Je me souviens – Premier janvier 1964

J’aimerais bien me souvenir du premier janvier 1964.

J’ai beau fouillé, je n’ai rien dans mes souvenirs d’adolescence.

Léo Lagacé Senior

Premier janvier 1964, on avait dit au revoir à l’année 1963.

1963

Annus horribilis…

Celle de la Reine Élizabeth II avait été en 1992. La mienne fut 1963 avec la maladie de ma mère.

1963 fut aussi l’Annus horribilis du clan Kennedy, puis des familles frappées par la tragédie de Ste-Thérèse. La tragédie de Ste-Thérèse, je m’en souviens même si je n’avais pas été touché directement.

J’ai pris ce qui suit ici…

http://www.collectionscanada.gc.ca/sos/002028-3100-f.html

L’air

L’écrasement du DC-8 des Lignes aériennes Trans-Canada, 29 novembre 1963

L’écrasement du DC-8 des Lignes aériennes Trans-Canada (TCA), survenu vers 18 h 30 le vendredi 29 novembre 1963, est considéré comme le pire accident aérien impliquant un seul avion et non causé par un acte de terrorisme de toute l’histoire du Canada. Les 111 passagers et les sept membres de l’équipage ont tous péri.

Le DC-8, le plus gros avion de cette catégorie utilisé à l’époque par TCA, a quitté l’aéroport de Dorval à Montréal à destination de Toronto. Quelques minutes à peine après le décollage, il s’est écrasé près de Sainte-Thérèse de Blainville, une petite ville de 12 000 habitants située à environ 30 kilomètres au nord-ouest de Montréal.

Au dire de plusieurs témoins, l’avion a pris feu pendant qu’il était encore dans les airs, puis a explosé et s’est écrasé. Les témoins ont dit aussi que l’impact avait provoqué l’éclatement des fenêtres des maisons et la chute d’objets à l’intérieur des maisons.

L’écrasement de l’avion a créé un cratère d’environ 45 mètres de long par 22,5 mètres de large. Les enquêteurs ont eu énormément de difficulté à faire leur travail parce que des pluies abondantes récentes avaient rendu le terrain boueux et marécageux.

Il a fallu de nombreuses heures avant que des bouteurs et d’autres machineries lourdes ne réussissent à ouvrir un chemin entre la route principale et le site de l’écrasement pour permettre aux enquêteurs d’accéder au lieu de l’accident avec leur équipement.
Vue aérienne du lieu de l’écrasement de l’avion à Sainte-Thérèse de Blainville, au Québec, en novembre 1963

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Lieu de l’écrasement de l’avion, à Sainte-Thérèse de Blainville, au Québec, le 29 novembre 1963

D’après le rapport de la Commission royale d’enquête sur l’écrasement, présenté par le ministère des Transports en juin 1965, l’avion était tellement désintégré qu’il a été impossible de déterminer la cause exacte de l’accident. On présume que la cause la plus probable a été une défaillance mécanique du système utilisé pour régler les positions longitudinales (le compensateur ou la tendance de l’avion à se cabrer ou à piquer).

Le 25 février 1964, un peu moins de trois mois après l’écrasement à Sainte-Thérèse de Blainville, un autre DC-8, appartenant à Eastern Air Lines, a été impliqué dans un accident semblable peu de temps après son décollage à La Nouvelle-Orléans en route pour New York.

Les Lignes aériennes Trans-Canada (le prédécesseur d’ Air Canada) ont fait construire, près du lieu de l’écrasement, un jardin commémoratif auquel on peut accéder en passant par le cimetière de la paroisse Sainte-Thérèse. Il y a dans le jardin des pins et des bancs de pierre, deux énormes roches provenant du site de l’écrasement et un monument de granit sur lequel sont inscrits les noms des 118 personnes qui ont péri.

