-George Meyer (publié le 13 novembre)

15. Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe-Claire (sera publié le 20 novembre)

***

14 Le Docteur John-Augustus-George Meyer

Le Docteur John-Augustus-George Meyer époux de Esther Pickin (Picken) est présent à Pointe-Claire de 1795 à sa mort en 1820. On connaît par une vente de 1821 ses enfants : Adolphus-Frederick Meyer (mineur), Mary-Elizabeth Meyer (mineure) et Elizabeth-Sophia Meyer (majeure), épouse de Edmund Riselay, ses enfants; George Meyer (majeur).

Lors de son inventaire après décès, en 1820, on retrouve le contenu de ses médicaments et de ses instruments médicaux.

L’orthographe du notaire a été conservé. La valeur des biens est en livres sterling
Hapoticairie (sic)

***

Ensuivent les differents remèdes et médicaments, savoir :

Sept onze de racine de rubarbe à cinq deniers l’once………… 2 s 11 d
neuf phioles de christal avec des couverts de fer blanc prisées ensemble quinze chelins………………….. 15 s

Item un flacon avec un couvert en cuivre deux chelins et demi…………2 s 6 d

quatre phioles avec quelque choses dedans, deux chelins pour lesdites choses… 2 s

Un demi livre d’esprit de camffre un chelin et trois…… 1 s 3 d

Item pour essence de peperment douze chelins et demi … 12 s 6 d

Item essence de cloux de giroffle deux chelins et demi ….. 2 s 6 d

Item deux livres d huile de vitriole, un chelin et trois deniers la livre 2 s 6 d

