Mais où sont donc les mariés diantre…? Prise 2

Mais où sont donc les mariés diantre…?

Écrit il y a 10 ans.


La vraie question devrait plutôt être…

Est-ce que cette photo a été prise à l’occasion des noces de Bernadette Levasseur et de Joseph Phaneuf le 14 avril 1909 ? Bonne question.

Maman… Il fait froid.

Quels sont les indices ? Je ne penserais pas qu’on soit en avril…surtout avec l’expression En avril ne te découvre pas d’un fil. À voir les enfants habillés comme ça, je dirais qu’on serait plus en été.

Mais passons, je peux me tromper sur toute la ligne côté température comme Météomédia.

Une chose est claire, on a bel et bien Jean-Marie Hogue au centre et sa deuxième femme Hermine Léveillé.


Yvette Hogue (note écrite en 2015 – c’est Adonis Hogue finalement) est sur les genoux de sa mère. Corinne Hogue, 9 ans, est près d’elle. Quant à la famille Brière, l’affaire est classée depuis hier, du  moins j’espère. Reste maintenant les nouveaux mariés. Je n’en vois pas d’autres que ce couple.

– Bernadette ma tendre moitié… Crois-tu que notre amour sera éternel ?
– J’aimerais mieux attendre avant de consommer quoi que ce soit…

Joseph Phaneuf, si c’est lui, est pas mal sérieux. On lui donne 28 ans à son mariage. Bernadette en aurait 20. À moins que ce ne soit pas une photo de mariage, et là j’en perdrais mon latin.

– Tu vois, il présume encore…
– Diantre Bernadette, mon amour pour toi me consume…
– On se calme mon « peut-être pas » mon mari…

En tout cas, ça c’est Arthur Hogue, le fils de Jean-Marie. Sûr et certain. Sérieux comme un pape.

Arthur Hogue 1879

Et je gagerais que cette femme est sa femme avec la petite Geneviève Hogue. Elle porterait le prénom d’Ellen. Ce serait long à vous expliquer pourquoi j’arrive à cette hypothèse.

Ellen Gately ou Ellen Elizabeth Doucette

Il resterait encore bien des gens à identifier, mais je me dis que la quête a assez duré.

Toute belle histoire a une fin… À moins bien sûr qu’on écrive encore sur mon Facebook.

Fin de l’original


Bernadette Levasseur et Joseph Phaneuf peuvent enfin consommer leur mariage, car ce sont bel et bien eux.

La fin de cette belle histoire?

Hier j’ai reçu le message commençant par OMG of COURSE, écrit par Melanie Hogue la petite-fille d’Ellen Elizabeth Doucette.

À suivre…

My Heritage

Voici une capture écran d’une représentation de l’arbre de Jean-Marie Hogue. Je ne sais pas si cela intéresse encore beaucoup de gens ici à Sainte-Anne-des-Plaines.

L’arbre de Jean-Marie Hogue ci-haut date de 2008 ou 2009. Il n’est pas exact, car j’avais marié les mauvaises personnes. J’ai corrigé le tout depuis 2011 avec l’aide d’une lectrice qui m’avait ramené dans le droit chemin.

Si je vous raconte tout ça ce beau dimanche matin d’avril, c’est que j’ai reçu un message hier d’une descendante de Jean-Marie Hogue aux États-Unis.

Ça commençait par OMG of course…

À suivre.

Sur Nos Ancêtres II – J’ai toujours aimé les photos de mariage…

J’ai toujours aimé les photos de mariage…

Cette photo de mariage tombe pile avec le courriel de Mel et nos échanges sur Messenger hier. Mel est une descendante d’Hilaire Quesnel que nous voyons ici.

Je sais un peu de choses sur lui, mais je ne sais pas si Mel en sait beaucoup plus sur Hilaire Quesnel. Par contre j’en sais beaucoup sur plusieurs personnes de la photo de mariage…

À suivre…

Les ancêtres

Je vous remets ici le tout premier billet écrit sur Nos ancêtres. Nous étions le 25 janvier 2008. Si je le remets, c’est que j’ai trouvé une nouvelle cousine éloignée.

Elle m’a écrit ceci hier.

Bonjour Mr Pierre Lagacé j’ai vu une photo de la maison des Quesnel. Bien ma grand-mère était une Quesnel et j’ai hérité de toutes les photos de la famille Quesnel et j’ai des photos avec la même maison. J’ai peut-être des pièces manquantes pour vous… Contactez-moi si vous le désirez!

