Je ne veux surtout pas…

Je ne veux surtout pas vous ennuyer avec les Patriotes, sauf que le père d’Henriette Alexandre (mon arrière-grand-mère) aurait été mêlé dans la révolte de 1838 à St-Cyprien.

Comme il aurait pu être tué, je ne serais pas ici en train de vous écrire.

David Alexandre mérite donc de petits articles afin de tirer tout ça au clair surtout que je ne sais pas grand-chose de l’histoire des Patriotes même si j’ai fait mes études en histoire.

J’ai donc décidé d’en parler les week-ends.

Comme ça, si ça ne vous intéresse pas, pas de problème. Vous n’avez qu’à revenir lundi.

 

 

Moi je sais que mon ami Michel va venir les lire.

‘…dont on viendrait peut-être à bout si sa méchante femme ne le gâtait pas par ses mauvais conseils.’

Sexiste à souhait, le p’tit Izzy… mais quand même respectueux des règles de grammaire les plus élémentaires (j’admire notamment sa maîtrise de l’utilisation du subjonctif imparfait)

Tu nous fais redécouvrir les Patriotes par ton maniement tout autant habile que judicieux du microscope anneplainois.

Good job.

Qui sait, je pourrais peut-être lui en trouver aussi des Patriotes dans ses ancêtres.

On se revoit dimanche pour enterrer l’histoire des Patriotes de Sainte-Anne-des-Plaines. Ensuite, on s’en va à Napierville.

Les Patriotes de Ste-Anne

Non ce n’est pas le nom d’une équipe de Midget AAA.

Mais ça serait winner comme nom.


Le hockey a toujours été fort à Ste-Anne.

L’histoire des Patriotes, disons un peu moins.

Cépasgrave.

L’histoire revient dans l’actualité par les temps qui courent.

Tenez…

Branchez-vous! 

On commence à se réveiller! On a aussi un article dans Le Devoir.

Il était grand temps.

En tout cas, je fais ma part.

Voici nos Patriotes de Ste-Anne.

Si on croit le curé Poirier, qui avait la chienne de se faire tuer, nous avons maintenant nos braves Patriotes anneplainois…

Moïse Granger, qui a pris les armes…

Jean-Baptiste Leblanc, regardé comme le second chef de la rébellion

Nicolas Daunais, Joachim Villeneuve, Séraphin Bouc, Octave Villeneuve, Jean Villiot, Félix Granger, Thomas Villiot et Joseph Adam dont on viendrait peut-être à bout si sa méchante femme… et finalement Louis Dubois.

Il ne reste plus qu’à élever un monument quelque part à Ste-Anne-des-Plaines.

Moïse Granger fier patriote

Moïse Granger qui a pris les armes pour aller au feu de la Rivière-du-Chêne a dit en pleine assemblée qu’il me persécuterait jusqu’à la mort; et il paraît bien qu’il veut tenir sa parole, puisqu’il se trouve maintenant à la tete d’une conjuration ouverte contre moi. Il en est rendu à un tel point, que je ne voudrais pas me trouver seul avec lui dans un lieu écarté. Je craindrais qu’il ne me donnât le coup de la mort.

Richard Chabot, Le curé de campagne page 209.

Revoici une partie de la déposition du curé Porier écrite le 10 juin 1839.

Isidore Poirier, prêtre, curé de Sainte-Anne-des-Plaines, à M. Griffin, adjudant général, 10 juin, 1839.
Persécutions dont il est l’objet de la part de quelques rebelles.

Les troubles de 1837 et 1838 sont choses du passé, mais monsieur le curé sent le besoin d’y aller d’une petite dénonciaton.

Moïse Granger est aux premières loges.

Il se voit dénoncer par monsieur le curé qui ne mentirait sûrement pas n’est-ce pas, car la médisance est un péché.

On peut donc se fier à lui.

Moïse Granger a pris les armes pour aller au feu de la Rivière-du-Chêne (décembre 1837) et a dit en pleine assemblée qu’il persécuterait le curé Poirier jusqu’à la mort.

On peut aussi se fier sur moi, car je pense avoir trouvé un de mes ancêtres qui a joué un rôle lors de la rébellion, mais ni à Ste-Anne ni à St-Eustache.

Ceci expliquerait mon intérêt pour la question, du moins je pense.

Je devrais avoir honte…

Je devrais avoir honte…

Moi un ptit gars de Montréal.

