Une belle amitié

Paul nous a quittés il y a de cela trois ans jour pour jour.

C’était le 31 janvier 2009.

Les vrais amis sur lesquels on peut compter, on peut compter ça sur les doigts de la main. Avant d’en rencontrer des vrais, on doit rencontrer plein de faux-amis. J’en ai rencontré plein sur mon chemin de Damas… et ça continue.

Ça fait partie de la vie.

Je suis peut-être plus vulnérable que d’autres par contre côté naïveté. Ce n’est pas grave, car ça me permet d’avancer en avant et non d’avancer en arrière.

Je suis maintenant plus à l’écoute de ce petit enfant à l’intérieur.

Chemin faisant, j’ai donc fait la rencontre de Paul Montpetit. On était en 2008 vers le mois de septembre. J’ignorais qu’il était mon 8e cousin tout comme j’ignorais que son ancêtre avait été mangé par les Iroquois!

Paul vivait à Victoria, et moi, à Ste-Anne-des-Plaines. Il m’appelait presque tous les jours et on rigolait de nos ennuis sur le site de généalogie où nous étions tous deux membres.

Paul a cessé de rigoler à partir d’octobre 2008.

J’ai su pourquoi en janvier 2009. Un cancer venait de l’emporter. Ce cancer a emporté avec lui tous ses souvenirs, mais il m’en avait confiés beaucoup tout comme ses précieuses photos.

Celle de sa maman Rachel Plante.

De son papa Georges Montpetit.

De sa soeur Andrée.

Et une bonne centaine d’autres.

Paul partageait tout avec moi, ses ancêtres et ses photos, ses anecdotes, ses frustrations avec le site, et ses souvenirs de guerre.

Eh oui! Il avait été marin dans la Marine canadienne.

Paul Montpetit en 1954

En 2008, je ne savais pas que le bateau sur lequel servait l’oncle de ma femme avait été torpillé le 29 avril 1944 au large des côtes françaises. Paul et moi on aurait pu en jaser…

Cette semaine je vais la consacrer à mon ami Paul et je vais parler de lui. Tout en douceur comme il l’était, et comme l’était sans doute sa maman. J’en ai aucun doute. On va mettre de côté nos mauvais souvenirs et se concentrer sur le beau côté de la vie.

On avance en avant.

Mon ami Paul

J’avais écrit cet article sur mon ancien blogue hébergé sur Branchez-vous.com

Branchez-vous qu’ils disaient…

J’étais loin de me douter qu’ils abandonneraient tous les blogueurs et toutes les blogueuses.

L’abandon, moi j’ai de la misère avec ça.

C’est pourquoi j’ai de la misère à arrêter de vous écrire.

C’est comme oublier que les autres existent.

Branchez-vous nous met ce petit message.


Ils ont même le culot de nous dire que c’est un message important en plus.

Pour ajouter à l’insulte, ils nous invitent à consulter et commenter les articles du portail…

On repassera!

Il y avait donc un petit quelque chose en dedans de moi qui me disait que je devais remettre mon  article paru en février 2009.

Je ne pense pas par contre vous remettre d’autres articles de mon ancien blogue.

Ce n’est pas une promesse.

Vous ne connaissez trop bien.

J’ai déjà assez de  misère à vous abandonner en fin de semaine.

Voici mon article…

C’est Paul qui m’avait mis ce petit dessin.

Mon ami Paul

1932-2009

Jeudi le 5 février 2009

J’ai eu un courriel hier après-midi. Un de mes lecteurs m’a annoncé le décès de Paul. Il l’a appris en allant sur le site Généalogie du Québec.

Paul Montpetit 1932-2009

La nouvelle a été un choc, mais je me doutais de quelque chose. Paul avait cessé de m’appeler depuis octobre dernier…

La dernière fois, je lui avais parlé des images des registres paroissiaux disponibles sur le site des Mormons. Il n’en croyait ses yeux de voir la qualité et la clarté.

Nous étions le 11 octobre 2008…

J’ai fait la rencontre virtuelle de Paul quand je participais sur le site Généalogie du Québec. Je lui avais envoyé un petit courriel pour lui dire combien belles je trouvais ses photos d’ancêtres.

