Il faut parfois savoir s’arrêter dans la vie… ou se contrôler sinon…

J’espère que vous aimez mon sens de l’humour.

Je dois tenir ça de mon grand-père Léo Senior le gars de party dont j’ignorais tout de lui quand j’ai commencé à m’intéresser à mes ancêtres en juillet 2007.

Le temps passe dont vite en compagnie de ses ancêtres.

Je n’ai pas de photo de Léo Lagacé Senior avec son petit-fils Pierre.

Juste une photo où il est photographié avec ma mère.

Léo Senior faisait un bon 6 pieds… Ma mère faisait un bon 5 pieds 7.

La photo est prise dans la cour arrière du logement sur la rue Mentana. Je me demande qui a pris cette photo.

Je gagerais un p’tit 2$ que c’est en même temps que mes photos des fesses à l’air.

Maman ça sent le lait…

Selon moi, j’ai 18 mois et je fais un bon trois pieds.

Derrière la cour, on avait la ruelle et de l’autre côté l’arrière de la laiterie J.J. Joubert.

Les images et les odeurs me reviennent encore 61 ans plus tard.


Si vous avez visionner la video Are We Digital Dummies et si vous êtes allé sur le site qui parlait de la dopamine, alors vous comprendrez le reste de mon article.

Si vous n’avez pas cliqué sur ces deux liens, alors vous n’avez pas le syndrome du texto.

Des fois je me dis que je devrais arrêter d’écrire mon blogue… juste pour voir si je peux réussir à arrêter.

C’est la video sur l’effet de la dopamine qui m’a décidé.

Mon grand-père ne pouvait pas arrêter de jouer à l’argent.

Il a brisé des vies sans le vouloir. Ma tante Fleurette m’a dit qu’il l’avait regretté.

Je ne peux pas en vouloir à mon grand-père pour ça.

Mon père ne pouvait pas arrêter de boire son chagrin et sa colère. Il a brisé des vies sans le vouloir.

Je ne peux pas lui en vouloir pour ça.

Je ne pense pas avoir brisé des vies à mon obsession pour la généalogie et l’écriture… du moins pas encore.

Sauf qu’on est tous responsables de ses actes dans la vie.

Ça c’est mon psy qui me l’a dit…

Un père c’est important dans la vie d’un petit garçon, mais un grand-père l’est tout autant.

Tout est une question de fierté dans la vie.

Ça ce n’est pas mon psy qui me l’a appris.

Je suis fier de mes grands-parents Euclide, Rosina, Léo Senior et Juliette même s’ils ne parlaient pas beaucoup et qu’ils sont partis trop tôt. Je les ai fait beaucoup jaser grâce à mes interminables articles dans mes deux blogues, l’ancien blogue et celui-ci.

Plus de 900 articles, mais pas juste sur mes grands-parents tout de même.

Il n’y a pas de parents parfaits comme mon psy me l’a dit.

J’en conclus qu’il n’y a pas de grands-parents parfaits non plus ni d’arrière-grands-parents… ni de petit-fils.

Moi en tout cas, je vais parler beaucoup à mes petits-enfants quand le jour viendra. Je parle déjà beaucoup à mes enfants. Pas juste de leurs ancêtres.

Tout ça pour vous dire que je vais essayer d’arrêter d’écrire… un peu, juste pour voir si je suis capable de le faire.

J’ai beaucoup de volonté vous savez. Je ne sais pas de qui je tiens ça.

Je sais que vous reviendrez demain et après-demain… ou lundi, juste pour voir si j’ai réussi à arrêter.

Ce n’est pas que je n’ai plus rien à dire.

Bien au contraire.

Tenez…

Maison Chénier

Je suis relié à la famille Sauvé dont on parle dans le document ci-dessus.

Comme le disait mon fils qui lui aussi écrit beaucoup, je pourrais continuer … Avec beaucoup de plaisir et de dopamine…


Papa, il n’y a pas assez de morts sur la terre pour assouvir ta passion pour la généalogie…

J’ai peut-être besoin de réfléchir et apprendre à me contrôler juste un peu.

Les blogues et qui sait, la généalogie…

Sauf que j’ai tellement de plaisir à rencontrer de gens tellement gentils sur ma route…



?


S’il vous plaît, ne partez pas de pool… ou ne gagez pas un p’tit 2$ là dessus…

La prochaine fois on parlera de soeur Charles-Eugène. Vous verrez où me mène ma douce folie.

Généalogie et dopamine

430e article et ça n’a pas l’air que ce sera le lendemain de la veille que je vais m’arrêter, surtout avec cette histoire du petit Jean-Baptiste Marineau et de ses frères Honoré et Alexandre et toute l’histoire de la révolte des Patriotes à St-Eustache.

Je me demande bien ce que ça va me prendre pour me calmer.

Enfin… On verra bien.

Je voulais vous mettre l’article qui suit en fin de semaine, mais j’ai pu résister à la tentation de le faire…

Je me demande encore comment j’ai été capable de me contrôler.

Je viens de tout comprendre…

Après presque cinq ans de recherches généalogiques, c’est mon épouse qui me l’a révélé sans le savoir en allant visiter le musée McCord et le musée des Beaux-Arts vendredi dernier…

J’ai vu à la télé un documentaire qui parlait de la dopamine…
et la dépendance aux textos

C’est la production de dopamine dans le cerveau qui expliquerait tout.

Cliquez ici pour visionner le documentaire en anglais.

Click on the image Ron

Il s’intitule Are We Digital Dummies?

C’est vraiment intéressant, mais je ne le traduirai pas pour vous.

Vous pouvez cliquer ici pour en savoir plus… sur la dopamine.

Je vous laisse le plaisir de découvrir l’hormone du plaisir.

Demain, il faudrait bien que j’arrête… un jour.

