On se repogne…

Il faut toujours faire attention aux expressions que l’on utilise dans la vie.

On se repogne, c’est l’expression préférée de mon ami Marcel Bergeron à Bromptonville quand il m’appelle.

C’est l’ami d’Eugène Gagnon le célèbre pilote de Mosquito qui était jadis totalement méconnu avant que je commence à en parler.

Marcel était un parfait inconnu en 2010 tout comme l’était son héros de jeunesse Eugène Gagnon, pilote de Mosquito dans la RAF.

En 2010, Marcel voulait en savoir plus sur sa carrière militaire. 

Il n’en savait pas beaucoup.

Il avait juste un document.

Marcel était allé voir un vétéran aviateur de la Deuxième Guerre mondiale qui s’est tourné vers moi pour avoir mon aide. 

J’avais fait des "tites" recherches… 

J’en avais parlé sur ce blogue et aussi sur mon blogue Souvenirs de guerre.

J’en avais parlé aussi sur mon blogue No. 23 Squadron écrit justement en hommage à ce pilote de Mosquito.

J’en avais aussi glissé un mot sur la version anglaise de Souvenirs de guerre, Lest We Forget, et aussi sur mon blogue sur l’escadrille 425 Alouette.

Non pas sur ce dernier blogue…

Cépagrave…

En tout cas, on se repognera un jour avec le 425 Alouette.

Parlant du 425 Alouette, le Musée de la Défense aérienne de Bagotville présentera cet été une exposition sur le rôle joué par le 23 Squadron de la RAF durant la Deuxième Guerre mondiale.

Comme on fêtera en 2012 le 70e anniversaire de la création du 425 Alouette, on veut en même temps honorer les aviateurs canadiens du 23 Squadron dont la mission était de protéger les bombardiers de la RAF et de la RCAF.

On va honorer ainsi la mémoire d’Eugène Gagnon et de deux autres aviateurs canadiens.

Eugène Gagnon

Parlant expression préférée…

Je connais une autre… que j’aime bien.

Comme si on avait élevé des cochons ensemble.

On emploie surtout cette expression ici au Québec dans un sens péjoratif.

Pas dans ce cas-ci, je vous l’assure.

Serge Ritchie m’a finalement téléphoné de St-Donat vendredi dernier.

Il avait hâte de me parler…

Pur plaisir égoïste de ma part.

60 minutes…

3600 secondes…

En plus il a un plan Distributel.

Je ne vous raconterai pas tout.

C’est comme si on avait élevé des cochons ensemble toute notre vie à St-Donat.

Ça a cliqué tout de suite entre nous. 

Si j’avais eu des cochons dans mon salon pendant que je lui parlais, ils seraient restés bouche bée je vous l’assure.

Serge en savait pas mal sur la famille Ritchie de St-Donat.

Ça fait 15 ans qu’il a eu la piqûre pour ses ancêtres.

Je buvais ses paroles comme ma cuillère à soupe de St-Georges à la Maison Chaumont en décembre dernier.

Mais Serge n’a pas fait que parler…

Il avait un site Ancestry et des photos de la famille Ritchie.  Il est un peu collectionneur de photos anciennes comme moi.

Puis, on s’est mutuellement invité sur nos sites respectifs.

C’est comme si on avait élevé des cochons ensemble toute notre vie, lui à St-Donat et moi à Ste-Anne-des-Plaines.

Ça c’est la photo de Frank Ritchie Senior, le fils de William Ritchie…

Ça c’est la photo de William Ritchie, le fils de John Ritchie, un Irlandais né vers 1797-1798-1799…

C’est une peinture de William, but who cares…

William est né en 1830 en Irlande et est décédé le 27 janvier 1894 à Notre-Dame-de-la-Merci.

Ce qui se dégage de nos 3600 secondes d’extase généalogique, c’est la fierté derrière tout ça.

