Le forgeron de St-Norbert: Prise deux

Lisez le commentaire à la fin…

Belle photo n’est-ce pas?

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automne 1905

J’ai l’habitude des photos anciennes.

J’ai prise celle-là sur ce site et on y retrouve cette description.

C’est notre église, le seul monument historique de St-Norbert encore présent et intact pouvant témoigner de cette époque où les gens pouvaient se rassembler autour d’un grand projet collectif.
À gauche, le premier presbytère qui fut incendié au jour de l’an 1909.
Au centre l’église, remarquez, la cheminée est au centre de l’église et le toit n’est pas encore recouvert d’acier. 
À droite, le couvent qui fut démoli en 1956 pour faire place à l’École Ste-Anne.

C’est le couvent qui a attiré mon attention quand j’ai commencé ma recherche sur Vincent Roy, le seul Roy inhumé avec sa famille dans le cimetière de St-Norbert.

Photo4002

J’y cherchais des ancêtres directs de Michel.

J’ai trouvé de la parenté éloignée, mais pas juste au cimetière, à Pisiguit en Nouvelle-Écosse.

Le destin était donc encore une fois au rendez-vous…

Le commentaire maintenant… un peu long, mais combien intéressant.

Bonjour,

J’ai pris connaissance de votre blogue en cherchant des renseignements sur Marie-Anne Doiron, épouse de Louis Rondeau. Cette personne m’intéressait parce qu’elle est en sorte liée à ma famille. Mon bisaïeul, Michel Coulombe a marié Henriette Rondeau, la petite-fille de Marie-Anne Doiron. Cette petite vieille a repris soudain vie grâce à vos recherches démontrant qu’elle était de descendance acadienne par un échappé de la déportation des Acadiens. Henriette m’a donné beaucoup de fil à retordre.

Contrairement à mes autres ancêtres féminins, elle n’avait pas de date de naissance. Les documents la disaient née circa 1823. Or, des recherches m’ont révélé que ses parents se sont mariés en 1824. Elle aurait bien pu naître avant mariage comme j’ai découvert qu’elle aurait eu un fils 5 jours après son deuxième mariage. Mais aucun répertoire ne faisait mention d’elle. Prenant le taureau par les cornes, je suis allé voir la descendance de son père. Son premier enfant, né en 1825 s’appelait M.Henry et dans la liste suivante des enfants il n’y avait pas d’endroit où placer une Henriette entre deux autres naissances. En consultant le certificat de naissance je me suis aperçu que M.Henry était une fille. Elle épousera plus tard Michel Coulombe qui mourra après lui avoir donné 3 enfants : Jérémie, J.Alfred (mon arrière-grand-père) et Michel fils qui mourra vers l’âge de 15 ans. Or, Henriette est la sœur d’Émilie qui se trouve dans l’arbre de Julie Roy, qui avait marié Pierre Coulombe, décédé, lui, moins d’un an après son mariage (Les Coulombe et Rondeau ne faisaient pas long feu). Or, je ne savais pas que Pierre Coulombe avait eu une fille (qu’il n’a jamais connue), ce que vos recherches m’apprennent.  Cette Émilie Rondeau a marié en deuxièmes noces Nazaire Champagne qui a également un lien avec ma famille : un Champagne a marié une sœur de ma mère. Quand donc vous parlez de Saint-Norbert, c’est un lieu un peu familier. Cet oncle et cette tante sont enterrés dans le cimetière dont vous montrez des photos. Mon frère est également enterré dans ce même carré puis qu’il était le filleul de ce couple Champagne-Robillard. Un oncle et une cousine sont également là. Je suis moi-même né aux confins de Saint-Norbert, où se trouvent maintenant les serres de Sylvain Coulombe, mon cousin.
C’est donc tout un trip que vous m’avez fait faire cet après-midi avec vos recherches. Je vous en remercie grandement. Je suis également  un passionné de généalogie et je cherche tous les ancêtres de mes quatre familles : Coulombe, Boivin, Robillard et Grégoire. Les Coulombe de Lanaudière et de l’Ouest du Québec viennent d’une seule personne venue de Sainte-Foy s’établir sur le territoire qui est aujourd’hui Saint-Norbert mais qui était vers 1760 aux confins de la seigneurie de Berthier. Je tente de retrouver tous les descendants de Pierre-Ignace qui, par ses cinq petits-fils s’est multiplié comme "les étoiles du ciel et les sables de la mer" selon l’expression biblique.