Nous étions en juillet dernier.

Il avait mis la photo d’Adrien Montpetit, un soldat de la Première Guerre mondiale. C’est Paul qui m’avait parlé du Mémorial virtuel des vétérans.

Adrien Montpetit au centre de la photo prise en 1916

Un jour, il m’a demandé mon numéro de téléphone et j’ai reçu un coup de fil de Victoria. La conversation a été cordiale et assez courte, puis plusieurs autres ont suivi. On pouvait parler pendant des heures de généalogie.

J’ai très peu parlé de Paul dans mon blogue, car il voulait rester « low profile ».

Paul et moi avions trois choses en commun : la passion pour la généalogie, l’école Saint-Barthélémy à Montréal, mais par-dessus tout, on détestait les hypocrites…

Paul avait fini sa 9e année en 1946-1947 à l’école Saint-Barthélémy.

Il m’avait envoyé son certificat…

C’est là que j’avais fait ma 4e année en 1957-1958. On blaguait souvent et on se faisait un point d’orgueil de dire que les meilleurs venaient de cette école…

Paul m’a envoyé plusieurs photos, dont celle-ci.

C’est la photo des finissants de 9e année. Paul est le troisième à partir de la droite, juste à côté de l’abbé Graton.

Il m’avait parlé de son prof préféré, Léopold Gravel, le monsieur au centre dans la troisième rangée.

Léopold Gravel

Paul lui vouait une très grande admiration. Il avait fait la Première Guerre mondiale.

Monsieur Pinsonneault était le directeur.

le directeur

Il était aussi mon directeur en 1957. Paul me disait qu’il était un homme doux et bon.

J’aurais tellement de choses à vous raconter sur Paul et sur sa passion pour la généalogie, mais ce que je veux surtout vous dire, c’est qu’il était très généreux de son temps et de sa personne. Il aidait tout le monde sur le site Généalogie du Québec sans jamais compter son temps.

Quand j’ai quitté ce site, c’est lui qui m’a conseillé d’aller voir le site My Heritage.

Vous savez la suite…

Aujourd’hui, en plaçant sa fiche et celle de ses ancêtres sur mon site Pierre La Gâchette, je réalise que Paul était mon septième petit cousin à une génération.

Pour terminer, voici un de ses premiers courriels…

Paul avait autant le sens de l’humour que le sens de l’honneur.

Bonjour Pierre,

j’ai pensé que tu aimerais voir l’école St-Barthélemy de mon temps.

Les professeurs étaient nos grands amis qu’on respectait et appelait Monsieur. On avait même leur numéro de téléphone.

Son numéro était TA-9107 et il demeurait au 5038 De Laroche.

3e rang à gauche le principal Mr. R. Pinsonneault (good cop) au centre notre professeur Mr. Léo Gravel (vétéran de (1914-1918) le meilleur prof. à droite  Mr F. Lavigne,  assistant principal (bad cop). Disciplinaire qui avait toujours sa grosse strap dans la poche arrière de son pantalon sous son veston. (je n’y ai jamais goûté)

Premier rang au centre l’abbé Graton et à sa droite Paul (moi). C’était mon premier habit acheté au magasin, car auparavant c’est maman qui faisait notre linge (habit recyclé d’une couple de riches mononcles.

Je me souviens que papa m’avait amené sur la Main (rue St-Laurent) où les marchands attendaient les clients sur le trottoir.

On choisit mon habit et papa veut s’assurer qu’elle est pure laine. Il prend un fil en dedans du pantalon et il essaie de le faire brûler. Ok, c’est de la laine. Maintenant c’est le temps de bargainer, mais le marchand veut son prix, finalement on marche vers la porte, mais le p’tit Juif est déjà en avant de nous autres et on s’entend sur le prix.

Tout est diguidou, le marchand a fait une vente, papa a sauvé une couple de piastres et moi j’ai eu mon habit.

The end

Au revoir Paul, tu vas manquer à beaucoup de généalogistes amateurs et ta générosité restera gravée dans nos coeurs.

Sur ce blogue WordPress, j’avais juste fait un petit clin d’oeil à mon ami Paul.

