31 décembre 1948, 2 h 10 à l’hôpital Sainte-Justine

J’ai toujours été un peu rapide dans la vie… génétique oblique

J’aurais pu être le premier bébé de l’année 1949, mais non je voulais naître rapidement…

Il y avait eu une tempête de neige le 31 décembre 1948. Il doit y avoir un lien entre la neige et mon don de prédire la météo…


Mon père m’avait raconté que quand je suis arrivé dans ce monde, il avait dû marcher à pied pour se rendre à l’hôpital, car il n’avait pas d’argent pour prendre le tramway.

Il avait été trop gêné pour demander au conducteur de prendre le tramway sans payer… Je pense que mon père devait m’aimer… du moins je pense…, mais il ne me l’a jamais dit.

Il devait être trop gêné…

Passons maintenant à ma passion préférée…

Les photos de famille…

J’en ai eu une centaine de Simon Gauthier,  l’arrière-arrière petit-fils de d’Assise Alary. Aujourd’hui, je vous mets en rafale toutes les photos du début de mon enfance…

C’est un peu mon Bye Bye de l’année.

N’ayez crainte, je reviens demain pour notre petit déjeuner de la généalogie…

Bon je commence la rétrospective de ma Petite Vie… et à retoucher les photos de ma vie.


circa juin 1949

Pierre vers 6 mois, prêt à affronter le monde…


Si on regarde de près, on voit à gauche le bras de ma mère prête à me sauver la vie au cas où je glisserais du capot…


Mon père, moi et mon frère Gilles en 1949


Mon père était chauffeur de taxi à l’époque.

Je pense qu’on a une Hudson…

J’aimais bien mon père… c’est pourquoi j’écris beaucoup…

Pierre en 2008, 2009 et sûrement en 2010


Le revoici en 1950, il entre à l’emploi du Service incendie de Montréal…

mai 1950


Une année déjà…

Le temps file.

Me revoici sur la rue Mentana, dans la cour arrière du logement de mes grands-parents Lagacé…

Pierre en train de se faire bronzer à l’été 1950

On voit que j’ai plus qu’un an et moins que deux…

Ma Petite Vie continue…

À voir comment je suis vêtu, on est sans doute en été 1950.

J’ai appris récemment que c’était la mode dans ce temps-là de photographier les enfants en tenue d’Adam…

Pierre, alias Adam Lagacé


Jamais deux sans trois…

C’est la dernière de la série.

Je me souviens encore de la couverture où on m’avait placé.

La vie était belle dans ce temps-là pour un petit enfant.

Si je vous mets ces photos, c’est qu’elles viennent du petit album vert.

C’est la seule chose que j’ai pu sauvegarder quand ma mère est morte en 1989.

Cliquez ici pour lire mon article sur le petit album vert…

Bonjour Pierre,…

Le titre a l’air anodin, mais il me révèle beaucoup de choses…

Habituellement Yvon Lauzon commençait ses courriels par Bonjour Monsieur Pierre…

Comme quoi la généalogie fait de vrais amis…

Cliquez pour vous savez quoi…

Bonjour Pierre,


Si cette photo a été prise au Trait-Carré, le premier flash que j’ai eu c’est que ce serait aujourd’hui la grange des Alary (Alarie et frères) au fond, à gauche.

Leur grange actuelle est loin du chemin (à l’époque cette terre appartenait à la famille Renaud.

Cependant, la voiture est vis-à-vis la terre voisine, était-ce Léon Alary, Chartrand ou Therrien?

Il faudrait pousser un peu plus loin.

Il y a de l’ombre à gauche de la voiture.

La maison des Chartrand était carrée, autrefois était près de la route, ce serait son ombrage (carrée elle aussi)?

Bonne recherche!


Voici un gros plan de la grange…



Demain c’est ma fête et je vous soumets un petit Bye Bye généalogique… Je vous parlerai encore une fois de l’importance de conserver les photos de famille.

Une autre photo qui fera jaser…

On n’a pas d’Assise Alary sur cette photo…

Simon s’est rétracté.

Ginette et Francine des petites-filles de d’Assise sont d’accord. Ce n’est pas lui avec sa famille.