***

Bonne année…

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Jacques Fournier (1947-2016)

Sa mère

Laurette Tessier (1912-2007) épouse de Donat Fournier. Fille de Placide Tessier et Flora Sansoucy

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Source Internet

Son père

Donat-Cléophas Fournier (1905-1995) époux de Laurette Tessier. Fils de Edmond Fournier et Albertine Martel

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Source Internet

Docteur Donat Fournier

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Source ici

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Source Internet

Jacques Fournier

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Jacques Fournier 1947-2016, organisateur communautaire retraité. Jacques, ce grand amoureux de la vie, de sa famille, a quitté soudainement son monde le 29 novembre dernier. Il était le fils cadet de feu Donat Fournier et de feu Laurette Tessier. Hélène, sa conjointe, ses filles Anne-Marie (Jean-Simon) et Isabelle (Maxime), leurs enfants Alexis, Gaël, Ève, Clovis et Renaud, ses frères Louis (Marie-France) et Luc (Elisabeth), les autres membres de sa famille, ainsi que ses nombreux amis se souviendront de lui pour toujours. La famille accueillera les condoléances le vendredi 9 décembre…

Son grand-père Edmond Fournier

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La petite histoire d’une famille ouvrière écrite sur de simples cartes postales

Par Louis Fournier, petit-fils d’Edmond Fournier

Mon grand-père, Edmond Fournier, est arrivé à Montréal en octobre 1910 pour y chercher de l’ouvrage dans l’industrie de la construction. Son beau-frère Joseph Martel, qui vit «en ville» depuis un an, a trouvé du travail comme charpentier et menuisier dans le bâtiment. Il vient donc le rejoindre pour tenter sa chance lui aussi.

Alors âgé de 33 ans, Edmond est un grand costaud de six pieds qui arbore une belle grosse moustache brune. Il porte souvent sa casquette d’ouvrier, lui qui a travaillé une douzaine d’années comme homme à tout faire dans une manufacture de vêtements de travail, la Warwick Overalls.

Derrière lui à Saint-Albert-de-Warwick, un gros village situé non loin de Victoriaville dans les Bois-Francs, il a dû laisser sa femme, Albertine Martel, et son fils de cinq ans, Donat, en attendant qu’ils puissent venir le rejoindre dans la métropole.

La première lettre qu’il envoie à sa femme est une simple carte postale, en noir et blanc, qui porte cette inscription: Montréal : vue générale prise de l’Île Sainte-Hélène. Les gens du peuple s’écrivaient alors souvent sur de telles cartes.

Edmond rassure Albertine : «Chère épouse, je t’écris quelques mots pour te dire que je me suis rendu heureusement en ville. Joseph était à la station et Freddy est venu veiller. Je vais prendre mon ouvrage à midi. Je t’en écrirai plus long un autre tantôt. Edmond ». La «station», c’est la vieille gare Bonaventure dans l’ouest de la ville. Freddy Lainesse est un cousin.

Une «union américaine»

Edmond Fournier commence donc à travailler comme charpentier et menuisier dans le bâtiment. Albertine et le petit Donat viennent le retrouver peu après à Montréal. Ils habitent un modeste logement au 741, rue Ontario Est, près de la rue Panet, dans la paroisse du Sacré-Cœur.

Ils vivent dans le «Faubourg à m’lasse», ainsi qu’on appelle ce coin du quartier Sainte-Marie à cause de la forte odeur de la mélasse en tonneaux qu’on décharge, sur les quais du port, des bateaux venus des Antilles. La mélasse est alors le «sucre du pauvre».

Comme travailleur de la construction, Edmond adhère à un syndicat, une «union» comme il dit. Sur sa carte de membre, on peut lire : Fraternité Unie des Charpentiers-Menuisiers d’Amérique – United Brotherhood of Carpenters and Joiners of America, section locale 134.

Cette «union internationale», c’est-à-dire nord-américaine, est l’une des plus puissantes au Québec dans la première moitié du 20e siècle. Edmond sera fier de son «union américaine» et de la force qu’elle représente pour lui obtenir de bonnes conditions de travail et de salaire.

Les Fournier d’Amérique

Dans le Québec de la «revanche des berceaux», les familles nombreuses prolifèrent. Ainsi, Edmond Fournier est le seizième d’une famille de dix-sept enfants, dix garçons et sept filles.