Mel

C’est dans ce premier billet que j’ai parlé pour la première fois de mes ancêtres Quesnel


L’objectif premier de cette chronique sera de vous parler de généalogie en vous faisant connaître les ancêtres qui ont vécu à Sainte-Anne-des-Plaines en 1852. On fera une pierre deux coups. Offrir aux gens de Sainte-Anne-des-Plaines l’occasion de retrouver leurs ancêtres et en connaître un peu plus sur l’histoire de ces gens.

Cette chronique se veut un lieu d’échange afin de partager mes informations et aussi les vôtres.

Ma passion pour la généalogie date du mois d’août 2007 quand mon frère est venu me rendre visite. Je sais que le texte peut sembler long, et il l’est effectivement, mais nous pouvons aborder le sujet d’une passion en quelques lignes seulement.

Mon intérêt a vu le jour à la naissance de ma fille en 1979. J’avais rempli alors les cases de son arbre généalogique qui se trouvait au début de son album de bébé. Par la suite, cet intérêt s’est estompé. J’avais rempli ceux de mes fils en 1982 et en 1984 en ajoutant quelques informations.

J’ai repris goût à la généalogie vers l’an 2000, l’année du bogue. J’étais tombé par hasard sur le site de Planète Québec, maintenant Planète Généalogie, avec les banques généalogiques de Jean Sauvé. J’avais pu retrouver les ancêtres de ma mère, sauf que Jean l’avait fait naître le 21 juin au lieu du 27 juin. Je lui en avais fait part, mais il n’a jamais corrigé l’erreur.

Comme quoi, nul n’est prophète dans sa propre famille.

On se retrouve donc en août dernier. Mon frère et moi, nous nous rencontrons une ou deux fois par année, mais nous communiquons souvent ensemble. C’est peu, me direz-vous, mais c’est mieux que ceux et celles qui ne se voient qu’une fois tous les dix ans ou les cinquante ans dans un salon funéraire.

Et c’est bien là que réside l’intérêt des gens pour la généalogie. Autrefois, les contacts familiaux étaient immédiats. Les voisins étaient un frère, le père, un oncle, un cousin, etc. Le rang de campagne ou la rue était un véritable arbre généalogique vivant. Le grand-père vivait aussi dans le ménage et finissait ses vieux jours en aidant son fils et ses petits-fils avec les travaux de ferme. Les liens de famille avaient alors une grande importance et le sentiment d’appartenance était fort.

Mais plus maintenant. Les liens se font de plus en plus rares quand ils ne sont pas inexistants. Les gens vivent souvent à des centaines de kilomètres les uns des autres. On se voit dans le temps des Fêtes, et encore.

Nous sommes donc pour une 3e fois, au mois d’août dernier. Mon frère m’apporte un sac avec plein de vieilles photos. Il y en avait une cinquantaine. Ma tante Évelyne, l’épouse de Florent, le frère de ma mère, les lui avait prêtées. Florent est encore vivant. Il a maintenant 84 ans. Je l’avais vu la dernière fois en 1989 lors du décès de ma mère et je l’avais revu en 2006, quinze ans plus tard.

Mon cousin Alain m’avait invité pour fêter leur 50e anniversaire de mariage. Je ne pouvais pas refuser l’invitation, surtout que Florent et Évelyne sont des gens formidables, et que je fêtais moi aussi un anniversaire de mariage, le 30e.

Retournons donc pour une 4e fois au mois d’août dernier. Je voyais sur les photos des gens que je ne connaissais pas, mais dont certains avaient été identifiés au verso de la photo. Je tombe sur la photo d’Honoré Sauvé avec son épouse Julie Leroux.

20081205honoresauve

Les noms me disaient quelque chose. Je les avais vus dans la banque de Jean Sauvé. Au verso, je vois la mention « grand-père du père ». J’ai tout de suite reconnu l’écriture de ma mère. C’était donc son arrière-grand-père paternel, Honoré Sauvé, et mon arrière-arrière-grand-père maternel, et, par le fait même, l’arrière-arrière-arrière-grand-père de mes enfants – vous êtes chanceux, je n’ai pas encore de petits-enfants.