J’ai pris ce qui suit sur le site Ancestry de Serge…

William Ritchie (1830-1894) est l’un des fondateurs de Notre-Dame-de-la-Merci. Cette chapelle fut construite en 1884 et terminée en 1887, la population était environ de 61 habitants. William Ritchie  se trouve possiblement sur le balcon (photo), William Ritchie marié à Delphine Mireault (1836-1916) quatre de leurs enfants se sont mariés à cette chapelle.  Samuel Ritchie marié à Perpetue Cardinal (1892-09-26),  Louis Ritchie marié à Delia Christin dit Saint-Amour (1899-09-11),  Marguerite Ritchie mariée à Trefflé Grenier (1900-01-08),  Elizabeth Ritchie mariée à Daniel Mooney (1896-11-17).  Le corps de William repose au cimetière de Notre-Dame-de-la-Merci  selon mes informations ils auraient déplacés l’église et on  retrouverait ses ossements sous l`église.  Information: pour le mariage et décès, il y a un registre de la société de Généalogie de Lanaudière no 86

Serge aurait retrouvé ses racines jusqu’en Écosse, et, tout comme moi, il partage sa passion pour ses ancêtres.

De là à se partir un blogue, il n’y a qu’un pas…

Je blague…

On se repogne…

21 octobre 1947, 9 h 50

Jacques Gagnon avait écrit ce texte  en 1997 pour commémorer la mort de son oncle Eugène Gagnon.

Son père, le frère d’Eugène, l’avait amené sur les lieux de l’écrasement en 1947.

Jacques avait alors 5 ans.

En 1997, Jacques n’avait pu publier son texte.

Je lui ai offert de le mettre sur mon blogue.

Le voici.

Il y a 50 ans, un glorieux pilote se tuait au cours d’un vol de routine.

Ses trois passagers ont survécu au crash d’un petit avion.

JACQUES GAGNON

Les gars, faites une prière, nous allons nous écraser.

Le pilote, Eugène Gagnon, sait que le moteur du Seabee, un avion amphibie, est sur le point de lâcher. Quelques instants auparavant, il a recommandé à ses trois passagers, des Américains, de resserrer leurs ceintures de sécurité.

Au moment même où il invite Maurice Frank, 30 ans, Edwin Thresher, 25 ans, et Maurice Bérubé, 20 ans, à prier, une forte vibration secoue l’appareil et le moteur étouffe.

L’hélice vient de lâcher.

Nous sommes en 1947, le 21 octobre, un mardi.

L’avion de la compagnie Sherbrooke Airways a quitté l’aéroport de Saint-Côme, dans la Beauce, à 9 h 50 du matin, à destination de l’aéroport de Saint-François-Xavier-de-Brompton, près de Windsor, dans les Cantons de l’Est. Il ne leur reste qu’une quinzaine de milles à parcourir avant d’atterrir.

Henri Larochelle, un opérateur de machinerie lourde, se trouvait à environ un quart de mille de l’avion en vol, dans les bois de la Canada Paper. Le Seabee est un avion bruyant et M. Larochelle, aujourd’hui âgé de 81 ans, se souvient de l’avoir entendu venir.

J’entendais un hummm (il imite le bruit d’un moteur) et il a baissé de son. Je ne savais pas pourquoi, rappelle-t-il.

Gérard Bergeron, un laitier alors âgé de 30 ans, effectuait la tournée de ses clients sur la 6e Avenue, à Windsor. Il a également entendu l’avion au loin Le bruit venait dans notre direction et tout d’un coup, plus rien.

Dans l’avion, le pilote de 26 ans garde son sang-froid même si le Seabee n’est pas reconnu pour ses qualités de planeur. Il cherche à tirer profit du fait qu’il survole la rivière Watopeka, qui a plutôt l’apparence d’un ruisseau à ce moment-là.

Maurice Frank estime qu’il s’est écoulé environ une minute et demie entre l’arrêt du moteur et l’écrasement.

Il est le dernier à parler.

