Une petite bière avec ça… prise 3

J’avais vraiment eu de la chance en septembre 2010 quand j’avais mis la main sur ce petit livret…

Il m’avait été donné par monsieur Corbeil, mon mitrailleur de l’escadrille 425 Alouette.


 

J’avais numérisé toutes les pages.

Voici la deuxième de couverture…

 

Je voulais tous vous les présenter…, mais mon projet était tombé à l’eau.

 


Ça m’aurait pris presque trois ans.

Rien que ça… pendant 142 semaines.

Prémonition?


Sauf que, quand l’occasion se présentait de vous présenter un ancêtre…

Je le faisais avec douceur…

J’ai bien cherché les auteurs à part la compagnie Labatt. Les dessins sont de E. Sénécal à qui je rends hommage en les mettant en ligne.

Je les mets ici, car il me restait encore un peu de place sur le serveur de WordPress. Certains dessins n’ont pas été édités, ce que je ferai quand l’occasion se présentera.

Pierre Blanchet: Prise 2

Un commentaire vient d’arriver concernant la famille Blanchette…

Je suis Cécile Blanchette. Mon père est Victor Blanchette, son père Thomas Blanchette. Je ne sais pas comment faire mes recherches.

À suivre.

En attendant, vous pouvez lire mon billet sur l’ancêtre.

Début

Pierre Blanchet est l’ancêtre de la conjointe de quelqu’un qui m’a téléphoné dernièrement de Rimouski.

Il avait fouiné sur Internet et avait trouvé mon nom comme par hasard.

Il a pris une chance de me donner un coup de fil. 

 

Ce serait long à raconter bien que ce serait fort intéressant. 

Suite à notre conversation téléphonique, j’ai remarqué qu’il avait été lui aussi piqué par le moustique de la généalogie.

Il avait trouvé ses ancêtres et il voulait maintenant trouver les ancêtres Blanchet de sa conjointe.

Il était comme bloqué avec un François-Xavier.

Je n’ai donc pu résister à lui apporter mon aide…

J’ai bien fait de l’aider, car nous sommes reliés d’une certaine façon.

Léo Paul Lagasse, le petit-fils de Pierre Lagacé, le frère de mon arrière-grand-père Stanislas Lagacé, a marié Rose-Bella Blanchette, une descendante de Pierre Blanchet. 

 

 J’te l’avais dit mon frère Pierre que mon arrière-petit-fils Pierre était pas mal fort en généalogie…

 Voici Léo Paul Lagasse avec sa famille… 

famille de Julian Wilfred Lagasse, conducteur de train

Le petit Léo Paul est à l’extrême-gauche.

Nous serions en 1915 environ. C’est ma petite cousine Sandy qui m’a envoyé cette photo.

Revoici son père Julian Wilfred…

Il est le dernier à l’extrême-droite.

 J’vous l’avais dit les gars qu’il était pas mal fort…

J’aide les gens, car moi aussi j’ai eu beaucoup d’aide… et je sais que ça fait toujours plaisir.

Voici d’autres informations fort intéressantes sur Pierre Blanchet que j’ai prises sur Internet…

Pierre Blanchet, l’ancêtre de tous les Blanchet et Blanchette d’Amérique, est né vers 1646, originaire de St-Omer-de-Rosières en Picardie, fils de Noël Blanchet et Madeleine Valet.

À son arrivée en Nouvelle-France, âgé de 25 ans, il est tisserand de métier et habite, comme engagé, chez Simon Lefebvre, à la côte de Notre-Dame-des-Anges, près de la rivière St-Charles, à  l’est de Québec. Nous ignorons les conditions de son engagement et les raisons qui ont motivé sa venue arrivée en Nouvelle-France, vers 1667.