J’avais mis sa photo dans un article avec un lien vers mon ancien blogue.

Cliquez ici si ça vous tente de lire cet article.

Mon article est court et le lien vers mon ancien blogue ne fonctionne plus. Vous apprendrez bien des choses.

Maintenant, je me rends bien compte que ce petit article ne rend plus tellement justice à mon ami Paul pour honorer sa mémoire.

Le 31 janvier 2009, Paul Montpetit est allé rejoindre ses ancêtres que je vous présenterai à compter de demain.

Convergence

Voici un article sur mon blogue Lest We Forget.

Cliquez… 

Je poursuis le même but sur ce blogue, comme sur celui que j’ai depuis mon retour à Hamilton. J’y parle de l’escadrille 403 de la RCAF.

Mon but… Partager le fruit de mes recherches avec les gens.

Rien de plus.

Dimanche soir, le fils d’un militaire, qui a probablement connu Eugène Gagnon, le pilote de Mosquito de la RAF, m’a écrit un commentaire sur ce blogue.

Il avait trouvé mes articles sur la base de Paulson au Manitoba et il m’a parlé un peu de son père qui avait peu parlé de son service militaire. Il était très heureux et fort étonné.

C’est à Paulson au Manitoba qu’Eugène avait été affecté en 1942 avant d’être affecté en Europe avec l’escadrille 23.

Disons que ça m’a fait chaud au coeur de lire son commentaire.

Je voulais juste partager avec vous.

C’est en anglais, mais vous allez comprendre le message.

Ce que je veux partager aussi, c’est que le musée de Bagotville soulignera le rôle de l’escadrille 23  de la RAF lors d’une exposition consacrée au 70e anniversaire de la création du 425 Alouette.

J’en sais beaucoup sur l’escadrille 425 tout comme sur l’escadrille 23.

Vous le savez probablement déjà.

Lundi, je vous parlerai d’un autre militaire… qui a eu lui aussi la piqûre pour la généalogie.

Je vous laisse avec ce petit montage photo…

Vous vous rappelez…


vers 1916

Eh bien, j’ai fait ce petit montage pour m’amuser…

Il faut bien s’amuser un peu dans la vie. Comme disait mon ami Paul en Caroline du Nord…

Life is too short, start with the dessert.

Je n’ai pas à vous traduire ça.

Je vous reviendrai avec ma famille en mars seulement.

À partir de la semaine prochaine, je vais vous reparler d’un vieil ami.

Il s’appelait Paul, mais il ne vivait pas en Caroline du Nord.

On s’appelait beaucoup en 2008.

Je veux lui consacrer tout le mois de février, du moins une bonne partie.

Vous comprendrez pourquoi en lisant mon article de lundi prochain.

"MRS. HENRIETTA A. LAGASS"

"MRS. HENRIETTA A. LAGASS"

J’ai trouvé ça samedi dernier en faisant une petite recherche anodine sur Google… suite à un courriel d’une fidèle lectrice de la Rive-Sud.

Ça m’avait donné une idée.

Je cherchais cette information sur Henriette Alexandre depuis quatre ans tout comme sa photo que je cherche encore!

J’ai juste tappé Henriette Alexandre et j’ai eu ça quelque part dans la liste…

L’information a l’air crédible.

On n’a pas intérêt à inventer une chose comme ça.

Mrs. Henrietta A., wife of Dennis Lagasse, died at her home on Lake Avenue about four o’clock yesterday afternoon, after an illness of a few weeks. She was 62 years of age and is survived by her husband and several sons and daughters, among whom is Supernumerary Policeman Adlore Lagasse. The arrangements for the funeral had not been completed this morning."

Avis de décès 19 septembre 1907 dans le Bristol Press

TRADUCTION

"Madame Henrietta A., épouse de Dennis Lagasse, est décédée à son domicile sur Lake Avenue hier vers quatre heures de l’après-midi, suite à une maladie dont elle souffrait depuis quelques semaines. Elle était âgée de 62 ans. Elle laisse dans le deuil son mari et plusieurs fils et plusieurs filles dont le policier surnuméraire Adlore Lagasse. Les arrangements funéraires n’étaient pas encore complétés ce matin."