Je reste à Sainte-Anne-des-Plaines depuis 1981, le 20 mars pour être plus précis, et je ne connais même pas l’histoire des Patriotes qui ont vécu ici.

Ça, c’est un vrai péché mortel.

Je devrais avoir honte…!

Honte de me promener avec ma caméra et prendre des photos à gauche et à droite sans connaître l’histoire qui se cache derrière mes photos.

Honte de me promener dans les rues de Sainte-Anne sans connaître vraiment la signification des rues comme la rue Daunais.

Nicolas Daunais?

Le nom me disait vaguement quelque chose. On en parle sur ce site.

En 1787, le territoire de Sainte-Anne fut détaché de la seigneurie de Terrebonne qui s’appelait Mascouche du Page. En 1788, la nouvelle paroisse pris le nom de Sainte-Anne de Mascouche et en 1816, le nom est changé pour celui de Sainte-Anne-des-Plaines (Blondin, 1987, p.14). Nous commençons par le patriote Nicolas Daunais (1805-1862). Il habitait Saint-Louis de Terrebonne où ses parents possédaient de grandes étendues de terre. En 1827, il se marie avec Esther Granger, fille de bourgeois possédant également plusieurs terres à Sainte-Anne-des-Plaines. Nicolas Daunais était un cultivateur fortuné. Sa maison se situait en face de l’église où se trouve maintenant un dépanneur. Il était un des chefs patriotes et fit partie d’une conjuration contre le curé Isidore Poirier pour les propos antipatriotes qu’il tenait. (Blondin, 1987, p.122).

On parle aussi des frères Prévost sur le site.

Les frères Prévost, eux je les connaissais un tout petit peu. Leur maison était anciennement sur le site de la caserne des pompiers.

Les pompiers…

Ça je connais ça!

J’ai hâte d’en parler à mes petits-enfants…

Séraphin Bouc fier patriote

Excusez le retard de la mise en ligne…

Revenons à nos patriotes de Ste-Anne-des-Plaines.

Rien d’inventer sur mon blogue pour une fois.

Richard Chabot en parle dans son livre.

Sauf que…

Il mentionne dans son livre le nom de Séraphin Gore.

Séraphin Gore? Connais pas.

Séraphin Bouc, alors oui je le connais!

Séraphin Bouc et non Gore est né à Lachenaie, le 27 octobre 1788, puis baptisé le 29, dans la paroisse Saint-Charles. Il est le fils de Charles-Jean-Baptiste Bouc, marchand, et d’Archange Lepage.  Il fut un cultivateur à Sainte-Anne-des-Plaines. Il servit, le 8 septembre 1812, durant la guerre de 1812 dans le 3e bataillon de milice de la division de Blainville.  ll fut élu député de Terrebonne en 1834. Il appuya le parti patriote.  Il décède en fonction à Sainte-Anne-des-Plaines, le 29 juillet 1837, à l’âge de 48 ans et 9 mois. Il fut inhumé dans l’église paroissiale, le 31 juillet 1837.  Il avait épousé dans la paroisse Saint-Louis-de-France, à Terrebonne, le 5 octobre 1813, Françoise Dalcourt, fille de Joseph Dalcourt et d’Angélique Gravel.  

Erreur pardonable, car Richard Chabot a transcrit le nom à partir d’une lettre du curé Porier qui se retrouve sur le site des Archives nationales.

Isidore Poirier, prêtre, curé de Sainte-Anne-des-Plaines, à M. Griffin, adjudant général, 10 juin, 1839.
Persécutions dont il est l’objet de la part de quelques rebelles.

Séraphin Bouc se retrouve donc dans ce livre avec d’autres présumés patriotes dont Moïse Granger.

J’ai fait ressortir tous les noms des patriotes dénoncés par monsieur le curé Poirier. La déposition date de juin 1839


Ce n’est pas la seule erreur. On a aussi le nom de Nicholas Daumais dans la déposition qui est en fait Nicolas Daunais.

On y reviendra, car cette histoire qui n’a pas fait couler beaucoup d’encre depuis 1837, risque d’en faire couler beaucoup sur ce blogue.

En attendant, petite lecture préparatoire…


La haine du curé Poirier

Je reviens avec l’histoire des Patriotes.

Une lectrice m’a envoyé une petite lecture.

