J’ai hâte

On termine en beauté le mois de janvier 2013 sous la pluie et dans le brouillard matinal. 

J’ai hâte de vous parler du livre sur les purées de bébé que je suis en train de finir de traduire.

Quand on traduit, on se passionne pour le sujet.

cigogne gaga

C’est comme mon premier livre, Le colonel, l’homme dans l’ombre d’Elvis.

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On me donnait 8 sous le mot pour traduire l’original.

Je me suis lancé corps et âme pendant 1000 heures de travail et j’ai découvert un tout autre Elvis. Un petit garçon, dont le jumeau était mort à la naissance, avec des parents inadéquats.

On ne choisit pas de naître et on ne choisit pas ses parents.

Le colonel, l’homme dans l’ombre d’Elvis, c’est l’histoire d’un petit garçon contrôlé par le colonel Parker. Une histoire triste à mourir qui s’est terminée le 16 août 1977.

Peu de gens savent qui était ce gérant dans l’ombre de ce géant. En tout cas, vous gagnez à lire ce livre et à découvrir un autre Elvis, et en apprendre plus avant de mourir sous l’emprise que les gens ont sur vous dans la vie.

Dans cette biographie captivante, digne d’un roman policier, Alanna Nash explore en profondeur l’étonnante histoire du colonel Tom Parker, l’homme derrière la légende et le mythe d’Elvis Presley. Elle risque de changer complètement votre point de vue sur la vie, la réussite et la mort de la plus grande icône artistique du xxe siècle.

Pour quiconque s’intéresse vraiment à Elvis, il est impossible de comprendre comment le gamin de Tupelo, Mississippi, a pu devenir un tel phénomène sans examiner la vie et la pensée de Tom Parker, l’homme qui contrôlait pratiquement tous ses moindres gestes.

Si l’on savait depuis vingt ans que Thomas Andrew Parker était né en Hollande et s’appelait en réalité Andreas Cornelis van Kujik, on était loin de connaître cet homme. Grâce à des recherches poussées, Alanna Nash a réussi à dénicher des documents inédits le concernant, dont son dossier militaire, des évaluations psychiatriques et le rapport de police original d¹un cas de meurtre non élucidé en Hollande. Ce crime jamais résolu semblerait au coeur même du mystère de Tom Parker. En soupesant soigneusement tout ce matériel, l’auteure répond à la plus grande énigme de l’histoire de l’industrie de la musique.

À la lumière de cette enquête fascinante, il devient évident que toutes les décisions prises et les gestes posés par l’impresario Tom Parker pour diriger la carrière d’Elvis Presley l’ont été en fonction de protéger les secrets de son propre passé. Victime involontaire de Parker, le King paya cher pour permettre au colonel de cacher ses antécédents et pour assouvir son insatiable besoin d’être plus important que son illustre client.

Source: Diane Massicotte, communications

En passant, la joke d’hier…

Il faut comprendre que le gars en a mangé une maudite quand il les a traitées sans le vouloir de baleines.
Il voulait juste être gentil en parlant de leur accent.

Wales = Galloises
Whales = baleines 

J’étais dans un bar l’autre soir et j’ai entendu parler trois femmes corpulentes qui parlaient au bar.

Leur accent semblait être écossais. Je  me suis donc approché et je leur ai demandé : "Allô, êtes-vous trois Écossaises (lassies) d’Écosse?

Une d’elles en furie cria : "C’est galloise (wales), galloise espèce de malade!

Je me suis donc excusé et leur dit : "Je suis vraiment désolé. Êtes-vous trois Galloises d’Écosse?"

C’est la dernière chose dont je me souvienne.

La morale de cette histoire… Je vous la laisse deviner.

Cinq ans déjà… 28 janvier 2008

C’est drôle le destin parfois.