Son fils Adlore, c’est Adélard Lagacé, mon grand-oncle.

Il était donc en 1907 un policier surnuméraire  à Bristol.

Il revint au Canada en 1908 avec son épouse Éméline Côté.  Ça je le sais grâce au recensement de 1911.

Vraiment utile ces recensements…


Tout comme les vieilles photos…

Adélard s’est fort probablement marié aux États-Unis vers 1904 et sa fille Laurette (à droite) est née aux États-Unis vers 1905 selon le recensement canadien de 1911.

On serait donc vers 1954 sur cette photo.

Adélard Lagacé et Éméline Côté fêtaient probablement leur 50e anniversaire de mariage.

Ou bien leur 55e et on serait en 1959.

Un jour, j’aurai bien une confirmation de tout ça.

Je suis patient, mais ça vous le savez déjà.

J’aime aussi partager le fruit de mes recherches, mais ça aussi vous le savez déjà

Pour en revenir à Henriette Alexandre, j’avais également cette information sur le site visité…

Burial: St. Thomas Cemetery, Bristol, Connecticut

TRADUCTION

Sépulture: St. Thomas Cemetery, Bristol, Connecticut

C’est le cimetière où je me suis rendu avec Joe en septembre dernier!

J’ai mis toutes les photos prises hier, mais ça vous le savez déjà. 

On n’a jamais trouvé le monument, mais ça vous ne le saviez pas.  

Stanislas et sa belle Henriette seraient donc enterrés là. J’avais comme un pressentiment en arpentant le cimetière.

Selon moi et Joe, ils auraient été enterrés soit dans le lot de leur fils Stanislas II ou dans celui d’Antoine.

Ça aurait bien de l’allure.

Mais pourquoi ne pas avoir écrit leurs noms…

On ne le saura probablement jamais…

Joe, we have to go…

Joe, we have to go…

Peu de mots, mais beaucoup de photos.

Si une photo vaut mille mots, alors vous en avez 73000.

Le St. Thomas cemetery à Bristol au Connecticut.

Si ça peut aider quelqu’un… un jour dans ses recherches.

J’ai une belle photo pour vous ce matin…

J’ai une belle photo pour vous ce matin…

Pas trop déçu j’espère…

Je n’allais surtout pas mettre la photo de mon petit-fils en ligne. Je mets pas tout sur mon blogue.

L’homme sur la photo n’est pas mon petit-fils, mais  je trouve une petite petite ressemblance.

C’est probablement la photo d’Antoine Lagacé, le frère de mon grand-père Léo Senior et aussi de mon grand-oncle Adélard.

Il serait donc mon grand-oncle Antoine.

Je lui ai rendu visite en septembre dernier.

Une belle histoire.

Ma 3e cousine Sandy avait cette photo depuis plusieurs années et elle n’avait aucune idée qui avaient été photographiés. J’ai pensé à un moment avoir reconnu Henriette Alexandre et Stanislas Lagacé, mais comme la photo date des années 1900-1910…

Impossible, même si je me mettais à fabuler.

Sandy avait pensé quant à elle à s’en débarrasser il y a quelques années.

Impensable!

Elle l’aurait regretté toute sa vie je crois.

Maintenant, Sandy et moi, surtout moi, présumons qu’Antoine Lagacé serait photographié avec sa première femme Délia Bertrand.

La ressemblance avec son père Stanislas (Dennis Lagasse) est frappante…

Du moins la moustache.


Sur cette photo que je date vers 1916 environ, nous voyons en haut à gauche Stanislas Lagacé II avec son fils Stanislas III. Assis, c’est Harry Lagasse, le fils de Stanislas III, avec son fils Gérard. Harry aura un autre fils qui mourra dans un accident d’avion en 1930.

Antoine Lagacé, ou Anthony Lagasse, a été baptisé du nom de son arrière-grand-père Antoine. Il était l’aîné d’une famille de 13 enfants, celle de Stanislas Lagacé (Stanislas II) et d’Henriette Alexandre, la célèbre H. Alexandre que nous retrouvons dans le certificat de décès de mon grand-père.

