Des fois je me dis…

Que je devrais vous parler plus de mes découvertes…

Je sais que certains vont sur ma version anglaise de ce blogue et découvrent ce que je découvre sur mes ancêtres.

Comme cette photo que le père de Dennis Lagasse IV a envoyé à son fils.

Lionel Lagasse a essayé d’identifier les personnes sur cette photo.

Il croit qu’il s’agit de mon arrière-grand-père Stanislas Lagacé avec ses petits-enfants.

Une belle image qui est en fait une photocopie.

But who cares?

Sûrement pas moi.

On découvre toujours la vérité un jour.

C’est ça que j’ai dit à mes élèves hier soir.

C’était notre dernier cours de l’année.

On s’est fait un petit party en ouvrant une bonne bouteille.

Du St-Georges…

Tout mon patrimoine paternel m’est revenu à la mémoire.

Mon père en avait bu un gallon dans une même journée.

Je m’en rappelle encore.

Je sais que mon père buvait son chagrin.

On a donc fait un toast hier soir en l’honneur de nos ancêtres.

J’ai longuement siroté ma cuillère à soupe de St-Georges.

Des patates et de la sauce…

C’est ça le secret de famille auquel je faisais allusion la dernière fois…

Non, ce n’est pas une recette.

C’est ce que les petits Paiement mangeaient dans les années 20.

Sauf ma mère…

Elle était la première enfant d’Euclide Sauvé et de Rosina Quesnel.

Rosina et sa petite Aline

On a dû la gâter pas à peu près…

Les adultes allaient même la chercher pour qu’elle mange à leur table.

Sauf que…

Elle en mangeait toute une quand elle revenait de manger. À quatre ans la petite Aline ne devait pas comprendre ce qui se passait.

Ses demi-frères et ses demi-soeurs lui faisaient payer cher. Eux ils devaient se contenter uniquement des patates et de la sauce. C’est ma demi-tante Jeannette qui me l’a dit en 2008.

Cela a dû la marquer pour m’en parler ainsi 63 ans plus tard. Il y a des souvenirs d’enfance qui marquent. 

Maintenant je comprends que cela a aussi marqué ma mère.

N’allez pas croire un instant que j’en veux à ma demi-tante. Elle devait avoir à peine 8 ans.

En passant, sur la photo de noces d’hier, j’ai pu identifier formellement 26 personnes et me remémorer autant de souvenirs.

Une chance que je prends une pause…

Je vous parlais de mariages lundi dernier….

Ma mère adorait aller aux mariages.

Voici une photo de noces.

C’est le mariage de ma tante Jeannette Paiement, la demi-soeur de ma mère, donc la soeur de Benjamin, le père de Venance Paiement. En fait ma tante serait ma demi-tante si on suit la logique…

Toutes ces personnes auraient une histoire à raconter et elles auraient toutes des secrets de famille.

J’ai vu Jeannette trois ou quatre fois dans ma vie. La première fois dans les années 50.

La dernière fois c’était en 2008.

Elle avait alors 91 ans.

Elle en a maintenant 94.

Elle les a eu le 7 juillet.

Si on compte bien, elle est née le 7 juillet 1917.

C’est mon cousin Yvon Quesnel qui avait cette photo. Son père Germain et sa mère Simonne sont sur la photo.

Jeannette est une personne très gentille et elle est dotée d’un franc-parler.

Elle m’a parlé de ma mère quand elle était jeune et ça m’a permis de comprendre plein de choses.

Je reconnais plein de monde sur la photo de noces de ma demi-tante Jeannette 

Ne cherchez pas ma mère sur la photo de noces de Jeannette. Elle n’y est pas.

Elle était enceinte de mon demi-frère…

Ma mère était une fille-mère.

En 1947, cela a dû faire jaser bien du monde. Ça commence mal une vie d’adulte que d’être fille-mère.

Quand je pense à ma mère, je pense aussi à Alys Robi ou quand je pense à Alys Robi je pense à ma mère.

Ou vice-versa.

Elles ont suivi à peu près le même chemin de Damas.

Je n’ai pas en à dire plus vous pouvez lire entre les lignes.

Ma mère ne s’en est jamais remise de cette épisode de sa vie.

Changeons de sujet…

Quand j’étais petit, j’avais vu la photo que j’avais mise sur mon blogue lundi…

Elle était dans le petit album vert de ma mère.

C’est le seul souvenir qui me reste d’elle.

Ma mère adorait trop ses parents et sa famille. C’est ce qui a causé sa perte.

Mon père n’aimait pas sa mère et sa famille et aussi sa belle-famille. C’est ce qui a causé sa perte.

Moi, j’évite de ne pas aimer le monde.

Parlant de monde…

Je reconnais sur cette photo mon grand-père Euclide Sauvé et sa nouvelle épouse Blanche Girard.

Je reconnais à gauche dans la première rangée mon oncle Paul-André Cholette et, à gauche dans la 2e rangée, ma tante Lucille, la soeur de ma mère. Elle aussi a des secrets de famille.

Mon père était jaloux de Paul-André. Je pense même qu’il le détestait…

Détester c’est plus fort que ne pas aimer.

J’ignore si Paul-André détestait mon père en retour.

En tout cas…

Ma mère est dans le 2e rangée à droite. Mon père brille par son absence.

Maintenant je comprends pourquoi il brillait par son absence.

J’ignore qui sont les dames au centre des 2e et 3e rangées.

Par contre, je sais maintenant, grâce à mes recherches généalogiques, qui sont les deux dames dans la troisième rangée.

Celle à gauche, c’est Emelda Sauvé, la soeur d’Euclide. Celle à droite, c’est Marie-Ange Sauvé aussi sa soeur.

Revoici Emelda avec son mari Roméo Lacoste.

Roméo Lacoste et Emelda Sauvé avec leur fille

Roméo travaillait comme garde à la prison des femmes.

Je connais une anecdote drôle, mais je dois garder ça secret….

La jeune fille est sa fille adoptive.

Je peux en parler, car tout le monde le savait.

Je ne me rappelle plus de son nom par contre.

J’étais trop petit.

Revoici Emelda…

Emelda Sauvé avec son frère Adrien

Adrien est mort d’une appendicite en 1912 à l’âge de 11 ans.

Cette photo, tout comme la précédente, était dans les sacs d’épicerie de ma tante.

Marie-Ange Sauvé

J’ai aussi une photo du mariage de Marie-Ange.

Elle a été prise sur le perron de l’église St-Édouard à Montréal.

Une belle photo de mariage.

Je ne peux vous la montrer, car je n’ai pas la permission de le faire.

On est en 1925.

Mon grand-père Euclide Sauvé n’assiste pas au mariage de sa soeur.

Bizarre…

Il devait être fort occupé sur sa ferme.

Je ne vois pas d’autres raisons pour ne pas assister au mariage de sa soeur Marie-Ange.

Voyez-vous mon grand-père Euclide ne détestait personne. Il aidait tout le monde comme moi.

Le 2 juin 1925, lors du mariage de Marie-Ange, ma mère avait 4 ans. 

Il s’en passe des choses dans la vie d’un enfant quand on a 4 ans.

Ça c’est un secret de famille…

Quant à mon demi-frère, pour moi il a toujours été et restera toujours mon frère à part entière.

Ça doit être mon père qui m’a appris l’importance de l’esprit de famille…