Fils de Jean-Baptiste Fournier, cultivateur, et d’Éléonore Gazé, il est né le 21 octobre 1876 à Saint-Thomas de Montmagny sur la rive sud de Québec, berceau des Fournier d’Amérique. L’ancêtre commun des Fournier, Guillaume, parti de la province de Normandie en France, était débarqué à Québec vers 1650, sous le règne de Louis XIV, avant de prendre racine à Montmagny.

En 1882, les parents d’Edmond doivent quitter la terre paternelle à Saint-Thomas pour s’établir sur une nouvelle ferme à Saint-Albert de Warwick dans le comté d’Arthabaska. Edmond a alors cinq ans.

Expatriés aux États-Unis

Cinq de ses frères aînés – Télesphore, Adélard, Louis, Georges et Alfred – doivent s’exiler aux États-Unis, vers 1885, afin de trouver du travail. Ils vont s’installer à Pawtucket et Central Falls, villes jumelles du Rhode Island.

Les frères Fournier font partie du million de Franco-Américains qu’on dénombrera aux États-Unis vers le début du 20e siècle. Ils forment alors près de la moitié des travailleurs et travailleuses du textile et du vêtement en Nouvelle-Angleterre, alors que des familles entières allaient «weaver» (tisser) dans les filatures, les «facteries de coton». Pawtucket, qui a abrité la première usine de textile aux États-Unis, fut le berceau de l’industrialisation américaine.

Edmond a donc une ribambelle de frères et sœurs et ils s’écrivent beaucoup sur des cartes postales, parfois insérées dans des enveloppes. L’écriture est bien tassée car il faut en raconter le plus possible en peu d’espace et peu de mots. On y parle de la famille, bien sûr, mais aussi beaucoup du travail, de l’«ouvrage» comme ils disent, ce travail que plusieurs ont pu décrocher aux Etats-Unis tout proches.

Une «post card» des «États», parmi tant d’autres, arrive à Montréal en 1912 : «Un mot pour vous dire qu’on envoie Laura en promenade au Canada avec Octave. Elle part dimanche le 31 de ce mois. Si vous voulez avoir la bonté d’aller les chercher aux chars. Chacun un baiser. Votre frère et belle-sœur, Louis et Eugénie.» Les «chars», ce sont les «gros chars», c’est-à-dire les trains, alors que les «p’tits chars» sont les tramways de Montréal.

Louis, qui envoie ses enfants visiter la famille à Montréal, est un cheminot, préposé à l’entretien des voies de chemin de fer à Pawtucket, tout comme son frère Georges. Télesphore et Alfred travaillent dans les filatures. Adélard est épicier-boucher à Central Falls.

1, 05 $ par jour…

Georges écrit à son tour quelque temps après : «Cher frère et belle-sœur, vous ne pouvez vous imaginer la grande nouvelle que j’ai à vous apprendre. Samedi dernier, ma femme Olivine a fait l’achat de deux petites filles. Cela pourrait peut-être empêcher notre promenade au Canada, mais ne perdez pas espérance. S’il y a moyen, nous irons quand même.»

D’autres cartes arrivent au fil des mois et des années : d’Amabilis, une des sœurs d’Edmond restée à la campagne ; d’Alfred Martel, le beau-frère monté travailler dans une scierie à Macamic en Abitibi ; de la jeune nièce américaine Aurore Fournier partie trouver de l’ouvrage dans un atelier de vêtement à Leominster au Massachussetts.

Aurore écrit le 19 octobre 1914 : « Je suis bien contente d’être rendue par ici. Je travaille et j’aime bien ça. Je fais la même ouvrage qu’Héléna. Ça va faire trois semaines que je travaille. Astheure je fais 1,05 $ par jour et quelquefois 1,12 $ et on a de l’ouvrage en masse.» Elle écrit à nouveau un peu plus tard : «Chez nous sont tous bien. Je travaille toujours et j’aime bien mon ouvrage. Maintenant, je fais des chemises d’hommes. C’est une ouvrage propre.»

En août 1914, on reçoit à Montréal une carte postale signée par Omer Martel, jeune beau-frère d’Edmond qui est allé travailler aux récoltes dans les prairies de l’Ouest du Canada : «Je suis arrivé à Winnipeg. Je dois prendre le train demain à 9 heures pour Forget en Saskatchewan. Ça coûte 10,35$ pour aller là-bas. Si je trouve pas d’ouvrage là, je vas plus loin. Ça coûte une demi cenne du mille. Je vous assure que le voyage été bien long parce que j’ai pas eu d’associé pour monter.»