Heureusement qu’Étienne Simard ne fut pas tué en décembre 1837 à St-Eustache, car il aurait eu droit toutes des funérailles!

Ouin mettons…

Une brique et un fanal si on en juge par le sermon de monsieur le curé de l’époque!

J’aime bien le préambule de Gilles Boileau.

L’historien Marcel Trudel dont on ne peut mettre en doute l’intégrité, l’honnêteté et surtout la compétence, a déjà parlé du comportement de l’Église canadienne sous le régime militaire, suite à la conquête de 1760. Par ailleurs, nous savons bien comment les patriotes de 1837-1838 furent les victimes de l’intransigeance, de l’incompréhension et surtout de la mauvaise foi des évêques de l’époque et de la majorité des curés de paroisses. En dépit d’une réhabilitation hautement proclamée des patriotes de 1837 par l’Assemblée des évêques du Québec en 1987, ces mêmes patriotes sont encore et toujours l’objet de l’ostracisme primaire et abusif de plusieurs membres du clergé comme on peut le voir par les deux derniers documents présentés dans ces pages. Deux pièces à conviction bien courtes mais combien éloquentes à l’époque de la grande repentance! Les extraits de documents que nous vous présentons dans ces pages sont tirés d’archives accessibles à tous. Puissent ces quelques paragraphes inciter à une relecture de certaines tranches de notre histoire et provoquer une salutaire et utile réflexion.

LA HAINE DU CURÉ POIRIER (pour la source, cliquez ici…)

Le troisième document concerne l’épopée des patriotes. Il s’agit du sermon prononcé dans l’église de Sainte-Anne-des-Plaines par le curé Isidore Poirier le dimanche 11 novembre 1838, au moment où plusieurs paroisses de la rive sud du Saint-Laurent – dans le diocèse de Montréal – étaient encore en pleine effervescence insurrectionnelle.

Ce texte, dont on peut lire ici quelques extraits, a été publié par le L’Ami du Peuple, de l’Ordre et des Lois, journal dirigé par le surintendant de police de Montréal, le tristement célèbre Pierre-Édouard Leclère, et soutenu financièrement et intellectuellement par les ecclésiastiques du Séminaire de Montréal et leur supérieur M. Quiblier, p.s.s. On notera combien des hommes, tout curés qu’ils soient- avaient la bravoure facile une fois le danger passé.

«Vous ne sauriez ignorer, mes frères, quels sont les devoirs que vous devez rendre à César, c’est-à-dire au roi, ou à la puissance souveraine; depuis un an surtout, on vous les a expliqués amplement… Cependant comme il y a encore parmi vous des têtes dures, qui font semblant de ne rien comprendre, pour se livrer sans remords à la fureur de leurs passions, je profite de ces dernières paroles de notre évangile, pour vous remettre de nouveau sous les yeux la vérité sous tout son jour.

«C’est Jésus-Christ lui-même, qui vous assure que toute puissance vient de Dieu, et que celui qui résiste à la puissance qu’il a établie résiste à Dieu même et se damne. La puissance ne vient donc pas du peuple, comme vos prétendus grands hommes ont malheureusement réussi à vous le faire croire, mais elle vient de Dieu seul qui la communique à qui il lui plaît; toute autre puissance ne saurait venir que de l’enfer; seriez-vous donc assez aveugles pour vouloir prendre le parti des puissances infernales? C’est ce que vous feriez certainement si vous aviez le malheur de manquer au respect et à l’obéissance que vous devez au gouvernement sous lequel nous avons le bonheur de vivre.

«Rappelez-vous encore ce que notre évêque nous a écrit l’année dernière. Je vais vous en répéter quelques mots… Tous ceux qui meurent les armes à la main contre leur souverain sont réprouvés de Dieu et condamnés à l’enfer. L’Église a tant d’horreur d’une insurrection qu’elle refuse d’enterrer dans les cimetières ceux qui s’en rendent coupables; qu’on ne peut être absous, ni recevoir aucun autre sacrement, sans faire un énorme sacrilège…