Pierre Blanchet est présenté à la famille Fournier, possiblement par Simon Lefebvre, son troisième voisin. Guillaume Fournier découvre les qualités de Pierre Blanchet. Ce dernier s’éprend de l’aînée de ses filles, Marie Blanchet. Guillaume Fournier met à l’épreuve le prétendant en lui confiant l’exploitation d’une terre de son domaine, non loin de Charlesbourg. L’expérience est concluante et le seigneur de St-Joseph donne sa fille de 14 ans en mariage. Marie Fournier est par sa mère, Françoise Hébert, l’arrière-petite-fille de Louis Hébert, le premier colon canadien. Le contrat de mariage est signé le 3 octobre 1669. Le père donne à sa fille une vache à lait et à son futur gendre " l’habitation qui tient lieu de St-Joseph ". Pierre, de son côté, avantage sa future de 400 livres en cas de décès et de 200 livres à prélever avant tout autre partage.

Le futur mari travaille à l’embellissement de la cabane qui lui sert de demeure près de la St-Charles. Et c’est là que, le 17 février 1670, Marie et Pierre, après la bénédiction nuptiale reçu à Québec de l’abbé Henri de Bernières, allument leur feu joyeux.

Marie Fournier et Pierre Blanchet fondent une belle famille de 16 enfants, mais, décimée par la mortalité infantile, car seulement sept enfants atteignent l’âge adulte : deux filles, Marie-Madeleine et Françoise, et cinq garçons, Pierre, Guillaume, Jean et Louis qui laissent des descendants et, finalement Simon, qu’on dit déficient. Durant une même année, soit en 1681, 3 enfants sont conduits au cimetière du Cap-St-Ignace.

La terre donnée par le beau-père Fournier est trop petite, Pierre Blanchet reçoit, le 13 octobre 1671, de Louis Couillard de Lespinay " six vingt arpents de terre en haut bois, de trois arpents de front sur le fleuve St-Laurent sur quarante de profondeur " dans la seigneurie de la Rivière-du-Sud, à la Pointe-à-la-Caille, aujourd’hui St-Thomas de Montmagny. Pierre trime dur sur sa ferme de Pointe-à-la-Caille. Il élargit même ce domaine de 4 autres arpents de front. À la fin de l’été 1681, Pierre, sa femme et 5 enfants sont recensés. Le chef de famille Blanchet déclare posséder un fusil, 7 bêtes à cornes et 8 arpents de terre en culture. Il vit dans une maison de colombages. Plus tard, il obtient un lot de 5 arpents de largeur par 40 de profondeur à St-Pierre de Montmagny, près de la rivière.

À sa mort, en avril 1709, Pierre Blanchet laisse 64 arpents de " terre faite " dont 9 arpents à St-Thomas et 55 à St-Pierre, des biens immeubles pour 810 livres, 10 sols et 6 deniers. Il y a deux grands bsufs à l’étable, l’un noir et l’autre rouge, 7 vaches, 5 cochons, 4 oies, 7 poules et un coq. Il faut ajouter en plus de sa vieille maison de colombages de St-Thomas, une " mayson de quarante pied de lont de piesse sur piesse " à St-Pierre.

Quelques jours avant sa mort, il offre à la paroisse six arpents de son bien pour la construction de l’église de St-Pierre. Il donne également un arpent de front pour l’instruction de son benjamin, Louis Blanchet âgé de 8 ans à l’époque, dans l’espoir peut-être qu’il devienne homme d’église. Ses dernières volontés ne sont par réalisées selon ses prévisions. L’église de Saint-Pierre déserte en 1785 la terre des Blanchet pour passer sur l’autre rive de la Rivière-du-Sud. C’est en l’honneur de Pierre Blanchet d’ailleurs que la paroisse fut mise sous le patronage de saint Pierre le 14 janvier 1713.

À sa mort, Pierre Blanchet laisse un riche héritage à ses descendants : une terre et des biens qu’il a fait fructifier par son dur labeur et des valeurs humaines à perpétuer.

http://www.smartnet.ca/users/roberochon/blanchet.htm

J’ai envoyé tout ça à mon interlocuteur de Rimouski et encore plus, sauf des photos…

Fin

 

Toujours vivant…

Et toujours aussi passionné. 

Je ne traduis pas pour l’instant.

Cliquez ici.

Je peux par contre faire un petit résumé.