Une rencontre et notre vie change du tout au tout et on ne peut plus revenir en arrière.

cigogne gaga

On ne peut revenir en arrière sauf sur mon blogue Nos ancêtres ou sur sa version anglaise Our Ancestors.

Ce blogue a été écrit avec beaucoup d’amour et beaucoup d’humour depuis le 28 janvier 2008.

Voici le tout premier billet. Il a été écrit sur Branchez-vous.com.

Branchez-vous

À ce moment-là je ne savais pas que le site allait mourir de sa belle mort en 2011. J’avais heureusement quitté le navire après 505 billets.

RIP Branchez-vous

J’ai quand même réussi à en exhumer une bonne centaine dont le tout premier.

En 2008 je ne savais rien de ma lignée paternelle à part que mon grand-père Léo et ma grand-mère Juliette avaient vécu sur la rue Mentana à Montréal. Je partais donc de très très loin. J’ignorais à l’époque ce qu’était le trouble de comportement narcissique, la colère qui m’habitait, et je n’avais aucune idée de la trâlée d’Américains et d’Américaines reliés à moi de près ou de loin.

Depuis, j’ai tout trouvé ou presque.

leo lagace 1931

Le petit Léo Junior

Mon oncle Florent que je mentionne dans mon premier texte est décédé depuis le mois août, et ma tante Evelyne, celle qui gardait précieusement les photos de famille dans deux sacs d’épicerie en plastique, est maintenant seule en résidence.En quelques semaines, elle a tout perdu… sa maison et son mari. Je me demande encore comment elle n’a pas perdu la raison.

Voici le texte intégral du premier de quelque 1358 billets qui parlent de Nos ancêtres depuis cinq ans. Je pense qu’il est encore d’actualité cinq années plus tard. Je n’ai pas changé un seul mot!

Les ancêtres

L’objectif premier de cette chronique sera de vous parler de généalogie en vous faisant connaître les ancêtres qui ont vécu à Ste-Anne-des-Plaines en 1852. On fera ainsi d’une pierre deux coups. Offrir aux gens de Ste-Anne-des-Plaines l’occasion de retrouver leurs ancêtres et aussi en connaître un peu plus sur l’histoire de ces gens. Cette chronique se veut un lieu d’échange afin de partager mes informations et aussi les vôtres.

Ma passion pour la généalogie date du mois d’août 2007 quand mon frère est venu me rendre visite.

Je sais que le texte peut sembler long, et il l’est effectivement, mais on ne peut aborder le sujet d’une passion en quelques lignes seulement.

Mon intérêt a vu le jour à la naissance de ma fille en 1979. J’avais alors rempli les cases de son arbre généalogique qui se trouvait au début de son album de bébé. Par la suite, cet intérêt s’est estompé.

J’avais rempli ceux de mes fils en 1982 et en 1984 en ajoutant quelques informations.

J’ai repris goût à la généalogie vers l’an 2000, l’année du bogue.

J’étais tombé par hasard sur le site de Planète Québec, maintenant Planète Généalogie, avec les banques généalogiques de Jean Sauvé. J’avais pu, alors, retrouver les ancêtres de ma mère, sauf que Jean l’avait fait naître le 21 juin au lieu du 27 juin. Je lui en avais fait part, mais il n’a jamais corrigé l’erreur.

Comme quoi, nul n’est prophète dans sa propre famille.

On se retrouve donc en août dernier.

Mon frère et moi, nous nous rencontrons une ou deux fois par année, mais on communique souvent ensemble. C’est peu, me direz-vous, mais c’est mieux que ceux et celles qui ne se voient qu’une fois tous les dix ans ou les cinquante ans dans un salon funéraire.

Et c’est bien là que réside l’intérêt des gens pour la généalogie.

Autrefois, les contacts familiaux étaient immédiats. Les voisins étaient un frère, le père, un oncle, un cousin, etc. Le rang de campagne ou la rue était un véritable arbre généalogique vivant. Le grand-père vivait aussi dans le ménage et finissait ses vieux jours en aidant son fils et ses petits-fils avec les travaux de ferme. Les liens de famille avaient alors une grande importance et le sentiment d’appartenance était fort.