1914 est aussi l’année où meurt en octobre au début de la Grande Guerre le père d’Edmond, Jean-Baptiste Fournier, à l’âge de 81 ans, sur sa ferme à Saint-Albert de Warwick. La mère d’Edmond, Éléonore, le rejoindra bientôt en 1919, à 84 ans.

Un accident du travail

À Montréal, Edmond Fournier travaille toujours comme charpentier et menuisier. Parfois, il doit chômer. Parfois, il fait la grève.

Malheureusement, en 1915, il est victime d’un accident du travail. Il fait une chute de 55 pieds du haut d’un échafaudage, lors de la construction du noviciat des Frères des Écoles chrétiennes à Laval-des-Rapides. Il s’en tirera par miracle mais gardera un léger boitillement pour le reste de ses jours.

On évoque ce triste évènement dans une carte du Nouvel An postée de Central Falls à la fin de décembre : «Il y a une bonne secousse qu’on s’est vus. Edmond, espérons que la nouvelle année sera plus heureuse pour vous que celle qui vient de se terminer dans la malchance. Nous vous souhaitons une bonne santé et un prompt rétablissement». La carte est signée : «Adélard et son épouse Marie-Anne».

Les accidents et les maladies du travail sont le sort de tant de travailleurs, comme en témoigne cette carte postée de Warwick par la belle-sœur d’Edmond, Marie-Anna Martel : «Jean-Louis Bédard est mort, il va être enterré demain. Il est mort de consomption, comme ses trois sœurs. Celle qui reste vaut pas beaucoup mieux, elle diminue tranquillement.» La «consomption», c’est la tuberculose. Les Bédard travaillaient à la manufacture de la Warwick Overalls.

Marie-Anna termine sa carte en annonçant à sa sœur sa visite prochaine à Montréal : «Tâche de venir au devant de moi aux chars. S’il peut pas faire trop froid, je pars en chapeau d’été…»

« Venez travailler par ici »…

Edmond Fournier a recommencé à travailler et à chômer parfois. Le petit Donat va à l’école Plessis, rue Ontario. Le dimanche matin, après la messe à l’église Sacré-Cœur de Jésus, Edmond sort son grand cahier rouge où il a transcrit, d’une écriture appliquée, les paroles de belles chansons d’ici et de France. Il chante alors d’une bonne voix ses airs préférés. Dans la famille Fournier, on aime bien chanter.

Une des nombreuses cartes du Nouvel An 1916, timbrée à Pawtucket, est datée du 30 décembre. Elle vient de Louis, le cheminot, et de sa femme Eugénie qui écrit : «De ce temps-ci, il fait très froid. Il faut chauffer les deux poêles. Aussi, Louis a la bouteille à la main. Il vient de me donner un petit verre de chartreuse et je ne vois plus très clair. J’ai toutes les misères du monde à écrire.» Elle continue d’une écriture un brin tremblotante : «Ici tout le monde travaille, il y a beaucoup d’ouvrage. Venez travailler par ici si vous n’avez pas d’ouvrage. Chacun un bon bec du Jour de l’An.»

Séduits par ce chant des sirènes, des dizaines de milliers de Québécois – de Canadiens français, comme on les appelait alors – se sont expatriés dans les États américains de la Nouvelle-Angleterre pour y trouver du travail. Afin de gagner leur vie, ils ont dû choisir l’exil aux États-Unis, là où on les appela longtemps des Franco-Américains. Hélas, au fil des années, leurs enfants et leurs petits-enfants allaient finir par perdre leur langue et leur culture françaises et devenir, simplement, des Américains.

*****

Cette petite tranche de l’histoire de ma famille, c’est l’histoire bien ordinaire de dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses du Québec vers la fin du 19e siècle et au début du 20e en Amérique du Nord. Mais Edmond Fournier, c’est mon grand-père. Voilà pourquoi j’ai tant d’affection pour ce vieux charpentier et, à travers lui et sa famille, pour toute la classe ouvrière.