I hope, boys, we’ll have a nice place together in Heaven! dit-il. (J’espère, les gars, que nous aurons une belle place ensemble au ciel.)

Le chuintement de l’air sur les tôles du bateau volant diminue à mesure que le pilote réduit sa vitesse à l’approche de la cime des arbres, comme il l’aurait fait pour un atterrissage normal. Les ailes, d’une envergure de 11,47 mètres (38 pieds), cessent soudainement de le supporter et c’est le décrochage.

Le Seabee pique du nez et fauche les aulnes à un angle d’environ 45 degrés. Il s’écrase tout près de la rivière dans un bruit infernal, répandant des morceaux sur une grande distance. La rivière n’est pas très large et peu profonde à cet endroit.

Frank et Thresher sont projetés de l’autre côté de la rivière, le premier à une vingtaine de pieds de l’avion, l’autre à une trentaine de pieds. Bérubé git dans la rivière, à une dizaine de pieds seulement de l’appareil. Gagnon est coincé à son poste de pilotage, du côté gauche, qui est partiellement enfoui dans le sol.         

Le choc a porté de ce côté et l’aile droite est presque à la verticale. L’avion est un amas de pièces tordues et de tôles déchirées.

Maurice Frank retrouve lentement sa connaissance et est encore étourdi lorsqu’il entend une voix appeler au secours. Il répond et tente de se lever. Hélas! il ne peut marcher et ses jambes lui font très mal. Frank regarde sa montre. Elle s’est arrêtée à 11 h 12.

Bérubé retrouve lui aussi sa connaissance, Il se lève et peut marcher. Il se porte immédiatement au secours du pilote. De peine et de misère, il le sort de l’avion. Gagnon semble souffrir énormément, mais il ne plaint pas.

Tous sont vivants et conscients. Incroyable. II leur faut maintenant trouver du secours. Seul Bérubé peut marcher. C’est donc sur lui que reposent tous les espoirs. Avant de partir, il fait d’énormes efforts pour placer Gagnon dans une position horizontale, le plus confortablement possible. Il lui appuie la tête au pied d’un arbre, C’est lui qui semble le plus gravement blessé. Il va ensuite chercher de l’eau et fait boire ses trois compagnons.

Tous sont conscients de la gravité de la situation. Bérubé n’étant pas un habitué de la forêt, Gagnon lui recommande de marcher face au soleil.

Après le départ de Bérubé, Thresher tente d’allumer un feu, mais ses allumettes sont mouillées. C’est la désolation, car aucun des trois blessés ne peut marcher. Le plus qu’ils peuvent faire, c’est de se parler, de s’encourager mutuellement. Il est visible que Gagnon souffre énormément, mais à aucun moment on ne l’entend se plaindre. Au contraire, il se fait rassurant et dit à ses compagnons d’espérer, répétant que les secours vont bientôt arriver.

Le temps passe et le soleil commence à baisser.

Le courage des blessés s’en ressent.

Pendant ce temps, la nouvelle de l’écrasement a commencé à se répandre à Windsor, bien qu’on ne sache pas où exactement. Un avion a même décollé de Saint-François pour effectuer des recherches aériennes.

Dès qu’il en entend parler, Gérard -N. Cayer, 39 ans, gérant de la Fonderie Bourget, demande au chauffeur de taxi Gérard Saint-Pierre, 28 ans, de le conduire à un camp de bûcheron de la Canada Paper dans les environs duquel on a entendu le bruit d’un moteur d’avion. Cayer est un diplômé de la brigade de l’ambulance Saint-Jean.

Il est 13 h 15 lorsque Bérubé trouve ce camp de bûcheron sur son chemin. Il est exténué et d’une extrême nervosité lorsqu’il rencontre Cayer. Notre avion s’est écrasé près d’un ruisseau, Je ne sais pas où c’est. J’ai marché avec le soleil en face de moi, déclare-t-il. Impossible d’en savoir davantage.