Mais l’autre au début… serait la bonne.

Voici un gros plan…

J’ai ma petite idée et j’en ai fait part aux intéressés.

J’attends leurs commentaires… constructifs…

Tiens j’en ai un qui vient d’arriver dans ma boîte courriel.

28 décembre 1909

Bonsoir M. Pierre,


Cette lettre a bel et bien été écrite le 28 décembre 1909.  Il n’y a pas que le Canadien qui fête son centenaire.

L’auteure est Marie-Anne Lauzon née le 19 juillet 1889, elle était la grande soeur de tante Germaine. Comme vous pouvez le constater, elle écrivait à ses parents.

Elle faisait partie de la communauté des Petites soeurs de la Sainte-Famille.

Tante Germaine ne nous en a pas dit beaucoup à son sujet, je crois qu’elle ne l’a pas vraiment connue.

Voyez ce que le secrétariat de cette communauté m’a envoyé ce printemps.

Mademoiselle Marie-Anne Lauzon (Soeur Saint-Mathieu) est entrée en religion le premier février 1906 (tante Germaine venait d’avoir un an) et sa vêture le 8 juilllet 1906.  Elle a fait ses voeux temporaires le 9 juillet 1909.  Soeur St-Mathieu travaillait alors au collège de Valleyfield.  Elle a fait ses voeux perpétuels le 29 avril 1916, soit 4 ou 5 jours avant sa mort à 27 ans.

Elle décédait à Sherbrooke le 4 mai 1916 de cause inconnue, les archives étant peu bavardes.

Si vous lisez bien, les nouvelles ne devaient pas voyager rapidement, car Soeur St-Mathieu mentionne avoir appris le décès de sa soeur Berthe, celle-ci étant décédée le 18 décembre 1908.

Pour avoir conserver cette lettre, mon arrière-grand-mère devait y accorder une grande importance.

Je doute qu’ils aient quitté Ste-Anne pour aller aux funérailles de leur fille.

Passez tous de belles Fêtes!

Yvon L.

Voici la lettre…

Voici d’autres photos de Marie-Anne Lauzon, la petite fille d’Aquila Lauzon qu’Yvon m’avait envoyées l’année dernière.


Marie-Anne Lauzon

1889-1916

Le Boxing Day de la généalogie

Il n’y a pas que le verglas qui est tombé sur Sainte-Anne-des-Plaines, mais aussi plein de photos dans ma boîte de courriel.

Simon, un descendant de François d’Assise Alary,  m’a envoyé beaucoup de photos de ses ancêtres…

C’est Francine qui va être contente…

Simon va tenter de retrouver une photo de la boulangerie Marguerita.

En attendant voici une autre photo…

Cliquez pour agrandir

On est en 1931. C’est la photo de mariage de ses grands-parents Bernard Gauthier et Imelda Alary, la fille de François d’Assise.

Je n’en sais pas plus pour le moment sauf que Simon a identifié d’autres personnes sur la photo et j’ai pu en reconnaître d’autres.

Voici le beau-père de François d’Assise Alary…

François d’Assise Beauchamp

Voici le père du marié, du moins je pense…

Rodrigue Gauthier

Rodrigue Gauthier fait partie de la lignée des Gauthier de Mascouche, mais il a des liens de parenté avec le notaire Damase Gauthier de Sainte-Anne-des-Plaines, le fils de Joseph Gauthier et Philomène Daunais.

Si on revient à notre photo de la Abbott 1913 que je vous ai montrée hier, selon Simon on aurait François d’Assise au volant.

Cliquez pour agrandir

Simon n’en sait pas plus.

Selon moi, Émilia Beauchamp serait aux côtés de son mari et on aurait trois de leurs filles.

Simon m’a fait remarquer quelque chose d’intéressant sur la voiture. Je vous laisse deviner.

Ce n’est pas le petit drapeau…

À la prochaine.

Image mystère…

Je viens de recevoir ceci…

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Revenez demain pour d’autres photos.

Bon d’accord… c’est bien parce qu’on est dans le temps des Fêtes…

Voici le courriel que j’ai eu…

Bonjour,

Ma grand mère était Imelda Alary et j’ai quelques photos, mais pas de la boulangerie à ma connaissance.