J’ai aussi trouvé la photo de Léon Sauvé, le fils d’Honoré, avec également sa carte mortuaire – moi qui avait peur des morts – celle-ci recelait une foule de renseignements.

20081206Leon Sauve

Tout heureux de ces découvertes, je vais les partager avec mon fils. Il est impressionné quelques secondes, mais pas plus.

Même si je sais que la généalogie est bien loin de leur pensée, cette première chronique, contrairement à ce que vous pouvez penser, s’adressera avant tout aux jeunes adultes. La généalogie ou la recherche de ses ancêtres est-elle vraiment une lointaine préoccupation des jeunes adultes?

Permettez-moi d’en douter. Avec l’éclatement des familles, le besoin de se situer comme individu dans une cellule familiale élargie prend une tout autre importance. Je vois maintenant de plus en plus de jeunes adultes dans la vingtaine qui essaient de retrouver leurs lointains ancêtres.

Je me permets de citer ici – ne craignez rien nous ne reviendrons pas au mois d’août dernier – un passage d’un texte de Chantal Rialland, psychogénéalogiste.

Chantal Rialland est l’un des chefs de file en psychogénéalogie et l’auteur de l’ouvrage Cette Famille qui vit en nous que l’on trouve au Québec aux Éditions Marabout. Son livre a été diffusé, à ce jour, dans l’ensemble de la francophonie, à 100 000 exemplaires.

On ne fait pas de la généalogie « par hasard ».

Bien sûr, les motivations sont particulières à chacun et chacune. Toutefois, beaucoup de généalogistes se retrouvent dans l’une ou plusieurs de ces situations : 

Le besoin de connaître ses racines pour mieux se comprendre

Le désir de comprendre ses parents et ses grands-parents

Le souhait de « retrouver » une partie de la famille

Le souhait de « retrouver » la branche de l’un de ses parents

L’intuition ou la certitude d’un secret de famille

Le désir de transmettre le meilleur à ses enfants

Le désir de transmettre le meilleur à ses petits-enfants.

On voit bien que ces motivations ne s’adressent pas uniquement aux personnes du troisième âge. Lorsqu’on est jeune et que les parents, les grands-parents et, pour certains, les arrière-grand-parents sont encore autour, il est facile de les questionner sur leurs ancêtres. Le tout se fait en quelques minutes. Il s’agit de consigner soigneusement les informations et de les conserver précieusement quand la passion pour la généalogie se manifestera tôt ou tard. Nul besoin de fouiller dans les recensements canadiens de 1921, 1931, 1941, 1951, qui seront rendus publics en 2013, 2023, 2033, 2043, pour retrouver tous ces ancêtres.

Lors de la naissance d’un enfant, ils auront le goût soudain de retrouver leurs ancêtres, surtout quand leur vieille tante dira à tout le monde dans la famille que leur nouveau-né est le portrait tout craché du frère du grand-père maternel. L’album de bébé aura  inévitablement un arbre généalogique vide avec ses cases qu’on s’empressera de remplir en glanant les renseignements à gauche et à droite. La plupart du temps, cet album sera rouvert quand leur enfant, devenu grand, sera à son tour un nouveau parent. Les informations écrites alors une vingtaine d’années plus tôt feront en sorte que l’album deviendra une mine de renseignements précieux pour autant qu’on ait pris le temps d’ajouter le plus d’informations pertinentes : nom, prénom, date et lieu de naissance, et dans certains cas, les renseignements sur le ou les mariages et les décès.

Dans toute recherche en généalogie, le document de base est le certificat ou le contrat de mariage. Celui-ci contient, en effet, le nom des conjoints avec ceux de leurs parents. Le certificat de mariage permet donc remonter dans le temps. Sauf que aujourd’hui, on a un petit problème : les mariages sont de moins en moins nombreux et, de ce fait, les certificats de mariage aussi.

Il existe aussi des banques généalogiques toutes faites. Les renseignements ne sont pas toujours fiables à 100 %, car ils sont basés sur les registres des paroisses ou les registres civils et on y retrouve des erreurs de transcriptions, surtout dans les noms. J’ai déjà Thérèse Ouellet, de son vrai nom, s’appeler tour à tour Tarèse Oullet dans le recensement de 1852, Thérèse Violette dans un acte de mariage d’un fils et Thérèse Omelette (sic) dans un autre…

Les autres outils de recherche ne sont pas toujours fiables et ne fournissent pas tous les renseignements. Ceux qui ne jurent que par les registres officiels déchantent vite quand il voit un de leurs ancêtres changer de prénom à la naissance, à son mariage, aux mariages de ses enfants et finalement dans l’acte de sépulture. La plupart du temps, ils sont exacts, mais ils se glissent souvent des erreurs. Et quand on fait de la généalogie, les sources sont primordiales.