Cayer et Saint-Pierre partent aussitôt à la recherche de l’avion, en compagnie de Georges Poudrier, de Saint-Claude, un village voisin, et de Gash Murray, un commis de Canada Paper. Cayer, qui est familier avec la forêt, dirige le groupe, Les secouristes lancent régulièrement des cris dans l’espoir d’obtenir une réponse. Lorsque les blessés entendent un premier cri, c’est l’euphorie.    

Ils crient le plus fort qu’ils le peuvent.

Quelques minutes plus tard, ils voient apparaître quatre hommes à bout de souffle.

Ils sont sauvés.

Il est 15 h 18.

Cinq minutes auparavant, les blessés commençaient à croire qu’on ne les retrouverait pas avant la nuit.

Les problèmes ne sont pas terminés pour autant, car l’avion se trouve approximativement à deux milles du camp de bûcheron dans une forêt dense, sans aucune route, même pas un sentier. Cayer met ses connaissances de secouristes à l’épreuve et tente tout ce qu’il peut pour soulager les blessés. Il enlève même sa chemise et sa veste pour couvrir Gagnon qui souffre en plus du froid.

Les secouristes abreuvent les blessés et allument un feu auprès de chacun d’eux. On utilise les coussins de l’avion pour les rendre plus confortables. Cayer donne une cigarette aux deux Américains. Gagnon décline l’offre de fumer.

Saint-Pierre s’occupe du pilote, qui lui demande de rester près de lui. A plusieurs reprises Gagnon répète qu’il se sent de plus en plus mal, qu’il a froid et qu’il a hâte que le médecin arrive. Il dit avoir une douleur dans le dos et demande à plusieurs reprises de lui frotter les jambes.

Il est 17 h lorsque le docteur Jean-Paul Fortin, de Windsor, arrive sur les lieux avec la deuxième équipe de sauveteurs. Il panse les blessés et leur donne une injection. Une troisième équipe se pointe une demi-heure plus tard et commencent les préparatifs pour transporter les blessés au camp de bûcheron, où attendent les ambulances.

Marcel Gagnon, un journaliste de La Tribune, et Ivan Boisvert, un photographe, arrivent sur la scène de l’accident et s’entretiennent longuement avec les survivants.

Lorsqu’il entend passer les ambulances, Gérard Bergeron, le laitier dont il est question au début du texte les prend en chasse et se retrouve au camp de bûcheron. C’est là qu’il apprend l’écrasement de l’avion, Il n’hésite pas à se joindre aux secouristes. Un choc l’attend.

Quand j’arrive sur les lieux, je vois Ti-Bé appuyé un arbre, se souvient-il. C’est le surnom de Gagnon dans son village de Bromptonville, en banlieue de Sherbrooke.

Bergeron se souvient de sa conversation avec le pilote comme si c’était hier. Il le connaissait, car c’était un grand ami de son frère Robert, qui est décédé.

Qu’est-ce que tu fais ici? demande Bergeron,

On vient de tomber, répond Gagnon.

C’est toi qui pilotait ça?

Oui.

Qu’est-ce qui est arrivé?

J’le sais pas.

Ce sera pas long, Ti-Bé, on va te descendre.

Lorsque Bergeron s’informe de ses blessures, Gagnon répond:

Ça fait mal mais on va être bon.

Les blessés sont déposés sur des brancards et il est 18 h 15 lorsque le cortège commence, dans l’obscurité, son pénible périple vers le camp de bûcheron. Une trentaine d’hommes, participent à l’opération. Alphonse Gosselin, contremaître des opérations forestières, bat la marche, une hache à la main. Gérard Bergeron lui prête main forte.

Le groupe s’arrête à tous les cinq minutes pour changer les brancardiers et permettre aux blessés de se reposer. Leur état est grave et, malgré toutes les précautions, on ne peut s’empêcher de les bouger. Circuler en forêt à la lueur des projecteurs n’est pas la situation idéale.

