Vous me suivez?

nos ancêtres II


Je suis ici maintenant…

Publicités

Ces bourgeons et brindilles oubliés

Une lectrice vous écrit…

Ces bourgeons et brindilles oubliés

Il est toujours plaisant de voir nos arbres grossir, un petit pincement lorsque l’on trouve des bébés ayant à peine vécus. Mais qu’arrive-t-il avec nos bourgeons et nos brindilles?

Nous avons tous des membres de nos familles qui n’ont jamais eu d’enfants. Vie religieuse, célibataire, ces brindilles tombent et ne laisse que de traces dans ceux qui les ont connus et qui peuvent partager quelques souvenirs. Un recensement, une présence à un événement, ils revivent quelques instants.

Qu’arrive-t-il des bourgeons? Ces enfants donnés en adoption qui disparaissent sans laisser de traces? Nom fictif, cachés de tous, ceux qui savent décèdent, mais ces bourgeons vivent espérant être un jour réunis – mais qui les recherche?

L’ADN aide, mais encore faut-il que quelqu’un réponde à l’appel. Généalogiste en herbe, mon arbre contient aussi des bourgeons et des brindilles, mais un petit bourgeon m’est arrivé comme un arbre de 60 pieds et a changé mon point de vue.

Une copine de ma mère a été donnée en adoption en 1966. Cherchant sa famille biologique depuis longtemps, ma mère lui a fait cadeau d’un test ADN et m’a recrutée pour aider. Surprise! Je suis sa toute première famille biologique! De loin peut-être, mais peu m’importe… Je suis déterminée. D’autres matchs apparaissent. Un 1er à 2e cousin, plusieurs un peu plus éloignés, du progrès et j’envoie rapidement un message aux plus proches.

Après des mois de recherches mon bourgeon a quelques racines, mais le refus est constant et tout aussi blessant. Je suis surprise et déçue de voir combien de gens refusent d’aider aussitôt que le mot « adoption » est mentionné. Curieuse, je me suis mise à lire le site du Mouvement Retrouvailles – que d’annonces sans réponse! Et si vous étiez un de ces bourgeons?

Alors, ma nouvelle et seule résolution pour 2019? Chercher mes bourgeons et brindilles en commençant par cette cousine qui m’a ouvert les yeux envers ces membres de mon arbre que j’oubliais de chercher! Ceux qui espèrent un jour pouvoir aussi découvrir leurs ancêtres et leur identité.

Si d’autres amateurs de généalogie veulent aider, permettons à ces bourgeons de devenir une feuille, une branche, et un arbre!

Quelques détails sur mon bourgeon:
Elle est née en 1966 et a été adoptée à 8 mois de la Crèche St-Vincent-de-Paul à Ste-Foy. Sa mère venait d’une famille de 8 enfants. Elle était une domestique à la résidence des grands-parents de son père biologique. Son père biologique vient d’une famille de 10 à 12 enfants. Une sœur de sa mère biologique connait son existence.

Les tests ADN indiquent une descendance du couple Damase Caron (circa 1865-1937) et Mathilde Truchon de la région de Matane qui serait très possiblement ses arrières grands-parents.

Après vos réunions des fêtes en familles, je vous encourage à prendre quelques minutes pour regarder sur le site du Mouvement Retrouvailles et autres sites semblables, vos bourgeons vous attendent peut-être! Si vous pouvez m’aider avec le mien, elle ne veut rien de plus que ses racines pour pousser et devenir un arbre.

 

Wilfred avait 20 ans finalement

J’ai encore un peu de place sur Nos ancêtres pour ajouter des images.

Celina and Wilfred's Wedding Photo.jpg

Le petit Wilfred Nevue a dû regarder souvent cette photo de mariage de ses parents. En 1954 il avait cherché des informations sur sa mère.

Celina Nevue's Institutionalization and Death

Michel Lauzon et moi avions uni nos efforts afin percer un mystère vieux de 132 ans.

Wilfred Nevue, le père du petit Wilfred, n’était pas Wilfrid Neveu, fils de Maxime Neveu et Scholastique Lauzon, mais bien le fils de Louis Neveu et de Marie-Louise Cholet dit Laviolette. Après avoir cherché et cherché l’acte de mariage de Wilfred Nevue et Celina Delongchamp, j’avais finalement lancé la serviette, mais pas Michel qui a continué et a réussi à trouver un Wilfrid Neveu né le 17 juin 1866 à St-Philippe à Chatham (Brownsburg) dans le comté d’Argenteuil.

Ce fut donc un nouveau départ afin de valider cette information. 

baptism Wilfrid Neveu

Ce Wilfrid aurait donc eu 20 ans en 1886 s’il était du mariage de Wilfred et Celina. Mais rien ne le prouvait avec certitude.

Sa soeur Malvina Neveu serait la clé. Plutôt sa fossette sur son menton.

Malvina Neveu

Malvina and Wilfred

Après Noël, la fossette, une histoire de famille…

Nevin Wilfred Fils

Les Neveu du Michigan

famille Joseph Girard-LeocadieNeveu

Une recherche qui avait commencée en 2010…

Un descendant du New Hampshire retrouve son ancêtre Wilfred Neveu et ses ancêtres de Ste-Anne-des-Plaines.