Je suis confiné à un fauteuil roulant : je ne peux donc pas aller manger de la poutine à Saint-Norbert tout en retournant visiter le cimetière qui pourrait m’en apprendre encore et surtout, mettre les pieds sur la terre de mon ancêtre, terre qui n’appartient plus à la famille puisqu’Henriette Rondeau l’a vendue vers 1870. Je m’en remets donc à des passionnés comme vous qui laissent tomber parfois quelques miettes d’information qui me lancent sur une nouvelle piste.

Encore une fois, MERCI.

Pierre Coulombe,
Montréal

Marie Vincent et ses trois filles

Bon je m’embarque un peu dans l’histoire de la déportation des Acadiens…

Juste un peu.

J’ai trouvé ceci sur Internet concernant Anne Vincent, une des ancêtres éloignées de Julia Roy…

Anne, age 59, daughter of Clément Vincent of Annapolis Royal and widow of Alexandre Doiron, came to Louisiana with three of her daughters, ages 30, 20, and 16, in February 1768.  They were part of the large extended family led by brothers Alexis and Honoré Breau of Pigiguit who had been exiled to Maryland in 1755 and gathered at Port Tobacco on the lower Potomac River.  On orders from Spanish Governor Antoine de Ulloa, Anne and her daughters followed the rest of their party to the new Acadian settlement of San Luìs de Natchez on the river above Baton Rouge, across from present-day Natchez, Mississippi.  After the Spanish allowed the Acadians at Natchez to leave the settlement, Anne and her children probably moved downriver to St.Gabriel d’Iberville. 

On a fait beaucoup de recherche sur la déportation des Acadiens, surtout en langue anglaise en ce qui concerne la famille Doiron.

Mon premier contact avec la déportation des Acadiens fut la lecture du roman historique Pélagie-la-charette dans les années 70. Dans les années 70 la généalogie était le cadet de mes soucis.

Anne Vincent, fille de Clément Vincent et de Madeleine Levron, se retrouve donc avec trois de ses filles en Louisiane alors que son fils Alexandre Doiron se promène sur la route de Berthier avec sa petite Marie-Anne Doiron, une des ancêtres de Julia Roy dont on ignorait tout de ses ancêtres le mois dernier.

lignée Doiron

Faut le faire!

J’aide eu de l’aide. 

Un grand merci à Marie-Thérèse Boutin qui peut être fière d’être la nouvelle idole généalogique de mon ancien copain de collège.

Dans nos recherches il faut se méfier des informations que l’on trouve sur Internet.

J’ai trouvé ainsi ces notes sur Anne Vincent, la mère d’Alexandre Doiron.

born 17 Jun 1711, Port-Royal; baptized 22 Jul 1711, Port-Royal; daughter of Clément VINCENT & Madeleine LEVRON; married, age 16, Alexandre, son of Jean DOIRON & Marie TRAHAN, 20 Oct 1727, Grand-Pré; exiled to MD 1755, age 44; at Oxford, MD, 1763; arrived LA 1768, age 57; in report on Acadians who settled at St.-Luìs de Natchez, 1768, called Ana DUERON, widow, age 59 [sic], with son illegible [DOIRON] age 30, daughters Isabel [DOIRON] age 20, Pélagie [DOIRON] age 16, orphan Juan LANFAN [L'ENFANT] age 20, & 6 arpents

Sa date de naissance de 1711 ne pose pas de problème. Ce sont les années de naissance de ses enfants qui me chicotent. Ça ne concorde pas avec la réalité.

Je suis certain qu’elle a eu ces enfants après son mariage en 1727 et non 10 ans plus tard. Voici d’autres dates retrouvées dans mes recherches qui sont plus plausibles.

Agathe Doiron 1728 –
André Doiron 1730 –
Élisabeth Doiron 1732 –
Anne Doiron 1733 –
Pélagie Doiron 1734 –
Véronique Doiron 1736 –
Alexandre Doiron II 1738 –

Les âges des filles ne concordent pas avec le recensement de 1768 en Louisiane.

Rien d’étonnant quand on a affaire à des recensements.