Edmond Fournier est décédé le 14 septembre 1946, à 69 ans. Son épouse Albertine l’avait précédé au début de la Crise, le 12 octobre 1929.

*****

* Louis Fournier a été directeur des communications de la FTQ (1994-2005). Il a écrit plusieurs ouvrages sur l’histoire du mouvement syndical, notamment une Histoire du mouvement ouvrier au Québec -150 ans de luttes, une biographie de Louis Laberge Le Syndicalisme c’est ma vie, une Histoire de la FTQ 1965-1992 et une histoire des débuts du Fonds de solidarité FTQ, Solidarité Inc.

 

Parce que c’était lui…

Un texte touchant sur la mort d’un ami…

sillage

Parce que c’était lui, parce que c’était moi.

Montaigne, Les Essais, Livre 1, Sur l’amitié

le temps devant soi… surprise au tournant du sentier …

J’ai été estomaqué d’apprendre le décès de mon ami Jacques Fournier, il y a une semaine. J’ai eu beaucoup de mal, j’ai encore du mal à digérer mon deuil. Littéralement. C’est physique.

Lorsque, vendredi soir dernier, j’ai lu le courriel qui nous annonçait cette triste nouvelle, mon premier réflexe, celui du cerveau, fut de le nier. Mais rapidement, la négation se dissipa, se métamorphosant en refus de l’accepter. Mais que peut la volonté face à l’évidence. J’ai dû me résigner.

Il ne me restait plus qu’à pleurer.

***

On a voulu changer le monde

Je ne me souviens pas exactement de la première fois que nous nous sommes rencontrés. C’était à la fin de l’adolescence… lorsqu’on a l’impression qu’on a tout le temps devant soi, qu’on…

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Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire – Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe-Claire

Luc Lépine, historien militaire, partage la dernière partie de ses recherches sur Pointe-Claire…

***

Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire

Juin 2014

Colligés par Luc Lépine, auteur de Le Québec et la guerre de 1812

couverture

Table des matières

1. L’émeute de Lachine (publié le 14 août)

2. Conflagration à la Pointe-Claire (La Presse 22 mai 1900) (publié le 21 août)

3. Le téléphone (publié le 28 août)

4. La carrière de Pointe-Claire (publié le 4 septembre)

5. Évolution de la population de la population de Pointe Claire (publié le 11 septembre)

6. Le régime seigneurial (publié le 18 septembre)

7. Potasse et le sel d’ammoniaque (publié le 25 septembre)

8. La milice à Pointe-Claire (publié le 2 octobre)

9. Inventaires des biens : Que retrouvait-on à Pointe-Claire au XIXe siècle? (publié le 9 octobre)

10. Loyalistes à Pointe-Claire (publié le 16 octobre)

11. Les « voyageurs » et la traite des fourrures (publié le 23 octobre)

12. La Voirie et le Voyer (publié le 30 octobre)

13. Les hôtels (sera publié le 6 novembre)

14. Le docteur John-Augustus-George Meyer (publié le 13 novembre)

15. Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe-Claire  (publié le 20 novembre)

***

15. Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe-Claire

recensement

Mot de la fin…

Écrivez-moi.

On ne sait jamais ce qu’on peut découvrir ensemble.

bergeron1

Moi je suis incapable d’arrêter d’écrire.

Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire – Le Docteur John-Augustus-George Meyer

Luc Lépine, historien militaire, partage ses recherches…

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Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire

Juin 2014

Colligés par Luc Lépine, auteur de Le Québec et la guerre de 1812

couverture

Table des matières

1. L’émeute de Lachine (publié le 14 août)

2. Conflagration à la Pointe-Claire (La Presse 22 mai 1900) (publié le 21 août)

3. Le téléphone (publié le 28 août)

4. La carrière de Pointe-Claire (publié le 4 septembre)

5. Évolution de la population de la population de Pointe Claire (publié le 11 septembre)