Honoré Marineau 1832-1854

Excusez la longueur de l’article d’hier…

Je me suis emporté.


Un peu plus et on m’enfilait une camisole de force.

Voici ce qu’une de mes lectrices m’a envoyé lundi soir.

17 juillet 1854

J’en aurais fait une belle… sans son courriel.

Honoré a bel et bien existé et est décédé en 1854 à l’âge de 22 ans.

Je pense qu’on pourrait fortement présumer sans avoir l’air fou qu’il s’agit bien d’Honoré Marineau, le frère d’Alexandre Mérineau (Marineau), apprenti-ferblantier qui travaillait pour Louis Dion le ferblantier de St-Eustache en 1852.

On sait qu’Honoré Marineau est né en 1832 et qu’il était boulanger en 1852.

En 1852, il vivait avec ses parents et était âgé d’environ 20 ans.

St-Eustache 1852
Marineau, Jean Baptiste Charpentier      Canada F. Catholique romaine      49      M
Lauzé, Marie           Canada F.     Catholique romaine     42     F
Marineau, Honoré     Boulanger Canada F.     Catholique romaine     20     M
Marineau, Philomenne      Canada F.     Catholique romaine     12     F
Marineau, Zélia           Canada F.     Catholique romaine     11     F
Marineau, Jean Baptiste     Canada F.     Catholique romaine     8     M
Marineau, Célina           Canada F.     Catholique romaine     6     F
Marineau, Camille           Canada F.     Catholique romaine     4     M
Marineau, Josephine     Canada F.     Catholique romaine     2     F

Alexandre a été recensé ailleurs. Il était probablement au travail à la boutique de Louis Dion quand le recenseur est passé.

J’ai fait un petit dessin pour Sylvain pour qu’il voit dans le recensement de 1852 à St-Eustache son arrière-arrière-arrière-grand-père, le grand-père d’Emma Asselin morte en 1920 de la tuberculose.

On pourrait imaginer cet avis de décès qui aurait pu paraître dans les journaux…

Avis de décès

À Montréal le 17 juillet 1854, est décédé monsieur Honoré Marineau, fils de feu Jean-Baptiste Marineau et de Marie-Jeanne Lauzé aussi connue sous le prénom de Jeanne, Jeannette, Marie-Anne, Anne-Marie et Marie.

Honoré Marineau est né le 13 juin 1832 à St-Eustache.

13 juin 1832

Honoré était boulanger à St-Eustache en 1852, puis à Montréal.

Il était devenu l’aîné de la famille après le décès en 1838 de Jean-Baptiste Marineau 7 ans, suite aux blessures subies lors des représailles après la révolte des Patriotes à St-Eustache. Honoré laisse dans le deuil son frère cadet Alexandre Asselin Marineau âgé de 21 ans, ferblantier de métier, ses autres frères Jean-Baptiste 8 ans et Camille 6 ans. Il laisse également  dans le deuil ses soeurs Philomène 14 ans, Zélia 13 ans, Célina 8 ans et Joséphine 5 ans.

Les funérailles auront lieu à l’église Notre-Dame le 18 juillet.  Parents et amis sont priés d’assister sans autre invitation.

Épilogue

En 1838 lors de l’incident, Honoré avait 5 ans quand son frère Jean-Baptiste a été blessé par balles. Alexandre en avait 4. Je me demande s’ils étaient dans la maison quand l’incident s’est produit.


Pour tout savoir sur les événements menant à la mort du petit Jean-Baptiste Marineau

Cliquez ici.

En fait, on ne sait pas grand chose de l’incident proprement dit.

Et c’est là le problème.

Qui croire et quoi croire. Par contre, Jean-Baptiste Marineau a bel et bien existé. Dans quelles circonstances fut-il blessé par balles? L’histoire ne le dit pas.

Je vous ai fait ressortir quatre listes de gens qui furent des acteurs, de près ou de loin, dans la révolte des Patriotes à St-Eustache. Elle jette un éclairage sur la famille Marineau, Marineau-Hostain ou dans notre cas précis de la famille Asselin, car Alexandre Asselin était bel et bien Honoré Marineau, 20 ans, boulanger à St-Eustache.

Voici l’introduction de l’article d’André Giroux…

LES PATRIOTES DE SAINT-EUSTACHE

ANDRÉ GIROUX

L’historiographie sur les événements de 1837 dans la seigneurie de la Rivière-du-Chêne a d’abord cherché à minimiser le nombre et l’importance des Patriotes de la paroisse de Saint-Eustache. Amorcée en premier lieu par le curé Jacques Paquin, qui espérait ainsi obtenir une indemnité des autorités gouvernementales pour la reconstruction de l’église et des autres édifices religieux, cette tendance s’est généralement propagée jusque dans les années 1950. Ægidius Fauteux, l’équipe du Boréal-Express et les recherches de l’abbé Clément Laurin ont alors apporté un jugement plus nuancé et plus exact sur cette période troublée de l’histoire régionale.

Cet article a pour but de faire ressortir les actions posées par les Patriotes de la paroisse de Saint-Eustache à travers les événements antérieurs au 14 décembre 1837 et au moment de la bataille. De plus, il est temps de faire sortir de l’ombre plusieurs dizaines de Patriotes de chez nous qui n’ont jamais été mentionnés.

En appendice, on pourra retrouver quatre listes de Patriotes eustachois: d’abord ceux qui ont été identifiés morts au combat et dans les jours suivants, ensuite ceux qui ont été emprisonnés à Montréal, une troisième liste où apparaissent, souvent pour la première fois, les Patriotes mentionnés dans les dépositions assermentées et les examens volontaires faits en prison et dans diverses autres sources, puis enfin une dernière liste de gens de Saint-Eustache (non mentionnés dans les listes précédentes) que le curé Paquin décrit, dans une source inédite, comme s’étant compromis au mouvement patriote.

