À suivre sur Nos ancêtres II…

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L’exode des Canadiens français aux États-Unis

De 1840 à 1930, près d’un million de Canadiens français ont émigré vers les États-Unis. À l’origine de ce drame national, un peuple d’agriculteurs pauvre et soumis à la tutelle coloniale anglaise qui n’a accès ni aux connaissances, ni au crédit pour moderniser ses exploitations.

Les choix économiques de la Grande-Bretagne, puis du Canada consistent alors à favoriser le grand commerce, les compagnies ferroviaires et les banques, en dépit des besoins criants en agriculture. Réduit à la survivance, plusieurs Québécois font donc le choix de l’exil au nord-est des États-Unis où les industries textiles et forestières sont prêtes à les embaucher.

Si l’émigration est d’abord individuelle et temporaire, elle devient familiale et permanente à compter de 1865 et la fin de la guerre civile américaine. Des communautés appelées « Petits Canada » naissent alors autour d’une paroisse, d’une église, puis d’une école française. Les élites québécoises dénoncent bien sûr avec vigueur ceux prenant le chemin de l’exil, mais bientôt elles-mêmes accompagnent les migrants pour les aider conserver leur culture, en fondant des associations et des journaux français.

Si la première génération demeure généralement solidaire pour conserver ses usages, dès la seconde génération on tend à se noyer au « melting pot » américain. Plusieurs traditions québécoises se perpétuent donc en Nouvelle-Angleterre, mais en anglais seulement. Les descendants de ces exilés représentent aujourd’hui une dizaine de millions d’individus ayant contribué à la prospérité des États-Unis. Ils nous rappellent l’ampleur de ce drame national et la terrible fragilité du français en Amérique.

Yolande Lavoie, L’émigration des Québécois aux États-Unis de 1840 à 1930, Québec, Éditeur officiel du Québec, 1981.

On va suivre ça…

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L’ancêtre Labatt de la semaine: Zacharie Cloutier et vos commentaires

Vos commentaires sont toujours enrichissants et alimentent Nos ancêtres. Ce billet date de 2010. Denis Cloutier fit le premier commentaire. Vous pouvez aller ici et le lire à la fin du billet original. Lisez ensuite les autres, surtout le dernier d’Ambre Cloutier qui a 15 ans.

Bonne lecture…


Je ne sais pas si Zacharie Cloutier est l’ancêtre de Denis Cloutier, le petit gars de Québec, qui a des liens lointains avec mon arrière-arrière-grand-père Honoré Sauvé.

Ça va être drôle mon Honoré…

C’est Denis qui m’a fourni la photo du train de mercredi dernier

Ça va être drôle Lucille…

Denis a mis ce commentaire sur l’article…

Cette photo a probablement été prise dans le quartier St-Sauveur de Québec. Ma mère Lucille étant celle de gauche, au milieu, c’est sa sœur Jeanne d’Arc, et à droite Liliane l’Heureux née Fournier, belle-sœur de ses dernières.

Concernant Honoré, on peut apercevoir la photo de celui-ci dans sa perspective d’ensemble, j’aime cette photo, les habits d’époque.

Denis Cloutier de la ville de Québec

Après ce petit préambule, voici notre ancêtre Labatt de la semaine : Zacharie Cloutier…

Ça va être drôle ma belle Xainte…

Je suis parti à la recherche de Zacharie et, devinez quoi? Zacharie est l’ancêtre de Denis. Le plus drôle, c’est que je ne le savais pas en commençant mon article.
Juré craché sur la tête du Capitaine Bonhomme…

Mais le plus intéressant, c’est que Denis ne se doute de rien, du moins je pense…
Voci la fiche de Zacharie Cloutier dans mon arbre…

Mais ce qui est encore plus intéressant, c’est que Denis a plein de photos de ses ancêtres. En voici un. C’est Zéphirin Cloutier.

Ben ça c’est drôle en ti-pepère…

Zéphirin est l’arrière-grand-père de Denis. Il est le fils de Jérome Cloutier et de Marie-Luce Joncas. Une autre belle rencontre virtuelle avec une autre personne qui a eu la piqûre.

Écrire, une forme de thérapie quoi…

J’aime beaucoup écrire, pas nécessairement sur moi, mais sur mes ancêtres que j’ai retrouvés et sur les vôtres depuis 2008. En premier, ce fut sur la plate-forme Branchez-vous. com qui a laissé tomber une foule de bloggeurs en herbe comme moi en 2009. J’y avais laissé 505 billets donc seulement quelques-uns qui ont survécu et que j’avais rebloggés ici sur Nos ancêtres.