Quant aux recensements canadiens de 1852, 1881, 1901 et 1911, on n’a qu’à aller les consulter pour voir toutes les erreurs dans les noms, les prénoms et les dates de naissance…

La façon la plus sûre est donc le bouche à oreille et encore. Quand les gens sont vivants, bien entendu! N’est-ce pas une occasion en or d’aller rendre visite à ses grands-parents? Quant à moi, mes grands-parents sont décédés en 1955, en 1962, en 1964 et en 1977. Ma grand-mère Rosina Quesnel est décédée quand j’avais 6 ans.

Rosina vers 1942

Juliette Métayer est morte en 1962. Mon grand-père Léo Lagacé Senior parlait peu, et Euclide Hormidas Sauvé, mort en 1977, souffrait d’Alzheimer.

20 mars 1948

Par contre maintenant, ils me parlent par leurs photos, dans les recensements canadiens et les registres officiels et je crois quelquefois que certains me sourient…

Je vous parlerai la prochaine fois d’un de mes ancêtres, un grand homme… que je n’ai jamais rencontré.

Si vous voulez partager anecdotes et photos… Cliquez ici pour me rejoindre.

La prochaine fois, on se retrouve sur Nos ancêtres II, car Mel a plein de belles photos à partager.

Addictif! Prise 2

Enseignant avec une formation en histoire, je suis né à Montréal, mais je réside à Sainte-Anne-des-Plaines depuis 1981. Retraité depuis 2004, je suis devenu un passionné de généalogie dans mes temps libres, et je tente dans ma chronique de faire revivre vos ancêtres, quelquefois de façon humoristique.


Il y a cinq ans je vous invitais à retrouver Nos ancêtres sur Nos ancêtres II.

J’avais tellement écrit et ajouter de photos ici que j’avais atteint ma limite de téléchargement. Pour l’augmenter j’aurais dû prendre un forfait payant. J’ai donc eu cette brillante idée de créer en avril 2016 Nos ancêtres II.

gaston lagaffe 2

Je peux par contre toujours continuer à écrire ici et remettre les photos qui sont déjà dans la banque des médias.

Celle-ci vient de la collection de Rosario Gauthier qui avait des liens avec la famille Renaud.

 

Pierre Renaud et Aurélie Latour

Vous voulez voir d’autres photos de la famille Renaud et en savoir encore plus?

Félix Renaud-Lucia Alary

Cliquez ici!

St-Norbert

« Chanter chez nous », c’est une création de chansons originales dont le thème est l’histoire de Saint-Norbert, village d’adoption de l’artiste depuis 2009!  Crée à l’aide de deux musiciens (Marc-Antoine Dauphin à la basse est aux percussions ainsi que de Gabriel Girouard au violon), ce spectacle est comme un mélange de chansons et de monologues sur l’histoire et les anecdotes du village, créés à partir de longues heures de recherche.

La grippe espagnole – Mise à jour

J’ai mis à jour ce billet écrit le 27 octobre 2011.


Voici un article de mon ancien blogue sur la grippe espagnole.

On m’avait parlé du docteur St-Jacques à l’époque.

Article paru le 23 octobre 2008

Je suis allé voir l’acte de sépulture du docteur Ferdinand St-Jacques. Yvon Lauzon m’avait parlé qu’il aurait été victime de la grippe espagnole.

On n’en fait pas mention de la cause du décès. Son décès en novembre 1918 laisse quand même planer des doutes sur la cause du décès. J’ai trouvé un beau texte dans un des articles de Lise Jolin sur Planète Généalogie.

Voici le lien et le texte en entier.

Épidémie de grippe espagnole, 1918 – 1919

par Lise

«La grande tueuse » de 1918 a fait plus de victimes que la Première Guerre mondiale, soit 20 à 40 millions de morts, 30 millions selon l’Institut Pasteur voire 100 millions selon certaines réévaluations récentes. L’épidémie de la Grippe Espagnole serait la plus mortelle de l’histoire dans un laps de temps aussi court, devant les 34 millions de morts  (estimation) de la Peste noire. 