Dans la plupart de ces listes apparaissent l’âge, la date et le lieu de naissance du patriote quand il a été possible de les retrouver. De plus, nous ajoutons son occupation, lorsque mentionnée, et la localisation la plus précise de sa résidence. À ces listes de Patriotes, il faudrait ajouter leurs épouses et les membres de leur famille immédiate qui ont eu à en subir aussi les malheureuses conséquences.

JEAN-BAPTISTE MARINEAU EST LE FRÈRE D’ALEXANDRE ASSELIN…

AUGUSTIN MARINEAU EST L’ONCLE D’ALEXANDRE ASSELIN…


LOUIS MARINEAU EST L’ONCLE D’ALEXANDRE ASSELIN…

MARTIN MARINEAU EST L’ONCLE D’ALEXANDRE ASSELIN…

Monsieur Giroux écrivait ceci à la fin de son introduction…

À ces listes de Patriotes, il faudrait ajouter leurs épouses et les membres de leur famille immédiate qui ont eu à en subir aussi les malheureuses conséquences…

Je termine ce dossier en vous présentant une preuve irréfutable de ce que j’avance. C’est l’image de l’acte de mariage d’un fils d’Alexandre Marineau 1852.

Samuel Asselin Mérineau (sic) fils d’Alexandre Asselin Mérineau (sic) et de feue Tharsile David…

Comme ce n’est jamais fini quand on commence une recherche en généalogie…

J’ai de plus trouvé que Tharsile David est liée à moi.

Elle est la 2e cousine de Marcelline David, la femme de Pierre Lagacé, le frère de mon arrière-arrière-grand-père Stanislas Lagacé né en 1816 et mort à 84 ans le 26 mars 1900 à Bristol au Connecticut.

Pour un petit gars de Montréal qui ne savait rien de ses ancêtres en 2007, on peut dire qu’il a fait bien du chemin avant de se rendre faire un petit nowehere à St-Eustache en juin 2011.

En passant auriez-vous des ancêtres qui furent mêlés à la révolte des Patriotes à St-Eustache en 1837?


NOTE DU BLOGUEUR…

ÇA C’EST L’ARTICLE QUI ÉTAIT DÉJÀ PRÊT AVANT QUE JE TROUVE CECI…

PARCE QU’UNE LECTRICE M’AVAIT ENVOYÉ CECI…

ALEXANDRE MERINEAU (MARINEAU) APPRENTI-FERBLANTIER EST DANS LE RECENSEMENT DE 1852, MAIS IL N’EST PAS AVEC SES PARENTS…

HONORÉ ET ALEXANDRE SONT DEUX FRÈRES, HONORÉ EST NÉ EN 1832 ET ALEXANDRE EST NÉ EN 1833.


ILS ÉTAIENT TOUS LES DEUX LES FRÈRES DU PETIT JEAN-BAPTISTE NÉ EN 1830… ET MORT EN 1838.



Là j’aurais eu l’air fou pas à peu près…

Je pourrais vous dire tout simplement…

que Jean-Baptiste Marineau, le petit garçon de 7 ans, blessé par balles par les volontaires de St-André…

(Cliquez ici pour en apprendre plus sur les corps volontaires…)

… le 22 février 1838 à St-Eustache et décédé le 8 mars 1838, était le frère d’Alexandre Asselin, le grand-père d’Emma Asselin et donc un ancêtre direct de Sylvain Houde.



Sauf qu’il faudrait me croire sur parole comme ce qu’on lit dans les livres d’histoire ou dans l’Évangile ou me croire comme le prédicateur qui avait prédit la fin du monde pour samedi.

Le Bon Dieu avait d’autre chose à faire en fin de semaine.

Probablement organiser sa vente de garage…

Qui sait?

Il faisait tellement beau en fin de semaine que c’était un vrai péché.

Revenons à notre sujet du jour…

Comme je l’ai dit lors de ma conférence…

Méfiez-vous.

La fin du monde c’est pour quand alors?

Je me méfie surtout de moi quand je pars comme un fou à la recherche des ancêtres des autres. Je deviens incontrôlable.

Ça, vous avez dû vous en rendre compte.

Ça ne me dérange pas d’avoir l’air fou, mais j’aime mieux éviter ça surtout si notre petite gang de touristes se retrouve perdu à St-Eustache en juin prochain… à la recherche du mauvais ancêtre.

Ça fait ti-coune… et on risque de faire rire de nous à St.Custache (sic)

Revenons à notre histoire et à l’enseignement de l’histoire.

L’histoire est, selon moi, écrite par ceux qui veulent bien qu’on l’écrive comme ça…

J’ai découvert cette triste vérité depuis longtemps. Je ne pense pas que je suis le seul à l’avoir découvert.

L’histoire est écrite par ceux qui veulent bien qu’on l’écrive comme ça et c’est pour ça qu’on nomme des ponts, des barrages, des autoroutes, aéroports, etc. en donnant le nom de certains personnages importants de l’histoire sauf l’aéroport de Mirabel.

Parlez-en à Marcel Trudel.

Cliquez sur l’image…

Méfiez-vous

Marcel a quitté ce monde en 2011 et est allé rejoindre son Créateur…

Revenons au petit Jean-Baptiste Marineau mort à 7 ans.

Quand j’avais commencé à fouiller le recensement de 1852 à la recherche de la famille Asselin, j’avais frappé un mur. J’avais trouvé la petite famille d’un Jean-Baptiste Marineau qui vivait à St-Eustache, mais pas de famille Asselin.


De fil en aiguille, j’avais trouvé dans BMS 2000 un lien entre le patronyme Marineau et celui d’Hostain. J’avais aussi trouvé cet indice dans le recensement canadien de 1861.