On retrouve mon grand-oncle Antoine avec ses parents dans le recensement de 1871 à Notre-Dame-de-Stanbridge.

Je l’ai découvert par hasard la semaine dernière, et cela a comme rallumé mon ardeur pour ma famille Lagacé.

Je parle beaucoup de grand-pères par les temps qui courent. Ça doit déteindre un peu sur mon blogue.

Ça me fait sourire que voulez-vous.

Voici la famille du père de mon grand-père Léo Senior en 1871.

Stanislas II était un scieur à Notre-Dame-de-Stanbridge. Il ne savait ni lire ni écrire.


Léo n’était pas encore né. On devra attendre le 5 juin 1888, un petit Gémeaux.

On voit le petit Antoine, huit ans, avec son frère Stanislas (Stanislas III) né le 27 avril 1864. Il mourra électrocuté en 1922. Les deux vont à l’école. Marguerite, quatre ans, mariera Philippe Lord le 20 juin 1887.

Le petit David, un an, mourra en 1873 à l’âge de 4 ans…

Chemin faisant dans le recensement de 1871, j’ai aussi retrouvé à ma grande surprise un autre Antoine Lagacé, l’arrière-grand-père d’Antoine!

Antoine Lagassé, 74 ans, rentier, vit avec son fils Stanislas I (né en 1816), 55 ans, cultivateur, le grand-père d’Antoine.

Tout est là.

Mais il y a plus…

Dans mes fouilles généalogiques, j’ai trouvé un Pierre Lagacé tout en bas de cette page.

C’est le frère de Stanislas I (1816) né en 1825.

Le reste de la famille est sur l’autre page.

Ce Pierre Lagacé je le connais très bien!

Il avait marié Marcelline David. Il est l’ancêtre d’une autre branche de Lagacé que l’on retrouve aux États-Unis.

J’en ai parlé abondamment sur son blogue en anglais.


Pour en revenir à Antoine et à la photo du début, je ne suis pas encore absolument certain que c’est lui sur la photo, mais ce dont je suis certain par contre c’est de ceci.

Je suis certain, car c’est moi qui l’ait prise quand je suis allé voir mon 3e cousin Joe à Plainville au Connecticut en septembre dernier.

J’étais allé aux États-Unis à la mi-septembre voir mon ami Paul.

Paul était venu à Ste-Anne l’été dernier. Il m’avait trouvé sur mon blogue. On ne se connaissait pas.

Il avait de la famille à Ste-Anne et il voulait me rendre visite et aussi visiter de la famille et le cimetière.

Paul m’avait dit en quittant… deux jours plus tard…

Pierre, you’ve got to come to North Carolina… 

J’avais dit à ma femme quand Paul est parti.

We have to go…

Un voyage inoubliable.

J’ai bien fait d’y aller.

Puis, sur le chemin du retour, en remontant par le Connecticut, je suis allé rendre visite à Joe. Lui aussi tenait absolument à me voir.

J’avais dit à ma femme…

We have to go…

J’ignorais qu’il connaissait le cimetière St. Thomas à Bristol. 

Par un beau samedi matin pluvieux, je n’allais sûrement pas rater une occasion de retrouver de la famille.

Joe, we have to go…

Jusqu’où aller dans nos recherches… ou dans notre folie?

Jusqu’où aller dans nos recherches… ou dans notre folie?

Je cherche toujours désespérement la photo d’Henriette Alexandre, la mère de mon grand-père Léo Senior. C’est la seule photo qui me manque dans ma collection d’ancêtres.

J’ai toujours espoir d’en trouver une un bon jour dans ma boîte de courriel.

Les chances sont plutôt minces, mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Je me dis que si Lionel Lagasse avait cette photocopie d’une photo de Stanislas Lagacé, le mari d’Henriette, avec deux de ses petits-enfants, il a probablement aussi une photo d’elle quelque part.

Lionel Lagasse demeure en Floride.

C’est son fils Dennis qui m’a trouvé sur mon blogue Our Ancestors. Dennis est fou de joie depuis qu’il a trouvé ses racines et il me l’a écrit dans un courriel.

C’était le plus beau cadeau qu’il ait jamais reçu.

