Les Belles Histoires de Saint-Lazare-de-Bellechasse… Épisode 2

St-Lazare 1949

Voici la suite de l’article de mardi dernier fait à partir du texte original de l’abbé Georges-Marie Bilodeau, curé de Saint-Raymond.

C’est Raoul Laverdière qui me l’avait si gentiment envoyé.

Quant à Vicky Lapointe, une de mes lectrices qui a aussi son propre blogue, elle m’a aussi envoyé un petit mot gentil, tellement gentil que je lui ai demandé si elle voulait avoir tout le texte avant tout le monde…

Elle ne pouvait résister et moi je ne pouvais résister non plus à accéder à sa demande.

Voici Vicky… Elle est sur Twitter.

Moi Twitter, Facebook, l’informatique… et tous ces blogues… Ça me dépasse un peu.

Voici son propre blogue…

Vous y découvrirez le merveilleux monde de Vicky.

Trève de pauses publicitaires, voici l’épisode 2 des…

Belles Histoires de Saint-Lazare-de-Bellechasse…

Le premier Bilodeau à venir a St-Lazare, s’appelait Charles… Il venait de St-Charles et était fils de Jean établi à Beaumont qui était fils de Jean qui ouvrit une terre à Ste-Famille, 1′ancêtre.

Disons en passant que ce premier Jean était un original et un exagéré… La preuve, c’est qu’il défricha, la première année, 25 arpents d’abattis, et pas du défrichement mécanisé, s’il vous plaît, à la hache, messieurs… comme ça se faisait dans ce temps-là, alors qu’on faisait brûler tout le bois sur place…

Il est dit que Charles Bilodeau partit de St-Charles, – au coin de la route du  – pour s’établir à St-Gervais. Ça devait être aux environs de 1820. À cette date St-Lazare était absorbé par St-Gervais qui portait le nom de paroisse des quêteux, titre qu’elle légua à St-Lazare après la division, laquelle s’empressa de le léguer à St-Nérée, au jour de sa séparation, titre aujourd’hui évanoui… Vanité! Hélas! Des titres de la terre!

Charles Bilodeau, mon bisaïeul et le trisaïeul et le quadrisaïeul de nombre de ses descendants, était l’époux d’une dame Paquet – je crois –. Il s’installa sur la terre occupé aujourd’hui par Ernest Aubin, à la quatrième concession. Disons en passant que l’épouse d’Ernest Aubin est l’arrière petite-fille de Charles Bilodeau, mais la terre ancestrale passa d’abord à son fils Charles puis à Édouard Ruel, puis à Lazare Ruel, puis à Ernest Aubin – l’arrière petit gendre – si l’on peut dire de l’ancêtre.

Ce Charles Bilodeau avait un caractère assez personnel.

C’est ce que nous apprendrons la semaine prochaine… dans le 3e épisode de…

Les Belles Histoires de Saint-Lazare-de-Bellechasse…

Quant à Vicky, elle doit sûrement se mordre les doigts de m’avoir demandé d’avance le texte de monsieur le curé Bilodeau… elle sait déjà toute l’histoire de Charles… et n’aura donc pas de surprises toutes les semaines.

Mon amie Lou vient de m’écrire…

Mon amie Lou vient de m’écrire.

Elle faisait référence à l’article de ce matin… Ancêtres à vendre

Voici ma réponse :

Bonjour Lou,

Le beau monde de la généalogie est plein de monde qui ne sont là que pour l’argent.

Business is business is business comme dit Nicholas, mon fils dont les toasts venaient de sortir quand je lui ai parlé de l’Athabaskan.

Hier je suis allé voir ma grande cousine Thérèse. Une personne vraie, charmante et pleine de sagesse dont la vie n’a certes pas ménagée.

Mon bonheur à moi c’est de côtoyer des gens comme elle et comme vous, des gens sincères, vrais et honnêtes.

C’est une richesse inestimable et ça, ça vient du fond de mon coeur.

Je suis fait comme ça et je m’aime de même.

Tout le contraire malheureusement de mon père dont je ne parlerai jamais plus dans mon blogue, car j’ai trop de respect pour lui, même si lui n’en avait pas pour personne.