Trois filles se retrouvent donc en Louisiane en 1768, Agathe, Élisabeth et Pélagie. Aucune trace d’Anne et de Véronique. Le prénom illisible dans le recensement de 1768 est probablement André Doiron.

D’autres notes retrouvées… les dates ne concordent pas encore, mais moi les dates c’est le cadet de mes soucis.

Three Doirons sisters, daughters of Alexandre Doiron of Minas–Agathe, age 30, Élisabeth or Isabelle, age 20, and Pélagie, age 16–with their widowed mother, Anne Vincent, age 59, reached New Orleans from Maryland in February 1768 as part of the large extended family led by brothers Alexis and Honoré Breau of Pigiguit.  Spanish Governor Ulloa forced them to settled at the new Acadian community of San Luìs de Natchez on the river above Baton Rouge and across from present-day Natchez, Mississippi.  Agathe married Joseph, son of Antoine Amache of Naples, Italy, probably at San Luìs de Natchez in March 1768, soon after they settled there.  Élisabeth married Vincent, son of Spanish Creole Dominique St. Pierre of Galicia, Spain, at San Luìs de Natchez in June 1768.  Pélagie married Antoine, son of Spanish Creole Jean Rodriguez, at San Luis de Natchez the same day sister Élisabeth married; Jean was from Florida.  In 1769, the Spanish allowed them to leave Fort San Luis, and Élisabeth and Pélagie, at least, moved downriver to the Acadian Coast.  Pélagie remarried to fellow Acadian Joseph LeBlanc at St.-Jacques in July 1787.  Élisabeth seems to have died at St.-Gabriel, on the river above St.-Jacques, in August 1791, in her early 40s.  Pélagie died in St. James Parish in October 1819, in her late 60s.  

Traduction…

Agathe aurait marié Joseph Amache, fils d’Antoine Amache de la ville de Naples en Italie, probablement à San Luìs de Natchez en mars 1768, Élisabeth aurait marié Vincent St-Pierre, fils de Dominique St. Pierre de la ville de Galice en Espagne, à  San Luìs de Natchez en juin 1768.  Pélagie aurait marié Antoine Rodriguez, fils de Jean Rodriguez, à San Luis de Natchez le même jour que le mariage d’Élisabeth; Jean était originaire de Floride.  En 1769, les Espagnols leur permirent de quitter le fort San Luis, et Élisabeth et Pélagie, du moins, s’installèrent en aval de la côte acadienne.  Pélagie se remaria avec Joseph LeBlanc à St-Jacques en juillet 1787.  Élisabeth mourut vraisemblablement à St-Gabriel, au nord de St-Jacques, en août 1791, vers l’âge de 40 ans.  Pélagie mourut dans le paroisse de St. James en octobre 1819, vers l’âge de 70 ans.  

Ce que je sais c’est que tous ces gens ont bel et bien existé et qu’ils ont été bel et bien déportés en septembre 1755 à Pisiguit.

C’est à ce fort que, le 5 septembre 1755, les Acadiens ont dû se rassembler pour apprendre les événements qui allaient mener à leur déportation. L’embarquement de 1066 habitants de Pisiguit sur quatre navires, le Neptune, le Three Friends, le Dolphin et le Ranger, se déroula le 13 octobre, mais ce n’est que le lundi 20 octobre qu’ils quittèrent le bassin des Mines. Suite à ce désastre, les Anglais mirent le feu aux maisons du village pour s’assurer que ceux qui avaient réussi à s’échapper n’auraient pas de maisons auxquelles ils pourraient retourner.

Le 19 novembre 1775, 156 habitants de Pisiguit arrivèrent à Philadelphie en Pennsylvanie, et d’autres encore, en décembre (sans doute, Philadelphie n’était pas le seul lieu de débarquement). Il est aussi intéressant de noter que parmi les premiers Acadiens arrivés en Louisiane, la plupart étaient de Pisiguit et de Beaubassin. Source

 Pour en savoir plus, un site en anglais.

Pour en savoir plus sur la Louisiane, cliquez ici.