J’ai une photo de l’automobile

Je n’en sais pas plus sur les gens dans la photo sauf que c’est une Abbott-Detroit 1913.

Laurent Dubois, fils d’Honoré Dubois et Juliette Sauvé

Joyeux Noël…

C’est le temps de se retrouver en famille ou de retrouver de la famille…


Laurent Dubois

Laurent a perdu sa famille le 18 décembre 1944 à bord d’un bombardier Halifax. Il était avec Jean Charles Labrecque j’en suis certain.



Laurent Dubois était le sans-filiste du Halifax sur lequel Jean Charles Labrecque était le bombaimer.

J’espère que vous me suivez…

Quel est le rapport avec Loulou ?

Lisez ceci…

C’est la réponse que je lui avais envoyée en juillet dernier. Elle cherchait des ancêtres d’une de ses amies…

Loulou a un grand cœur et aime aider les gens à retrouver leur famille. Elle m’avait demandé des informations pour l’aider.

Merci pour les images.
Je connais bien St-Clet.
Je vais voir si je trouve des liens avec ma lignée de Sauvé.

Les registres je trouve ça merveilleux, surtout les témoins du mariage qui nous donnent
beaucoup d’infos secondaires.

Aujourd’hui, je me contrôle et je travaille, du moins j’espère.

Cette Marie-Louise Sauvé n’est pas dans une lignée proche. Ses parents sont Délina Ménard et Joseph Sauvé, fils de Joseph Sauvé et Marguerite Lecouple (ou Lecoupe).

Cette branche ne me dit rien.

Devinez quoi?

Cette branche me dit maintenant quelque chose…

Juliette Sauvé, la mère de Laurent Dubois, est la fille d’Édouard Sauvé et d’Emma Sabourin.

Édouard Sauvé est le frère de Marie-Louise. Juliette est donc la nièce de Marie-Louise

En retraçant les ancêtres de Juliette Sauvé, j’ai trouvé que nous avons des liens.

Juliette est ma petite… petite cousine.

Ce qui fait que Laurent et moi sommes des petits… petits cousins.

Quant à Loulou, je n’ai pas encore trouvé de liens de parenté.

On a plutôt des gènes généalogiques…


Sur la galerie

Une autre belle photo de Sainte-Anne-des-Plaines…

Bonsoir Pierre,


Voici une photo prise vers 1939-1940 sur la galerie de côté de la maison.

Cliquez sur l’image pour agrandir…

À cette époque, il y avait une porte qui donnait accès à la cuisine d’été.

Cette photo a été prise à l’occasion de la Fête-Dieu dont j’ai déjà envoyé deux photos.

Il s’agit de la famille de mes grands-parents, David et Marie-Anne Lauzon avec leurs enfants ainsi qu’une partie de la famille d’oncle Alfred (Freddy) Lauzon et tante Diana Lauzon qui habitaient dans le rang Mascouche (aujourd’hui rang Lepage).

À noter que les deux frères étaient mariés aux deux soeurs.

À l’avant plan, en partant de la gauche, grand-père David, Alfred (son frère), Germain (mon père).

Sur la galerie à gauche, tante Léa, grand-mère Marie-Anne, tante Hélène, tante Yvette, cousine Laurencia, sa mère, Diana, bébé  Suzanne,  tante Diane et cousin Réal.

À la prochaine,

L’enquête sur l’affaire de Sainte-Anne-­des-Plaines est terminée

Derniere partie de la malheureuse histoire de la petit Marie-Odile…

Une analyse fut donc effectuée dans des laboratoires spécialisés de Montréal et les résultats furent gardés secrets un certain temps. Cest le 7 avril que le malheureux incident est survenu et ce nest que le 2 juin suivant, en 1892 toujours, que le journal LÉcho des Deux-Montagnes annonça la fin de l’enquête dont chacun, dans la région, avait bien hâte de connaître les résultats.

Peu de temps après l’enquête du docteur Mignault le coroner, nous avions appris de la bouche du détective Gladu, le cousin de M. Jean Latour, le père de la malheureuse victime, que lautopsie pratiquée sur la dépouille de Marie-Odile avait révélé que la petite fille n’avait pas de vers comme l’avait cru son père.