[Dit-on un ou une indice...? On dit un. Pour le mot énigme de l'autre fois, on dit une...]

On lit ceci…

1861

Name: Alexandre Asselin
Gender: Male
Census Place: Acton, Bagot, Quebec
Age: 26
Estimated Birth Year: 1835
Birthplace: St. Custache
Marital Status: Married
Religion: Catholique
Page Number:
Line Number: 13
Film Number: 517354
LAC Film Number: C-1262-1263
Digital Folder Number: 4108658
Image Number: 36

Cet Alexandre Asselin, qui est recensé à Acton Vale en 1861, est né vers 1835 à St.Custache!

J’ai tout de suite eu un flash…

- Ostin de beu…
- Chéri, je connais un petit resto à St.Custache…

St.Custache c’est pas tellement loin de St-Eustache… quand vous savez décoder les informations sur les recensements canadiens.

Notre Alexandre Asselin 1861 est selon moi notre Honoré Marineau 1852 alias Alexandre Asselin 1833 qui est l’ancêtre d’Emma Asselin 1889.

Me semble que c’est clair comme l’histoire de la vieille vieille école du rang Sainte-Claire.

Pierre Ostain sans jeu de mots facile… serait donc l’ancêtre souche de cette lignée d’Asselin.

Pour le retracer, j’ai trouvé cette source… qui me semble fiable.

 Marineau dit Ostain

- C’est à Saint-Pierre de Marennes, près de Seudre, chef-lieu de canton de la Charente-Maritime, France, que l’on trouve Pierre Ostain et son épouse Catherine Justemet. Ils ont un fils prénommé Jean qui traverse l’Atlantique vers le nouveau monde. C’est à Beauport, le 10 janvier 1691, qu’il épouse Jeanne Tardif, fille de Jacques Tardif et de Barbe d’Orange. C’est la première génération en Amérique.

- Leur fils, Pierre Ostain, épouse à Montréal, le 8 janvier 1731, Catherine-Gertrude Lecompte, fille de Samuel-Jean et de Marie-Jeanne Jérémie.

- C’est à la troisième génération que Jean-Baptiste, fils de Pierre Ostain, prend le nom de Marineau. Alors Jean-Baptiste Marineau dit Ostain épouse à Longue Pointe, le 5 octobre 1767, Marie Angélique Chartier, fille de François et de Hélène Larchevêque.

- Puis son fils, Jean-Baptiste Marineau, épouse au Sault au Récollet, le 25 septembre 1797, Josephte Quenneville, fille de François et de Marie Judith Galipeau.

- C’est Martin Marineau qui arrive le premier dans notre région. Il épouse à Saint-Eustache, le 6 août 1827, Esther Ducharme, fille de Joseph et de Véronique Presseau.

C’est Martin Marineau qui est la clé de l’énigme…

Je pourrais vous dire que Martin Marineau est le père de Gédéon Asselin dit Marineau, témoin au mariage d’Alexandre Asselin alias Honoré Marineau 1852 et de Tharsile David, mais là je brûlerais des étapes.

Voyez par vous-même.

Demain?

Pour tout savoir sur les événements menant à la mort du petit Jean-Baptiste Marineau.

J’espère que vous me suivez toujours à St-Eustache.


En terminant, je me demande quelle fête célébrait l’historien Marcel Trudel :  Dollard, la Reine ou les Patriotes?

Je me dis qu’on doit avoir un petit problème d’identification quand comme peuple, nation ou je ne sais plus trop quoi… on change le nom d’une fête comme ça…

C’est comme nommer des ponts, des barrages, des autoroutes, des aéroports…

J’ai hâte de voir comment on va nommer le nouvel échangeur Turcot.

Quant à moi, je le baptiserai l’échangeur Marcel Trudel. Malheureusement, je ne serai jamais un politicien.

Un petit nowhere pas tellement cher…

Je viens perdre temporairement le fil de mes idées en rapport avec les parents d’Emma Asselin.

C’est beaucoup mieux que perdre la carte… comme sur notre groupe Facebook des descendants d’Emma Asselin.

On a un plaisir fou.

Il doit y avoir de nos membres qui doivent penser qu’on a complètement perdu la boussole. Même Sylvain doit prendre des notes et se faire des petits dessins.

Tout ça pour dire que Sylvain m’avait écrit il y a deux semaines qu’il voulait visiter la France et l’Irlande pour voir où vivaient ses lointains ancêtres…

Moi je le convierais plutôt à St-Eustache sur la rue Lemay…

Cliquez sur l’image

C’est beaucoup moins loin et beaucoup moins cher, puis on a le vieux moulin Légaré tout près où on peut acheter de la farine pour faire son pain. Je connais aussi un petit resto et aussi je pourrais amener quelqu’un qui aime les petits restos…


J’aime bien les petits restos…

Parlant du moulin Légaré, j’ai trouvé cette note…

POURQUOI EST-CE QUE LE MOULIN N’A PAS ÉTÉ INCENDIÉ ?

EN FONCTION DEPUIS 75 ANS LORS DES RÉBELLIONS, LE MOULIN LÉGARÉ EST ÉPARGNÉ LORS DE L’INCENDIE DU 14 DÉCEMBRE 1837. À CETTE ÉPOQUE, LE MOULIN EST LA PROPRIÉTÉ DU SEIGNEUR LAMBERT-DUMONT. CE DERNIER EST UN LOYAL PARTISAN DE LA POLITIQUE COLONIALE. IL EST DONC À L’ABRI DE LA RÉPRESSION QUI SUIT LA BATAILLE. SES PROPRIÉTÉS, DE MÊME QUE LES PROPRIÉTÉS DE PLUSIEURS AUTRES LOYAUX, SERONT ÉPARGNÉES PAR LES INCENDIAIRES.

