Arrêtez-moi quelqu’un!

Play ball!

Cette histoire précédait celle de l’invention de la poutine.

Elle nous montre comment on peut délirer en croyant à toutes sortes de conspirations…

Elle suivait l’histoire du fameux sous-marin Subway qui se trouve désormais immortalisé, renfloué de Branchez-vous.com.

Donc, pour les amateurs de baseball… s’il en reste encore à Montréal…

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire ce long délire de 20 pages. Vous avez toute la fin de semaine pour le lire.

Heureusement que j’ai été capable de m’arrêter d’écrire de telles histoires.

Les Belles Histoires L’origine du baseball

Ah oui… concernant mon titre… Arrêtez-moi quelqu’un!

L’invention de la poutine

Cette histoire fait partie de la trilogie de cinq ou six histoires de la série Les Belles Histoires d’un petit village au Sud des Pays-d’en-haut.

Elle est maintenant disparue de mon ancien blogue hébergé par le site Branchez-vous qui lui aussi va disparaître bientôt.

La seule chose qui distinguait Branchez-vous! d’un site complètement anonyme étaient ses blogueurs. Le problème c’est qu’il n’y avait pas de gros nom pour attirer les lecteurs, qu’ils n’avaient pratiquement aucune visibilité (saviez-vous que Gérald Larose avait un blogue sur Branchez-vous?) et qu’ils n’étaient jamais cités dans les médias électroniques (même dans les médias sociaux, je voyais rarement leurs propos être repris ou cités. Problème).

Problème!!!

À la demande générale de Vicky Lapointe, je vous remets l’histoire en format PDF.

Cliquez…

 (Les Belles Histoires de Ste-Anne-des-Plaines L’invention de la poutine),  

puis, pourquoi pas, allez manger une bonne poutine.

La trilogie comprenait l’histoire de l’invention du baseball, de l’histoire du sous-marin Subway, la rivalité Canadiens-Nordiques, les Jeux olympiques de 1876…

J’espère ne pas en avoir oublié.

Ah oui… L’histoire de l’aviation canadienne.

Pur délire.

Les Sabourin

La suite nostalgique d’un article de mon ancien blogue…

La fin vous mettra l’eau à la bouche, du moins je pense.

Samedi d’vous parler des ancêtres de ma femme… deuxième partie et dernière partie

Samedi le 16 mai 2009

Sarah Hanson est une ancêtre directe de ma femme comme je vous le disais la semaine dernière. Elle est son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère.

Je ne sais pas si vous avez eu la patience de lire le récit des malheurs d’Élisabeth Meader capturée avec ses enfants en 1724. La lecture est parfois difficile avec la façon d’écrire les « s » à cette époque et aussi avec les descriptions qu’Élizabeth fait des épreuves subies comme la mort de deux de ses fils et leur scalp par les Amérindiens.

Ça jouait dur dans ce temps-là, du moins c’est ce qu’Élizabeth Meader nous rapporte et je la crois sur parole.

Ça me rappelle le massacre de Deerfield en 1704 où Josiah Rising et Abigail Nims furent capturés par les Français et leurs alliées amérindiens. Anglais et Français avaient la mauvaise habitude d’aller faire des raids dans leurs villages respectifs et passaient leur temps à se revenger.

Josiah Rising avait donc été capturé quand il était enfant et est devenu l’ancêtre de la famille Raizenne d’Oka.

Les Hanson connurent le même sort en 1724. John  Hanson dut payer une rançon pour les faire libérer. Élisabeth Meader, Mercy et Daniel furent finalement remis aux Français à Port Royal, en Acadie, où John a été en mesure de les rapatrier. Mercy, le bébé d’Élisabeth avait été baptisée Marie Anne Françoise par un prêtre français, question qu’elle ne meure pas protestante…

On ne sait pas où l’autre fille Elisabeth a été amenée, mais elle fut également remise en liberté moyennant rançon. Sarah, quant à elle, a été amenée en Nouvelle-France et son père fut incapable d’obtenir sa libération. John Hanson est même décédé en 1727 durant le voyage qui l’amenait une autre fois en Nouvelle-France pour tenter de ramener sa fille.

Sarah a épousé Jean Baptiste Sabourin le 27 juillet 1727 à Oka. Le Dictionnaire généalogique des familles du Québec de René Jetté indique qu’elle a été baptisée dans l’église catholique à Oka le 21 juillet 1727 et on lui a donné le prénom de Catherine. L’acte de mariage indique son nom comme étant Sara Catherine Ennson, fille de Jean et Elisabeth Midar.