Extrait

Fin juin 1766, Ulloa nomme des commandants pour les districts acadiens de Cabanocée, Attakapas et Opelousas. Fin septembre, 224 exilés arrivent du Maryland et il les installe sur la «Côte-Acadienne» dans les paroisses actuelles de Saint-Jacques et Assomption. Un autre groupe, arrivé à Balise en décembre 1776, vient les rejoindre. Les 210 autres arrivés à Balise le 12 juin ou juillet 1767 sont installés par Ulloa au Fort Saint-Gabriel. Finalement les 149, arrivés à la Nouvelle-Orléans le 4 février 1768, sont installés au Fort Saint-Louis de Natchez.

Malgré le manque d’assistance continue de la part des autorités et même si des exilés dans chacun des groupes étaient atteints de la petite vérole ou autres maladies qui décimaient leur nombre, la vie en Louisiane était préférable à l’exil.

On se revoit lundi si je trouve un sujet intéressant.

 

La déportation des Acadiens

Je ne m’embarquerai pas dans cette galère, mais les parents d’Alexandre Doiron eux ont embarqué dans un vaisseau les amenant au Maryland en septembre 1755.

Alexandre père, sa femme Marie (Anne Vincent), leur fils André, leurs filles Agathe, Élisabeth, Anne, Véronique, Pélagie.

grdderangement

Voici le recensement de 1763 à Oxford au Maryland.

CENSUS OF THE NEUTRAL INHABITANS OF ACADIA DETAINED AT OXFORD, IN MARYLAND

7 JULY 1763

Jacques LEBLANC, Joseph, his wife, Catherine and Silvin LEBLANC, Paul and Marte. LEBLANC, Ozith LEBLANC.

François LANDRY, Charles LANDRY, Jacques and Georges LANDRY, Pélagie and Joseph LANDRY.

Etienne BIGEOS, Brigitte, his wife, Mathurin BIGEOS, Pierre and Marie BIGEOS, Magdne. BIGEOS, Marie BRESSEAU, widow. (BUGEAUD family?)

Joseph LANDRY, Marie LANDRY, Joseph LANDRY, Magdne. LANDRY, Margte. and Gertrude LANDRY.

J. Bte. BRAUX, Rose, his wife, Margte. and Magdne. BRAUX, Jean and Anne BRAUX, Amant and Cité BRAUX, Marie BRAUX.

Jean LANDRY, Ursule his wife, Elizabeth LANDRY, Joseph and Marie LANDRY, J. Bte. LEBLANC.

Joseph BIGEOS, Anne BIGEOS, his wife, Margte. and Augustin BIGEOS, Perpetuel BIGEOS, Anne BIGEOS.

Pierre LEBLANC, Anne LEBLANC, his wife, Simon and Rose LEBLANC, Ludivine LEBLANC.

Firmin LANDRY, Elizabeth, his wife, Joseph and Saturin LANDRY, Eleine and Magdne LANDRY.

Marie BABIN, widow, Charles BABAIN, Eufrème and Marie Joseph BABIN, Brigitte and Anne BABIN, widow Anne BABIN, Joseph and Jacaues BABIN, Margte. BABIN.

Charles BABIN, Marie LANDRY, widow, Anne and Elizabeth LANDRY, Margte. and Geneviève LANDRY.

Ursule BABIN, widow, and Marie BABIN, Margte. and Anne BABIN.

René LANDRY, Félicité and Olivier LANDRY, Joseph and Firmin LANDRY.

Alexandre DOUAIRON, Anne, his wife, Agathe and André DOUAIRON, Elizabeth and Anne DOUAIRON, Pélagie and Véronique DOUAIRON and a child.

Désiré LEBLANC, Marie, his wife, Magdne and Isaac LEBLANC, Marie and Jérome LEBLANC, Désiré LEBLANC, Elizabeth and Anne LEBLANC, Ozith and Benjamin LEBLANC, Anselme LEBLANC.

Simon LEBLANC, Marie Josephe, his wife, Paul LEBLANC.

Pierre LANDRY, Elizabeth, his wife, Joseph LANDRY, Anne LANDRY, Pierre and Sophie LANDRY.

Marie LANDRY, widow, Fabien and Pélagie LANDRY

Marie LANDRY, widow of Charles LANDRY, Marie and Anne LANDRY, Amant LANDRY.

François LANDRY, Margte, his wife.

Jean CLEMANSAU and his wife, Joseph CLEMEANSAU, Marie CLEMANSAU, Jean and Rose CLEMENSAU, Magdne. and Thérèze CLEMANSAU, J. Bte. CLEMANSAU.

Joseph LANDRY le Sourd.