Qui sont donc ces fameux ancêtres d’Emma Asselin qui auraient vécu à St-Eustache lors de la révolte des Patriotes?

Ça n’a pas été facile quand on sait que le patronyme Asselin est en fait, pour cette lignée en tout cas, Marineau ou Marineau dit Hostain,

Là je présume que vous allez vous dire…

Regarde bien ça ma chère…,
il va nous faire languir jusqu’à lundi prochain.

Eh bien non chers et chères compatriotes…

Attachez bien votre tuque et serrez solidement votre ceinture fléchée…

Bon enfin… il était temps !
Vous le suivez toujours j’espère


L’ancêtre de Sylvain Houde, le petit gars du rang Sainte-Claire, et d’Emma Asselin, décédée de tuberculose en 1920, était bel et bien Honoré Marineau, un boulanger en plus…

Vous pouvez me croire sur parole, je ne suis pas un politicien.

 - Max… Tu m’avais promis qu’on irait à St-Eustache.
- T’en fais pas ma belle Julie, une promesse est une promesse…

On commence par le commenc… euh… le recensement.


On retrouve la famille de Jean-Baptiste Marineau et de Marie Lauzé alias Marie-Anne, alias Marie-Jeanne, alias Anne-Marie, alias Jeannette. Les parents de Marie Lauzé alias Marie-Anne, alias Marie-Jeanne, alias Anne-Marie, alias Jeannette sont des voisins : Paul Lauvé et Caroline Poirier Lauzé.

Leur fils Honoré Marineau a environ 20 ans en 1852. En fait je sais qu’il est né dans la nuit du 19 octobre 1833.

Il est baptisé Alexandre, fils de Jean-Baptiste Marineau et Marie-Anne Lauzé.


Son parrain est son oncle Louis Marineau et sa marraine est sa tante Scholastique Lauzé.

Le prénom Alexandre serait devenu Honoré entre 1833 et 1852 et puis Alexandre par la suite. Le nom Marineau serait devenu Asselin.

Tout un énigme…Pourquoi un tel changement?

Petite question en passant, dit-on un ou une énigme…?

Avant d’aller à St-Eustache, on devra aller faire un petit détour par Acton Vale en premier pour vraiment comprendre et trouver d’autres indices.

Vous me suivez toujours j’espère…

J’le savais que mon père ferait ça…


Sylvain et Pierre sur la 20 en direction d’Acton Vale

Nous sommes le six octobre 1889 à Acton Vale à l’église St-André.

Google Maps…

L’automne est déjà bien installé.

La petite Emma Asselin est née la veille et elle est baptisée Marie Blanche Emma.

Elle est la fille légitime d’Honoré Asselin et de Philomène Casgrain.

C’est écrit noir sur blanc.

Honoré est ferblantier. Honoré signe, tout comme la marraine Amanda Caron. Le parrain est Jean-Baptiste Desranleau.

J’ai vainement cherché un mariage d’un Honoré Asselin et d’une Philomène Casgrain, mais je suis tombé sur ceci…

Alexandre Asselin fils majeur d’Alexandre Asselin et de défunte Tharsile David.

Le couple se marie en 1879 à Acton Vale.

Honoré Marineau ne porte plus le même prénom qu’en 1852, mais porte celui de son baptême…

De quoi en perdre son latin quoi.

Aurions-nous affaire à deux couples portant les mêmes noms ou presque…?

Honoré Asselin et Philomène Casgrain et Alexandre Asselin et Philomène Casgrain.

On nage en pleine présomption.

On n’est pas en avril…
Rassurez-vous.

On tirera ça au clair lundi pour la fête de la Reine, car ça va être long à tout expliquer, et puis lundi vous êtes en congé et maintenant en fin de semaine je vous laisse dorénavant tranquille.

En passant, j’ai trouvé le lien entre la petite Emma Asselin et son parrain et sa marraine…

Amanda Caron a marié Damase Desranleau qui est le frère de Jean-Baptiste Desranleau qui lui a marié Mathilde Casgrain, la soeur de Philomène Casgrain.

Tout ce beau monde s’est marié à Acton Vale en 1889 en plus.

L’Alexandre Asselin qui est le père dans l’acte de mariage de son fils en 1879 et l’Alexandre Asselin dans le baptistère de 1833 est donc l’Honoré Asselin dans le recensement de 1852. Alexandre Marineau, né en 1833, est donc le frère du petit Jean-Baptiste Marineau blessé par balles en 1838. Il avait quatre ans et demi environ en février 1838 et se trouvait fort probablement dans la maison quand l’incident est survenu.


Vous me suivez toujours j’espère…

Tenez.

Cliquez ici pour ne pas vous perdre rendu à St-Eustache si vous n’en pouvez plus d’attendre la fin de mon histoire et allez faire un petit nowhere à St-Eustache avant nous.


Des fois je me dis que mon père serait fier de son fils. Lui était pompier et éteignait les feux. Moi j’allume les passions des gens pour l’histoire et leur propre histoire…


Jean-Baptiste Marineau… Quelle histoire!?

Qui sont les parents d’Emma Asselin…?

Il ne faut surtout pas que je perde le fil de mes idées dans toute cette histoire des ancêtres d’Emma Asselin. Ce serait relativement facile… comme partir un groupe Facebook !

Cliquez ici…

J’espère que mes ancêtres n’ont pas trop honte de moi avec mes douces folies…

Il n’y a rien de pire que le sentiment de honte.

En fait, il y a pire… le sentiment d’humiliation.

Passons si vous le voulez bien.

C’est en fouillant sur Internet à la recherche de la famille Marineau, que je soupçonne d’être liée directement à Emma Asselin, que j’ai trouvé cet article du blogue de Jonathan Lemire.


Cliquez pour aller voir ma source.