Léo Lagacé 1950

Léo Lagacé 1950

Comme il n’est pas là pour se défendre, je vais le laisser reposer en paix…

De toute façon, ça fait longtemps que je lui ai pardonné même si je ne comprenais pas pourquoi il agissait comme ça.

Pierre 041Gilles, mon père et moi vers 1953

Je trouve ça quand même triste de ne pas pouvoir parler de mon père, mon héros, comme tout le monde.

leo lagace 1931

Léo Lagacé vers 1931

À la prochaine,

Pierre, le petit garçon à bicyclette

Pierre 039

Pierre Lagacé en 1953

Ancêtres à vendre

Cet article comprend un commentaire important.

Il faut le lire à la suite de cet article…

Une lectrice m’a envoyé ce texte trouvé sur Internet…

Dossier: Culture

Jacques Dufresne

Présentation

Un homme d’affaires québécois vient de vendre 12 millions d’actes d’état civil québécois à la multinationale américaine The Generations Network, basée dans l’état mormon de l’Utah. Personne ne semble s’inquiéter du fait qu’un tel trésor soit cédé à une multinationale qui pourrait bientôt détenir un monopole dans ce domaine. Où est le lien avec la Francophonie? Le Québec, le Canada, la France disent attacher la plus grande importance à la diversité culturelle, laquelle est une idée force de la Francophonie. Vendre ses ancêtres à un monopole mondial, n’est-ce pas la pire forme de mépris de la diversité culturelle dont on puisse faire preuve?

Extrait

Après s’être laissé dépouillé de son minerai de fer, de ses vieux meubles, le Québec cède ses vieux noms et ses vieux actes d’état civil. Pendant que Google lance la bibliothèque mondiale, The Generations Network crée une base de données mondiale en généalogie.

Texte

Ancêtres à vendre?

Le Devoir de ce jeudi 15 mars 2007 nous apprend que  la compagnie américaine The Generations Network, diffuseur du site américain Ancestry.com,  vient d’acquérir, au coût de 12 000 000 $, les douze millions d’actes d’état civil qui avaient été rassemblés et numérisés par le vénérable Institut Drouin de Montréal, propriété de Jean-Pierre-Yves Pépin. « Monsieur Pépin affirme avoir tenté en vain de vendre la collection complète des actes de l’état civil québécois aux Archives nationales du Québec et à la Bibliothèque du Québec qui s’y est toujours refusé pour des raisons budgétaires.» Après avoir indexé les données, l’entreprise américaine les rendra disponibles sur son site. L’Université de Montréal, partie dans l’accord, obtiendra pour sa part 100 000 $ à la signature et sans doute davantage pour la vérification des données. « Des possibilités de recherche inouïes s’ouvrent à nous », a déclaré Bertrand Desjardins, le directeur du programme de recherche en généalogie de l’Université de Montréal. Pour tout ce qui datait d’après 1799, nous étions presque dans le noir. » L’index établi par les démographes de l’U de M ne couvrait que les années 1621 à 1799.

Après s’être laissé dépouillé de son minerai de fer, de ses vieux meubles, le Québec cède ses vieux noms et ses vieux actes d’état civil. Pendant que Google lance la bibliothèque mondiale, The Generations Network crée une base de données mondiale en généalogie. Ce monopole américain sur les biens culturels enferme une démesure inquiétante en elle-même. Mais que penser de la marchandisation de notre patrimoine avec la complicité de ceux-là mêmes qui devraient en assurer la protection: les autorités d’une grande université?

D’une grande université réduite, il faut le croire, à la mendicité, mais accaparant néanmoins une part telle des fonds publics que l’État, dans les petites et moyennes nations, se montre impuissant sur le front où se joue l’avenir de la culture et de l’éducation: Internet. Toujours le même scénario. Dans le secteur privé, seules les grandes entreprises américaines peuvent faire les investissements requis pour créer des sites qui deviendront rentables en raison même de leur gigantisme, si rentables qu’il ne restera que des miettes pour des sites limités à une clientèle nationale.