François SIMONET and Anne, his wife.

Joseph SIMONET, René SIMONET, Jacques SIMONET

Jean LANDRY, Margte. LANDRY, Anne and Hyacinthe LANDRY, Magdne. LANDRY, Rose and Jean LANDRY.

The widow GRANGE Magdne.

Pierre and Elizabeth LANDRY, Athanas and Germain LANDRY, Anne and Marie LANDRY.

Pierre LANDRY, Geneviève, his wife, Jean and Ozith LANDRY, Olivier and Firmin LANDRY.

Abraham LANDRY, Margte., his wife, Etienne and Simon LANDRY, Nathalie and Anastazie LANDRY, Marie and Margte. LANDRY, Pierre and Elizabeth LANDRY, Joseph and Magdne. LANDRY.

Germain BABIN, Amant BABIN, Margte. and Magdne. BABIN, Marie and Anne BABIN.

Total………………..169 (source)

On a donc 169 Acadiens et Acadiennes à Oxford au Maryland.

Alexandre Doiron n’était plus avec ses parents quand ils furent déportés. Il a probablement pris la fuite comme plusieurs autres. On ne le saura jamais.

Je sais qu’il se marie à Berthier en 1765 avec Geneviève Charon dit Ducharme.

mariage Alexandre Douairon et Geneviève Charon DucharmeLes registres sont très clairs.

mariage Alexandre Douairon et Geneviève Charon Ducharme zoomAlexandre Douarion, fils d’Alexandre Douarion et de Marie Vincent (je présume que c’est Marie Anne Vincent) de Pisilic (sic) en Acadie…

On ne saura jamais si Alexandre était au courant de la déportation de sa famille au Maryland.

La prochaine fois on part à la recherche de la famille d’Alexandre.

Un petit avant-goût?

Marie-Anne Doiron

Une bonne chance que j’ai décidé de tourner la page sur les ancêtres de Julia Roy.

lignée Doiron

Ma visite au cimetière a porté fruit. Non seulement ai-je découvert qui était le forgeron de St-Norbert, mais j’ai trouvé en plus qu’il était un des voisins des soeurs du couvent de St-Norbert.

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automne 1905

Ma petite recherche à partir de la pierre tombale de Vincent Roy m’a amené à faire le lien avec une des ancêtres de Julia Roy. Je n’ai donc pas perdu mon temps en arpentant le cimetière de St-Norbert et je me suis retrouvé à Pisiquit en Acadie en pleine déportation des Acadiens.

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Geneviève Rondeau, la 2e femme de Vincent Roy, est une descendante directe de Marie-Anne Doiron, elle-même une descendante directe de Jean Doiron et de Marie Trahan.

Julia est aussi reliée à cette famille par sa grand-mère Émilie Rondeau.

lignée Doiron

Jean Doiron avait marié Marie-Anne Decanol. Ils eurent neuf enfants. On ne trouve rien sur eux sur Internet, du moins peu de choses en français.

Mais l’histoire est riche en langue anglaise.

Children of Jean Doiron (Douaron) and Marie-Anne DeCanol are:

i.       Alexandre-Abraham Doiron (Douaron), born about 1672 in Pisiquit, Acadie, Canada. He married Anne Babin about 1695 in Pisiquit, Acadie, Canada; born about 1674 in Acadie, Canada.

ii.       Charles Doiron (Douaron), born about 1674 in Port Royal, Acadie, Canada. He married Francoise Gaudet about 1693 in Port Royal Acadie, Canada; born about 1674 in Unknown, QC.

iii.       Jeanne Doiron (Douaron), born about 1676 in Pisiquit, Acadie, Canada. She married Jean Hebert about 1691 in Port Royal, Acadie, Canada; born about 1658 in Port Royal, Acadie, Canada.

iv.       Jean Doiron (Douaron), born about 1678 in Acadie, Canada. He married Marie-Anne Leblanc about 1710 in Pisiguit, Acadie, Canada; born about 1692 in Acadie, Canada.

v.       Pierre Doiron (Douaron), born about 1680 in Acadie, Canada. He married (1) Madeleine Doucet about 1703 in Acadie, Canada; born about 1669 in Acadie. He married (2) Veronique Brasseaux 25 Feb 1740 in Beaubasin, Acadie, Canada; born 03 Jun 1717 in Grand Pre, Acadie, Canada.