Sara (qui a perdu son H en cours de route et qui est devenue Catherine) et Jean Baptiste Sabourin ont eu plusieurs enfants, dont deux fils qui ont épousé des Raizenne. Le nom du père inscrit dans les registres était Ignace Raizenne, mais il est en fait notre Josiah Rising de tantôt.

Un autre fils, Paul Sabourin, est celui qui a continué la lignée des Sabourin reliée à ma femme.

Paul a marié Marie-Josephte Séguin dit Ladéroute. Un de leurs fils, André-Paul a marié Madeleine Brasseur qui ont eu Joseph Sabourin. Joseph a marié Suzanne Portelance. Un de leurs fils, Antoine, a marié Mathilde Séguin. Antoine et Mathilde étaient les parents d’Émile Sabourin, le grand-père de ma femme.

Émile était un draveur dans la région de Hull. Il est né en 1892 et est décédé en 1965.

Revenons à notre Jean-Baptiste Sabourin, l’ancêtre direct de ma femme.

Jean-Baptiste Sabourin était le fils de Pierre Sabourin, fils de Jean Sabourin, fils de Jehan Sabourin. Né le 6 novembre 1701 à Lachine, Jean-Baptiste est décédé 8 octobre 1781 à Vaudreuil. Il maria en premières noces Marie-Josephte Ouatagamie, mais on ne retrouve pas d’acte de ce mariage. Un fils est né  hors des liens du mariage. Cet enfant « naturel » serait Pierre né le 16 mars 1719 à Sainte-Anne-de-Bellevue. Marie Josephte Ouatagamie était une Amérindienne et était une domestique de M. Guillet.

Jean-Baptiste se maria ensuite avec Sarah en 1727. Elle était née le 13 novembre 1708 à Knocks Marsh, Dover, Strafford, New Hampshire et est décédée le 7 mai 1787 à Vaudreuil. Jean-Baptiste Sabourin était un capitaine de la milice à Vaudreuil. Il était aussi connu sous le nom de Jean Baptiste Sabourin dit Choinière.

Jean-Baptiste Sabourin travailla chez M. Guillet, un marchand de Sainte-Anne-de-Bellevue. C’est chez lui qu’il rencontra Sarah Hanson, descendante d’une famille Quaker d’un village près de Boston.

La maison de Jean Baptiste Sabourin et Sarah Hanson existe toujours à Hudson au Québec et porte maintenant le nom de Greenwood Centre.

Pour terminer, j’ai appris dans mes recherches que quand Sarah fut capturée par des Amérindiens d’Oka, elle fut adoptée par une tribu. On croit qu’elle fut ensuite probablement libérée par des missionnaires qui, tout en évangélisant les Amérindiens, libéraient les captifs blancs. Le nom amérindien de Sarah Hanson était Catherine Kigile Kkokoue tel qu’il est indiqué dans Tanguay.

Ce nom voulait dire… celle qui brûle la nourriture!

Et c’est là que j’ai fait le lien!

Catherine Kigile Kkokoue!
Mais où avais-je la tête?

Ma femme a l’habitude de bien faire cuire ses boulettes de viande hachée pour être bien certaine de ne pas intoxiquer les gens avec la bactérie qui cause la maladie du hamburger. Elles sont tellement bien cuites que mon fils a eu un jour ce mot d’esprit :

If it’s not black, put it back!

On peut maintenant comprendre que ma femme tient ça de Catherine Kigile Kkokoue…, celle qui brûle la nourriture.

Note:

C’est donc lors d’un BBQ avec mon petit-fils que je vais lui servir cette petite anecdote d’une de ses ancêtres. Je pense que ça va le faire sourire…, même s’il n’a pas besoin de ça pour le faire.

Celle qui faisait brûler la nourriture

Des fois, je dois faire peur au monde qui se retrouvent par hasard sur ce blogue sur la première fois.

Cépasgrave.

S’ils lisent mon premier article rescapé de mon ancien blogue, ils comprendront et sauront à qui ils ont affaire.

Faire ou ne pas faire du pain… Tout est là finalement.

Comme Édouard.

Il était boulanger avant de devenir pompier. Je lui dois beaucoup côté gènes et caractère.

Bon comme du bon pain il paraît.

J’en ai aucun doute.

Faire ou ne pas faire, là est la question. C’est bien plus enrichissant de le faire que de simplement l’acheter chez Métro ou Provigo, Super C, Maxi ou au dépanneur du coin…

Faire sa propre généalogie aussi. C’est pour ça que je vais laisser le descendant de Zacharie Cloutier rechercher ses ancêtres.