Item une livre et demi de kinquinae, dix chelins la livre……… 15 s

Item une livre d’esprit de lavende prisée dix chelins ……… 10 s

Item trois onces de laudanum a un chelin l’once et trois l’once 3 s 9 d

Item un demi livre d’esprit de nitre deux chelins …… 2 s

Item une livre d’esprit de corne de cerf, deux chelins et six 2 s

Item quatre once de pesacuana un chelin et trois denier l’once 5 s

Item six onze de sel d amoniac a prisé deux chelins le tout 2 s

Item six onze de fleur zinru? prisés deux chelins et demi l’once 5 s

Item demi livre de poudre cantaride prisée, cinq chelins …….. 5 s

Item un once de jelapa? dix deniers…………………… 10 d

Item une livre et demi de casearina deux chelins et six la livres 3 s 9 d

Item une livre de schings trois chelins et neuf deniers …. 3 s 9 d

Item une livre d’eponge en poudre quinze chelins …………… 15 s

Item trois onces de fleur de benjamen sept chelins et demi l’once 1 # 2 s 6 d

Item deux livres de sel martis six deniers la livres ……… 1 s

Item deux onzes fleur de safrant a deux chelins et six l’once……5 s

Item une demi livre d’antimoine un chelin et trois deniers …. 1 s 3 d

Item une demi livre de mercure blanc sept chelins et demi … 7 s 6 d

Item une demi livre de souffre auratum cinq chelins ……… 5 s

Item quatre de metique deux chelins et six onze et six ……2 s 6 d

Item quatre , once de calomel un chelin et trois deniers l’once… 3 s 9 d

Item une livre de sel de nitre deux chelins et six deniers … 2 s 6 d

Item gum gutre, prisé deux chelins et six ………… 2 s 6 d

Item deux onze de nitre antimony, deux chelins …… 2 s

Item deux onze de camphorum un chelin l’once, deux chelins…… 2 s

Item deux onze, oleum petrole a sept deniers et demi l’once……1 s 3 d

Item un once d’huile de camomel deux chelins et demi ………. 2 s 6 d

Item une demi onze oleum anise trois chelins …………………. 3 s

Item un demi onze oleum foenelon unchelin ……………………. 1 s

Item une demi onze oleum carue un chelin …………………… 1 s

Item une once huile clou de girofle cinq chelins …………. 5 s

Deux onces d’eau forte, un chelin………………………….. 1 s

Item quatre onces oleum succini six deniers l’once …………… 2 s

Item une livre bolsum coparaprisé six chelins …………….. 6 s

Item beaume de venus ……… 2 s

Item quatre onces de salabsinth……………………………. 6 s

Item trois livres exium scalate cinq chelins la livre ………… 15 s

Item quatre onces de magnezie prisé un chelin et trois ……… 1 s 3 d

Item huit onces de de suggarlade deux chelins ………………… 2 s

Item un demi livre de gummad deux chelins et six deniers …. 2 s 6 d

Item quatre onze de gomme assaphédité un chelin et trois 1 s 3 d

Item quatre onces de gomme gayac deux chelins ……………….. 2 s

Item deux onces de gomme ossoponea six deniers les deux onces……6 d

Item une livre de poudre lapis calamineris un chelins ………. 1 s 6 d

Item une demi livre de crème de tartre un chelin et trois …… 1 s 3 d

Item douze once de gomme tragcenth trois chelins (sic) et neuf……3 s 9 d

Item un once de sel amoniac six deniers ……………………. 6 d

Item une demi livre de fleur de camomille deux chelins …… 2 s

Item une livre de senez prisé dix chelins ……………………. 10 s

Item une demi livre de racine de senica, un chelin et huit denier……1 s 8 d

Item une livre de mouches viscicator, douze chelins et six .. 12 s 6 d

Item deux livres d’areanson un chelin et trois deneirs ……… 1 s 3 d

Item une livre d’écorce d orange deux chelins …………………… 2 s

Item quatre livres de sel de globert prisé dix deniers la livre……3 s 4 d

Item neuf livres de gomme amoniac, cinq chelins et quatre deniers la livres 2 s 8 d

Item deux livres et trois onces de gum galbandan à trois chelins
et huit deniers la livres ………… 7 s 3½ d

Item une livre et demi de basylicen deux chelins et six la livre……3 s 9 d

Item trois seringues deux chelins et six deniers pièce……7 s 6 d

Item une boêtes d’instruments pour faire le trépand quatre livres ….. 4 #

Item un portefeuille avec divers instruments, deux livre quinze chelins 2 #

Item deux instruments pour arracher les dents douze chelins et demi……12 s 6 d

Item deux paires balance petites deux chelins et six ……… 2 s 6 d

Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire – Les hôtels

Luc Lépine, historien militaire, partage ses recherches…

***

Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire

Juin 2014

Colligés par Luc Lépine, auteur de Le Québec et la guerre de 1812

couverture

Table des matières

1. L’émeute de Lachine (publié le 14 août)

2. Conflagration à la Pointe-Claire (La Presse 22 mai 1900) (publié le 21 août)

3. Le téléphone (publié le 28 août)

4. La carrière de Pointe-Claire (publié le 4 septembre)

5. Évolution de la population de la population de Pointe Claire (publié le 11 septembre)

6. Le régime seigneurial (publié le 18 septembre)

7. Potasse et le sel d’ammoniaque (publié le 25 septembre)

8. La milice à Pointe-Claire (publié le 2 octobre)

9. Inventaires des biens : Que retrouvait-on à Pointe-Claire au XIXe siècle? (publié le 9 octobre)

10. Loyalistes à Pointe-Claire (publié le 16 octobre)

11. Les « voyageurs » et la traite des fourrures (publié le 23 octobre)

12. La Voirie et le Voyer (publié le 30 octobre)

13. Les hôtels (publié le 6 novembre)

14. Le docteur John-Augustus-George Meyer (sera publié le 13 novembre)

15. Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe-Claire (sera publié le 20 novembre)

***

13 Les hôtels

HÔTEL CANADA
322-324 chemin Bord-du-Lac
construction dans la seconde moitié du XIXe siècle

hotel-canada

L’Hôtel Canada au début du XXe siècle

Avant que la popularité du site de Pointe-Claire ne justifie la construction d’hôtels pour les vacanciers, d’autres hôtels les avaient précédés et servaient d’escale aux voyageurs se rendant à Montréal.

En effet, le trajet entre ces deux lieux nécessitait, au début du siècle, quatre heures de voiture.