En tout je frôle les 2000 billets!

Je suis sur la plate-forme WordPress depuis 2009 ce qui me permet de poursuivre ma forme de thérapie.

L’histoire d’Herman Farmer, il n’y a pas grand monde qui la connaît, et son histoire probablement intéresse pas grand monde à part moi.

Herman Farmer est mort d’une cirrhhose du foie en 1910, fort probablement suite à sa consommation d’alcool. Ça, je l’ignorais en 2007, tout comme j’ignorais qu’il était marié à mon arrière-grand-tante Marie-Anne Lagacé, née le 15 décembre 1862 à Notre-Dame-des-Anges dans le comté de Missisquoi.

À la mort de son mari, Marie-Anne Lagacé Farmer a repris son nom de fille tout comme sa fille Dora Lagacé Robillard qui a tenu à honorer le nom de sa mère sur sa pierre tombale.

Marie-Anne repose en paix probablement avec sa fille, mais ça j’en cherche encore la preuve.

On en apprend des choses en cherchant nos racines. On apprend aussi l’importance de partager nos découvertes et de préserver le passé des gens ordinaires qui ont vécu des années de misère pour nous donner la vie meilleure.

Ce qui m’amène à vous parler de ce commentaire laissé ce matin sur un des articles que Lise-Andrée Morin avait écrit sur Nos ancêtres II.

Merci Lise-Andrée,

Ce récit m’a complètement replongé dans mes souvenirs lorsque j’étais à l’Ophelinat d’Youville de 1959-1962. Tout ceci a ébranlé mon coeur d’enfant qui fut marqué par ces belles années.

Merci encore une fois!!

Dann

Il y a 5 ans…

Il m’arrive dans mes temps libres de retravailler mon arbre familial sur Ancestry et de faire de nouvelles découvertes.

Quel ne fut pas ma surprise ce matin de retrouver Henriette Rondeau et Désiré Rousseau, les parents de Valérie Rousseau mariée à Alexis Robillard, puis de relire la note que j’avais conservée suite à un commentaire.

Bonjour,

J’ai pris connaissance de votre blogue en cherchant des renseignements sur Marie-Anne Doiron, épouse de Louis Rondeau. Cette personne m’intéressait parce qu’elle est en sorte liée à ma famille. Mon bisaïeul, Michel Coulombe a marié Henriette Rondeau, la petite-fille de Marie-Anne Doiron. Cette petite vieille a repris soudain vie grâce à vos recherches démontrant qu’elle était de descendance acadienne par un échappé de la déportation des Acadiens. Henriette m’a donné beaucoup de fil à retordre. Contrairement à mes autres ancêtres féminins, elle n’avait pas de date de naissance. Les documents la disaient née circa 1823. Or, des recherches m’ont révélé que ses parents se sont mariés en 1824. Elle aurait bien pu naître avant mariage comme j’ai découvert qu’elle aurait eu un fils 5 jours après son deuxième mariage. Mais aucun répertoire ne faisait mention d’elle. Prenant le taureau par les cornes, je suis allé voir la descendance de son père. Son premier enfant, né en 1825 s’appelait M.Henry et dans la liste suivante des enfants il n’y avait pas d’endroit où placer une Henriette entre deux autres naissances. En consultant le certificat de naissance je me suis aperçu que M.Henry était une fille. Elle épousera plus tard Michel Coulombe qui mourra après lui avoir donné 3 enfants : Jérémie, J.Alfred (mon arrière-grand-père) et Michel fils qui mourra vers l’âge de 15 ans. Or, Henriette est la sœur d’Émilie qui se trouve dans l’arbre de Julie Roy, qui avait marié Pierre Coulombe, décédé, lui, moins d’un an après son mariage (Les Coulombe et Rondeau ne faisaient pas long feu). Or, je ne savais pas que Pierre Coulombe avait eu une fille (qu’il n’a jamais connue), ce que vos recherches m’apprennent. Cette Émilie Rondeau a marié en deuxièmes noces Nazaire Champagne qui a également un lien avec ma famille : un Champagne a marié une sœur de ma mère. Quand donc vous parlez de Saint-Norbert, c’est un lieu un peu familier. Cet oncle et cette tante sont enterrés dans le cimetière dont vous montrez des photos. Mon frère est également enterré dans ce même carré puis qu’il était le filleul de ce couple Champagne-Robillard. Un oncle et une cousine sont également là. Je suis moi-même né aux confins de Saint-Norbert, où se trouvent maintenant les serres de Sylvain Coulombe, mon cousin.