Le nom de « grippe espagnole » vient du fait que seule l’Espagne – non impliquée dans la Première Guerre mondiale – a pu, en 1918, publier librement les informations relatives à cette épidémie. Les journaux français parlaient donc de la « grippe espagnole » qui faisait des ravages « en Espagne » sans mentionner les cas français qui étaient  tenus secrets pour ne pas faire savoir à l’ennemi que l’armée était affaiblie. 

Historique

Apparemment originaire de Chine (1918), le virus de 1918 serait passé, selon des hypothèses désormais controversées, du canard au porc puis à l’Homme, ou selon une hypothèse également controversée directement de l’oiseau à l’Homme. Elle a gagné rapidement les États-Unis, où le virus aurait muté pour devenir plus mortel (pour ~3 % des malades, contre moins de 1/1000 pour les autres épidémies de grippe). Elle devint alors une pandémie, à travers l’Europe, puis dans le monde entier par ses colonies.

Elle fit environ 408 000 morts en France, mais la censure de guerre en limita l’écho, les journaux annonçant une nouvelle épidémie en Espagne, pays neutre et donc moins censuré, alors que l’épidémie faisait déjà ses ravages en France. Elle mérite le nom de « pandémie ». Elle se déroula essentiellement durant l’hiver 1918-1919, avec 1 milliard de malades, et 20 à 40 millions de morts, selon de premières estimations très imprécises faute de statistiques établies à l’époque. 

La progression du virus fut foudroyante : des foyers d’infection furent localisés dans plusieurs pays et continents à la fois en moins de 3 mois, et de part et d’autre des USA en sept jours à peine. Localement, deux ou trois vagues se sont succédé, qui semblent liées au développement des transports par bateau, rail et plus particulièrement au transport de troupes. 

Cette pandémie a fait prendre conscience de la nature internationale de la menace épidémies et maladies, et des impératifs de l’hygiène et d’un réseau de surveillance pour y faire face. Il y a ainsi dans l’une des clauses de la charte de la SDN, la volonté de créer un Comité d’Hygiène international, qui deviendra finalement « l’Organisation mondiale de la santé (OMS). » 

Les décès furent essentiellement de jeunes adultes, ce qui surprend : les jeunes adultes sont habituellement la génération la plus résistante aux grippes. Ceci a d’abord été expliqué par le fait que cette tranche d’âge, notamment pour des raisons professionnelles ou de guerre. se déplace le plus ou vit dans des endroits où elle côtoie de nombreuses personnes (exemple dans des ateliers). La multiplicité des contacts accroît le risque d’être contaminé. Cette constatation a été faite par les historiens (épidémie de choléra à Liège en 1866). En fait, c’est le système immunitaire de cette classe d’âge qui a trop vigoureusement réagi à ce nouveau virus, en déclenchant une « tempête cytokines » qui endommageait tous les organes, au point de tuer nombre de malades. 

On estime que 50 % de la population mondiale fut contaminée (soit à l’époque 1 milliard d’habitants). De 25 à 50 millions de personnes en périrent, avec autour de 30 millions de morts. 

Cette grippe était très contagieuse. Une personne sur deux  était contaminée. Une incubation de 2 à 3 jours était suivie de 3 à 5 jours de symptômes : fièvres, affaiblissement des défenses immunitaires, qui finalement permettent l’apparition de complications normalement bénignes, mais ici mortelles dans 3% des cas, soit 20 fois plus que les grippes « normales ». Elle ne fait cependant qu’affaiblir les malades, qui meurent des complications qui en découlent.  Sans antibiotiques, découverts 10 ans plus tard, ces complications ne purent pas être freinées. 

La mortalité importante était due à une surinfection bronchique bactérienne, mais aussi à une pneumonie due au virus. L’atteinte des jeunes adultes pourrait peut-être s’expliquer par une relative immunisation des personnes plus âgées ayant été contaminées auparavant par un virus proche. 

Le virus de 1918

 Les caractéristiques génétiques du virus ont pu être établies grâce à la conservation de tissus prélevés au cours d’autopsies récentes sur des cadavres inuits et norvégiens conservés dans le pergélisol (sol gelé des pays nordiques). Ce virus est une grippe H1N1. 