 

hotel-canada-au-xxe-siecle

L’Hôtel Canada au fin du XXe siècle

Les premières indications au cadastre de l’usage de l’emplacement 322-324 Bord-du-Lac comme site d’un hôtel nous situent en 1880 lorsque Théodule Denis vend le lot à Léon Plessis Bélair, « hôtelier du village ».

Son fils le vend à son tour à Herménégilde Legault en 1891, et s’engage « … à ne pas tenir d’hôtel dans les limites du dit village pendant les dix prochaines années».

En 1907, la propriété est acquise par Delphis Rouleau qui la vend la même année à Joseph Brisebois, « avec le fonds de commerce d’hôtel » acquis de Léon Charlebois qui y avait exploité l’hôtel à bail.

Dès 1908, Dalbé Cousineau achète la propriété et son contenu. C’est son nom qu’on peut lire sur l’enseigne d’une photographie du début du siècle avec la mention Canada Hotel.

Vendu à son frère Raoul dès 1917, le bâtiment restera dans la famille jusqu’en 1980, alors qu’il est acquis par Eve Drouin Thomson.

Vers la fin des années 20, la portion ouest sera louée au médecin et pharmacien Jean-Baptiste Martin. Le bâtiment est rénové en 1981.

Hôtel Pointe claire

Le lot 64 où se situe l’emplacement du 286 Bord-du-Lac est, selon les indications au cadastre, le site d’activités hôtelières depuis au moins les années 1880.

Alors exploité par Louis Labelle, « hôtelier de la paroisse », sur le site de la propriété de son épouse Émilie Charlebois, il est vendu en 1886 à Thomas et Herménégilde Duchesneau.

Léon Charlebois s’en porte acquéreur en 1894. C’est son nom que l’on peut lire sur les enseignes accrochées au bâtiment au tournant du siècle.

Les titres du lot indiquent ensuite Ferdinand Lanthier en 1896, Mélanie David, épouse de William Rickner en 1900, Wilfrid et Napoléon Schetagne en 1901.

En 1904, Napoléon vend à Wilfrid, et convient qu’il « n’aura pas le droit d’exploiter un hôtel… dans les limites du village de la Pointe-Claire… ».

Wilfrid vend en 1907 à Edmond Malette, avec « tout l’ameublement de l’hôtel ».

En 1925, Sylva Malette vend à Willie Bougie, hôtelier de Lachine, qui vend à Léo Chénier dès 1926.

L’hôtel, désormais appelé Chénier, semble conserver son nom jusqu’à la vente du bâtiment, en 1947, à de nouveaux propriétaires, Albert Brisebois et Gustave Paquin.

Lorsque Brisebois achète la part de son associé dix ans plus tard, l’hôtel s’appelle Pointe-Claire.

Depuis les années 70, sa principale fonction est celle de bar et de restaurant.

Le gaz à Mulhouse

Un très beau billet

Elsasser Wurtzle

altenberger2

Aujourd’hui 2 Novembre, c’est officiellement la fête des morts dans la tradition chrétienne française.  Il s’agit, ni plus , ni moins, qu’une énième version d’un primitif culte des ancêtres.  Cependant, je n’ai pas rédigé ce petit billet pour honorer la mémoire d’un membre de ma famille.  C’est toute l’année que le généalogiste s’évertue à à un devoir de mémoire.  Mais alors pourquoi?

On va y venir, mais avant je vous emmène en 1827, date à laquelle, Mr Henri ALTENBERGER, un limonadier, ouvre un café portant son nom à l’angle de ce qui est alors, la rue de Riedisheim et du tout nouveau quartier. L’année suivante sur la place attenante, Charles X en personne y est reçu avec faste par le de Maire de Mulhouse¹. Ce dernier lui offre, sous une pluie battante, une magnifique calèche dont l’attelage était composé de huit chevaux. Le quartier rebaptisé alors  Charles X, recevait énormément de monde et ce café est rapidement devenu le plus…