Dennis m’a dit que son père avait d’autres photos et qu’il allait fouiller.

Je sais bien que je possède la photo de Cordélia Monette dit Boismenu, la mère d’Angélina Renaud, l’épouse d’Édouard Métayer, la mère de Juliette, la 2e épouse de Léo Senior…

Mais ça ne suffit pas.

Je suis aussi passionné de généalogie et de mes ancêtres que l’est Pauline Marois de politique et de son caucus.

C’est pourquoi je comprends son acharnement à vouloir rester en poste… un peu comme un capitaine sur un bateau qui est en train de couler.

Bon… pas tous les capitaines…

J’espère juste que Pauline n’a pas démissionné  hier soir, car je vais encore avoir l’air fou.

Moi la politique ça me fait bien rire. Les politiciens pensent qu’on ne se rend pas compte qu’ils rient de nous autres.

En tout cas.

Jusqu’où aller dans nos recherches… ou dans notre folie?

Ça dépend.

Jusqu’à temps qu’on y prenne encore plaisir et qu’on ait un plaisir fou à chercher.

C’est comme la photo d’Adélard Lagacé, le frère de mon grand-père.

Une photo a toujours beaucoup de choses à nous raconter quand on y regarde de près.

Je pourrais développer le sujet et parler de ses trois filles Laurette, Annette et Yvonne, en espérant qu’un descendant ou une descendante m’écrive en me disant avoir une photo d’une grand-mère ou d’une arrière-grand-père.

Jusqu’où aller dans nos recherches… ou dans notre folie?

Je vais y réfléchir en fin de semaine en faisant des sourires à mon petit-fils.

Bon… par où commencer ce matin?

Bon… par où commencer ce matin?

Je n’ai pas encore eu le temps de décider comment j’allais poursuivre mon histoire d’hier avec notre héro attaché à la voie ferrée.

Ce que je sais par contre, c’est que je vais aller déjeuner avant et prendre un bon café. Si j’ai appris quelque chose avec toutes mes recherches d’arboriculture généalogique, c’est qu’il n’y pas le feu. Vous connaissez tous mes antécédents pompiers ancestraux.

Mon père

Édouard Métayer, père de la mère de mon père

Cordélia Monette, femme de Joseph Renaud, capitaine de pompier à Montréal, belle-mère d’Édouard Métayer, capitaine de pompier

Bon je sais je devais aller déjeuner, mais je n’ai pas pu résister d’écrire ces quelques lignes…

Bon… Où en étais-je?

Comment poursuivre mon article de ce matin…

Ce ne sont pas les idées qui manquent.

À force d’écrire, on pogne la twiste…

Il s’agit par contre de ne pas déraper en cours de route et de dire n’importe quoi pour froisser le monde. J’évite donc certains sujets comme la religion, le sexe et le PQ.

Ce n’est pas le goût qui manque par contre de parler PQ surtout que la généalogie et la politique ont un point commun… la passion.

On se repogne.

Pendant que la cafétière prépare le café… je poursuis…

Si votre nom est Lagacé, nous sommes cousins.

C’est le cas de mes petits voisins. La mère de leur grand-mère maternelle est une Lagacé. J’étais pas mal excité de l’apprendre, mais j’ai essayé de le cacher pour ne pas effrayer mes voisins. Car c’est là le hic en généalogie.

Effrayer le monde et surtout ses voisins… C’est suffisant d’effrayer sa famille avec notre passion dévorante pour la généalogie, alors on doit se calmer le pompon avec le voisinage.

Je suis donc low profile et je passe inaperçu aux yeux de mes voisins. Je ne fais pas de bruit et, surtout,  je ne fais pas de party jusqu’à trois heures du matin.

En fait, je ne suis pas un gars de party.

Pour en revenir à mes petits voisins qui sont des cousins lointains…

Deux enfants complètement adorables.

C’est bien certain. ce sont des petits huitièmes de Lagacé.

Leur arrière-grand-mère était Claire Lagacé.

Leur grand-mère ne connaissait que le prénom de la mère de sa mère, une certaine Rose-de-Lima qui avait marié bien entendu un monsieur Lagacé.

J’en avais trouvé une en 2007 dans les banques BMS 2000!