Virus père, souche inconnue : virus de grippe source, à forte contagiosité, mais à virulence normale qui, par mutation, donna le virus de la grippe espagnole. Le virus père ne fut identifié et suivi rigoureusement qu’à partir d’avril, et jusqu’à juin 1918, alors qu’il sévit probablement dès l’hiver 1917-1918 en Chine. Virus de la grippe espagnole, souche H1N1 : virus à forte virulence apparemment apparu aux États-Unis et ayant finalement tué plus de 21 millions de personnes à travers le Monde ; cette appellation inclut généralement aussi son « virus père ». Cette version plus létale sévit en 2 vagues meurtrières, l’une de mi-septembre à décembre 1918, l’autre de février à mai 1919. Tous les continents et toutes les populations ont été gravement touchés. 

Dans tous les pays, les hôpitaux sont débordés et il faut construire des hôpitaux de campagne.  À Seattle, le poinçonneur a ordre de ne pas laisser monter les passagers non munis de masques. Durant près d’un an, les transports et l’économie de tous les pays seront affectés par les mesures d’hygiène.  En décembre 1918, à Seattle, les forces de l’ordre sont équipées de masques.  En 1918, le roi d’Espagne Alfonso XIII tombe malade, grippé comme beaucoup d’Espagnols. La presse n’est pas censurée en Espagne alors qu’elle l’est dans les autres pays. C’est donc par les journalistes espagnols que le monde comprend alors qu’une épidémie est née, que la postérité retiendra sous le nom de « Grippe espagnole » 

Victimes

Parmi les victimes célèbres, on peut citer : Guillaume Apollinaire, poète français; Edmond Rostand, dramaturge français; Egon Schiele, peintre autrichien; Rodrigues Alves, président du Brésil et Joe Hall, joueur de hockey sur glace.  Parmi les victimes, d’autres personnes sont moins célèbres dont sept (7) jeunes bûcherons, qui ont  trouvé la mort dans un camp près du lac Martel.  Les morts étaient :  Léo Harrisson. John Alain,  George Labrie,  Léo Lavoie,  Roméo Lizotte, François Perron,  Joseph Althot. 

Voici le poème écrit par Joseph Althot avant de décéder sur un morceau d’écorce de bouleau. 

« Je suis le dernier, Je les entends plus respirer

Je sens mes forces me lâcher. Vous viendrez me  chercher.

J’entends le chant des corbeaux, et le bruit du ruisseau

Je voix le soleil par le carreau, C’est fini, la hache, les chevaux.

Adieu, amis, compagnons, Nous étions de simple bucherons.

Jeunes, vaillants, Phanfarons, Plein de coeur et gais lurons. » 

 Une croix fut élevée à leur mémoire.  Aujourd’hui, cet emplacement est devenu un site historique. 

Lise Jolin

Quant à moi, je ne connais pas personnellement de mes ancêtres morts de la grippe espagnole, sauf Lucienne, la fille d’Eusèbe Quesnel, sur cette photo. Elle était parmi les photos que ma tante Évelyne conservait dans deux sacs d’épicerie… 

Lucienne Quesnel 1899-1918

J’ai reçu il y a quelques mois d’une descendante d’Eusèbe Quesnel d’autres photos de Lucienne, entre autres des photos de son père et de ses frères et soeurs. Elle avait vu mes nombreuses photos sur le site Généalogie du Québec, et m’avait écrit. On avait échangé quelques courriels et puis, je n’ai plus eu d’autres nouvelles.

Ça arrive parfois depuis que je fais de la généalogie. Les gens disparaissent sans laisser de traces, c’est comme si le chagrin prenait le dessus…

Ses photos étaient superbes.

Fin de l’article…

En passant, j’ai attrapé la grippe cette semaine.

Je ne sais pas s’il y a un lien…

La grippe espagnole à Sainte-Anne-des-Plaines – Mise à jour

J’ai mis à jour ce billet écrit le 25 octobre 2011. Je ne veux pas m’étendre sur le sujet, mais ça peut faire réfléchir…


Un peu de petite histoire grâce à une lectrice…

Bonjour,

Je lis votre blogue depuis un certain temps.

Ma famille est de Sainte-Anne des Plaines et je trouve merveilleux d’y trouver quelques photos de mes ancêtres.