Mais plus maintenant.

Les liens se font de plus en plus rares quand ils ne sont pas inexistants. Les gens vivent souvent à des centaines de kilomètres les uns des autres. On se voit dans le temps des Fêtes, et encore.

Nous sommes donc pour une 3e fois, au mois d’août dernier.

Mon frère m’apporte un sac avec plein de vieilles photos. Il y en avait une cinquantaine. Ma tante Évelyne, l’épouse de Florent, le frère de ma mère, les lui avait prêtées.

Florent est encore vivant. Il a maintenant 84 ans. Je l’avais vu la dernière fois en 1989 lors du décès de ma mère et je l’avais revu en 2006, quinze ans plus tard.

Mon cousin Alain m’avait invité pour fêter leur 50e anniversaire de mariage. Je ne pouvais pas refuser l’invitation, surtout que Florent et Évelyne sont des gens formidables, et que je fêtais moi aussi un anniversaire de mariage, le 30e.

Retournons donc pour une 4e fois au mois d’août dernier.

Je voyais sur les photos des gens que je ne connaissais pas, mais dont certains avaient été identifiés au verso de la photo.

Je tombe sur la photo d’Honoré Sauvé avec son épouse Julie Leroux.

20081205honoresauve

Les noms me disaient quelque chose. Je les avais vus dans la banque de Jean Sauvé. Au verso, je vois la mention « grand-père du père ». J’ai tout de suite reconnu l’écriture de ma mère. C’était donc son arrière-grand-père paternel, Honoré Sauvé, et mon arrière-arrière-grand-père maternel, et, par le fait même, l’arrière-arrière-arrière-grand-père de mes enfants – vous êtes chanceux, je n’ai pas encore de petits-enfants.

J’ai aussi trouvé la photo de Léon Sauvé, le fils d’Honoré, avec également sa carte mortuaire – moi qui avait peur des morts – qui recelait une foule de renseignements.

20081206Leon Sauve

Tout heureux de ces découvertes, je vais les partager avec mon fils Matieu. Il est impressionné quelques secondes, mais pas plus.

Même si je sais que la généalogie est bien loin de leur pensée, cette première chronique, contrairement à ce que vous pouvez penser, s’adressera avant tout aux jeunes adultes.

La généalogie ou la recherche de ses ancêtres est-elle vraiment une lointaine préoccupation des jeunes adultes?

Permettez-moi d’en douter. Avec l’éclatement des familles, le besoin de se situer comme individu dans une cellule familiale élargie prend une tout autre importance.

Je vois maintenant de plus en plus de jeunes adultes dans la vingtaine qui essaient de retrouver leurs lointains ancêtres.

Je me permets de citer ici – ne craignez rien nous ne reviendrons pas au mois d’août dernier – un passage d’un texte de Chantal Rialland, psychogénéalogiste.

Chantal Rialland est l’un des chefs de file en psychogénéalogie et l’auteur de l’ouvrage Cette Famille qui vit en nous que l’on trouve au Québec aux Éditions Marabout. Son livre a été diffusé, à ce jour, dans l’ensemble de la francophonie, à 100 000 exemplaires.

On ne fait pas de la généalogie « par hasard ».

Bien sûr, les motivations sont particulières à chacun et chacune.

Toutefois, beaucoup de généalogistes se retrouvent dans l’une ou plusieurs de ces situations :

Le besoin de connaître ses racines pour mieux se comprendre

Le désir de comprendre ses parents et ses grands-parents

Le souhait de « retrouver » une partie de la famille

Le souhait de « retrouver » la branche de l’un de ses parents

L’intuition ou la certitude d’un secret de famille

Le désir de transmettre le meilleur à ses enfants

Le désir de transmettre le meilleur à ses petits-enfants.