Nos États ont tant de clients à servir dans les industries culturelles traditionnelles et dans l’enseignement supérieur qu’ils ne parviennent  pas à dégager les crédits qui leur permettraient de soutenir les entreprises privées qui tentent de relever le défi du numérique pour ce qui est des contenus. Ayant un public mondial limité, à cause de la langue notamment, ces entreprises mettent plus de temps que leurs homologues américaines à atteindre un seuil de fréquentation qui rentabiliserait leurs opérations. Les États les abandonnent à elles-mêmes, et c’est le cas notamment des États canadiens et québécois, mais ils continuent à subventionner l’édition sur papier du livre savant, dont le rayonnement serait beaucoup mieux assuré sur Internet.

Dans un tel contexte, brader le patrimoine culturel devient un acte méritoire dont on se félicite sur la place publique. Pourtant, dans le cas de nos actes civils, la transaction est tout aussi mauvaise pour notre économie que pour notre culture. Qui tirera profit de la fréquentation, par les Québécois eux-mêmes, du site Ancestry.com?  12 000 000 $ pour douze millions d’actes civils numérisés, c’est un cadeau: moins d’un dollar (1$) pour un acte écrit à l’origine d’une main hésitante sur du papier hélas biodégradable!

Le monopole mondial sur les actes d’état civil soulève en outre des questions d’ordre éthique dont personne ne semble se soucier. Qui donc sera dans l’avenir en mesure de croiser les données de la génétique avec celles de la généalogie ? Votre pays, le mien, la Francophonie? Non. L’opération se fera à l’échelle mondiale et c’est une entreprise privée de cet état mormon appelé Utah qui déterminera les règles.

Source :

http://agora.qc.ca/francophonie.nsf/Documents/Culture–Ancetres_a_vendre_par_Jacques_Dufresne

Lisez maintenant le commentaire ci-dessous laissé par monsieur Robert, puis ensuite cliquez ici.

Mille millions de mille sardines…

Je ne sais pas ce que j’ai, mais quand je vois un homme en uniforme, je deviens tout à coup nostalgique…

Il y a des choses comme ça qu’on traîne toute notre vie et qu’il faut vivre avec…

Voici donc notre fameux capitaine Harvey qui nous a charmés par ses anecdotes tout au long de la croisière des phares.

capitaine Harvey

La croisière a duré de 7 h 30 à 20 h 30, et je crois que le capitaine a parlé quasiment tout le long.

Je vais vous mettre quelques photos de la croisière la semaine prochaine en faisant des petits commentaires. Cette semaine je vais surtout vous parler des ancêtres du capitaine…

Voici ce que l’on trouve sur le site de la compagnie… question de vous mettre dans l’ambiance.

UN GRAND BÂTIMENT!

Le M/S Jacques-Cartier possède trois ponts. Il comporte également deux salles chauffées très fonctionnelles. La salle du pont principal est confortable et très moderne. Celle du deuxième pont offre, en plus, une vision panoramique. Chacune des salles peut accueillir jusqu’à 200 personnes. Le pont supérieur offre un espace en plein air. Un service de bar complet est disponible sur chacun des ponts.

Le navire est doté d’un équipement de navigation à la fine pointe de la technologie (radars, sonars GPS, DGPS, système de navigation électronique, système d’identification automatique etc). Il est également équipé d’un système de récupération des eaux usées. Le M/S Jacques-Cartier est certifié annuellement par la Garde côtière canadienne.

Données techniques
• Construction : acier
• Capacité des salles : 200 personnes chacune
• Capacité d’accueil : 400 passagers
• Longueur : 46 mètres (150 pieds)
• Largeur : 11 mètres (36 pieds)
• Propulsion : 2 moteurs diesel MWM-Deutz V16
• Tirant d’eau : 2,5 mètres (8 pieds)
• Tirant d’air : 15 mètres (50 pieds)
• Vitesse de croisière : 12 nœuds (22 km/h)

Le capitaine n’a pas arrêté de passer des commentaires et raconter des anecdotes sur la vie des marins dans la région du Bas-St-Laurent.

Le clou de la soirée fut lors du débarquement des passagers à la fin…

Le capitaine s’est mis à chanter un pot-pourri de chansons ayant pour thème la mer.

Je n’en croyais pas mes oreilles. Une belle voix avec un peu de misère avec les hautes notes.