A 20 h 27, les secouristes s’arrêtent une dernière fois. Ils sont presque rendus au camp de bûcheron. Bergeron se trouve près du pilote lorsqu’il l’entend murmurer:

Salut Gérard… là, je m’en vais…

Quelques secondes plus tard, Cayer entend Gagnon rendre un long soupir.

C’est la fin.

Le docteur Fortin s’approche et ne peut que constater le décès. Il relève la couverture sur le visage du valeureux pilote.

Trois minutes plus tard, le cortège arrive au camp où  l’accueille une foule d’une cinquantaine de personnes. Les deux survivants sont placés dans des ambulances qui filent vers l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, à Sherbrooke, où est déjà rendu Bérubé.

Maurice Frank, de Cumberland, Maine, souffre de nombreuses fractures aux côtes, au poignet gauche, à la hanche gauche, à la cuisse et à la cheville gauche. Edwin Thresher, de Freeport, Maine, a eu le hanche gauche et la jambe droite fracturée. Quant à Maurice Bérubé, de Brunswick, Maine, il n’a subi aucune fracture.

Ainsi se termine l’histoire d’un héros méconnu de Bromptonville, une petite ville de l’Estrie.

Cette histoire est aussi celle de Marcel Bergeron.

Eugène était son héros de jeunesse.

Marcel a maintenant 84 ans.

Il tenait à préserver la mémoire de son ami.  

Nos chemins se sont croisés en 2010.

 

 

One for the road…

Sylvain aime beaucoup les voitures antiques…

Je ne sais pas s’il sait qu’il y a un musée à Richmond.

En tout cas, moi je ne le savais pas jusqu’à samedi où je suis allé faire mon pèlerinage mensuel à Bromptonville pour aller voir mon ami Marcel.

Je ne suis pas allé au musée, mais ce n’est que partie remise.

Tibé Gagnon n’avait pas d’auto, mais il avait emprunté celle de son frère Dorilas pour aller aux États voir de la famille.

C’est Jacques Gagnon qui me l’a dit dans un courriel en m’envoyant cette photo.

collection Jacques Gagnon

Jacques avait aussi écrit dans son courriel… date inconnue.

En voici une autre qu’il m’avait envoyé bien avant…

collection Jacques Gagnon

On est en été dans l’État de New York.

Pour le lieu, c’est Jacques qui me l’a dit.

Il avait aussi identifié l’auto.

Une Ford 1937.

La plaque est de 1942.

On a la même voiture!

Une classique…


Source des photos couleurs: http://www.classicoseantigos.com/mostrar-conteudo.php?idtipo=1&id=279

Un mystère de résolu.

Un autre mystère…

Il s’est passé quelque chose d’anecdotique en Angleterre quand Tibé était basé à Little Snoring avec l’escadrille 23 de la RAF.

Jacques avait l’original de cette caricature.

Elle a été faite par Pat Rooney.

Cliquez sur mon article de mon blogue No. 23 Squadron.

On se demande encore ce qui a bien pu se produire pour que cela soit immortalisé par ce célèbre caricaturiste.

En tout cas, on sait que ça s’est passé en 1945…

Pat Rooney 1945.

En passant, Marcel ne connaît pas la dame avec Tibé.

Je vais le demander à George Stewart qui a été dans la même escadrille que Tibé en décembre 1944 à Little Snoring.

On ne sait jamais…

En juin dernier, je lui ai demandé si je pouvais leur rendre une petite visite question de parler d’Eugène Gagnon.

Dans la vie, il faut oser demander…

On se repogne…

Eugène Gagnon, 28 mai 1921

Eugène est né le 28 mai 1921.

Il est décédé dans un accident d’avion le 21 octobre 1947. Il pilotait un Republic Seabee un avion amphibie comme sur cette video sur You Tube.

collection Jacques Gagnon

En voici une autre…

Je vous raconterai cet accident en octobre prochain, car j’ai encore beaucoup d’information de son neveu Jacques.