Une descendante de Bertha Lagasse Austin m’a écrit la semaine dernière. Sa grand-mère Elizabeth est décédée en décembre dernier et elle a découvert mon blogue Our Ancestors, car j’avais parlé de Bertha Lagasse dans ce billet. Ce fut le début d’une belle rencontre virtuelle avec une 2e cousine à deux générations.

Nous partageons le même ancêtre.

Dennis Lagasse II

Dennis Lagasse II

Elle est reliée à moi par le frère de mon grand-père.

Dennis Lagasse Junior

Dennis Lagasse III

Dennis Lagasse IV m’avait envoyé une centaine de photos en décembre 2011 dont celle-ci.

picture from Dennis 1

Bertha est sur cette photo de famille. Elle serait aussi sur celle-ci où on voit mon arrière-grand-père Dennis II.

Who's Who Dennis Lagasse II

On se repogne.

Les cimetières catholiques de Bristol

Comme je le disais la dernière fois…

Je ne rate jamais une occasion d’aller rendre visite à mon petit cousin Joe, de visiter un cimetière ou de répondre à un message laissé sur mon blogue Nos ancêtres ou sur sa version américaine Our Ancestors.

Judy Giguere, une petite Américaine de Bristol au Connnecticut, m’avait écrit ceci il y deux semaines.

Not sure if I can help.
Jules Moquin was my great-grandfather.
He was born in Canada, married Marie Dube.
I believe there are Lagaces somewhere in the family line, but I’m not sure where.
Can you, or anyone else offer any insights on Jules and Marie?

Judy

Je traduis…

Pas certaine de pouvoir aider.
Jules Moquin était mon arrière-grand-père.
Il est né au Canada et il était marié à Marie Dube.
Je crois qu’il y a des Lagacé quelque part dans la famille, mais je ne suis pas sûre où.
Pouvez-vous, ou quiconque m’éclairer au sujet de Jules et Marie?

Judy

Ça fait longtemps que je cherche des informations sur Lillie Lagasse, la soeur de mon grand-père Léo Senior que l’on voit ici vers 1933 avec ses deux fils Léo et le petit Marcel.

Léo Senior était le plus jeune d’une famille de 13 enfants. Sa grande soeur Lillie est née le 19 mars 1875 à Colchester au Vermont.

Son père Dennis Lagasse était scieur de bois.

Il a travaillé fort toute sa longue vie de 84 ans mon arrière-grand-père Stanislas, tout comme son père Stanislas lui aussi décédé à 84 ans.

Ils sont probablement enterrés au cimetière de St. Thomas. Je n’ai pas trouvé de monument, mais je sais que deux frères de mon grand-père Léo Senior le sont.

Stanislas Lagassey III…

Et Anthony…

Lillie Lagasse doit aussi y être, tout comme son mari Eugène Dubé.

Ça, je vais le demander à mon nouveau petit cousin Ray Dube, leur petit-fils! C’est grâce à Judy que j’ai pu le retracer.

Visite de cimetières

Je ne rate jamais une occasion d’aller rendre visite à mon petit cousin Joe, de visiter un cimetière ou de répondre à un message laissé sur mon blogue Nos ancêtres ou sur sa version américaine Our Ancestors.

C’est le cas de Judy Giguere, une petite Américaine de Bristol au Connnecticut.

Pour une fois que je n’effraie pas quelqu’un aux États avec ma douce folie de nos ancêtres.

Toute cette histoire a commencé par ce petit message laissé le mois dernier sur mon blogue Our Ancestors.

Not sure if I can help.
Jules Moquin was my great-grandfather.
He was born in Canada, married Marie Dube.
I believe there are Lagaces somewhere in the family line, but I’m not sure where.
Can you, or anyone else offer any insights on Jules and Marie?

Judy

Je vous traduis ça la prochaine fois et je vous parle de ses ancêtres.

Une petite bière avec ça… prise 2

J’ai vraiment eu de la chance quand j’ai mis la main sur ce petit livret…


 

J’avais numérisé toutes les pages.

