Ah oui? Ça m’intrigue…

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Qui sont les deux jeunes filles assises derrière Ovila Richer?

Cette vieille photo est sur le blog de Réal avec cette description…

J’ai inscrit des détails sur la photo, mais je vous donne quelques noms ici: à l’arrière de la voiture, de gauche à droite: Joseph Groleau le père (correction: je crois que c’est Benjamin Richer), les enfants de Joseph Groleau et Valentine Richer: Florestine Groleau, Florida Groleau, en avant d’elle son plus jeune frère Adélard, Églantine Groleau, Idaise Groleau. Dans la voiture au volant Oliva Richer, les deux jeunes femmes à l’arrière je ne suis pas certain… et Osias Richer. Debout en avant à gauche c’est William Richer (l’acteur américain James Franco me fait penser à lui!), ainsi que le plus vieux de la famille, Gilbert Richer fils, à droite. Environ 1918. 

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Je sais c’est qui…

Deux des filles de William Richer et Herméline Lavergne.

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Germaine Richer

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Flore Richer

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René de la Voye – Prise 2

Un texte intéressant

René de la Voye

Les deux ancêtres Lavoie ont connu des existences fort différentes

Les Lavoie font partie de la huitième plus grande famille, en nombre, dans l’est du Québec, selon la Fédération des familles souches. Sur la carte du Canada et de l’Amérique du Nord, cela fait du monde à la grand-messe de la généalogie. En chiffres, il faut compter en dizaines de milliers.

À leur arrivée en Nouvelle-France, les deux ancêtres, René et Pierre, signent ou sont enregistrés sous le nom de La Voye ou De Lavoye. C’est progressivement qu’ils deviendront plus simplement des Lavoie.

Avec ou sans la particule, les deux premiers Lavoie sont d’humble extraction, comme la grande majorité des ancêtres québécois. C’est leur seul trait commun. Pour le reste, ils sont aussi différents qu’on peut l’être.

René est originaire de Rouen et Pierre, de Larochelle. Le premier laissera à sa mort une dizaine de petits-enfants. Le second, lui, aura toutes les difficultés du monde à trouver une femme solide avec qui fonder un foyer et faire des petits Lavoie nés au Canada.

Deux destins à l’image de la vie qu’on menait en Nouvelle-France au XVIIe siècle.

L’ancêtre fécond

René (de) Lavoie a été baptisé, le 28 novembre 1628, dans la paroisse de Saint-Maclou, où l’on trouve l’une des plus belles églises (le style flamboyant de la fin du XIVe siècle) de l’agglomération rouennaise, qui n’en manque pourtant pas.

De Saint-Maclou sont aussi venus d’autres pionniers et fondateurs de lignées. Ils s’appellent Jean Groulx, Louis Lefebvre dit Batanville, Étienne Vallée, Pierre Boivin et Claude Poulin. Un salut, en passant, aux ancêtres Lemieux, deux frères, des tonneliers, originaires eux aussi de la bonne ville de Rouen.

René Lavoie, fils de René et d’Isabeau Bélanger, arrive à Québec relativement tard, soit en 1655. Il rattrapera rapidement le temps perdu.

Moins d’un an après son arrivée, il marie Anne, la fille aînée d’Élie Godin et d’Esther Ramage. L’épousée a 16 ans et le fringant mari approche la trentaine. Ils auront huit enfants, qu’ils élèveront sur leur ferme de Sainte-Anne-du-Petit-Cap (Sainte-Anne-de-Beaupré). René ne quittera cette terre que pour aller mourir, 40 ans plus tard, chez son gendre Pierre Allard, à Château-Richer.

Mais n’anticipons pas. La vie de René Lavoie sera somme toute heureuse et réussie, mais jamais reposante.

 » On ne peut pas troquer sa croyance religieuse comme une peau de castor « , écrit le généalogiste Gérard Lebel dans Nos ancêtres. Anne Godin avait été introduite par ses parents à la religion calviniste au temple de La Rochelle. Pour se marier, elle devra renier la foi huguenote.

Le cas de son mari n’est pas plus simple. Selon Lebel, qui cite le généalogiste A. Godbout, O.F.M., notre René aurait été baptisé catholique à Rouen, serait devenu calviniste Dieu sait où avant de revenir à l’Église de Rome pour pouvoir refaire sa vie sans tracas dans la région de Québec.