On voit bien que ces motivations ne s’adressent pas uniquement aux personnes du troisième âge.

Lorsqu’on est jeune et que les parents, les grands-parents et, pour certains, les arrière-grand-parents sont encore autour, il est facile de les questionner sur leurs ancêtres.

Le tout se fait en quelques minutes. Il s’agit de consigner soigneusement les informations et de les conserver précieusement quand la passion pour la généalogie se manifestera tôt ou tard. Nul besoin de fouiller dans les recensements canadiens de 1921, 1931, 1941, 1951, qui seront rendus publics en 2013, 2023, 2033, 2043, pour retrouver tous ces ancêtres.

Lors de la naissance d’un enfant, ils auront le goût soudain de retrouver leurs ancêtres, surtout quand leur vieille tante dira à tout le monde dans la famille que leur nouveau-né est le portrait tout craché du frère du grand-père maternel. L’album de bébé aura inévitablement un arbre généalogique vide avec ses cases qu’on s’empressera de remplir en glanant les renseignements à gauche et à droite. La plupart du temps, cet album sera rouvert quand leur enfant, devenu grand, sera à son tour un nouveau parent. Les informations écrites alors une vingtaine d’années plus tôt feront en sorte que l’album deviendra une mine de renseignements précieux pour autant qu’on ait pris le temps d’ajouter le plus d’informations pertinentes : nom, prénom, date et lieu de naissance, et dans certains cas, les renseignements sur le ou les mariages et les décès.

Dans toute recherche en généalogie, le document de base est le certificat ou le contrat de mariage.

Celui-ci contient, en effet, le nom des conjoints avec ceux de leurs parents. Le certificat de mariage permet donc remonter dans le temps. Sauf qu’aujourd’hui, on a un petit problème : les mariages sont de moins en moins nombreux et, de ce fait, les certificats de mariage aussi.

Il existe aussi des banques généalogiques toutes faites.

Les renseignements ne sont pas toujours fiables à 100 %, car ils sont basés sur les registres des paroisses ou les registres civils et on y retrouve des erreurs de transcriptions, surtout dans les noms. J’ai déjà Thérèse Ouellet, de son vrai nom, s’appeler tour à tour Tarèse Oullet dans le recensement de 1852, Thérèse Violette dans un acte de mariage d’un fils et Thérèse Omelette (sic) dans un autre…

Les autres outils de recherche ne sont pas toujours fiables et ne fournissent pas tous les renseignements.

Ceux qui ne jurent que par les registres officiels déchantent vite quand il voit un de leurs ancêtres changer de prénom à la naissance, à son mariage, aux mariages de ses enfants et finalement dans l’acte de sépulture. La plupart du temps, ils sont exacts, mais ils se glissent souvent des erreurs. Et quand on fait de la généalogie, les sources sont primordiales.

Quant aux recensements canadiens de 1852, 1881, 1901 et 1911, on n’a qu’à aller les consulter pour voir toutes les erreurs dans les noms, les prénoms et les dates de naissance…

La façon la plus sûre est donc le bouche à oreille.

Quand les gens sont vivants, bien entendu! N’est-ce pas une occasion en or d’aller rendre visite à ses grands-parents?

Quant à moi, mes grands-parents sont décédés en 1955, en 1962, en 1964 et en 1977.

Ma grand-mère Rosina Quesnel est décédée quand j’avais 6 ans. Juliette Métayer est morte en 1962.

Mon grand-père Léo Lagacé Senior parlait peu et Euclide Hormidas Sauvé, mort en 1977, souffrait d’Alzheimer.

Par contre maintenant, ils me parlent par leurs photos, dans les recensements canadiens et les registres officiels et je crois quelquefois que certains me sourient…

Je vous parlerai la prochaine fois d’un de mes ancêtres, un grand homme… que je n’ai jamais rencontré.