Les ancêtres du capitaine se retrouvent à l’Île-aux-Coudres.

Luc Harvey est le fils de Rosario Harvey et Alida Lavoie.

On retrouve son grand-père, Joseph Harvey dans les recensements de 1881 et 1901…

1881

Ile-aux-Coudres, Charlevoix, Québec

JOSEPH HARVAY   M   Male       French    24    Quebec   Cultivateur

LORD PERON       M        Female   French   19     Quebec

1901

Harvay Joseph     M     Head      M            Dec 27    1856        45

Harvay Lor           F        Wife       M            Jun 9      1862        39

Harvay Justine     F      Daughter S           Dec 12    1883        18

Harvay Elise         F       Daughter S           Feb 11    1885        16

Harvay Blanche   F      Daughter S           Jan 6       1889        12

Harvay Abel         M     Son         S             Jan 10     1891        10

Harvay Gabriel     M   Son         S             Oct 22    1893        8

Harvay Louis       M     Son         S             Sep 15    1895        6

Harvay Clara        F      Daughter S           May 28 1899        2

Harvay Lucia        F      Daughter S           Mar 13   1900        1

Revoici la famille en 1911

1911

L`Ile aux Coudres

Hervey Joseph    M        Chef     M        déc.     1855    55

Hervey Laure       F          Epouse M        juin       1860    50

Hervey Abel         M        Fils       C         jan.      1890    21

Hervey Blanche  F          Fille      C         déc.     1888    22

Hervey Gabriel   M        Fils       C         nov.     1892    18

Hervey David(?) M        Fils       C         sept.     1893    17

Hervey Clara        F          Fille      C         mai       1898    13

Hervey Lucia        F          Fille      C         mars     1900    11

Hervey Rosario   M        Fils       C         oct.      1903    7

Hervey Leonce    M        Fils       C         août     1907    3

On remarque le père du capitaine Harvey.

Rosario serait né en octobre 1903 selon le recensement, mais je vais demander au capitaine de me confirmer tout ça en envoyant un courriel à sa compagnie.

C’est toujours mieux d’avoir des informations des gens encore vivants que des informations venant des recensements… du moins je pense.

On se reparle donc la semaine prochaine, car je suis certain que le capitaine va sûrement vouloir me parler de ses ancêtres.

Je vais même demander au capitaine des photos d’eux.

Voici un autre capitaine…

Capitaine Lagacé 2

C’est mon père.

J’ai plein de photos, mais c’est tout ce que je peux dire pour l’instant… sauf qu’il aurait eu 82 ans le 31 août prochain.

Un jour qui sait, je pourrai vous en parler…

Le club des petits déjeuners de la généalogie

Voici la suite de l’article de vendredi dernier.

Joseph Phaneuf, le mari de Bernadette Hogue, peut retracer ses ancêtres jusqu’à Matthias Farnsworth, enlevé en 1704…

Voici ce qu’on retrouve sur le site familial des Phaneuf.

L’enlèvement

Lorsque le jeune Matthias III fut enlevé par une vingtaine d’Amérindiens alliés des Français, il travaillait avec d’autres hommes dans les champs de Groton, à faire les moissons. L’escarmouche se solda par deux morts: un dans chaque camp.
Deux hommes furent également capturés: un dénommé Butterfield (qui par la suite réussit à s’échapper) et un "autre homme". Il apparaît que Matthias était cet "autre homme", amené en captivité en Nouvelle-France. Aucune autre personne résidant à Groton n’a été capturée durant l’été 1704.

Les Amérindiens qui l’enlevèrent le 11 août 1704 de notre calendrier (le 1er août 1704, calendrier ancien style de la Nouvelle-Angleterre) le ramenèrent à Montréal, dans leur tribu du Sault-au-Récollet.

Matthias demeura en captivité chez les Amérindiens du Sault jusqu’à la fin de 1705 ou au tout début de 1706. C’est alors qu’il fut racheté par les Sulpiciens, en I’occurence, par Messire François Vachon de Belmont et fut baptisé le 10 janvier 1706. Il eut comme parrain le Gouverneur Claude de Ramezay (d’où son second prénom) et comme marraine, Elisabeth Souart, épouse de Charles LeMoyne sieur de Longueuil.