View original post 633 mots de plus

Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire – La Voirie et le Voyer

Luc Lépine, historien militaire, partage ses recherches…

***

Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire

Juin 2014

Colligés par Luc Lépine, auteur de Le Québec et la guerre de 1812

couverture

Table des matières

1. L’émeute de Lachine (publié le 14 août)

2. Conflagration à la Pointe-Claire (La Presse 22 mai 1900) (publié le 21 août)

3. Le téléphone (publié le 28 août)

4. La carrière de Pointe-Claire (publié le 4 septembre)

5. Évolution de la population de la population de Pointe Claire (publié le 11 septembre)

6. Le régime seigneurial (publié le 18 septembre)

7. Potasse et le sel d’ammoniaque (publié le 25 septembre)

8. La milice à Pointe-Claire (publié le 2 octobre)

9. Inventaires des biens : Que retrouvait-on à Pointe-Claire au XIXe siècle? (publié le 9 octobre)

10. Loyalistes à Pointe-Claire (publié le 16 octobre)

11. Les « voyageurs » et la traite des fourrures (publié le 23 octobre)

12. La Voirie et le Voyer (publié le 30 octobre)

13. Les hôtels (sera publié le 6 novembre)

14. Le docteur John-Augustus-George Meyer (sera publié le 13 novembre)

15. Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe Claire (sera publié le 20 novembre)

 

***

12. La Voirie et le Voyer

Comme au temps de la Nouvelle-France, les autorités britanniques désignent un officier spécial, qu’on appelle le Grand-Voyer. Sa fonction principale consiste à tracer les grandes routes publiques, à superviser leur alignement, leur construction et à veiller à l’entretien des voies de communication.
Les routes se divisent en deux catégories, les grandes routes appelées la Grande Voirie, et les petites routes ou Petite Voirie. Les grandes routes sont les chemins du roi, les routes transversales et les routes du moulin (qui conduisent au moulin). La Petite Voirie, comprend toutes les autres rues tracées dans les villages.

Le Grand-Voyer veille à ce que personne ne construise une maison dans la village sans permis. Avant d’ériger une bâtisse, l’intéressé doit aller voir le Grand-Voyer qui délivre le permis ou un procès verbal d’alignement. De même, il est défendu de placer des balcons, des escaliers, des enseignes, des auvents ou des comptoirs faisant saillie sur la rue sans la permission du Grand-Voyer.

En 1786, René Amable de Boucherville, grand voyer pour le district de Montréal, se rend aux demandes réitérées du capitaine Chénier pour faire la visite d’un fossé qui est nécessaire pour égoutter le chemin de ligne qui monte à la coste Saint-Charles. Il ordonne à Joseph Brunet et ses deux fils de faire les fossés qui passent devant leur terrain.

En 1798, Joseph Clément dit Larivière, sous-voyer de la montée Saint-Rémy (des Sources) vient faire légaliser les chemins et ponts des chemins de ligne de la côte descendant à la Pointe-Claire. Il entérine un chemin de 7 arpents de vingt pieds entre deux fossés. Sur ce chemin se trouve un pont de 5 pieds d’échappe sur 4 pieds de hauteur. Le pont et les garde-corps seront faits selon la loi, et à la charge de tous ceux qui passent leurs eaux. Un autre pont dans le chemin de ligne de 20 arpents aura dix pieds d’échappe sur quatre pieds et demi de hauteur et sera financé de la même manière. Deux autres ponts seront créés et seront à la charge du public.

En 1824, on constate que la rue qui mène droit à l’église de Saint-Joachim est dans un très mauvais état et qu’il faut la réparer. Tous les travaux de réparations devraient être faits par les habitants du village de Pointe-Claire. De nombreux habitants déclarent qu’ils ne sont nullement obligés de payer pour la réparation de la rue. Dimanche, le 29 mai 1825, les habitants sont convoqués à la fin de la messe pour discuter du problème. Le six juin suivant, il y a une autre rencontre et les habitants apprennent qu’ils doivent réparer la rue. Ils doivent la relever d’une épaisseur allant de 6 pouces à deux pieds.

Les sous–voyers sont élus chaque année. Nous avons pu en retrouver quelques-uns.