La vie d’Eugène Gagnon intéresse probablement peu de gens.

On n’a pas baptisé de pont en son honneur bien qu’il ait passé sous le pont de Bromptonville avec un avion après la guerre.

Légende urbaine?

Ça reste à vérifier.

Il aurait aussi passé entre les deux clochers de l’église de Bromptonville.

Légende urbaine? 

Légende ou pas, Tibé, car c’était son surnom, était un sacré pilote.

Il devait être vraiment bon pour voler sur des Mosquitos de la RAF. Seuls les meilleurs pilotes volaient sur de tels avions.

collection George Stewart

Voler à 200 ou 300 pieds du sol à 400 milles à l’heure dans ce bimoteur au-dessus du territoire ennemi, en pleine nuit…

Pas une fois, mais près de 30 fois.

Ça prend un sacré courage…

Ça mérite bien qu’on nomme quelque chose en son nom.

Une cabane à sucre peut-être…?

Eugène n’était nullement un héros ou alors il l’était tout autant que tous ces Canadiens-français qui sont allés de l’autre bord comme deux oncles de ma femme. Un a été blessé sur les plages de Normandie le 6 juin 1944 et l’autre a été un des 42 marins rescapés par le destroyer Haida lors du naufrage du destroyer canadien l’Athabaskan le 29 avril 1944.

Les vétérans ne parlent pas. Leur souffrance est trop grande. C’est bien connu.

J’ai déjà écrit sur des héros oubliés dans mon autre blogue Souvenirs de guerre… les frères Rousseau de Montmagny. Les frères Rousseau n’ont jamais parlé. Philippe est mort le 6 juin 1944 et Maurice autour du 17 septembre 1944.

Oubliés ici, mais pas en Europe.

Certains Canadiens-français ont décidé de rester de ce bord-ci pour différentes raisons.

Ce n’est pas à nous de juger.

Cela a causé bien des dissensions dans les familles.

Cela a dû  aussi en causer à Bromptonville où Eugène vivait avant la guerre.

Voici d’autres photos de la collection de Jacques Gagnon.

Jacques préserve précieusement la mémoire de son oncle et partage ses photos.

collection Jacques Gagnon

Avant la guerre, Eugène était le secrétaire personnel de J.-A. Desfossés, le célèbre guérisseur.

C’est Joseph Anatole Desfossés qui possédait cette belle voiture.

collection Jacques Gagnon

Une belle Oldsmobile 90 1940.

C’est Jacques Gagnon qui me l’a dit.

J’ai trouvé des photos d’Eugène à la bibliothèque municipale de Bromptonville quand je suis allé à Bromptonville.

Tibé y a fait ses études.

J’avais écrit un petit article rapide.

Cliquez pour voir les photos. 

À la prochaine.

Un petit retour aux sources

Ma prochaine série d’articles, qui sera publié les lundis, portera sur la généalogie d’Eugène Gagnon un vétéran de la Deuxième Guerre mondiale dont je parle sur d’autres blogues. 

Voici des photos de la maison de son ancêtre.

C’est la Gaignonnière.

Je les ai trouvées sur ce site. 

J’ai écrit au propriétaire du site, car il se posait une petite question sur son ancêtre Prosper Gagnon.

J’ai trouvé la réponse.

Je n’ai pas eu de retour d’appel…

Revenons à Eugène qui est le descendant de Barnabé Gaignon et de Françoise Creste.

Ce Barnabé est l’ancêtre des Gagnon d’Amérique, du moins je pense, car je n’ai pas fait de recherches poussées.

Je vous ai présenté la dernière fois les parents d’Eugène, Pierre Gagnon et Georgina Garneau.

collection Jacques Gagnon

Voici maintenant ses grands-parents.

collection Jacques Gagnon

Ce sont François-Xavier Gagnon et Philomène Nolet.

Pourquoi j’écris tout ça?