On tenta de franciser son nom selon la consonance anglaise de l’époque. Cela donna "Farneth" à son baptême, puis  "Fanef" à son mariage. Après avoir subi plusieurs variations (Farnets, Fanef, Fairnout, Phaneffe, Faneffe, Faneuf) selon le caprice des scribes; ce n’est qu’en 1755 dans les registres de Pointe-aux-Trembles, qu’on l’orthographia "Phaneuf" pour la première fois.

Claude-Mathias demanda sa naturalisation le 30 octobre 1706. Il l’obtiendra en mai 1710. Il travailla pour les Sulpiciens jusqu’aux environs  de 1711. En remerciement de ses services, Messire de Belmont lui confère une belle propriété à Rivière-des-Prairies, comprenant terre, maison et bâtiments, le 19 juillet 1711.

Le mariage

Le 2 octobre 1713 Claude-Mathias épouse la fille de son voisin, Catherine Charpentier. Ils vécurent heureux à Rivière-des-Prairies et y élevèrent dix de leurs douze enfants (2 moururent en bas âge) qui se marièrent et leur donnèrent 115 petits-enfants (dont 110 naquirent avant la mort de Mathias). Six garçons assurèrent le patronyme des "Fanef". Joseph alla s’établir à Sainte-Rose (ainsi que ses quatre sœurs), tandis que les autres, Claude, François, Jean-Baptiste, Paul et Pierre, vinrent successivement s’établir à Saint-Antoine-sur-Richelieu. Comme ce fut le cas pour leurs ancêtres, ils figurent parmi les pionniers des lieux.

Vers la fin de leur vie, Catherine et Mathias vinrent rejoindre leurs garçons à Saint-Antoine. Si on se fie au recensement de 1765, ils restèrent probablement chez leur fils Jean-Baptiste.

Mathias mourut le 7 août 1773 à l’âge de 83 ans, Catherine le 29 juin 1777, probablement à 1′âge de 85 ans. Ils furent tous deux inhumés à Saint-Antoine-sur-Richelieu, le lendemain de leur décès respectif.

Le 2 octobre 1999, leurs descendants inaugurèrent un monument en leur mémoire à l’entrée du cimetière, près de l’église.

Aujourd’hui on retrouve des Phaneuf non seulement aux quatre coins du Québec, mais aussi ailleurs au Canada, aux États-Unis ainsi qu’en Europe.

Le site ne s’arrête pas là… Je vous en parle la semaine prochaine.

Entretemps, une lectrice m’a envoyée ceci…

image001


Julien et Mignonne

Les photos de mariage ont toujours été mes préférées…

Surtout à cause de nombre de personnes concernées.

mariage de Julien Chartrand et Mignonne Gauvreau

Albert Chartrand,  dame inconnue, Julien Chartrand, Mignonne Gauvreau, Alexandrine Latour

Ou alors, des moments insolites… où les gens ne sont pas encore placés pour la photo.

mariage Julien et Mignonne 1

Je reconnais quelques personnes, car Cécile m’en avait identifiées quelques-unes…, mais je dois vous avouer que j’en ai perdu des bouts.

mariage Mignonne et Julien

Nous sommes le 29 août 1942. La Deuxième Guerre mondiale se déroule en Europe. Un des frères de Julien va s’enrôler.

C’est Gilbert.

Gilbert Chartrand 1

Je crois que Cécile m’a dit qu’il était resté célibataire. Je ne sais pas si elle a des détails sur sa vie de militaire, mais je pense qu’il n’est pas allé en Europe.

Voici un membre de ma parenté qui est allé en Europe et n’est jamais revenu.

C’est Adrien Tremblay…

2008-08-27 Adrien Tremblay

Il est décédé à 22 ans en France.

C’est le cousin de Thérèse Métayer, la nièce de ma grand-mère Juliette.

Je vais aller voir Thérèse samedi. On s’est vu deux fois dans notre vie.

Samedi, ce sera la troisième fois.

Vendredi le 23 Juillet 1915, la fin du voyage

Voici la fin du voyage de Marie-Anne Bilodeau, institutrice, fille Pierre Bilodeau et Marie-Chabot.