«Vous allez me faire une objection: nous voudrions bien la paix, dites-vous, mais ce n’est pas aisé dans le temps où nous sommes; on nous commande, on nous force de marcher, et si on refuse on nous menace de nous fusiller; que pouvons-nous faire? À cette objection, qui ne doit être de nulle valeur chez les chrétiens, voici comment je réponds: si vous êtes dans un danger éminent (sic) de perdre la vie et que vous ayez le temps de vous sauver, prenez aussitôt la fuite et mettez-vous à l’abri de la violence des rebelles; que si vous êtes pris au dépourvu, sans pouvoir échapper, souvenez-vous que vous êtes des enfants des martyrs, et qu’en cette qualité la crainte de la mort ne doit pas vous porter à trahir votre gouvernement. Si donc vous vous trouvez dans la circonstance que je viens de dire, ne craignez rien, marchez en héros, la mort est un gain à qui sait l’accepter; il vaut mieux mourir innocent que de vivre coupable, et perdre la vie pour la cause de Dieu, ce n’est pas la perdre, mais la changer en une autre meilleure.

«Pour moi, mes frères… je me sens aujourd’hui doublement fortifié et disposé à affronter plus hardiment que jamais les périls de la prison et de la mort… Sans doute, si je prévoyais un danger de mort évident, je prendrais la fuite pour ne pas m’exposer volontairement, mais si j’étais surpris dans ma maison, ou ailleurs, et qu’il se trouvait parmi vous des gens assez gâtés pour me menacer de la mort en disant: Écoutez, vous voyez bien que vous nous faites du tort en vous déclarant si hautement contre nous en toute occasion, il faut que vous changiez et que vous soyez de notre parti, autrement nous allons vous ôter la vie; je vous répondrais sans crainte: fusille, tue, massacre; ta fureur m’ouvre le ciel et te plonge dans l’abîme, mais ne crois pas jamais intimider un serviteur de Dieu.

«Il faut bannir pour jamais du milieu de vos familles ce détestable mot de patriote, pour lequel vous marquez un si honteux attachement. Je ne crains pas de le dire: si vous aimez encore le titre de patriote, vous aimez votre destruction et celle de vos enfants.

«C’est vous, au contraire, patriotes insensés, qui voulez, malgré le gouvernement, détruire notre sainte religion sous le prétexte mensonger de la rétablir. Quoi! Vous dites que vous êtes attachés à votre patrie, que vous travaillez pour le soutien de la religion et par le plus fanatique et le plus aveugle de tous les entêtements, vous détruisez la patrie et la religion. Vous forcez le gouvernement de brûler les églises, les villages et les campagnes; vous vous vantez d’être des patriotes religieux et vous ne parlez que de tuer, fusiller, massacrer les prêtres, les évêques, et tout ce qu’il y a dans le pays de citoyens respectables. Quel affreux patriotisme! Quelle affreuse religion! L’enfer a-t-il jamais inventé rien de plus horrible, de plus exécrable?

«Pauvres brebis égarées… entrez dans la voie de la soumission et de la subordination aux autorités légitimes; rendez à César ce qui appartient à César; soyez obéissants, respectueux, soumis et reconnaissants envers les puissances que Dieu a établies pour vous gouverner…»

Note :

Voici l’acte de baptême du petit Étienne, né le 30 avril 1811.

Étienne avait donc 26 ans quand il aurait été sur les premières lignes en décembre 1837 à la rivière du Chêne.

Merci à Michel Chartrand pour le scoop du baptême…

Pour la bataille de St-Eustache, je vous ai trouvé ça.

La bataille de Saint-Eustache, le 14 décembre 1837

À la fin de la bataille de Saint-Eustache, en décembre 1837, les Patriotes qui fuient sont interceptés sur la rivière gelée de Mille-Îles par les volontaires loyalistes de Saint-Eustache (dont la plupart sont des Canadiens français). Cette gravure de 1840 reprend un croquis de l’incident réalisé par un officier britannique qui a participé à la bataille. À noter, les vêtements d’hiver portés par les deux camps. À l’arrière-plan, l’église de Saint-Eustache, le principal bastion des Patriotes, est la proie des flammes. (Archives nationales du Canada, C396) (source)

Pour être aux premières de la bataille… cliquez ici.

Étienne Simard, un brave patriote?

C’était un brave, et en 1837, on le voyait au premier rang des patriotes…

C’est ce que La Presse écrit dans son édition du 23 mars 1907.

Peut-on mettre ça en doute?

C’était écrit noir sur blanc.

L’article comporte par contre une petite erreur.

Étienne Simard a été inhumé le premier mars 1907 et non le 6 mars 1907.