Il me disait ceci…

J’aimerais avoir plus de renseignements si possible sur les Cloutier parce que je fais mon arbre généalogique et j’aimerais avoir photos, renseignements si possible merci.

Pas que je ne veuille pas.

Je veux bien lui donner un ti coup de main, mais je veux lui laisser le plaisir de découvrir et surtout chercher les vieilles photos. Un peu comme moi qui ne savait rien sur mes ancêtres il y a bientôt cinq ans. Je savais bien au départ qu’André Mignier était l’ancêtre de tous les Lagacé de la Terre.

Mais à part ça, néant total côté liens qui m’unissaient à mon ancêtre.

C’était en juillet 2007. J’ignorais à l’époque que mon grand-père Léo Senior ne s’était pas marié à ma grand-mère!

Une longue histoire…

En 2012, je peux me péter les bretelles d’avoir retrouvé le « cordon ombilical » qui me rattachait à Pierre André Mignier dit La Gâchette en passant par Léo Junior, Léo Senior, Stanislas, Stanislas, Antoine, et j’en passe…

J’ai rattaché le cordon de bien des gens depuis surtout sur mon blogue Our Ancestors.

Parlant cordon ombilical, il y a mon petit-fils maintenant.

Et parlant de petit-fils…

Les Sabourin font partie de ses ancêtres.

Ma femme ne veut pas que je parle de ses ancêtres sur mon blogue, mais mon petit-fils, qui aura bien trois mois, ça n’a pas l’air de le déranger trop trop la généalogie.

Il passe son temps à me sourire. Ça doit être pour ça. Il me fait tellement sourire par les temps qui courent que j’ai hâte au printemps. J’ai hâte de lui parler d’une de ses ancêtres et du blogue éternel de son grand-père.

Hum… plutôt blogs éternels!

Voici mon petit dernier.

Sans blague!

Cliquez sur l’image pour lui rendre une petite visite…

C’est l’histoire d’une escadrille canadienne perdue à Terre-Neuve en 1943! Je ne pouvais résister…

Revenons à mon Petit Prince…

En attendant de lui parler généalogie, revoici pour vous, chers lecteurs et chères lectrices, le premier de mes deux articles sur ses ancêtres Sabourin parus sur mon ancien blogue.

Il va trouver ça bien drôle dans quelques années… À bien y penser, je ne lui parlerai pas de ses ancêtres trop vite. Je lui ferai des dessins d’avions à la place, puis j’attendrai qu’il me demande quand j’ai commencé à m’intéresser à l’histoire de l’aviation.

Là je lui parlerai des débuts de l’aviation au Canada…!

Il va trouver ça bien drôle.

Le reste de l’histoire va lui appartenir. On décolle…

Samedi d’vous parler de mes ancêtres de ma femme…

Samedi le 9 mai 2009

Je ne devais pas vous parler de mes ancêtres, et je tiens parole… Je vais vous parler de ceux de ma femme.

En faisant de l’ordre dans mes fiches, je suis tombé sur la famille Aubry, la fameuse famille dont l’ancêtre est notre fameux Irlandais Tec Cornelius Aubrenan.

Raymond Aubry m’a fait part du décès d’une descendante, la fille de la sœur de Desanges Aubry. J’ai complété la lignée et je suis tombé sur la lignée Sabourin du mari de Desanges.

Tant qu’à faire du ménage, j’ai regardé dans ce coin-là et je suis tombé sur Catherine Ennson. Le patronyme me chicotait et j’ai Googlé Jean-Baptiste Sabourin et Catherine Hanson juste pour voir…

J’ai trouvé deux sites qui me parlaient de Jean-Baptiste Sabourin.

Catherine Hanson est la fille d’Elizabeth Meader et John Hanson

L’histoire est assez touchante et on peut la lire en anglais sur ce site

John Hanson et Elizabeth Hanson (Meader) vivaient à Dover au New Hampshire. Elizabeth raconte qu’elle a été capturée par les Amérindiens le 27 août 1724.