6. Le régime seigneurial (publié le 18 septembre)

7. Potasse et le sel d’ammoniaque (publié le 25 septembre)

8. La milice à Pointe-Claire (publié le 2 octobre)

9. Inventaires des biens : Que retrouvait-on à Pointe-Claire au XIXe siècle? (publié le 9 octobre)

10. Loyalistes à Pointe-Claire (publié le 16 octobre)

11. Les « voyageurs » et la traite des fourrures (publié le 23 octobre)

12. La Voirie et le Voyer (publié le 30 octobre)

13. Les hôtels (sera publié le 6 novembre)

14. Le docteur John-Augustus-George Meyer (publié le 13 novembre)

15. Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe-Claire (sera publié le 20 novembre)

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14 Le Docteur John-Augustus-George Meyer

Le Docteur John-Augustus-George Meyer époux de Esther Pickin (Picken) est présent à Pointe-Claire de 1795 à sa mort en 1820. On connaît par une vente de 1821 ses enfants : Adolphus-Frederick Meyer (mineur), Mary-Elizabeth Meyer (mineure) et Elizabeth-Sophia Meyer (majeure), épouse de Edmund Riselay, ses enfants; George Meyer (majeur).

Lors de son inventaire après décès, en 1820, on retrouve le contenu de ses médicaments et de ses instruments médicaux.

L’orthographe du notaire a été conservé. La valeur des biens est en livres sterling
Hapoticairie (sic)

***

Ensuivent les differents remèdes et médicaments, savoir :

Sept onze de racine de rubarbe à cinq deniers l’once………… 2 s 11 d
neuf phioles de christal avec des couverts de fer blanc prisées ensemble quinze chelins………………….. 15 s

Item un flacon avec un couvert en cuivre deux chelins et demi…………2 s 6 d

quatre phioles avec quelque choses dedans, deux chelins pour lesdites choses… 2 s

Un demi livre d’esprit de camffre un chelin et trois…… 1 s 3 d

Item pour essence de peperment douze chelins et demi … 12 s 6 d

Item essence de cloux de giroffle deux chelins et demi ….. 2 s 6 d

Item deux livres d huile de vitriole, un chelin et trois deniers la livre 2 s 6 d