Cépasgrave… 

En passant, un de mes lecteurs, Adrien Simard, un fier descendant de Marsault Simard, ancêtre de Noël Simard, a trouvé l’erreur.

Mais qu’en est-il de toute cette histoire des Patriotes en 1837 à la rivière du Chêne?

Retrouve-t-on ailleurs dans notre histoire la mention qu’Étienne était aux premières lignes?

Quelles sont les sources de La Presse ?

La Presse n’aurait sûrement pas écrit ceci sans preuve du moins en 1907. Les gens qui ont signé comme témoins l’acte de sépulture sont des notables de Sainte-Anne-des-Plaines. Ça aurait rebondi et fait des vagues comme l’affaire Delorme en 1922.

On a donc affaire ici à une affaire de présomption. On présume que ceux qui ont signé connaissaient bien Étienne Simard, patriote et auraient sûrement envoyé un paquet de lettres dans le courrier des lecteurs à La Presse.

Voici ces notables.

Joseph Conrad Chaumont, prêtre
photo d’archives

Joseph Donat Chaumont, prêtre
photo d’archives

Joseph Euclide Dugas, ancien curé de Ste-Anne-des-Plaines, frère de Georges Dugas
photo d’archives

Wildéric Simard, petit-fils d’Étienne Simard

Clodomir Simard, petit-fils d’Étienne Simard

Adélard Guénette, petit-fils d’Étienne Simard
collection Yvon Forget

Damien Simard, petit-fils d’Étienne Simard (avec son épouse Élise Blouin)
collection Yvon Forget

Henri Simard, neveu de Damien
collection Yvon Forget 

Alfred Simard, petit-fils d’Étienne Simard

Rodrigue Guénette, époux d’Alida Simard, fille d’Étienne Simard
collection Yvon Forget

Qu’en est-il d’Étienne Simard, patriote?

Aucune mention sur ce site pourtant très détaillé et sur plusieurs autres dont je vous fais grâce.

On n’inventerait pas une telle histoire sur Étienne dans La Presse de 1907.

En 2012, la seule mention sur Internet qu’Étienne Simard était un patriote sont mes articles.

Il y a bien l’abbé Georges Dugas qui a parlé d’Étienne dans son livre…

Laissons lui la parole…

***

FAMILLE SIMARD DE SAINTE-ANNE

Noël Simard, marié à Madeleine Racine de Château-Richer, en 1661.

Pierre Simard, fils de Noël, marié, en 1690, à Claire Dodier (Baie-Saint-Paul).

Étienne Simard, fils de Pierre, né en 1701, marié en deuxième mariage à Geneviève Blouin, en 1730.

Étienne Simard, fils d’Étienne, né 1746, marié à Marguerite Létourneau, en 1773.

Jean-Baptiste Simard, fils d’Étienne, né en 1774, marié à Susanne Deblois, de l’île d’Orléans.

 Il vient demeurer à Sainte-Anne des Plaines.

Étienne Simard, fils de Jean-Baptiste, né en 1811, baptisé à Sainte-Anne des Plaines, épouse Angèle Gascon, de Sainte-Anne, en 1832.

 Étienne Simard, fils d’Étienne, né en 1835, épouse, à Sainte-Anne, Olympe Guénette.

Wilderic Simard, fils d’Étienne, épouse, à Sainte-Anne, Mélina Gauthier, en 1883.

Les familles Simard de Sainte-Anne des Plaines sont parentes des Simard de Québec.

***

Ma parole!

Georges en aurait parlé diantre!

Il en aurait au moins glissé un petit mot ou deux…!

Étienne Simard, fier Patriote au premier rang à la rivière du Chêne, fils de Jean-Baptiste, né en 1811, baptisé à Sainte-Anne des Plaines, épouse Angèle Gascon, de Sainte-Anne, en 1832.

Chépas quechose du genre quoi! Je l’aurais fait…

Georges était aux côtés de Louis Riel quand celui-ci a été pendu. Georges avait sans aucun doute un petit penchant pour les Patriotes.

J’ai donc comme jeté un caillou dans la mare de l’histoire ou dans celle de la rivière du Chêne en 1837.

On se repogne avec toute cette histoire, mais je ne sais pas quand!

Perdu…?

Cépasgrave.

Je vous laisse réfléchir avec cette photo et ce petit montage, car je ne suis pas certain qu’on a le bon Étienne Simard.

Étienne Simard
collection Yvon Forget

On se repogne demain.