12-1

12-2

1838

Durant la rébellion des Patriotes, le 2 mars 1838, J.L. Panet, le grand-voyer pour Montréal, transmet à François Lebert, inspecteur des chemins de la paroisse de Pointe-Claire, une demande du Secrétaire militaire provincial. Ce dernier exige qu’un chemin de glace soit balisé à travers la Grande Baie dans la paroisse.

Panet informe Lebert que c’est au sous-voyer de désigner l’endroit où doit passer la traverse. Les habitants de Pointe-Claire de l’entretenir sur la glace vis-à-vis leurs terres. Panet demande donc de créer une assemblée des citoyens pour établir ce chemin de glace. Lebert doit informer le major Penner, du jour et de l’heure de l’assemblée pour que celui-ci puisse parler aux habitants.

Le même jour, Lebert répond que selon la loi, s’il existe déjà un chemin balisé. Les habitants ne sont pas obligés d’en fabriquer un deuxième pour un cas particulier comme celle du secrétaire. Si le Grand-voyer désire imposer la construction d’un nouveau pont de glace, cette construction doit être approuvée par la cour des quartiers des sessions qui ne se réunira pas avant le mois d’août 1838. Il semble donc que les habitants de Pointe-Claire ont pu appuyer passivement le mouvement patriote.

La barrière

Sous le régime britannique, le gouvernement pouvait placer des barrières de péage et pour prélever des droits de passage sur les personnes, animaux et voitures passant sur tout chemin ou pont dans les limites du comté, pourvu toujours qu’il ne sera pas loisible d’exiger par aucun tel règlement des habitants d’une municipalité locale, ou d’aucune partie d’une municipalité locale, des péages moindres que ceux payables par d’autres personnes pour le service du chemin ou pont y mentionné, ni de donner à aucuns tels habitants quelque

European Travelers in the Voyageur Canoe: Marks of Status in Decorative Designs

Autre article sur les voyageurs

Voyageur Heritage • • • Community Journal & Resource Guide

by MaryEllen Weller-Smith

Encampment, River Winnipeg, Saulteaux and Voyageurs (dated 1849-1856, ROM 912.1.19). Source: Royal Ontario Museum. ©ROM Paul Kane, Encampment, River Winnipeg, Saulteaux and Voyageurs (dated 1849-1856, ROM 912.1.19). Source: Royal Ontario Museum. ©ROM.

In the days when canoes were the best North American transportation system, their size and shape varied much as automobiles do today. For canoes, the size and shape depended on the waterways to be traveled, and all this is recorded in sketches in explorer and missionary journals from the 1600s and 1700s. The paddles sketched were highly decorated, but bark canoes were represented as plain or inscribed with small symbols, as among the Mi’kmaq and Maliseet of the Atlantic seaboard. Lavishly painted dugout canoes were found among the Haida, the Kwakiutl and other nations of the Pacific coast. This difference likely derives from the perishable nature of the bark canoe which was estimated to last two years; a dugout could last decades. Investing the time and effort to paint…

View original post 1 575 mots de plus

Fur Trade Canoes and London Society: The Paintings of Frances Anne Hopkins

Article intéressant d’un cousin éloigné aussi un blogueur à ses heures.

Voyageur Heritage • • • Community Journal & Resource Guide

— by MaryEllen Weller-Smith

Frances Anne Hopkins, Canoes in a Fog, Lake Superior, 1869, Glenbow Museum, Calgary Frances Anne Hopkins, Canoes in a Fog, Lake Superior, 1869, Glenbow Museum, Calgary

In 1869, a young mother living in Montreal, Québec, an accomplished artist married to a Hudson’s Bay Company officer, learned that her painting Canoes in a Fog, Lake Superior was accepted for the annual Royal Academy exhibition in London. One of the premier events of the London social season, it was the ultimate expression of the Victorian passion for art. Everyone attended; Queen Victoria visited the 1869 exhibition five times.

Imagine yourself part of 1869 London society, entering the brand new galleries at Burlington House, and viewing landscapes of the English countryside, portraits of nobles or other important persons, scenes of hunting, horses, seascapes and sailing ships, or great military battles—and then seeing these three canoes paddled by exotically dressed voyageurs heading into Lake Superior’s misty unknown. It caused comment. The Prince of…

View original post 1 332 mots de plus