Voici la deuxième de couverture…

 

Je voulais tous vous les présenter…, mais mon projet est tombé à l’eau.

 


 

Ça aurait pris presque trois ans.

Rien que ça… pendant 142 semaines.


Sauf que, quand l’occasion se présente de vous présenter un ancêtre…

Tadam!

Maintenant la lecture de ceci a bien meilleur goût…

Au moment où vous lirez ces lignes…

Je serai au site historique de la bataille de Châteauguay.

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que je savais très peu de choses sur cette bataille.

Le 26 octobre 1813, les troupes canadiennes commandées par Charles-Michel de Salaberry remportent une importante victoire sur l’armée d’invasion américaine du général Wade Hampton. Le théâtre de cet affrontement se situe sur les berges de la rivière Châteauguay, à 50 kilomètres au sud-ouest de Montréal près de la frontière américaine. Le lieu historique national de la Bataille-de-la-Châteauguay commémore l’importance de ce fait d’armes ainsi que le rôle joué par les combattants pour la défense du Canada.

Le premier ministre Harper non plus je suppose. Le gouvernement Harper a donc mis les bouchées doubles pour instruire le petit peuple à coups de millions.

Ce qu’on ne ferait pas pour faire revivre notre histoire!

La guerre de 1812, un point tournant dans notre histoire du Canada.

Rien de moins sûr.

Certains historiens s’insurgent timidement.

Qui donc écrit l’histoire?

Là est la question.

L’histoire sert avant tout les gens au pouvoir et on peut lui faire dire n’importe quoi.

C’est ce que j’ai fait avec mes Belles Histoires du petit village au Sud des Pays d’en Haut. Elles avaient été écrites sur mon ancien blogue que j’essaie de faire revivre ici quand l’occasion se présente.

J’avais laissé libre cours à ma douce folie comme celle de l’histoire des Jeux olympiques de Ste-Anne-des-Plaines en 1876.

Pur délire historique! Je vous mettrai ça en reprise cet été durant les Jeux de Londres.

Quant à ma petite visite au site historique, je vais vous prendre plein de photos just in case que vous n’êtes pas trop sorteux ou pas trop fédéraliste.

On se repogne.

Oups, en passant…

Source

Bonne fête Canada

Note…

J’ai dû changer mes plans.

Je ne suis pas au site historique finalement. J’ai eu de la belle visite… Devinez qui est venue voir son grand-père pour la fête du Canada…

Excusez le retard

J’espère juste que vous n’êtes pas rivé à votre ordinateur depuis le matin en attente de mon article…

Une descendante de Pierre Gauthier dit Saguingoira, l’ancêtre de Sophie Gauthier, s’est manifestée en fin de semaine et j’avais un ti-peu de recherche à faire. Elle avait tardé à me répondre suite à son courriel et aux informations que je lui avais envoyées il y a 15 jours.

Hello!

I was wondering if your family tree is possibly related to me so I can research my ancestors. My Grandpa was Llyod Marshal Seymour born 1889 and died 1946. He had a daughter Viva Mary Seymour. Unfortunately this is all the information I have besides they lived in Michigan. Are they connected to your family tree?

Tout ça, on le doit grâce à Michel Lauzon, un fin limier…

Michel m’avait écrit un message il y a fort longtemps…

Marie-Rose Gauthier avait aussi une sœur nommée Sophie. Celle-ci épouse Jean-Baptiste Couture le 17 novembre 1845 à la basilique Notre-Dame de Montréal.

Ils demeurent à Coteau-du-Lac, puis déménage aux États-Unis… Ils semblent avoir fait leurs vies dans l’état de New-York… Jean-Baptiste Couture devient John Seymour… et Gauthier semble devenir… Gokey.

Si je trouve autre chose, je te ferai parvenir…

Amuse-toi bien…
À la prochaine

Michel Lauzon

Un vrai devin que ce Michel!

Une belle aventure qui commence…, car des descendants de John Seymour et Sophie Gokey ont découvert mon site Ancestry sur les ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines.