C’est donc tout un trip que vous m’avez fait faire cet après-midi avec vos recherches. Je vous en remercie grandement. Je suis également un passionné de généalogie et je cherche tous les ancêtres de mes quatre familles : Coulombe, Boivin, Robillard et Grégoire. Les Coulombe de Lanaudière et de l’Ouest du Québec viennent d’une seule personne venue de Sainte-Foy s’établir sur le territoire qui est aujourd’hui Saint-Norbert mais qui était vers 1760 aux confins de la seigneurie de Berthier. Je tente de retrouver tous les descendants de Pierre-Ignace qui, par ses cinq petits-fils s’est multiplié comme « les étoiles du ciel et les sables de la mer » selon l’expression biblique.

Je suis confiné à un fauteuil roulant : je ne peux donc pas aller manger de la poutine à Saint-Norbert tout en retournant visiter le cimetière qui pourrait m’en apprendre encore et surtout, mettre les pieds sur la terre de mon ancêtre, terre qui n’appartient plus à la famille puisqu’Henriette Rondeau l’a vendue vers 1870. Je m’en remets donc à des passionnés comme vous qui laissent tomber parfois quelques miettes d’information qui me lancent sur une nouvelle piste.
Encore une fois, MERCI.

Pierre Coulombe,
Montréal

J’étais retourné au cimetière avant ce commentaire pour prendre d’autres photos avec mon cellulaire. Je vous les livre sans autres commentaires.

Tout ce retour en arrière m’amènera peut-être un jour à vous parler d’Herman Farmer mort d’une cirrhose du foie en 1910, puis de mon arrière-grand-tante Marie-Anne et son beau-fils Romulus Robillard…

À lire avant demain – Quel État pour le Québec?

Les Québécois n’aiment pas la chicane, c’est pourquoi on évite de discuter de politique dans les réunions de famille ou à la cabane à sucre d’Arthur Dubé.

Heureusement qu’on peut lire les journaux pour se faire une idée quand c’est le temps d’aller voter.

On m’a envoyé ce lien ce matin.

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/537857/quel-etat-pour-le-quebec

En 2010, un autre lecteur m’avait reproché de mêler généalogie et politique sur mon blogue. Bien que je n’aie pas l’intention de créer un nouveau blogue sur la politique et partir des chicanes, je crois que tôt ou tard l’ignorance de son histoire conduit un peuple à sa perte.

Party de sucre 1910 chez Arthur Dubé à St-Eusèbe?

Note

Il arrive plusieurs fois que mes histoires ne se terminent jamais comme celle-ci qui était dans la section brouillon… Dans la section brouillon, il m’en reste encore 66.


Pas certain que la photo du party de sucre aurait été prise en 1910. Je dirais qu’on serait plutôt au début des années 20.

Je dois toujours me méfier de ce qui a été écrit sur une photo, surtout si cela a été écrit au stylo bleu dans les années 70 ou 80.

Arthur Dubé serait devant à genoux en train de faire bouillir l’eau d’érable. Il a marié Hélène Labrie en 1886 que l’on voit ici sur une photo sur étain avec son fils Timothée né en 1889.

Grand maman Hélène avec Timothée

Timothée se mariera avec Eugénie Giroux en 1914. Ils seraient également sur cette photo que la petite-fille d’Hélène a daté comme étant 1910. On y verrait un tas de gens comme Élisée Dubé (1847-1928) avec sa grande barbe blanche…

1910 photo Bernard-Élisée Dubé

Blanche Jolicoeur et son mari Émile Dubé y seraient aussi.

1910 photo Émile Dubé and Blanche Jolicoeur

On retrouve Blanche et Émile sur cette photo de mariage prise en 1915…

Marthe Dubé, la fille de Timothée Dubé (1889-1979) et d’Eugénie Giroux (1894-1946), aurait identifié les gens sur les photos qui appartenaient sans doute à sa mère.

1910 photo Timothée Dubé and Eugénie Giroux

C’est sa petite-fille Annick qui me l’a confirmé hier et qui est désormais la gardienne de la mémoire de sa grand-mère.

Marie-Marthe Dubé

Marthe Dubé (1919-2011)

Est-ce finalement si important de tout bien identifier les gens sur ces photos 50 ou 60 ans plus tard avec un stylo-bille?