La passion d’écrire sur les ancêtres et de regarder des photos anciennes.

Je sais que Jacques Gagnon comprendra ma passion pour les photos anciennes.

On se revoit lundi, car demain ou mercredi, si j’ai le temps, je vous parlerai d’une Américaine qui a retrouvé ses racines au Québec.

Un commentaire qui arrive au bon moment

Raymonde m’a écrit un petit commentaire…

Bonjour Pierre,

Comme on dit tu amènes l’eau au moulin…

Curiosité, je me demande de qui descend ce M Gagnon. Pierre Gagnon et sa mère Georgina Garneau… des fois qu’il serait plus proche que je crois.

A-t-il des liens avec Ste-Anne-des-Plaines?

Merci.

C’est vrai des fois je me perds des fois.

Je ne peux pas suivre, mais je ne peux passer une journée sans aller voir.

Hi hi…

Raymonde Gagnon

Je n’ai pas répondu personnellement à Raymonde, mais je vais le faire ici…

Bonjour Raymonde,
Ce M Gagnon et son père Pierre Gagnon sont des descendants du même ancêtre que toi…

Barnabé Gagnon et Françoise Creste.

Les liens avec Ste-Anne-des-Plaines sont fort éloignés.

Quant à te perdre des fois sur mon blogue, ne t’inquiète pas ça m’arrive souvent…

Des fois, j’ai même de la misère à me suivre, mais j’arrive toujours à mon but.

La preuve mon article sur la convergence qui a dû mêler des gens pas à peu près.

Demain, je m’en vais virtuellement à Burlington au Vermont.

Un petit voyage dans le temps.

Et lundi,  je te raconte la belle histoire d’Eugène Gagnon ton petit petit… petit cousin. Tu vas aimer ça.

On aura plein de photos, car j’ai rencontré sur ma route son neveu Jacques, une homme ordinaire extraordinaire tout comme sa conjointe d’ailleurs.

Je sais aussi Raymonde que tu fais partie de cette catégorie de personnes juste à lire tes commentaires.

Une personne ordinaire extraordinaire.

Je voulais juste te le dire.

J’espère que tu n’as pas de la misère à suivre ce que je veux te dire et que tu vas continuer à me suivre sur mon blogue.

En passant, je parle de la carrière militaire d’Eugène Gagnon sur mon blogue Souvenirs de guerre et No. 23 Squadron.

Si tu les lis, alors là aussi tu dois te perdre des fois. Pour finir, une autre de mes lectrices ordinaires extraordinaires m’a envoyé un lien sur la vie d’Irena Sendler.

Clique ici à moins que tu connaisses aussi mon autre blogue.

Si tu ne le connais pas, alors commence par le premier article.

Je parle de l’oncle de ma femme qui lui aussi est allé à la guerre comme Tibé Gagnon et de plein d’autres personnes.

Au plaisir de te relire…

Le petit Pierre du 4369 Mentana en 1954…


Convergence…

On parle beaucoup de convergence dans les médias par les temps qui courent…

Je vais donc sauter sur l’occasion et en profiter pour vous parler de la famille d’Eugène Gagnon, ce héros méconnu de Bromptonville dont je parle abondamment sur mon blogue Souvenirs de guerre et sur celui du No.23 Squadron l’escadrille de la RAF pour laquelle il a volé durant la guerre de décembre 1944 à mai 1945.

Si je vous en parle ici, c’est que je ne pourrai pas tout mettre ce que je sais dans mes articles sur mon autre blogue Souvenirs de guerre.

Voyez-vous, je m’attarde surtout à sa vie durant le guerre 1939-1945 dans mon autre blogue et j’essaie de trouver des gens qui l’auraient connu ou des gens qui auraient connu des gens qui l’ont connu.


Eugène Gagnon à St. Catharines en juillet 1941

C’est Marcel Bergeron, cet autre héros méconnu de Bromptonville, qui a connu Eugène Gagnon qui m’a mis en contact avec son neveu Jacques.