Cliquez ici pour la début du voyage.

Ici, pour la deuxième partie…
Nous passons Coleraine, Disraeli, nous arrêtons au garage pour prendre de la graisse. Nous passons Garthby, St-Gérard… là on prend de l’eau. Ensuite Weedon, Marbleton, Bishops’ Crossing, Avant d’arriver à East Angus il faut acheter un trait de fer et emprunter une autre chaine à billots pour pouvoir se rendre au village. Il est venu un gros orage et le chemin glaiseux est impraticable. Nous montons la côte à pied et on se rend à l’hôtel pour se laver et changer de bas. Il faut passer par Cookshire parce que le chemin est plus beau.

À Lennoxville on se rend au garage, la « guire »  est encore cassée, on en fait venir une de Sherbrooke, ça ne prend pas de temps et pendant la pose, nous allons à la maison privée du propriétaire du garage. La dame parle seulement anglais de sorte que nous ne comprenons rien.

Note du blogueur (NDB)

Voici quelques pages du manuel de l’Overland…

manuel

On ne sait jamais, ça peut devenir utile.

clutch

Nous reprenons la route. De très belles places, mais beaucoup de chemins en réparation, nous passons sur des tas de roches.

NDB

Ça n’a pas vraiment changé depuis

À 2 heures de l’après-midi, nous arrivons aux lignes de Derby Lines. On passe à Newport, on prend de la gazoline ensuite on passe à Coventry , Troy, Wailfield, Eden Park.
Pour le retour tout s’est assez bien passé jusqu’à l’arrivée de la côte croche de St-Lazare, la conduite a fait défaut et s’est échoués sur le côté de la route.

Heureusement il y a plus de peur que de mal. On a fait un beau voyage.

Marie-Anne Bilodeau institutrice.

La semaine prochaine, on fait la connaissance du docteur Chabot…

J’ai un petit cadeau pour Raoul Laverdière… Cliquez ici.

Les Belles Histoires de Saint-Lazare de Bellechasse

St-Lazare 1949

Voici le texte original de l’abbé Georges-Marie Bilodeau, curé de Saint-Raymond. Il a été écrit pour le centenaire de St-Lazare-de-Bellechasse en 1949.

Épisode 1

Écrire en une page ou deux l’histoire des Bilodeau de St-Lazare, c’est une tâche vraiment impossible pour un curé à qui l’on reproche toujours la longueur de ses sermons….

Et pourtant il faut s’exécuter, le CENTENAIRE demande… Allons-y donc….

Les Bilodeau de St-Lazare, c’est tout simplement une branche de la grande famille de Bilodeau qui s’étend aujourd’hui dans tout le Canada et jusqu’aux États-Unis, dont l’ancêtre unique Jean était venu du Poitou, vers 1640, célibataire… s’était marié à Québec, avait concédé une terre à Ste-Famille à l’île d’Orléans, de là était venu à Québec, pour essaimer… comme toutes les autres familles canadiennes grâce à la générosité et à la fécondité providentielle qui a valu à notre race de survivre.

Les Bilodeau n’étaient pas des êtres extraordinaires, mais ils ont partout défendu leur originalité… parfois amusante, parfois cocasse, parfois encombrante.

Ils ont eu un représentant au moins dans les lettres, Ernest Bilodeau, qui fut bibliothécaire à Ottawa, l’est peut-être encore…

Ils ont  eu un chanoine qui s’appelait Georges… Il fut curé de Roberval…

Ils ont eu un juge l’honorable Jos. Bilodeau, celui de la même souche que les Bilodeau de St-Lazare.

Il y a maintenant plusieurs prêtres dont le doyen est le curé de Portneuf et son suivant le curé de St-Raymond, l’auteur des présentes…

Il y a des avocats Bilodeau, il y a même eu un criminel. Oui, mais de la souche de St-Lazare.

Oh ! Non ! Est-ce bien là son vrai titre…

Il est vrai qu’on l’envoya à l’échafaud, mais – à notre avis – ce fut une erreur… Après tout, il n’avait tué que 5 personnes, à part ceux qu’il avait tués à la guerre… Et de plus, il en avait tué trois par pitié, deux seulement par vengeance. Admettons qu’il avait un peu exagéré.