Item une livre et demi de kinquinae, dix chelins la livre……… 15 s

Item une livre d’esprit de lavende prisée dix chelins ……… 10 s

Item trois onces de laudanum a un chelin l’once et trois l’once 3 s 9 d

Item un demi livre d’esprit de nitre deux chelins …… 2 s

Item une livre d’esprit de corne de cerf, deux chelins et six 2 s

Item quatre once de pesacuana un chelin et trois denier l’once 5 s

Item six onze de sel d amoniac a prisé deux chelins le tout 2 s

Item six onze de fleur zinru? prisés deux chelins et demi l’once 5 s

Item demi livre de poudre cantaride prisée, cinq chelins …….. 5 s

Item un once de jelapa? dix deniers…………………… 10 d

Item une livre et demi de casearina deux chelins et six la livres 3 s 9 d

Item une livre de schings trois chelins et neuf deniers …. 3 s 9 d

Item une livre d’eponge en poudre quinze chelins …………… 15 s

Item trois onces de fleur de benjamen sept chelins et demi l’once 1 # 2 s 6 d

Item deux livres de sel martis six deniers la livres ……… 1 s

Item deux onzes fleur de safrant a deux chelins et six l’once……5 s

Item une demi livre d’antimoine un chelin et trois deniers …. 1 s 3 d

Item une demi livre de mercure blanc sept chelins et demi … 7 s 6 d

Item une demi livre de souffre auratum cinq chelins ……… 5 s

Item quatre de metique deux chelins et six onze et six ……2 s 6 d

Item quatre , once de calomel un chelin et trois deniers l’once… 3 s 9 d

Item une livre de sel de nitre deux chelins et six deniers … 2 s 6 d

Item gum gutre, prisé deux chelins et six ………… 2 s 6 d

Item deux onze de nitre antimony, deux chelins …… 2 s

Item deux onze de camphorum un chelin l’once, deux chelins…… 2 s

Item deux onze, oleum petrole a sept deniers et demi l’once……1 s 3 d

Item un once d’huile de camomel deux chelins et demi ………. 2 s 6 d

Item une demi onze oleum anise trois chelins …………………. 3 s

Item un demi onze oleum foenelon unchelin ……………………. 1 s

Item une demi onze oleum carue un chelin …………………… 1 s

Item une once huile clou de girofle cinq chelins …………. 5 s

Deux onces d’eau forte, un chelin………………………….. 1 s

Item quatre onces oleum succini six deniers l’once …………… 2 s

Item une livre bolsum coparaprisé six chelins …………….. 6 s

Item beaume de venus ……… 2 s

Item quatre onces de salabsinth……………………………. 6 s

Item trois livres exium scalate cinq chelins la livre ………… 15 s

Item quatre onces de magnezie prisé un chelin et trois ……… 1 s 3 d

Item huit onces de de suggarlade deux chelins ………………… 2 s

Item un demi livre de gummad deux chelins et six deniers …. 2 s 6 d

Item quatre onze de gomme assaphédité un chelin et trois 1 s 3 d

Item quatre onces de gomme gayac deux chelins ……………….. 2 s

Item deux onces de gomme ossoponea six deniers les deux onces……6 d

Item une livre de poudre lapis calamineris un chelins ………. 1 s 6 d

Item une demi livre de crème de tartre un chelin et trois …… 1 s 3 d

Item douze once de gomme tragcenth trois chelins (sic) et neuf……3 s 9 d

Item un once de sel amoniac six deniers ……………………. 6 d

Item une demi livre de fleur de camomille deux chelins …… 2 s

Item une livre de senez prisé dix chelins ……………………. 10 s

Item une demi livre de racine de senica, un chelin et huit denier……1 s 8 d

Item une livre de mouches viscicator, douze chelins et six .. 12 s 6 d

Item deux livres d’areanson un chelin et trois deneirs ……… 1 s 3 d

Item une livre d’écorce d orange deux chelins …………………… 2 s

Item quatre livres de sel de globert prisé dix deniers la livre……3 s 4 d

Item neuf livres de gomme amoniac, cinq chelins et quatre deniers la livres 2 s 8 d

Item deux livres et trois onces de gum galbandan à trois chelins
et huit deniers la livres ………… 7 s 3½ d

Item une livre et demi de basylicen deux chelins et six la livre……3 s 9 d

Item trois seringues deux chelins et six deniers pièce……7 s 6 d

Item une boêtes d’instruments pour faire le trépand quatre livres ….. 4 #

Item un portefeuille avec divers instruments, deux livre quinze chelins 2 #

Item deux instruments pour arracher les dents douze chelins et demi……12 s 6 d

Item deux paires balance petites deux chelins et six ……… 2 s 6 d

Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire – Les hôtels

Luc Lépine, historien militaire, partage ses recherches…

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Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire

Juin 2014

Colligés par Luc Lépine, auteur de Le Québec et la guerre de 1812

couverture

Table des matières

1. L’émeute de Lachine (publié le 14 août)

2. Conflagration à la Pointe-Claire (La Presse 22 mai 1900) (publié le 21 août)

3. Le téléphone (publié le 28 août)

4. La carrière de Pointe-Claire (publié le 4 septembre)

5. Évolution de la population de la population de Pointe Claire (publié le 11 septembre)

6. Le régime seigneurial (publié le 18 septembre)

7. Potasse et le sel d’ammoniaque (publié le 25 septembre)

8. La milice à Pointe-Claire (publié le 2 octobre)

9. Inventaires des biens : Que retrouvait-on à Pointe-Claire au XIXe siècle? (publié le 9 octobre)

10. Loyalistes à Pointe-Claire (publié le 16 octobre)

11. Les « voyageurs » et la traite des fourrures (publié le 23 octobre)

12. La Voirie et le Voyer (publié le 30 octobre)

13. Les hôtels (publié le 6 novembre)

14. Le docteur John-Augustus-George Meyer (sera publié le 13 novembre)

15. Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe-Claire (sera publié le 20 novembre)

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13 Les hôtels

HÔTEL CANADA
322-324 chemin Bord-du-Lac
construction dans la seconde moitié du XIXe siècle

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L’Hôtel Canada au début du XXe siècle

Avant que la popularité du site de Pointe-Claire ne justifie la construction d’hôtels pour les vacanciers, d’autres hôtels les avaient précédés et servaient d’escale aux voyageurs se rendant à Montréal.