Je fouille beaucoup vous savez, car mes cours d’histoire quand j’allais à l’école parlaient peu de l’histoire du Québec et encore moins de celle des Patriotes.

De là à voir une conspiration, il n’y a qu’un pas…

Les choses ont bien changé.

Bon, passons si vous le voulez bien

Voici donc ce que j’ai trouvé d’intéressant sur la famille de Jean-Baptiste Marineau, le petit garçon qui s’est fait tirer à St-Eustache.

On dit ceci sur son père qui s’appelle aussi Jean-Baptiste. Les informations sont fort intéressantes.

Jean-Baptiste Marineau

Par Jonathan Lemire (22 septembre 2007)

Comme plusieurs autres individus, Jean-Baptiste Marineau n’est impliqué dans les troubles que bien malgré lui, puisqu’il est victime du passage de l’armée britannique en décembre 1837.

Jean-Baptiste Marineau naît au début du XIXe siècle. Les registres paroissiaux ne nous révèlent malheureusement pas le lieu et la date exacts. Il est le fils de Jean-Baptiste Marineau et de Josette Quenneville. Il est le frère de Martin Marineau, également impliqué (aussi de loin) dans les troubles de 1837 à Saint-Eustache. Il épouse à Saint-Eustache Marie-Jeanne Lauzé, fille de Paul Lauzé et de Marie Poirier, le 12 janvier 1829. Le couple a au moins cinq enfants connus : Marie-Charles-Julie (1816), Louis (1818), Philomène (1840), Marie-Charlotte (1843) et Jean-Baptiste (1844).

Le recensement de 1825 nous apprend qu’à ce moment, Marineau réside comme fermier sur le chemin de la Rivière-Nord à Saint-Eustache. Dans les années 1840, il est propriétaire d’un traversier à Saint-Eustache. En 1851, le recensement nous révèle qu’il serait alors charpentier, peu de temps avant son décès.

Le principal fait d’armes de Jean-Baptiste Marineau repose sur le fait qu’il est victime des représailles des soldats et des volontaires lors de leur passage à Saint-Eustache, les 14 et 15 décembre 1837. Le 10 février 1846, il réalise une réclamation de £5, 15 sols et 6 deniers à la Commission des Pertes de 1837-1838. Voici l’intégrale de sa demande officielle :

À messieurs les Commissaires,

Jean-Baptiste Marineau, traversier, demeurant paroisse de Saint-Eustache.

A l’honneur de soumettre à votre examen un compte détaillé des pertes par lui éprouvées principal et accessoire, pendant l’insurrection de la paroisse de Saint-Eustache par suite du pillage à main armée.

Pour (mot illisible) votre religion, messieurs, l’exposant vous soumettre en temps et lieu, les témoins ou autres pièces justificatives que vous jugerez convenables.

Il a l’honneur d’être avec un profond respect, messieurs, votre très humble serviteur.

Montréal, 12 février 1846

Sa réclamation contient tous les items suivants : à savoir un fusil, un buffet de sable, une couchette, un établi de menuisier, un capeau d’étoffe du pays, une grande marmite, un salloir, douze terrines de terre, deux cruches d’un gallon, deux rames de chalan. La dite demande est enfin réalisée devant les témoins Paul Rochon et Pierre Vanier.

Après les troubles, il appose son nom sur une pétition afin de favoriser la reconstruction de l’église de Saint-Eustache détruite en 1837, le tout daté du 27 novembre 1844. Jean-Baptiste Marineau meurt à Saint-Eustache le 9 mars 1852, à l’âge de 48 ans. Il est inhumé au même endroit le 11 mars devant J. Meilleur et Charles Biroleau, qui agissent comme témoins.

Références :

BAC, Feddocs, Lower Canada Rebellion looses claims 1837-1855, Project no 19-2, RG 19, series E-5-B (R200-113-0-F), volume 5482, no 190 ; volume 3786, no 1866.

BAC, recensement de 1825, County of the Lake of Two-Mountains, St.Eustache Parish, bobine C-718.

BAC, recensement de 1851, County of the Lake of Two-Mountains, St.Eustache Parish.

Répertoire des Actes de baptêmes, mariages et sépultures (R.A.B.), P.R.D.H.

Monsieur Lemire avait écrit ceci dans son texte si vous avez pris le temps de le lire attentivement…

Il épouse à Saint-Eustache Marie-Jeanne Lauzé, fille de Paul Lauzé et de Marie Poirier, le 12 janvier 1829.

Le couple a au moins cinq enfants connus :
Marie-Charles-Julie (1816),
Louis (1818),
Philomène (1840),
Marie-Charlotte (1843)
et Jean-Baptiste (1844).

Ça ne marche pas… à moins que je lise mal.

Marie-Charles-Julie et Louis ne peuvent pas être des enfants du couple Marineau-Lauzé, car le mariage a eu lieu en 1829.Marie-Jeanne aurait eu 6 ans à la naissance de Marie-Charles-Julie en 1816.

Selon moi monsieur Lemire voulait dire que ces deux enfants étaient les enfants du couple Marineau-Quenneville comme Martin.

J’ai aussi trouvé dans mes recherches que Marie-Jeanne Lauzé porterait aussi le prénom de Marie, d’Anne-Marie, de Marie-Anne, de Jeanne et oui… de Jeannette, ce qui ne rend pas la tâche facile.

De plus, Jean-Baptiste Marineau porterait aussi le nom de Marineau-Hostain.

Dans mes recherches, j’ai trouvé d’autres enfants du couple Martineau/Hostain-Lauzé…!

Honoré serait, selon moi, le grand-père d’Emma Asselin… On aurait ses soeurs Zélia, Célina, Joséphine et son frère Camille qui porte aussi le prénom d’un enfant qui était mort à bas âge en 1837.