vi.       Philippe Doiron, born about 1682 in Port Royal, Acadie.

vii.       Noel Doiron (Douaron), born about 1684 in Acadie, Canada. He married Mary Henry 24 Sep 1706 in Port Royal Acadie, Canada; born about 1680 in Cobiquid, Acadie, Canada.

viii.       Marie Doiron (Douaron), born about 1687 in Acadie, Canada. She married (1) Francois Testard-dit-Paris 22 Nov 1706 in Port Royal Acadie, Canada; born about 1683 in Beaumont, Picardie, France. She married (2) Pierre Boisseau 05 Sep 1727 in Acadie, Canada; born about 1687 in Unknown, QC.

ix.       Jacques Doiron (Douaron), born about 1689 in Acadie, Canada.

Après le décès de Marie-Anne Decanol, Jean Doiron se remarie avec Marie Trahan vers 1698.

Nous trouvons ces notes…

Marie Trahan; born at Port Royal 1672, daughter of Guillaume Trahan and Madeleine Brun of Port Royal. Married at Pisiguit, about 1698, Jean Doiron son of Jean Doiron and Marie Decanol of Pisiguit.

Children:

1)- Marie Doiron; born abt 1693, at Pisiguit, Married Pierre Girouard 14 Nov 1709, at Grand-Pre.

2)- Thomas Doiron; born 1699, at Pisiguit, died 1758/59 at sea from Acadia to France. Married at Pisiguit about 1724 Anne Girouard daughter of Pierre Girouard and Marie Comeau.

3)- Alexandre Doiron; born about 1706, at Pisiguit, married at Pisiguit the 20 Oct 1727, Anne Vincent daughter of Clement Vincent and Madeleine Levron.

4)- Catherine Doiron; born 19 May 1709, at Pisiguit. 5)- Paul Doiron; born 1710, at Pisiguit, married at Pisiguit about 1734, Marguerite Michel daughter of Francois Michel and Marguerite Meunier.

Toute cette information se vérifie en partie dans BMS 2000.

Alexandre, le fils de Marie Trahan et de Jean Doiron, est né vers 1706 et il marie Anne Vincent le 20 0ct0bre 1727 à Pisiguit. On voit plusieurs orthographes pour Pisiguit: Pisiquit, Pigiguit, Pisiquid, Pisiguid… De quoi en perdre son acadien.

pisiquit

C’est donc Alexandre Doiron qui nous amènera demain de Pisiguit en Acadie jusqu’au cimetière de St-Norbert en passant par la route de Berthier.

Photo4002

En passant, j’avais remarqué la pierre tombale suivante. C’est celle de Joseph Coulombe qui avait signé comme témoin lors du mariage de Joséphine Coulombe et Noé Roy.

Joseph était le frère de feu Pierre Coulombe, le père de Joséphine. Son épouse Caroline Joly ainsi que leur fils Damien Coulombe et son épouse Alexandrine Gaboury y sont aussi enterrés.


Joseph Coulombe 1917

Une bonne chance que j’ai décidé de tourner la page sur les ancêtres de Julia Roy.

 

Le forgeron de St-Norbert

Belle photo n’est-ce pas?

06500f2c-caa0-4dd1-b31f-605d77e731fc

automne 1905

J’ai l’habitude des photos anciennes.

J’ai prise celle-là sur ce site et on y retrouve cette description.

C’est notre église, le seul monument historique de St-Norbert encore présent et intact pouvant témoigner de cette époque où les gens pouvaient se rassembler autour d’un grand projet collectif.
À gauche, le premier presbytère qui fut incendié au jour de l’an 1909.
Au centre l’église, remarquez, la cheminée est au centre de l’église et le toit n’est pas encore recouvert d’acier. 
À droite, le couvent qui fut démoli en 1956 pour faire place à l’École Ste-Anne.

C’est le couvent qui a attiré mon attention quand j’ai commencé ma recherche sur Vincent Roy, le seul Roy inhumé avec sa famille dans le cimetière de St-Norbert.

Photo4002

J’y cherchais des ancêtres directs de Michel.

J’ai trouvé de la parenté éloignée, mais pas juste au cimetière, à Pisiguit en Nouvelle-Écosse.

Le destin était donc encore une fois au rendez-vous…