Rose-de-Lima Duval marié à Hubert Lagacé, fils d’Hubert, fils d’Albert…, fils de ?

Je n’ai pas encore trouvé fils de ?, mais je sais que tous les Lagacé descendent tous d’André Mignier dit La Gâchette.

Si je vous raconte cette anecdote, c’est qu’il faut parfois garder nos distances avec nos voisins de peur de leur faire peur. On ne choisit nos voisins tout comme on ne choisit pas sa famille. Je me suis bien rendu compte que ça n’intéressait pas mes voisins d’aller plus loin dans leur arbre.

Cépasgrave…

Un jour, peut-être, ça pourra intéresser mes petits voisins…

On se repogne.

Ah oui… notre héro d’hier sur la voie ferrée?

Je vais au cinéma demain voir l’escadron Red Tails.

On s’en reparle.

Hubert Lagacé, fils d’Hubert Lagacé, fils d’Albert, fils de…?

Je ne voulais pas vous écrire d’article hier…!

Je voulais voir si je pouvais résister à la tentation.

Ça n’a pas fonctionné. 

Avis donc à ceux et à celles qui commencent à bloguer sur la généalogie. Vous n’êtes pas sorti du bois de St-Donat.

C’est pas mal difficile d’arrêter.

Hubert Lagacé, fils d’Hubert Lagacé, fils d’Albert, fils de…?

Je ne veux surtout pas vous ennuyer avec mes ancêtres, mais ça fait longtemps que je veux vous parler de ceci.

J’hésitais à le mettre en ligne, car ça risque d’être long.

Voyez-vous on a tous des zones grises quand on commence à remonter dans notre arbre généalogique et des fois on s’accroche à une mauvaise branche quand on commence à grimper.

Ça m’est arrivé en 2007.

Prenez le cas d’Hubert Lagacé, le fils d’Hubert, le fils d’Albert. Je pensais avoir trouvé mon St-Graal avec cette lignée.

Pierre, fils de Léo, fils de Léo, fils d’Hubert Lagacé, fils d’Albert, fils de…?

Mais non, c’était une fausse piste…

En 2007, je ne savais vraiment pas beaucoup de choses sur mon grand-père Léo Senior que je surnomme affectueusement le gars de party. Mon père m’avait tout mélangé avec ses histoires de famille quand j’étais petit.

Léo Senior et ses fils Léo Junior et le petit Marcel, l’arrière-grand-oncle de mon petit-fils…

Son père Léo Senior aurait porter la soutane, sa mère Juliette Métayer n’aurait pas été sa mère…

Ce que je savais par contre c’est que Léo Senior avait été tailleur, ce que j’ai validé par la suite dans le Lovell de Montréal. J’étais donc pour ainsi dire assez mêlé dans mes ancêtres paternels.

Heureusement que je n’avais pas encore la piqûre pour la généalogie…

Juste quelques photos.

Léo Junior, son fils Pierre avec son frère Gilles, le grand-oncle de mon petit-fils… en 1949

Heureusement que j’avais conservé précieusement le petit album vert de ma mère… qui me permettait de voir un peu plus clair…

Léo Senior et sa belle-fille Aline, l’arrière-grand-mère de mon petit-fils…

Mon père, qui cherchait lui aussi la vérité de ses origines, mélangeait tout, souvent même la bière avec du fort. Il a toujours pensé qu’il était un bâtard. Le fort n’a pas dû aider ses recherches…

Je sais bien qu’il n’était pas le seul homme à noyer son chagrin de petit enfant dans ces temps-là… et c’est pour ça que j‘ai beaucoup de misère à lui en vouloir.

L’arrière-grand-père de mon petit-fils…

On dit que le St-Graal serait le calice de la Dernière Cène. Mettons que c’est vrai. Le St-Graal, c’est une méchante métaphore pour essayer de vous parler discrètement de mon père.

 - Méta?
- Métaphore Sire.
Une façon de dire quelque chose en disant autre chose…
C’est comme si de Ste-Anne-des-Plaines pour aller à Montréal… , on passait par Québec. 