En outre, une des personnes mêlées de très près à l’enquête aurait même déclaré à qui voulait bien lentendre que la deuxième «prise» préparée à lintention de la jeune enfant par le docteur Gaudet, de Sainte-An­ne-des-Plaines, aurait contenu un produit capable d’empoisonner 60 chiens. Toute la population de la paroisse fut profondément troublée par de telles révélations et vint près de sombrer, un court moment, dans la panique.

Voici maintenant en quels termes LÉcho des Deux-Montagnes parlait de la fin de l’enquête, dans son numéro du 2 juin 1892…

Voici la suite et la fin de cette terrible histoire…

« L’enquête sur l’affaire de Sainte-Anne­des-Plaines est terminée. On sait que le 7 avril dernier, l’enfant de M. Jean Latour, âgée de deux ans et sept mois, expirait après avoir pris des prises que lui auraient été données par le docteur Gaudet de la même paroisse. Le médecin aurait donné par erreur, du poison à l’enfant.»

«Les intestins de la victime et le reste des prises furent envoyées à Montréal par le docteur Mignault et analysées par le docteur Fafard qui constata qu’en effet c’était un poison. Le docteur Gaudet soutient que ce ne sont les mêmes prises que celles quil avait données. »

«Le jury a rendu un verdict d’homicide involontaire et le docteur Gaudet a donné caution pour comparaître et subir son procès au prochain terme de la Cour dassises à Sainte-Scholastique. »

Cette courte note, parue dans un hebdo­madaire régional, était signée par un corres­pondant de Sainte-Anne-des-Plaines qui répondait au nom de «Nicolas». Le reportage ou compte-rendu se terminait par cette courte phrase qui en disait bien long… « Cette affaire fait sensation dans notre paroisse. »

La plupart des paroisses de la région ont connu de ces histoires semblables qui, presque cent ans plus tard parfois, font encore parler les plus vieux. Et dans la plupart de ces dossiers souvent délicats, on discute encore de la culpabilité des uns et des autres. Il y a de nombreux procès qui devraient être rouverts…

C’est Loulou qui va se demander si nos ancêtres nous jouent des tours…

On est le 18 décembre et, vous pouvez me croire sur parole, je n’ai pas fait exprès pour écrire mon article justement aujourd’hui.

Ça arrive comme ça!

Premièrement, on est vendredi sur mon blogue, et normalement, c’est ma chronique des petits déjeunes de la généalogie.

Deuxièment, c’est à cause de Loulou que je continue ce blogue, car elle m’avait dit qu’elle risquait de mourir de faim sans mes blogues.

Troisièmement, il y a un lien entre mon article d’aujourd’hui et la généalogie de Loulou…

On parle beaucoup de mission dans le monde des affaires..

Une mission par-ci, une mission par-là.

Il faut avoir une vision et une mission et patati et patata…

Souvent ce n’est que du vent.

Sauf que, je ne suis donné une mission.

Celle de retrouver l’équipage de Jean Charles Labrecque, le fils du docteur Rosario Labrecque.

Si vous n’êtes pas encore allé sur mon blogue Souvenirs de guerre, ce qui me surprendrait énormément, vous ne pouvez savoir  qui est ce Jean Charles Labrecque.

Si c’est votre cas, cliquez ici…

Sinon continuez la mission…

Je suis allé visiter le Mémorial virtuel canadien de la guerre.

J’ai trouvé ce pilote mort la même journée que Jean Charles Labrecque.

J’ai donc cherché en à savoir plus et j’ai retrouvé, par hasard toujours,  sa famille sur un site Internet.

famille du docteur Rosario Labrecque

Jean Charles était un bombaimer ou un bombardier.

Les chances étaient minces de s’en sortir vivant pour les aviateurs des bombardiers lors de la Deuxième Guerre mondiale. Certains ont survécu, mais pas Jean Charles ni cette autre personne…

Laurent Dubois 1920-1944

Quel est le rapport avec Loulou et cet aviateur ?

Revenez vendredi prochain, je vais vous servir un bon petit café pour notre petit déjeuner de la généalogie…