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La généalogie, c’est un peu comme faire du bungee…

La généalogie, c’est un ti-peu comme faire du bungee…

Vous ne me verrez jamais essayer ça. Pourtant, la généalogie, c’est un peu comme faire du bungee… C’est sauter dans l’inconnu de la vie de nos ancêtres. Tenez, prenez cette photo par exemple. Elle est prise au coin de Davidson et Ontario lors de la procession de la Fête-Dieu.

Gilles 003-1Ou celle-ci… où on voit mon père qui devait être très attaché à son petit frère Marcel qui était demeuré handicapé à partir de l’âge de neuf fois. 

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où on voit mon père qui devait être très attaché à son petit frère Marcel qui était demeuré handicapé à partir de l’âge de neuf fois.

Celle-ci prise vers 1933.

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Léo Senior, Léo Junior et Marcel Lagacé

Ou bien celle-la que j’avais déjà mise la semaine dernière…

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En la regardant attentivement, je me suis rendu compte que mon grand-père à droite n’était pas si grand que ça finalement. Je pensais qu’il faisait un bon 6 pieds 1. Mon père, au centre, faisait un bon 5 pieds 10 avec ses souliers.

C’est drôle des fois quand on fait du bungee généalogique en regardant des photos.

Qui est l’homme à gauche de mon père?

Bonne question! Je pense le savoir.

Si j’en crois une de mes tantes, c’était l’homme qui était le locataire du logement de la rue Mentana. Mes grand-parents, trop pauvres, habitaient là comme pensionnaires. Je ne le savais pas. Ma tante m’a raconté, avec une certaine impudence, que ma grand-mère "s’occupait de lui payer le loyer"… 

Ma tante impudente n’aurait jamais dû me dire ça. Elle m’en a dit des choses sur le compte de mes grand-parents, assez pour me faire regretter un peu mon petit tour de bungee quand j’avais décidé de tisser des liens avec elle en 2011.

La généalogie, c’est un peu comme faire du bungee…

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Tu me tiendras fort Papa quand je ferai du bungee…?

Bungee!!!!

Il faut être sûr d’être bien attaché quand on fait de la généalogie!

Demain, je commence l’histoire d’Aglaé avec l’aide de tous les documents que j’ai trouvés.

Je me demande si Denise a encore le goût de faire du bungee…

L’abandon

Ça fait longtemps que je veux vous parler de l’abandon. Pas que j’ai été adopté, du moins je pense que je suis sûr et certain même si mon père m’avait déjà dit que je n’étais pas son fils.

Un moment de colère je suppose…

Revenons à l’abandon.

J’ai beaucoup de mal à vous abandonner seul avec vos petites questions. Peut-être parce que j’ai dû mal à supporter l’abandon. Je ne m’étais pas rendu compte de ça.

Ça devait être profondément enfoui dans ma tête de petit enfant et ça doit expliquer ma passion pour la conservation des vieilles photos de ma mère.

En voici une toute nouvelle…

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Elle est toute vieille. Elle a dû passer une bonne trentaine d’années dans une boîte à l’humidité. Mon frère me l’a apportée avec quelques autres quand on s’est revu en janvier. J’étais très content de revoir mon frère et aussi de revoir ma mère.

Quand je vois cette photo de ma mère, ça me rappelle l’abandon. Comme cette photo de Joachim Tellier, tirée du petit album vert que j’avais conservé sans trop savoir pourquoi il y a une trentaine d’années.

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Joachim Tellier

Joachim était un petit orphelin, du moins je pense qu’il était orphelin, ou il avait été abandonné à sa naissance par ses parents. Mes parents l’avaient amené quelquefois à la maison. Un peu comme une famille d’accueil temporaire. Je me rappelle pas beaucoup des détails.

Joachim est aussi sur cette autre photo. Il est à droite, la main sur l’épaule de mon frère Gilles.