Bonjour,

Je suis un descendant de Maxime Neveu et Scholastique Lauzon de Sainte-Anne-des-Plaines via leur fils Wilfred. Je suis domicilié dans le New Hampshire et je suis à la recherche de davantage d’information concernant ma généalogie.

Merci d’avance!

Robert

Toujours un plaisir sans fin de partager ses recherches…

Gilles Lauzon

Le mois des morts

Le mois des morts, je me rappelle encore de ça. Quand j’étais petit on appelait le mois de novembre le mois des morts.

Euclide_Florent_Pierre_Léo

Les morts m’ont toujours fait peur. Un peu moins depuis 2007 quand j’ai vu de mes ancêtres maternels sur une vieille photo.

20081205honoresauve

Pourquoi les gens se rappelent-ils des morts? Montent des arbres généalogiques? Prennent des photos de pierres tombales par milliers, par dizaines de milliers, voire des centaines de milliers, puis les partagent sur Find A Grave. 

pierre-tombale-joseph-meunier

Pourquoi ce besoin si pressant de tant partager sur Internet?

Le mois de novembre était jadis pour se souvenir d’êtres chers disparus, même ceux qu’on ne peut identifier sur d’anciennes photos.

Identifier des gens est devenu pour moi une sorte de passe-temps passionnant, tout comme écrire sur eux.

Toutes ces personne sont maintenant disparues.

Screenshot_20181027-063015.jpg

La première en ligne c’est Bertha Lagasse, c’est la nièce de mon grand-père qui a commencé à me parler…

Je suis certain que mon grand-père a dû la voir en allant dire au revoir à son frère en 1907 quand il a quitté le Connecticut pour revenir au Québec.

Je ne sais pas qui est derrière Bertha. Derrière l’inconnu on voit Ida Lagasse, puis son frère Levi Napoleon. C’est Dennis Lagasse, le petit-fils de Levi Napoleon, qui a fait revivre mes ancêtres sans le savoir en 2011. Il avait partagé une centaine de vieilles photos dont celle de mon arrière-grand-père Stanislas.

Dennis Lagasse II

La semaine dernière, je crois avoir trouvé d’autres petits cousins: Henry Anthony Dubé et sa  soeur Anna Dubé. Je travaille sur la famille Dubé depuis fort longtemps. Henry est né en septembre 1901. Il pourrait être sur cette vieille photo. Le petit garçon semble avoir un an gros max.

mystery family

Je suis presque certain à 100 % qu’Eugène Dubé et Lillie Lagasse, la soeur de mon grand-père,  sont sur cette photo. Ils étaient les parents d’Henry Anthony Dubé. Je le sais parce que Henry Anthony était dans mon arbre familial depuis 2010.

Henry Anthony Dubé

Henry serait aussi sur plusieurs photos de la collection de mon petit cousin Dennis.

La fiche d’Henry est une des 48 000 fiches dans mon arbre familial sur Ancestry. La petite fille serait soit Lillian ou Anna. Sur la photo ma grand-tante Lillie serait enceinte d’Eva née en 1903.

Voici Eva Dubé avec sa best friend Marion Ellis.

Screenshot_20181025-172550.jpg

J’ai trouvé cette photo d’Eva grâce à un indice sur Ancestry. Eva Dubé avait marié Edgar Douglas Hamilton. Ça je le savais, mais je n’avais pas fait le lien avec Marion Ellis sa meilleure amie.

Du moins je crois…

Eva Dubé

Je pourrais me tromper complètement sur l’identité d’Henry Anthony, de Lillian ou d’Anna, et aussi des parents sur cette photo que j’ai depuis 2009.

Sauf que je continue à chercher, à partager et à me souvenir.

Eva Dubé montage

 

À suivre sur Nos ancêtres II…

Cliquez ici.

L’exode des Canadiens français aux États-Unis

De 1840 à 1930, près d’un million de Canadiens français ont émigré vers les États-Unis. À l’origine de ce drame national, un peuple d’agriculteurs pauvre et soumis à la tutelle coloniale anglaise qui n’a accès ni aux connaissances, ni au crédit pour moderniser ses exploitations.

Les choix économiques de la Grande-Bretagne, puis du Canada consistent alors à favoriser le grand commerce, les compagnies ferroviaires et les banques, en dépit des besoins criants en agriculture. Réduit à la survivance, plusieurs Québécois font donc le choix de l’exil au nord-est des États-Unis où les industries textiles et forestières sont prêtes à les embaucher.

Si l’émigration est d’abord individuelle et temporaire, elle devient familiale et permanente à compter de 1865 et la fin de la guerre civile américaine. Des communautés appelées « Petits Canada » naissent alors autour d’une paroisse, d’une église, puis d’une école française. Les élites québécoises dénoncent bien sûr avec vigueur ceux prenant le chemin de l’exil, mais bientôt elles-mêmes accompagnent les migrants pour les aider conserver leur culture, en fondant des associations et des journaux français.