Voici la liste des enfants de John et Elizabeth Hanson:

1) Hannah – née le 11 juin 1705 (partie avec son père) 19 ans

2) Sarah – née le 13 novembre 1707 (capturée) 16 ans

3) Elizabeth – née le 13 novembre 1709 (capturée) 14 ans

4) John – né le 17 mars 1713 13 ans

5) Isaac – né le 25 février 1714 (capturé) 10 ans

6) Daniel – né le 26 mars 1718 (capturé) 6 ans

7) Ebenezer – né le 27 février 1720 (tué) 4 ans

8) Caleb – né le 8 février 1721 (tué le premier) 3 ans

9) Mercy – née le 13 août 1724 (capturée) 14 jours

10) Abigail – née en 1727, après la mort de son père

Ebenezer et Caleb furent tués au tout début de l’attaque. Elizabeth, ses filles Sarah, Elizabeth et Mercy, son fils Daniel et une servante furent tous capturés,

Je vous reviens samedi prochain avec la suite, mais vous pouvez lire le livre. C’est écrit en vieil anglais et les « s » sont souvent écrits avec des « f »…

Coeurs fenfibles s’abftenir…

Note : 

Je vous reviens demain et non samedi le 16 mai 2009

Mon ami Sylvain

Note:

Ne pensez pas que je l’avais fait exprès vendredi avec mon deuxième article.

L’important dans la vie c’est d’inspirer confiance et de ne jamais trahir la confiance des autres.

On repart…

Je voulais trouver un fil conducteur avec mon article sur les Cloutier et le reste de ma série d’articles sur ma passion au sujet de la généalogie.

Tout débouchera finalement sur ma passion pour notre histoire en bout de course.

J’ai trouvé mon lien karmique samedi matin avec ce message laissé par Sylvain sur ma page Facebook.

Sylvain a écrit :

« Zacharie Cloutier et Louis Houde devaient se connaître. L’un était originaire de Mortagne et l’autre de Manou, des voisins ! Une trentaine d’années de différence, mais ce sont (d’abord) établis dans Château Richer… à la même époque ! »

Cloutier, Mortagne, Manou, voisins, Château-Richer…

Tous les ingrédients sont là, un peu comme pour faire du pain… comme en faisait mon arrière-grand-père Édouard Métayer avant de devenir pompier à Montréal en 1894.

Un grand homme!

Nos origines nous renseignent beaucoup sur soi et sur notre façon d’interagir avec les autres.

C’est ce que j’ai découvert depuis 2007 à travers des photos d’ancêtres, les miennes comme les vôtres, et aussi à travers leur histoire.

C’est comme l’histoire d’une ancêtre de ma femme tristement disparue avec mon ancien blogue.

L’histoire, pas ma femme!

Ouf…

C’est la fascinante histoire de Catherine Hanson aussi connue sous le nom de Sara Ennson et sous une foule d’autres noms.

On est par contre certain de ses origines… américaines!

Qui est-elle?

J’ai eu tellement de plaisir à la découvrir.

Une sorte de coup de foudre généalogique quoi!

Tout est là. Le plaisir de découvrir et de savourer comme du bon pain.

Je vous convie donc demain.

Je sais que vous sentez déjà l’odeur du mets que je vous prépare et que vous avez sorti votre beurre.

Mon ami Paul

J’avais écrit cet article sur mon ancien blogue hébergé sur Branchez-vous.com

Branchez-vous qu’ils disaient…

J’étais loin de me douter qu’ils abandonneraient tous les blogueurs et toutes les blogueuses.

L’abandon, moi j’ai de la misère avec ça.

C’est pourquoi j’ai de la misère à arrêter de vous écrire.

C’est comme oublier que les autres existent.

Branchez-vous nous met ce petit message.


Ils ont même le culot de nous dire que c’est un message important en plus.

Pour ajouter à l’insulte, ils nous invitent à consulter et commenter les articles du portail…

On repassera!

Il y avait donc un petit quelque chose en dedans de moi qui me disait que je devais remettre mon  article paru en février 2009.

Je ne pense pas par contre vous remettre d’autres articles de mon ancien blogue.

Ce n’est pas une promesse.

Vous ne connaissez trop bien.

J’ai déjà assez de  misère à vous abandonner en fin de semaine.

Voici mon article…

C’est Paul qui m’avait mis ce petit dessin.

Mon ami Paul

1932-2009

Jeudi le 5 février 2009

J’ai eu un courriel hier après-midi. Un de mes lecteurs m’a annoncé le décès de Paul. Il l’a appris en allant sur le site Généalogie du Québec.

Paul Montpetit 1932-2009

La nouvelle a été un choc, mais je me doutais de quelque chose. Paul avait cessé de m’appeler depuis octobre dernier…

La dernière fois, je lui avais parlé des images des registres paroissiaux disponibles sur le site des Mormons. Il n’en croyait ses yeux de voir la qualité et la clarté.

Nous étions le 11 octobre 2008…

J’ai fait la rencontre virtuelle de Paul quand je participais sur le site Généalogie du Québec. Je lui avais envoyé un petit courriel pour lui dire combien belles je trouvais ses photos d’ancêtres.

Nous étions en juillet dernier.