J’ai trouvé la fille et la petite-fille de l’arrière-petite-fille de Sophie Gauthier et Jean-Baptiste Couture (John Seymour). J’espère juste qu’il comprenne ma douce folie pour la généalogie.

This will never stop…

La guerre de 1812

Je ne suis sûrement pas le seul à en savoir si peu sur la guerre de 1812.

On doit donc une fière chandelle au gouvernement Harper de mettre à l’avant-scène ce conflit qui a eu lieu il y a 200 ans.

Les célébrations ne semblent pas faire l’unanimité par contre.

Le gouvernement conservateur a pris les grands moyens pour marquer le bicentenaire d’une guerre méconnue, celle de 1812. Un conflit absolument fondamental dans l’histoire canadienne, dit Ottawa. Vraiment ? Les historiens n’adhèrent pas tous à cette lecture.

La guerre de 1812 connaît ses heures de gloire au Canada. Elle sera au coeur des célébrations du 1er juillet sur la colline parlementaire. Elle est l’objet d’une vaste exposition au Musée canadien de la guerre. Elle a son application iPad et ses pièces de monnaie. Elle aura son monument commémoratif et sa « campagne de sensibilisation » nationale. Deux cents ans plus tard, c’est le triomphe.

En dévoilant dans les derniers mois le programme des célébrations – dont la facture officielle est de 28 millions -, le ministre du Patrimoine canadien a souvent répété que « le Canada n’existerait pas si l’invasion américaine n’avait pas été repoussée durant la guerre de 1812 ». Ainsi les conservateurs font-ils de ce conflit entre les États-Unis et le Canada un jalon crucial de l’histoire canadienne.

Source Le Devoir

Si le sujet vous intéresse, continuez votre lecture ici.

Les activités soulignant le bicentenaire de la guerre de 1812 sont officiellement lancées. Des dizaines de millions de dollars seront dépensés pour convaincre les Canadiens que 1812 conduira à 1867. Une erreur historique montée en épingle sans vergogne par les conservateurs. 

Le Devoir fait bien ses devoirs.

Bien sûr Le Devoir n’est pas le seul… 

Je me demande qui croire dans toute cette histoire…

Le coup de La Gâchette… Prise 2

André Mignier dit La Gâchette était un soldat du régiment Carignan Salières. La Gâchette était son surnom, comme le surnom Larose était celui de François Guire dit Larose.

Eh ! Salut Larose…

Je suis certain qu’André avait tout un sens de l’humour.

Si le surnom La Gâchette venait de la gâchette du mousquet d’André Mignier selon ce qu’on en déduit sur ce site…

Depuis l’arrivée de notre ancêtre André Mignier en terre québécoise, notre patronyme a changé plusieurs fois d’épellation au gré des écritures des notables qui le reproduisaient par la consonance.

Le nom de guerre.

L’usage des surnoms était fréquent à cette époque. Presque partout, les surnoms militaires revêtaient un caractère officiel; ce surnom était mentionné dans les pièces administratives de l’individu. Souvent, il remplaçait le patronyme. L’attribution d’un surnom conserve souvent un aspect personnel: “ que la recrue propose son nom de guerre, que le recruteur ou l’état-major lui en donne un, inspirés par un trait propre à l’intéressé. D’une manière générale, les circonstances, les causes accidentelles, l’ironie, l’antiphrase, jouaient un rôle considérable dans l’attribution des surnoms”. Ainsi, les noms de guerre pouvaient rappeler soit des prénoms et patronymes, soit l’origine, le métier, le passé militaire, soit des noms de végétaux, soit des caractéristiques personnelles. “Dans la même compagnie, à un moment donné, il n’y avait jamais deux noms de guerre identiques”. Franc-tireur, selon la monographie de Jean Lagassé, on surnomma André Mignier “ La Gâchette”, qui devient rapidement Mignier dit Lagacé.
La grande majorité des descendants d’André Mignier dit “La Gâchette” portent aujourd’hui le nom de Lagacé bien que, dans la région du Lac Saint–Jean, un certain nombre ont gardé le nom de Menier ou Minier. Au Nouveau-Brunswick et aux États-Unis, ils écrivent Lagasse sans accent ou encore Lagacy, Legacy, Legasey ou Legassie. Au Québec, on retrouve aussi des Lagassé, des Meunier dits Lagacé, des Meunier dits Lagassé, des Migner.