Le couple Marineau-Lauzé aurait fait baptiser un autre enfant Jean-Baptiste en 1844.

On en apprend des choses en fouillant dans les recensements.

C’est sûr que les recensements c’est moins sûr que les registres paroissiaux, mais plus on consulte de sources variées, plus on s’assure qu’on est sûr de ce qu’on avance.

À suivre demain…

Qui sont les parents d’Emma Asselin?

J’avais décidé la semaine dernière de laisser Sylvain retrouver seul ses ancêtres.

Ça m’a pris toute ma volonté…

Tout le plaisir est de découvrir… que j’avais dit lors de ma conférence.

Sylvain y avait assisté.

Je ne voulais surtout pas lui enlever ce plaisir de découvrir seul ses racines.

Sauf que dans son arbre, Emma Asselin, une de ses quatre arrière-grand-mères, n’avait pas de parents.

Emma Asselin était l’épouse de Lionel Houde, l’arrière-grand-père de Sylvain.

Moi je n’aime pas laisser les arrière-grand-mères sans ancêtres. J’ai donc posé une toute petite question innocente à Sylvain… juste question de tâter le terrain.

Petite question…

Qui sont les parents d’Emma Asselin?
Merci

Pierre

Laconique hein…

Sylvain n’a pas pris grand temps pour me répondre…

Salut Pierre !

Une chance, c’est tranquille au bureau cet après-midi.

Tu mets le doigt sur une autre coïncidence que je mettrais dans une catégorie "légère". On a vu plus incroyable.

Emma Asselin est née Marie Blanche Emma Asselin, le 5 octobre 1889 à Acton Vale Sa mère est Philomène Casgrain et son père est Honoré Asselin. Je n’ai pas encore fait de recherche pour trouver les dates approximatives de leur arrivée à Montréal, mais en tout cas elle a rencontré Lionel et il est allé la marier dans sa paroisse, c’est-à-dire St-Joseph de Montréal. Tu connais la suite.
C’est l’histoire de mon arrière-grand-mère que mon grand-père lui-même a à peine connue, il avait 7 ans lorsqu’elle est morte de la tuberculose, et il avait 9 ans lorsque son père Lionel a été emporté par la même longue maladie.

Mon arrière grand-père de l’autre côté, Delphis Rondeau est né dix ans après la naissance d’Emma, le 5 mars 1899… à Acton Vale. Là s’arrête la coïncidence. C’est spécial que ces deux lignées soient parties d’Acton Vale pour converger à Montréal 25 ans plus tard. C’est intéressant de faire la carte géographique des déplacements. À cette époque, les Vézina sont venus de St-Martin de Laval, les Doyle de St-Gabriel-de-Brandon. De leur côté, les Houde sont venus directement de St-Antoine-de-Tilly et les Rondeau d’Acton Vale.

Un gros "X" avec pour épicentre le faubourg à M’lasse.

À+!

Sylvain

On a vu plus incroyable… disait Sylvain dans son courriel.

Sylvain avait-il un pressentiment ?

Là vous allez me dire…

Coudonc, on ne devait pas aller à St-Eustache ce matin…!

On arrive…

En effet, et cela a un lien direct avec les informations suivantes…

Et de une…

À cette liste, on peut ajouter le nom du jeune Jean-Baptiste Marineau, 7 ans, qui, après avoir été tiré par un volontaire de Saint-André en guise de représailles, décède en mars 1838 à la suite de ses blessures.

Source : tiré de ceci… (http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=2332163&Language=F&Mode=1&Parl=36&Ses=2#LINK106)

LES PATRIOTES DE SAINT-EUSTACHE

M. Gilles-A. Perron (Rivière-des-Mille-Îles, BQ): Monsieur le Président, aujourd’hui c’est un triste anniversaire, soit celui du 14 décembre 1837, jour où le général Colburn, dit «le vieux brûlot», à la tête d’une armée de 1 200 hommes, attaque, dans le village de Saint-Eustache, les quelque 200 Patriotes du Dr Chénier.

Réfugiés dans l’église, onze d’entre eux, dont le Dr Olivier Chénier, seront exécutés. À cette liste, on peut ajouter le nom du jeune Jean-Baptiste Marineau, 7 ans, qui, après avoir été tiré par un volontaire de Saint-André en guise de représailles, décède en mars 1838 à la suite de ses blessures.

Rappelons qu’à l’époque, le Conseil législatif, nommé par Londres, exerce le pouvoir par-dessus la tête des élus. Après plus de 30 ans de luttes parlementaires stériles pour obtenir la démocratie, une partie importante de la population, dont des chefs anglais, prennent les armes et participent au soulèvement.

Nos Patriotes ont lutté pour la reconnaissance nationale de notre peuple, pour la liberté et pour l’obtention d’un système de gouvernement démocratique.


Et de deux…

Finalement, soulignons le décès de l’énigmatique jeune Marineau, dont l’identité est plus ou moins certaine. Ce dernier, trop jeune pour être véritablement impliqué politiquement, aurait été abattu par un soldat lorsqu’il sortait de sa maison! Marineau n’est pas inhumé en ce cimetière.

Source : http://jonathanlemire.com/?page_id=345


Et de trois…

Jean-Baptiste Marineau est blessé à Saint-Eustache par un Volontaire de Saint-André le 22 février 1838. Il meurt de ses blessures le 6 mars suivant. Il n’avait que 7 ans.

Source : http://ville.saint-eustache.qc.ca/fr/PDF/TOPONYMIE-final-lettres.pdf

Voyez-vous, on nage en pleine controverse dans toute cette histoire. Et que vient faire Emma dans toute cette affaire.

Je suis certain qu’on retourne ensemble à St-Eustache demain réécrire l’histoire de la famille d’Emma…

Sylvain va en apprendre des choses.