Madame Cyris Dubé est la clé de l’énigme.

1910 photo unknown woman

Nom de fille Odélie Morneau, madame Cyris Dubé est née en 1894…

Elle serait âgée de 16 ans en 1910?

Pas sûr de ça!

1910 photo unknown woman

Cette dame serait plutôt Séraphine Dubé (1846-1923), la femme d’Élisée Dubé, la mère de Cyris (Cyrice) Dubé qui marié Odélie Morneau en 1913.

La prochaine fois, en route pour St-Eusèbe…

petit nowhere

 

Tu es reparti pour la gloire… plus que 549 pour 2000

comp018

Un petit message d’un de mes lecteurs hier après le 1451e billet.

Tu es reparti pour la gloire… plus que 549 pour 2000.

J’écris seulement maintenant quand on m’écrit sur vos ancêtres. Dans ce cas c’est un descendant de Jérémie Lauzon et d’Angèle Barrette qui m’avait écrit.

Jérémie Lauzon ,le grand et Angèle Barrette

Un des fils de Jérémie et d’Angèle s’appelait Jérémie qu’on surnommait le petit Jérémie. Le petit Jérémie est décédé le 12 novembre 1914. J’aurais pu attendre au 12 novembre 2018 pour vous en parler.

1914 sépulture Jérémie Lauzon

Maxime m’a écrit sur la cause du décès du petit Jérémie…

Selon la famille Jérémie est décédé d’avoir creusé un fossé à la pelle et a attrapé du froid. C’est tout ce que l’on sait de lui. Je ne sais pas ce que faisait Arzélie pour gagner sa vie, car sur les photos elle a l’air à l’aise financièrement à l’aise pour une veuve.

Famille de Jérémie Lauzon (1916)

Famille de Jérémie Lauzon (1916)

 

Maxime a rajouté ceci sur son ancêtre Henri Lauzon…

Henri c’est le deuxième en arrière de sa mère, lui et son frère sont partis à Ste-Scholastique et ont marié les deux soeurs Lagarde.

À suivre…

Tu es reparti pour la gloire… plus que 549 pour 2000?

Pas vraiment.

 

 

1451e billet…

Assez pour faire peur!

effroi 2

N’ayez crainte même si vous tombez sur mes histoires inventées comme celle de la Flèche d’argent et mes montages.

vol d'essai1

Parfois je mêle la réalité avec la fiction.

first flight 7

Confus?

Il s’agit juste de m’écrire et découvrir mon côté sérieux.

1914 sépulture Jérémie Lauzon

Acte de sépulture de Jérémie Lauzon

Famille de Jérémie Lauzon (1916)

Famille de Jérémie Lauzon (1916)

Jérémie Lauzon et Angèle Barrette

J’avais déjà sans doute écrit sur ce couple sur Nos ancêtres. Il faudrait que je retrouve mes notes.

Jérémie Lauzon ,le grand et Angèle Barrette

Jérémie Lauzon et Angèle Barrette sont les parents de Jérémie Lauzon qui a marié Arzélie Dupras. 

jeremie fils

Jérémie dit le petit Jérémie

Arzélie la voici avec sa famille…

Famille de Jérémie Lauzon (1916)

Famille de Jérémie Lauzon (1916)

Le petit Jérémie n’y est pas. Il est décédé le 12 novembre 1914 selon mes notes, mais il faudrait que je retrouve l’acte de sépulture…

Toutes ces photos viennent d’Yvon Lauzon un des descendants de Jérémie Lauzon et d’Angèle Barrette. Son arrière-grand-père était Aquila Lauzon, le frère du petit Jérémie.

famille Aquila Lauzon vers 1910

Aquila Lauzon et ses ancêtres

Henri Lauzon est sur cette photo. Il faut que je retrouve mes notes pour bien l’identifier.

Famille de Jérémie Lauzon (1916)

À suivre…

Germaine et Henri… La suite

Jean Delisle commente…

Bonjour, Lagarde et Sainte-Scholastique. Je cherche depuis longtemps la date et le lieu de sépulture de Marguerite Lagarde dit St-Jean qui à la fin de sa vie est allée vivre à Sainte-Scholastique où étaient établies ses 5 filles. Elle avait épousé en première noce Hilaire Chartrand (Saint-Eustache, 26 avril 1832) et en seconde noce François Brunet (Sainte-Scholastique, 26 septembre 1881). Celui-ci meurt le 20 mars 1885 Marguerite serait morte après 1887.

Merci.

À suivre…