Mais me voilà parti et l’espace diminue… Je n’ai que deux pages ou trois.

L’épisode 2, lundi prochain.

Des fois, il y a des choses qui nous tombent du ciel…

Cliquez ici

Mais ce n’est pas juste pour Sainte-Anne-des-Plaines…

Merci à ma lectrice qui devait penser que je le savais déjà…

Mais non… Je ne sais pas tout.

J’ai, par contre,  trouvé le premier bébé de l’année 1900 à Sainte-Anne-des-Plaines…

premier baptême de l'année 1900

B.1

Jos. Louis

Georges

Gauthier

Aujourd’hui, le premier janvier mil neuf cent nous prêtre soussigné avons baptisé Joseph, Louis, Georges né ce jour fils légitime de Clovis Gauthier cultivateur et de Albina Beaudoin de cette paroisse. Parrain Wildéric Simard, marraine Mélina Gauthier qui ainsi que le parrain et le père a déclaré ne pouvoir signer.

J. E. Dugas curé

Si vous êtes un fidèle lecteur ou une fidèle lectrice de mon blogue, le nom de Clovis Gauthier doit vous dire quelque chose…

william

Clovis est ici avec son père William Gauthier.

Le monde est petit… mais ces gens sont tellement grands à mes yeux.

Demain, Marie-Anne Bilodeau termine son voyage

Raoul Laverdière m’a écrit…

Comme je le disais à mon fils Nicholas, celui qui était allé sortir ses toasts quand je lui ai parlé de son grand oncle, marin sur l’Athabaskan

« Je ne sais jamais où toutes mes histoires vont m’amener. »

Monsieur Laverdière, mon blogueur du rez-de-chaussée, m’a écrit, tout comme sa sœur, pour me donner des informations sur Saint-Lazare-de-Bellechasse.

RaoulLaverdiere

Raoul m’a envoyé la semaine dernière une copie d’un texte paru en 1949 (j’étais alors âgé de seulement quelques mois).

Ce texte est de la plume de Georges-Marie Bilodeau, prêtre de Saint-Raymond. Il fait la généalogie de la famille Bilodeau et le texte est tout à fait  savoureux à lire.

Je vais donc partager avec vous, tous les lundis, ce que l’abbé Bilodeau raconte sur ses ancêtres.

Ça va être long, je vous le dis d’avance, mais vous ne serez pas capable de décrocher…

Je vous aurai averti.

On commence demain

J’ai trouvé ça sur Monseigneur Bilodeau…

BILODEAU, Octave

Missionnaire-colonisateur, écrivain, essayiste (Saint-Lazare-de-Bellechasse, Québec, 2 octobre 1895 – Saint-Ravmond-de-Portneuf. Québec, 2 octobre 1966).

Octave Georges-Marie Bilodeau étudie au Petit Séminaire de Québec, au Québec, à l’Université d’Ottawa, en Ontario, et au Grand Séminaire de Québec avant d’être ordonné prêtre en 1923.

Affecté au Séminaire des vocations tardives de Saint-Victor-de-Beauce au Québec, il enseigne la rhétorique, le chant et la diction et fait jouer plusieurs pièces de théàtre dont il est l’auteur.

En 1926, il est nommé missionnaire colonisateur à Prince-Albert, en Saskatchewan, puis dans diverses régions de l’Ouest canadien. En 1931, le ministère de la Coloni­sation du Québec l’invite à participer au défrichage de nouvelles terres et à l’ouverture de paroisses rura­les au Québec. II fonde, par la suite, les villages de Saint-Émile-d’Auclair et de Lejeune dans le comté de Témiscouata et, l’année suivante, ceux de Sainte-Gertrude-de-Vilmontel et de Vautrin. Il est nommé curé de Rivière-à-Pierre en 1937 puis de Saint-Raymond-de-Portneuf où il s’éteint en 1966.

ŒUVRES

Pour rester au pays. Étude sur l’immigration des Canadiens français aux États-Unis. Causes. Remèdes (1926). Prix de Liaison française et Prix d’Action intellectuelle

Le vrai remède. Étude sur la crise actuelle. Remèdes proposés (1931)

La profession agricole (1932)