En fait, je lui ai tout dit d’avance, enfin presque…

Je déteste faire languir les gens comme vous le savez.


Cliquez sur l’image à vos risques et périls


Des fois je me dis quand j’écris mon blogue que j’aurais fait un sacré bon prof d’histoire… qui aurait enseigné la bonne histoire de la bonne manière…

Thérèse Léveillé 1925-2011

Des fois, ça m’arrive d’oublier…

1938

J’avais promis à Marie-Paule que je lui apporterais cette photo.

Je n’avais pas eu la chance de la revoir depuis deux mois. Il arrivait toujours quelque chose pour reporter nos rencontres du mardi matin.

La semaine dernière, je suis allé revoir Marie-Paule et son mari Louis-Joseph.

Des gens charmants et accueillants.

En fait, j’avais revu Marie-Paule il y  a trois semaines.

C’était au salon funéraire.

J’avais appris que sa sœur Thérèse était décédée. Je n’ai jamais eu la chance de la rencontrer sauf sur cette photo.


Le temps d’une paix…

Elle porte le grand chapeau.

Je tenais à rencontrer la famille de Marie-Paule. Je les connais tellement grâce aux photos du vicaire que maintenant je me sens comme un enfant adopté par une grande famille de Sainte-Anne-des-Plaines.

Au salon funéraire, j’ai fait la connaissance de Clarence, d’Alice, de Claire et du petit Jean-Jacques… J’ai aussi rencontré Héléna, la doyenne de la famille.

J’ai tout de suite reconnu le petit Jean-Jacques.

1938

C’est le petit garçon charmant assis dans la brouette à gauche près d’Alice.

Je me dis que même en vieillissant, on demeure toujours un petit garçon en dedans…

Ce matin, je rencontre de nouveau Marie-Paule. Cette fois, on ne parlera pas d’école de rang. Elle me parlera du couvent des sœurs de Sainte-Anne à Sainte-Anne-des-Plaines.

17 mai 1938

En après-midi, on rencontrera Héléna, l’aînée de la famille de Zotique Léveillé et de Marie-Josephe Léveillé. Elle a enseigné pendant 34 ans, tout comme moi.

Mardi dernier, Marie-Paule m’a confié d’autres photos à numériser et à partager avec vous…


J’ai bien fait d’aller lui rendre visite.

Demain, on s’en va trotter à St-Eustache…

Dollard, la Reine et les Patriotes…

Branchez-vous !

Il vous reste seulement une semaine.

Dollard, la Reine ou les Patriotes…

- Tassez-vous diantre…
Je vise la Reine…
- On fait notre gros possible Dollard…


Oh good Lord…
Another coup d’État…!
God Save the Queen

On n’est jamais trop vieux pour changer le monde…

Moi je me suis branché.

Je suis passé de Branchez-vous à WordPress avec mon blogue.

Vous savez déjà pourquoi si vous le lisez religieusement.

On ne me passe plus de commentaires déplacés…

J’écris tout ce qui me passe par la tête…, mais ce n’est jamais déplacé, du moins j’espère.

J’avais écrit ce qui suit dans un de mes articles sur mon ancien blogue…

J’ai pris congé hier étant donné que c’était la fête des Patriotes. Anciennement on l’appelait ça la fête de Dollard, mais certains de mes élèves l’appelaient la fête du Dollar (sic). Je leur ai expliqué qu’au début c’était la fête de la Reine, la reine Victoria!

Ça leur passait 10 pieds par-dessus la tête…

Pour moi, la fête de la Reine… revêt une signification toute spéciale. En effet, mon père, qui était pompier dans les années 50 et 60, était de garde, comme plusieurs de ses confrères en congé, pour se poster près des alarmes au coin des rues. C’était avant le 911…

Dans certains quartiers de Montréal, surtout les quartiers du sud-ouest et du centre-sud, on avait comme tradition de sonner des fausses alertes, sans mentionner l’utilisation joyeuse de pétards et de feux de joie.

J’écris donc tout ce qui me passe par la tête…, mais je parle surtout de vos ancêtres.

Mon dernier cas sont les ancêtres de Sylvain, mon nouvel ami sur Facebook.

Je lui ai trouvé des racines à St-Eustache et ses ancêtres se retrouvent en pleine rébellion des Patriotes en décembre 1837.

Je sais maintenant que Sylvain ne verra plus la fête de Dollard, de la Reine ou des Patriotes de la même manière.

Sa vie vient de changer…

Il ne le sait pas encore, mais je sais qu’il s’en doute un peu.

Il n’a pas fini de découvrir des choses sur ses racines.

Ça par contre il le sait très bien.

La preuve…

Il m’a envoyé ça sur son Facebook la semaine dernière. Il était lui aussi dans son grand ménage du printemps…

L’anecdote est amusante…

Sylvain avait cette photo de cette pierre tombale depuis l’automne dernier.  Thomas Doyle est son arrière-arrière-arrière-grand-père et le premier enfant de Thomas Doyle et Marie Turgeon. La photo a été prise à St-Gabriel-de-Brandon, une toute petite pierre tombale à flanc de colline. Sylvain m’a dit qu’il aurait dû prendre une photo de l’ensemble.

La généalogie, ça ne change pas la vie du monde… sauf que ça nous permet de se brancher dans la vie… et de vouloir tout découvrir sur ses ancêtres et sur soi.

Si vous croisez un jour Sylvain à St-Eustache ou à St-Gabriel-de-Brandon, dites que Pierre lui fait dire bonjour… à moins que je sois à ses côtés…

Demain, je retourne découvrir les beaux souvenirs de Marie-Paule, et en après-midi si possible ceux de sa soeur Héléna qui a été institutrice à l’école du rang Sainte-Claire. Je ne sais pas encore si c’est la vieille ou la vieille vieille école.