Si la première génération demeure généralement solidaire pour conserver ses usages, dès la seconde génération on tend à se noyer au « melting pot » américain. Plusieurs traditions québécoises se perpétuent donc en Nouvelle-Angleterre, mais en anglais seulement. Les descendants de ces exilés représentent aujourd’hui une dizaine de millions d’individus ayant contribué à la prospérité des États-Unis. Ils nous rappellent l’ampleur de ce drame national et la terrible fragilité du français en Amérique.

Yolande Lavoie, L’émigration des Québécois aux États-Unis de 1840 à 1930, Québec, Éditeur officiel du Québec, 1981.

On va suivre ça…

L’ancêtre Labatt de la semaine: Zacharie Cloutier et vos commentaires

Vos commentaires sont toujours enrichissants et alimentent Nos ancêtres. Ce billet date de 2010. Denis Cloutier fit le premier commentaire. Vous pouvez aller ici et le lire à la fin du billet original. Lisez ensuite les autres, surtout le dernier d’Ambre Cloutier qui a 15 ans.

Bonne lecture…


Je ne sais pas si Zacharie Cloutier est l’ancêtre de Denis Cloutier, le petit gars de Québec, qui a des liens lointains avec mon arrière-arrière-grand-père Honoré Sauvé.

Ça va être drôle mon Honoré…

C’est Denis qui m’a fourni la photo du train de mercredi dernier

Ça va être drôle Lucille…

Denis a mis ce commentaire sur l’article…

Cette photo a probablement été prise dans le quartier St-Sauveur de Québec. Ma mère Lucille étant celle de gauche, au milieu, c’est sa sœur Jeanne d’Arc, et à droite Liliane l’Heureux née Fournier, belle-sœur de ses dernières.

Concernant Honoré, on peut apercevoir la photo de celui-ci dans sa perspective d’ensemble, j’aime cette photo, les habits d’époque.

Denis Cloutier de la ville de Québec

Après ce petit préambule, voici notre ancêtre Labatt de la semaine : Zacharie Cloutier…

Ça va être drôle ma belle Xainte…

Je suis parti à la recherche de Zacharie et, devinez quoi? Zacharie est l’ancêtre de Denis. Le plus drôle, c’est que je ne le savais pas en commençant mon article.
Juré craché sur la tête du Capitaine Bonhomme…

Mais le plus intéressant, c’est que Denis ne se doute de rien, du moins je pense…
Voci la fiche de Zacharie Cloutier dans mon arbre…

Mais ce qui est encore plus intéressant, c’est que Denis a plein de photos de ses ancêtres. En voici un. C’est Zéphirin Cloutier.

Ben ça c’est drôle en ti-pepère…

Zéphirin est l’arrière-grand-père de Denis. Il est le fils de Jérome Cloutier et de Marie-Luce Joncas. Une autre belle rencontre virtuelle avec une autre personne qui a eu la piqûre.

Écrire, une forme de thérapie quoi…

J’aime beaucoup écrire, pas nécessairement sur moi, mais sur mes ancêtres que j’ai retrouvés et sur les vôtres depuis 2008. En premier, ce fut sur la plate-forme Branchez-vous. com qui a laissé tomber une foule de bloggeurs en herbe comme moi en 2009. J’y avais laissé 505 billets donc seulement quelques-uns qui ont survécu et que j’avais rebloggés ici sur Nos ancêtres.

En tout je frôle les 2000 billets!

Je suis sur la plate-forme WordPress depuis 2009 ce qui me permet de poursuivre ma forme de thérapie.

L’histoire d’Herman Farmer, il n’y a pas grand monde qui la connaît, et son histoire probablement intéresse pas grand monde à part moi.

Herman Farmer est mort d’une cirrhhose du foie en 1910, fort probablement suite à sa consommation d’alcool. Ça, je l’ignorais en 2007, tout comme j’ignorais qu’il était marié à mon arrière-grand-tante Marie-Anne Lagacé, née le 15 décembre 1862 à Notre-Dame-des-Anges dans le comté de Missisquoi.

À la mort de son mari, Marie-Anne Lagacé Farmer a repris son nom de fille tout comme sa fille Dora Lagacé Robillard qui a tenu à honorer le nom de sa mère sur sa pierre tombale.

Marie-Anne repose en paix probablement avec sa fille, mais ça j’en cherche encore la preuve.

On en apprend des choses en cherchant nos racines. On apprend aussi l’importance de partager nos découvertes et de préserver le passé des gens ordinaires qui ont vécu des années de misère pour nous donner la vie meilleure.

Ce qui m’amène à vous parler de ce commentaire laissé ce matin sur un des articles que Lise-Andrée Morin avait écrit sur Nos ancêtres II.

Merci Lise-Andrée,

Ce récit m’a complètement replongé dans mes souvenirs lorsque j’étais à l’Ophelinat d’Youville de 1959-1962. Tout ceci a ébranlé mon coeur d’enfant qui fut marqué par ces belles années.

Merci encore une fois!!

Dann