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On voit qu’il est plus vieux que sur la première photo prise probablement au parc Lafontaine à Montréal. Moi, je suis le ti-gars sur la galerie arrière du 4728 De Laroche, tout souriant à côté de mon frère. On serait en 1956. Mon oncle André, né en 1942, est aussi sur la photo.

Joachim Tellier est disparu dans la mémoire de mon enfance, mais pas complètement.

J’ai appris plus tard, il y a quand même longtemps de ça, qu’il était mort de la morsure d’un singe alors qu’il travaillait dans un laboratoire. Je n’en sais pas plus sur Joachim.

En fait, son nom n’aurait jamais dû être Joachim Tellier. Il aurait été "abandonné" par ses parents à sa naissance.

Il n’était pas le seul dans ce temps-là.

L’abandon, ça laisse des traces indélébiles que l’on soit abandonné à sa naissance ou abandonné plus tard dans sa vie.

11 janvier 2013… Bonne fête mon frère

Je voudrais vous parler de mon frère, mais en images seulement à partir du petit album vert de ma mère…

Vous pourrez lui laisser vos souhaits dans vos commentaires si vous voulez.

Il lit mon blogue.

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Bonne fête mon frère.

Un frère n’est jamais bien bien loin de son frère.

7 janvier 2013 ! Je tiens parole… ou presque…

Bonne année à tous.

Du moins j’espère, car j’écris ce billet le 16 décembre 2012.

J’espère que les Mayas se sont trompés de date.

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Trompé ou trompés…?

Toujours difficile d’accorder le participe passé avec le verbe être. Je sais que mon ami Michel va m’écrire et me mettre sur la bonne track.

Je termine une petite traduction. C’est un livre sur les purées pour bébé. Je vous en reparlerai quand le livre sera publié. Je pourrai faire tirer quelques exemplaires et faire un peu de pub pour qu’ils deviennent un best-seller.

Bon, finies les folies comme disait mon 3e cousin Pierre Elliott.

généalogie Pierre Elliott Trudeau

Je sais que notre monde a reviré fou le vendredi 14 décembre 2012. Assez fou en fait pour arrêter de vous écrire pendant trois semaines.

C’est comme si on m’avait coupé mon inspiration frette sec avant l’arrivée du Père Noël.

Rappelez-vous que j’écris toujours ceci le 16 décembre 2012.

Ce billet du Nouvel An est donc une  sorte de catharsis.

La notion de catharsis est à l’origine d’une méthode psychothérapeutique de traitement des états de tension dus à un refoulement : la méthode cathartique, qui consiste à faire tomber les barrières psychologiques du patient par hypnose pour réveiller les souvenirs enfouis, à l’origine de troubles, générant ainsi une décharge émotionnelle à valeur libératrice. (Wiki…)

Je vous reviens avec d’autres rois… après les Rois…

Promis cette fois, à moins qu’on prédise encore la fin du monde.

En passant j’ai conservé pour décembre 2013 la fin de mon histoire du Père Noël de Rivière-Ouelle. 

noel_pere_noel040

On se repogne…

Le deuil d’une famille

Je n’aurais pas dû écouter RDI le 17 décembre 2012.

On parlait de Lauren Rousseau. Lauren n’aura jamais de descendants.

On voyait à RDI son père et des membres de sa famille témoigner.

Colère retenue, grande tristesse, totale incompréhension. 

Dans tous les médias américains, on rend hommage à Lauren Rousseau.

Lauren Rousseau

1982-2012

Lauren Gabrille Rousseau, 30, teacher

(AP) — Lauren Rousseau had spent years working as a substitute teacher and doing other jobs. So she was thrilled when she finally realized her goal this fall to become a full-time teacher at Sandy Hook.

Her mother, Teresa Rousseau, a copy editor at the Danbury News-Times, released a statement Saturday that said state police told them just after midnight that she was among the victims.