- Bon mettons que je comprends la comparaison…
Sires Chevaliers de la Table Ronde.
Buvons donc jusqu’à la lie afin de retrouver ce St-Graal.

Je savais que mon grand-père Léo Senior avait été faire un tour aux États-Unis.

Pas en Floride pour passer l’hiver…!

On était dans les années 1890-1900!

Mon père possédait une pièce de 50 cents américains comme souvenir de son père. En 1973, je l’avais gardé en souvenir de mon père et de mon grand-père quand j’ai coupé le cordon ombilical paternel. J’avais pondu un article sur ce 50 cents à un moment donné sur mon ancien blogue je crois.

Des fois je perds la mémoire comme la pièce de 50 cents que j’ai remise à mon père en 1990 dans un moment d’égarement quand il a voulu rattacher le cordon. Cette pièce est finalement disparue de la circulation avec la mort de mon père en 1995.

Finalement c’était une pièce de un dollar…

Elle est maintenant quelque part dans l’univers.

Bon cépasgrave…

Comme rare indice, je connaissais le nom d’un de ses frères. Il s’appelait Adélard. Je ne me rappelle pas de lui.

Le voici sur une photo que j’ai déniché par la suite en 2010. On le voit avec sa femme Éméline Côté et ses trois filles, Laurette, Annette et Yvonne. (les filles ne sont pas en ordre sur la photo).

famille d’Adélard Lagacé et d’Éméline Côté

En 2007, je suis donc parti de rien ou presque. Faute de registres paroissiaux, je me suis rabattu sur les recensements canadiens. C’est mieux que rien.

Celui de 1901 en premier.

J’avais trouvé un Adélard Lagacé…

On disait qu’Hubert était né aux États.

Fou de joie, je me frottais les mains. Puis là, j’ai commencé à fabuler.

Mais où était donc Léo né en 1888 dans ce recensement?

Je me disais qu’il devait être en train de jouer avec ses amis… ou en pension chez un oncle.

Quand on fabule, on fabule…

Faute de Léo dans le recensement de 1901, j’ai quand même entré ces gens temporairement dans mon arbre. En généalogie, on ne sait jamais lorsqu’une information nous sera utile dans le futur.

J’ai bien fait, car trois ans plus tard, je me suis trouvé de la famille éloignée, mais pas si éloignée que ça finalement.

Je vous raconte demain.

Quelque chose de tout à fait surprenant. Mes petits voisins seraient des petit-petit-petit-cousins…

Vous ne serez pas surpris si je termine abruptement mon article comme ceci n’est-ce pas…?  

C’était la technique employée par le cinéma des années 40 et 50 avec des petits films genre western ou autres où notre héros masqué était en danger de mort, comme mettons attaché à une voie ferrée avec une tribu de 1000 Amérindiens (Indiens ou Sauvages dans le temps) le tenant en joue avec leurs arcs pendant qu’un train approchait à grande allure.

To be continued…

Wiki…

Le terme serial désigne un type de films à petit budget, très fréquent dans la première moitié du XXe siècle, aujourd’hui tombé en désuétude, fonctionnant selon le principe du feuilleton. Un serial se compose de plusieurs épisodes (quinze en moyenne), ceux-ci étant diffusés successivement dans une même salle de cinéma, en première partie d’un ou deux long-métrages à budget plus élevé. Le premier épisode d’un serial est diffusé dans les salles lors d’une première semaine, la deuxième partie est diffusée la semaine suivante, la troisième partie, la semaine d’après, etc. Les différents épisodes doivent s’achever, autant que possible, par un cliffhanger, pour inciter le spectateur à venir voir l’épisode suivant.

Il s’agit généralement de films d’aventures (Les Mystères de New York, Tarzan…), de westerns (les Justiciers du Far West…) ou de films de science-fiction, puisant souvent leur inspiration dans les comics (Flash Gordon, Superman…).

Le serial vise principalement à divertir le public, non à créer des œuvres profondément originales ou d’une grande beauté artistique. À cet égard, il a souvent été regardé avec dédain par les historiens du cinéma, qui lui reprochent son manque d’ambition et d’originalité.

Bon, je ne sais pas si vous revenez demain, mais moi en tout cas, je reviens pour la suite.