Mes arrière-grands-parents sont Félix Renaud et Lucia Alary.

collection Rosario Gauthier

Ma grand-mère était Léonie Renaud décédée en mai 2007 à l’âge de 98 ans.  Elle m’a souvent parlé du décès de sa mère, et j’aimerais bien vous la raconter à mon tour puisque aujourd’hui je me pose des questions.

Voila, elle me racontait qu’un dimanche en 1918, le curé de la paroisse de Sainte-Anne avait demandé aux gens de rester chez eux et qu’il n’y aurait pas de messe le dimanche suivant et ce jusqu’à nouvel ordre. Et oui! la grippe espagnole faisait des ravages, même à Sainte Anne des Plaines.  C’est sur le perron de l’église que certaines personnes prenaient conscience de l’ampleur de cette pandémie, et d’autres, inconsciemment, trouvait que le curé était trop sévère avec les paroissiens. Ce fut le cas de Lucia, elle trouvait bien épouvantable de se priver de la seule sortie de la semaine. C’est très malheureux, mais le curé avait bien raison.  Le corps de Lucia fut déposé dans la fosse le vendredi suivant.  Ma grand-mère me disait que plusieurs corps y étaient déposés chaque semaine.

Voici mes questions pour vous ou pour vos lecteurs.

Avez vous une idée du nombre de personnes qui ont été victimes de cette grippe à Sainte-Anne des Plaines?  Avez-vous un de vos ancêtres dans cette fosse?  Et cette fosse elle est où?

Je vous remercie d’avance.

Linda, arrière-petite-fille de Lucia


Mise à jour 13 novembre 2020

Liste des morts de la grippe espagnole à SADP en 1918

Georgette Rivard 4 mois fille de William 9 octobre 1918

Ferdinand St-Jacques 60 ans époux Délima Latour 26 octobre 1918

Laura Meunier 58 ans épouse Alvarez Villeneuve 29 octobre 1918

Isidore Huberdeau 28 ans fils de Gédéon 31 octobre 1918

Augustine Hogue 24 ans fille de Théophile 4 novembre 1918

Alexis Gagnon 11 mois fils de Nephtalie 5 novembre 1918

Gilberte Gauthier 6 ans fille de Louis 5 novembre 1918

Aristide Dauphin 23 ans fils de Aristide 9 novembre 1918

Sophie Rimbault 69 ans épouse de Ménésipe Grenon 18 novembre 1918

Lucienne Delorme 11 ans fille de Camille 4 décembre 1918

Albertine Léveillé 30 ans fille de Camille Léveillé 5 décembre 1918

Célina Lauzon 74 ans épouse de Joseph Lauzon 6 décembre 1918

Germaine Grenon 12 ans fille de Jn-Baptiste 9 décembre 1918

Aldas Lauzon 18 ans fils d’Aquila 15 décembre 1918

Sylvio Gauthier 13 ans fils de Ulric 19 décembre 1918

Lucia Alary 36 ans épouse de Félix Renaud 18 décembre 1918

Octave Alary 70 ans époux de feue Victoria Quevillon 19 décembre 1918

Euclide Lauzon 24 ans fils de David 20 décembre 1918

Onésime Bélisle 60 ans époux Exilda Racine 22 décembre 1918

Célina Boisvert 84 ans 26 décembre 1918

Marie-Anne Renaud 32 ans épouse Sinai Guénette 1er janvier 1919

Valentine Boisvert 36 ans épouse de Cyrille Forget 2 janvier 1919

Donalda Boisvert 22 ans fille Ovila Boisvert 2 janvier 1919

Marie Gascon 49 ans épouse de Joseph Delorme 12 janvier 1919

Carmelle Thérien 15 ans fille de Camille Therien 16 octobre 1918

Eva Hogue fille de Théophile décédée le 30 mars 1919 à 20 ans

Sommaire de l’arbre — Nos ancêtres – Prise 2

Attendez de lire la suite de ce billet écrit en 2014 et de partager encore plus sur la famille Métayer…

En attendant relisez ce que j’avais écrit il y a six ans.


Voici ce que ça donne d’avoir attrapé la piqûre pour la généalogie en 2007… Assez impressionant pour ne pas dire apeurant! En date du 13 mai 2014 Sommaire de mon arbre familial sur Ancestry.     33439 Personnes     4523 Photos     140 Histoires     431 Documents     209 Commentaires     0 Audio     0 Vidéos […]

Sommaire de l’arbre — Nos ancêtres