"Lauren wanted to be a teacher from before she even went to kindergarten," she said. "We will miss her terribly and will take comfort knowing that she had achieved that dream."

Her mother said she was thrilled to get the job.

"It was the best year of her life," she told the newspaper.

Rousseau has been called gentle, spirited and active. She had planned to see "The Hobbit" with her boyfriend Friday and had baked cupcakes for a party they were to attend afterward. She was born in Danbury, and attended Danbury High, college at the University of Connecticut and graduate school at the University of Bridgeport.

She was a lover of music, dance and theater.

"I’m used to having people die who are older," her mother said, "not the person whose room is up over the kitchen."

Le conjoint de la directrice, également tuée le 14 décembre, avait enseigné à petite Lauren en 4e année.

Lauren Rousseau child

Double tragedy for husband of dead principal as 1994 class photo shows he once taught Lauren Rousseau – a teacher who was also murdered at Sandy Hook

The family of slain Newtown principal Dawn Hochsprung have suffered a double tragedy after it emerged that they were close to another of the victims. George Hochsprung taught Lauren Rousseau when she was in fourth grade and considered her a ‘family friend’, relatives have revealed. He and Dawn liked her so much that they even put in a good word at her school, Sandy Hook Elementary in Connecticut, and got her a job.

principal and husband

Lauren avait l’âge d’un de mes fils qui fête ses 30 ans aujourd’hui.

J’aurais pas dû écouter RDI.

Peut-être bien que oui finalement…

Riches et célèbres

Il est normal quand on commence à faire son arbre généalogique qu’on essaie de rattacher ses ancêtres à des gens riches et célèbres… Madonna, Céline Dion, René Angélil…

Je ne peux pas dire que c’est mon cas.

Pas que je suis imbu de ma petite personne. Je suis à des années-lumières de ces gens qui se pensent le nombril du monde ou le centre de l’univers.

Je m’amuse des fois à parler du petit cousin de ma femme…

Juste pour la taquiner.

J’aime aussi m’auto-taquiner avec Justin mon 6e cousin à une génération.

Sauf que…

Je n’aime pas rire des gens, même pas des politiciens.

Derrière chacun d’entre eux se cache un petit enfant… probablement meurtri. 

Riches et célèbres, oui…, mais à quel prix…

Mon oncle Jean-Louis n’a jamais été riche et célèbre. Lui aussi je l’ai probablement revu en 1964 pour la dernière fois. Je l’ai revu sur des photos en 2011 quand j’ai renoué avec sa soeur Fleurette. Elle m’a raconté plein d’histoires de famille. Je ne sais pas si tout est vrai par contre.

Je me dis que ma tante devait me faire confiance pour me dire tant de secrets de famille. J’aurais mieux aimé qu’elle garde ça pour elle.

Je ne peux tout vous raconter… sauf cette histoire de Jean-Louis agressé sexuellement par un pharmacien quand il était plus jeune.

Je ne sais pas si c’est vrai.

Ce que je sais par contre c’est que Jean-Louis aurait noyé son chagrin dans l’alcool. Il serait fort d’une cirrhose du foie en 2003.

Jean-Louis est resté célibataire. Pas grand monde va se souvenir de lui.

J’ai toujours trouvé que Jean-Louis avait un petit look d’Elvis Presley.

Jugez par vous-même.

Elvis

1958

1959

Il possédait comme Elvis une Cadillac noire décapotable comme celle-ci.

Les filles du quartier ont dû tripper pas à peu près…

Je ne souviens pas qu’il m’ait fait faire un tour de sa Cadillac en 1958 ou 1959…

Je m’en serais souvenu!

Je donnerais cher pour avoir une photo de Jean-Louis dans sa décapotable pour vous la montrer.

J’ai par contre celle-ci qui date de 1941.

Jean-Louis est avec son petit frère Jacques que l’on voit au bas de l’escalier. Sa soeur Huguette faisait sa Première Communion.