Marcel Bergeron

Je vous présente Eugène Gagnon, mais cette fois-ci, avec sa petite cousine Roselle Mercier dont on connaît peu de choses pour l’instant.


collection Jacques Gagnon


Cette photo est prise vers 1923-1924 puisqu’Eugène semble n’avoir que deux ans tout au plus. Roselle aurait autour de 6 ou 7 ans et serait une cousine du petit Eugène.

J’en connais beaucoup plus maintenant sur la vie d’Eugène Gagnon grâce à la collection de photos de son neveu Jacques Gagnon.

Voyez-vous c’est grâce à mon blogue Souvenirs de guerre que j’ai fait la connaissance de Marcel Bergeron et de Jacques Gagnon.

Son oncle Eugène a toujours été son héros tout comme Eugène a été le héros de Marcel quand Marcel avait 18 ans.

Jacques se rappelle la fois qu’Eugène l’a amené faire un tour d’avion. Marcel aussi et m’avait tout raconté.

Jacques a été chroniqueur automobile pour le journal La Presse où il a signé plusieurs centaines de chroniques sur l’automobile..

Jacques est un passionné de voitures anciennes comme je suis un passionné de généalogie et de blogues.

Il a aussi écrit trois livres aux Éditions de l’Homme sur les voitures anciennes.

De petits bijoux!

N’allez pas surtout penser que je veuille en faire ici la promotion, car ces livres ne se retrouvent plus sur les tablettes des librairies.

Tout est épuisé.

C’est dommage.

Par contre, j’ai eu une sacré veine…

Je viens de trouver les deux premiers tomes.

Le tome I était en vente sur Amazon.

Le tome II était en vente sur E-Bay.

Le tome III…?

Je l’ai eu en cadeau.

C’est Jacques qui me l’a offert.

Je pense qu’il était content que je lui parle de la carrière militaire de son oncle Eugène. Voyez vous, Jacques ignorait presque tout de celle-ci.

Moi, j’ignorais tout de la vie d’Eugène Gagnon avant la guerre.

Eugène Gagnon a piloté des Mosquitos durant la guerre et j’ai fait venir son dossier militaire. J’ai aussi correspondu avec Peter Smith, le fils d’un pilote anglais qui avait volé dans la même escadrille de la RAF qu’Eugène Gagnon. C’est grâce à Peter que j’ai fait la connaissance de George Stewart qui a volé avec Eugène Gagnon et qu’il a connu. C’est grâce à moi que George Stewart a renoué connaissance avec les enfants de son navigateur Paul Beaudet.

Toute l’histoire est sur mon blogue N0.23 Squadron.

Je pourrais écrire un livre sur mes recherches afin de retracer Eugène Gagnon.

collection Tom Cushing via Peter Smith

Pour en revenir à Eugène, il est né à Weedon le 28 mai 1921.

Son père est Pierre Gagnon et sa mère Georgina Garneau.

collection Jacques Gagnon

Pierre quittera ce monde en 1938. Il ne verra pas son fils partir à la guerre le 8 février 1941.

Eugène ira retrouver son père le 21 octobre 1947.

collection Jacques Gagnon

Après avoir survécu à 33 missions au-dessus de l’Allemagne, il perdra la vie dans l’écrasement d’un avion de la Sherbrooke Airways.

L’histoire de cet accident est ici.

Vous pourrez la lire.

Moi, je vous parlerai plutôt de ses ancêtres et de sa famille grâce aux photos que Jacques a su conserver comme l’a fait la grand-tante Germaine d’Yvon Lauzon.

Jacques a vraiment de la veine de posséder ces photos.


collection Jacques Gagnon


En passant, Yvon Lauzon a lu mes articles sur son ancêtre Joseph Haynes.

Il pensait que je blaguais. Je me demande où il est bien allé chercher ça.

Cliquez ici à vos risques et périls.