Jean-Guy Lagacé 1939-2006

Fils de Michel Mignier et de Catherine Masson, André vécut ses premières années à Bois Plage sur l’Île de Ré, dans l’Océan Atlantique, qui se trouve à 3 kilomètres de la Rochelle en France. Malgré qu’aucun acte de naissance n’ait été retrouvé, plusieurs recensements attestent que notre ancêtre serait né en 1640. C’est de là qu’il s’embarqua dans une aventure qui devait donner naissance aux familles Lagacé, Lagassé et certains Legacy en plus de perpétuer le nom de Migné sous les appellations de Mignier, Minier et même parfois Meunier. Engagé de dernière minute dans la compagnie de Berthier du régiment de l’Allier, c’est le 24 février 1664 qu’André monte à bord du « Brézé » qui, sous le commandement d’Alexandre de Prouville, Marquis de Tracy, partait vers les Antilles avec pour mission « d’y rétablir le bon ordre et y faire régner la justice du roy de France ». Reprenant la mer avec le titre de Lieutenant général des territoires du Nouveau Monde, le seigneur de Tracy dirige ses troupes vers la Nouvelle-France pour les unir avec le régiment de Carignan-Salières, afin de soumettre les Iroquois qui menacent la colonie.
Le 30 juin 1665, André débarque à Québec avec le surnom de « La Gâchette » que lui ont donné ses camarades de régiment. Il ne retournera jamais en France. Réformé en 1668, il obtient l’autorisation de s’établir au pays. Le 10 octobre 1668, devant le notaire Leconte, notre ancêtre reçoit une concession de Dame Guillemette Hébert, fille de Louis Hébert et veuve de Guillaume Couillard. Cette terre est située à Charlesbourg. Le 23 octobre de la même année, dans l’église de Notre-Dame de Québec, l’Abbé Henri de Bernières bénit l’union d’André Mignier et de Jacquette Michel, une jeune veuve, « Fille du Roy », originaire du village de Ste-Catherine-de-Ré à quelques kilomètres de l’endroit où a grandi André. De 1668 à 1686 la famille se développe à Charlesbourg, où André défriche tant bien que mal les terres dont il a la responsabilité. Il semble qu’il préfère suivre son goût pour l’aventure en accompagnant Michel Leneuf de La Vallière qui emmène avec lui quelques colons des environs de Québec et de Trois-Rivières à Beaubassin, où il établi un poste de fourrures sur sa seigneurie. Suite à la signature d’un bail avec Charles Aubert de la Chesnaye, André et sa famille s’installe à la Rivière-Ouelle, dans la région de Ste-Anne-de-la-Pocatière où il passe les 40 dernières années de sa vie. André s’éteint à l’âge de 89 ans le 4 février 1729. Il aura survécu 19 années après le décès de son épouse. Ce sera par ses fils André et Michel que se propagera notre patronyme.

Jacques Lagacé

D’où viendrait le surnom de Larose…?

Bonne question. Les paris sont ouverts.

Fran Larose doit avoir pas mal hâte que je parle de son ancêtre François Guire depuis qu’elle s’est manifestée sur mon blogue.

Je le ferai rapidement demain, car aujourd’hui c’est la première fois qu’on fête en famille la fête des grands-pères.

Pour finir et vous faire sourire, j’avais déjà trouvé ceci sur un site qui parlait de mon ancêtre…

Déguisement porté par André Mignier lors de l’Halloween en 1666

La morale dans cette histoire…

Il ne faut pas croire tout ce qu’on trouve sur Internet.

La preuve! 

En passant, Denis si tu lis cet article sur mon blogue, j’ai adoré notre petite conversation hier chez mon ami Marcel.

On se repogne…