En effet, le trajet entre ces deux lieux nécessitait, au début du siècle, quatre heures de voiture.

 

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L’Hôtel Canada au fin du XXe siècle

Les premières indications au cadastre de l’usage de l’emplacement 322-324 Bord-du-Lac comme site d’un hôtel nous situent en 1880 lorsque Théodule Denis vend le lot à Léon Plessis Bélair, « hôtelier du village ».

Son fils le vend à son tour à Herménégilde Legault en 1891, et s’engage « … à ne pas tenir d’hôtel dans les limites du dit village pendant les dix prochaines années».

En 1907, la propriété est acquise par Delphis Rouleau qui la vend la même année à Joseph Brisebois, « avec le fonds de commerce d’hôtel » acquis de Léon Charlebois qui y avait exploité l’hôtel à bail.

Dès 1908, Dalbé Cousineau achète la propriété et son contenu. C’est son nom qu’on peut lire sur l’enseigne d’une photographie du début du siècle avec la mention Canada Hotel.

Vendu à son frère Raoul dès 1917, le bâtiment restera dans la famille jusqu’en 1980, alors qu’il est acquis par Eve Drouin Thomson.

Vers la fin des années 20, la portion ouest sera louée au médecin et pharmacien Jean-Baptiste Martin. Le bâtiment est rénové en 1981.

Hôtel Pointe claire

Le lot 64 où se situe l’emplacement du 286 Bord-du-Lac est, selon les indications au cadastre, le site d’activités hôtelières depuis au moins les années 1880.

Alors exploité par Louis Labelle, « hôtelier de la paroisse », sur le site de la propriété de son épouse Émilie Charlebois, il est vendu en 1886 à Thomas et Herménégilde Duchesneau.

Léon Charlebois s’en porte acquéreur en 1894. C’est son nom que l’on peut lire sur les enseignes accrochées au bâtiment au tournant du siècle.

Les titres du lot indiquent ensuite Ferdinand Lanthier en 1896, Mélanie David, épouse de William Rickner en 1900, Wilfrid et Napoléon Schetagne en 1901.

En 1904, Napoléon vend à Wilfrid, et convient qu’il « n’aura pas le droit d’exploiter un hôtel… dans les limites du village de la Pointe-Claire… ».

Wilfrid vend en 1907 à Edmond Malette, avec « tout l’ameublement de l’hôtel ».

En 1925, Sylva Malette vend à Willie Bougie, hôtelier de Lachine, qui vend à Léo Chénier dès 1926.

L’hôtel, désormais appelé Chénier, semble conserver son nom jusqu’à la vente du bâtiment, en 1947, à de nouveaux propriétaires, Albert Brisebois et Gustave Paquin.

Lorsque Brisebois achète la part de son associé dix ans plus tard, l’hôtel s’appelle Pointe-Claire.

Depuis les années 70, sa principale fonction est celle de bar et de restaurant.

Le gaz à Mulhouse

Un très beau billet

Elsasser Wurtzle

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Aujourd’hui 2 Novembre, c’est officiellement la fête des morts dans la tradition chrétienne française.  Il s’agit, ni plus , ni moins, qu’une énième version d’un primitif culte des ancêtres.  Cependant, je n’ai pas rédigé ce petit billet pour honorer la mémoire d’un membre de ma famille.  C’est toute l’année que le généalogiste s’évertue à à un devoir de mémoire.  Mais alors pourquoi?

On va y venir, mais avant je vous emmène en 1827, date à laquelle, Mr Henri ALTENBERGER, un limonadier, ouvre un café portant son nom à l’angle de ce qui est alors, la rue de Riedisheim et du tout nouveau quartier. L’année suivante sur la place attenante, Charles X en personne y est reçu avec faste par le de Maire de Mulhouse¹. Ce dernier lui offre, sous une pluie battante, une magnifique calèche dont l’attelage était composé de huit chevaux. Le quartier rebaptisé alors  Charles X, recevait énormément de monde et ce café est rapidement devenu le plus…

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