Il avait mis la photo d’Adrien Montpetit, un soldat de la Première Guerre mondiale. C’est Paul qui m’avait parlé du Mémorial virtuel des vétérans.

Adrien Montpetit au centre de la photo prise en 1916

Un jour, il m’a demandé mon numéro de téléphone et j’ai reçu un coup de fil de Victoria. La conversation a été cordiale et assez courte, puis plusieurs autres ont suivi. On pouvait parler pendant des heures de généalogie.

J’ai très peu parlé de Paul dans mon blogue, car il voulait rester « low profile ».

Paul et moi avions trois choses en commun : la passion pour la généalogie, l’école Saint-Barthélémy à Montréal, mais par-dessus tout, on détestait les hypocrites…

Paul avait fini sa 9e année en 1946-1947 à l’école Saint-Barthélémy.

Il m’avait envoyé son certificat…

C’est là que j’avais fait ma 4e année en 1957-1958. On blaguait souvent et on se faisait un point d’orgueil de dire que les meilleurs venaient de cette école…

Paul m’a envoyé plusieurs photos, dont celle-ci.

C’est la photo des finissants de 9e année. Paul est le troisième à partir de la droite, juste à côté de l’abbé Graton.

Il m’avait parlé de son prof préféré, Léopold Gravel, le monsieur au centre dans la troisième rangée.

Léopold Gravel

Paul lui vouait une très grande admiration. Il avait fait la Première Guerre mondiale.

Monsieur Pinsonneault était le directeur.

le directeur

Il était aussi mon directeur en 1957. Paul me disait qu’il était un homme doux et bon.

J’aurais tellement de choses à vous raconter sur Paul et sur sa passion pour la généalogie, mais ce que je veux surtout vous dire, c’est qu’il était très généreux de son temps et de sa personne. Il aidait tout le monde sur le site Généalogie du Québec sans jamais compter son temps.

Quand j’ai quitté ce site, c’est lui qui m’a conseillé d’aller voir le site My Heritage.

Vous savez la suite…

Aujourd’hui, en plaçant sa fiche et celle de ses ancêtres sur mon site Pierre La Gâchette, je réalise que Paul était mon septième petit cousin à une génération.

Pour terminer, voici un de ses premiers courriels…

Paul avait autant le sens de l’humour que le sens de l’honneur.

Bonjour Pierre,

j’ai pensé que tu aimerais voir l’école St-Barthélemy de mon temps.

Les professeurs étaient nos grands amis qu’on respectait et appelait Monsieur. On avait même leur numéro de téléphone.

Son numéro était TA-9107 et il demeurait au 5038 De Laroche.

3e rang à gauche le principal Mr. R. Pinsonneault (good cop) au centre notre professeur Mr. Léo Gravel (vétéran de (1914-1918) le meilleur prof. à droite  Mr F. Lavigne,  assistant principal (bad cop). Disciplinaire qui avait toujours sa grosse strap dans la poche arrière de son pantalon sous son veston. (je n’y ai jamais goûté)

Premier rang au centre l’abbé Graton et à sa droite Paul (moi). C’était mon premier habit acheté au magasin, car auparavant c’est maman qui faisait notre linge (habit recyclé d’une couple de riches mononcles.

Je me souviens que papa m’avait amené sur la Main (rue St-Laurent) où les marchands attendaient les clients sur le trottoir.

On choisit mon habit et papa veut s’assurer qu’elle est pure laine. Il prend un fil en dedans du pantalon et il essaie de le faire brûler. Ok, c’est de la laine. Maintenant c’est le temps de bargainer, mais le marchand veut son prix, finalement on marche vers la porte, mais le p’tit Juif est déjà en avant de nous autres et on s’entend sur le prix.

Tout est diguidou, le marchand a fait une vente, papa a sauvé une couple de piastres et moi j’ai eu mon habit.

The end

Au revoir Paul, tu vas manquer à beaucoup de généalogistes amateurs et ta générosité restera gravée dans nos coeurs.

Sur ce blogue WordPress, j’avais juste fait un petit clin d’oeil à mon ami Paul.

J’avais mis sa photo dans un article avec un lien vers mon ancien blogue.

Cliquez ici si ça vous tente de lire cet article.

Mon article est court et le lien vers mon ancien blogue ne fonctionne plus. Vous apprendrez bien des choses.

Maintenant, je me rends bien compte que ce petit article ne rend plus tellement justice à mon ami Paul pour honorer sa mémoire.

Le 31 janvier 2009, Paul Montpetit est allé rejoindre ses ancêtres que je vous présenterai à compter de demain.