Afin de garder sa terre de Beaupré, il devra louer ses talents de menuisier, notamment, pour reconstruire l’église de Sainte-Anne. Il connaîtra l’angoisse de l’attaque iroquoise du printemps 1661. Il vivra le tremblement de terre de l’hiver 1663. Il assistera, impuissant, à l’arrivée spectaculaire de l’armada (32 navires) de l’Anglais Phipps, à l’automne 1690. Les bons historiens nous apprennent que cette attaque fut repoussée par les canons du gouverneur Frontenac et, d’abord et avant tout, par une épidémie de petite vérole. Sans compter l’hiver précoce qui menace de bloquer les navires anglais.

C’est finalement à travers ses enfants que l’ancêtre René Lavoie se réalisera le mieux.

L’aîné des huit enfants Lavoie se prénomme René comme son père. En 1680, il obtient une concession de six arpents de front à Petite-Rivière. L’année suivante, il achète la propriété voisine de la sienne qui fait neuf arpents, selon le généalogiste Lebel. Il est donc propriétaire d’une terre de 15 arpents de front sur le fleuve. Un domaine immense pour qui commence dans la vie.

Le 4 novembre 1683, il épouse Marguerite Bouchard, la fille de l’ancêtre Claude Bouchard. René  » le jeune  » et Marguerite auront 10 enfants, qu’ils élèveront à Petite-Rivière. Son fils Michel sera nommé notaire de Baie-Saint-Paul, en 1737, par l’intendant Hocquart.

Un autre fils de René (le premier), Pierre, vivra à Rivière-Ouelle et aura 13 enfants. Pierre se mariera deux fois ; il aura quatre enfants avec Marie-Constance Duchesne avant de se remarier avec Madeleine Tournebroche, veuve de Julien Dumont, de Saint-Michel de Bellechasse. Elle ajoutera trois filles à la famille. Le cadet, Joseph, sera tout aussi fécond. Il épousera Françoise Guimond, veuve de Noël Racine et mère d’une petite fille ; elle lui donnera huit autres enfants.

Malchanceux en amour

La vie de Pierre, l’autre ancêtre Lavoie, peut être regardée comme une tragédie ou comme une comédie amoureuse. C’est selon. Ses femmes meurent trop tôt ou ne veulent carrément pas de lui. Probablement parce qu’il est veuf et père de cinq enfants nés en France et venus avec lui au pays. Peut-être aussi simplement parce qu’il n’a pas le tour en amour. Après bien des tribulations, il trouvera enfin chaussure à son pied.

Pierre est né à Aytré, près de La Rochelle. Vers 1650, il épouse Jacquette Grinon d’origine inconnue. Il arrive à Québec, en 1666, avec femme et enfants. Son épouse décède l’année suivante. Alors commence la saga du pauvre Pierre qui veut désespérément une épouse pour lui et une mère pour ses enfants.

Son drame, c’est qu’il cherche une compagne parmi les  » filles du roi  » arrivées récemment en Nouvelle-France. Contrairement à l’idée reçue, les pupilles de sa Majesté ne se donnent pas au premier venu. Elles sont plus capricieuses que les filles du pays.

Le généalogiste Michel Langlois raconte, dates et noms à l’appui, dans son Dictionnaire biographique des ancêtres québécois les déconvenues amoureuses de notre héros.

Il fait d’abord la cour à Jeanne Burel. Le contrat de mariage pourtant signé devant le notaire Becquet, en 1667, est annulé peu après par la promise. La Burel, 20 ans et toutes ses dents, épousera peu après un certain André Poutré.

Deux ans plus tard, Pierre passe un autre contrat de mariage devant le même notaire. Cette fois, la promise se nomme Anne-Françoise Richard. Elle n’a que 16 ans mais possède déjà un fort quant-à-soi. Elle fait annuler le contrat à la dernière minute. La jeune femme avait déjà fait le coup à un autre prétendant malheureux. Elle trouvera finalement un Pierre Campagna qui lui conviendra.

Le calvaire de Pierre prendra fin le 25 août 1670. Il épouse la belle Isabelle Loppé, âgée de 20 ans et dont les parents sont de Rouen, en Normandie. Huit enfants naîtront de cette union tardive. Pierre a dépassé la quarantaine. Il était temps.

Les quatre premiers enfants verront le jour à Saint-Augustin et les quatre autres à Neuville, dans la région de Portneuf. Pierre Lavoie terminera ses jours sur sa petite terre de la seigneurie de Neuville, Il meurt en 1708.

Si on lit bien Michel Langlois, on ne peut être que mal à l’aise. Ce Pierre Lavoie aura loué toute sa vie la force de travail de ses filles pour payer ses dettes. Il les place le plus souvent comme servantes. Il faut voir tout cela avec les yeux de l’époque. Mais tout de même.

Hors de l’ordinaire

Chaque famille de pionniers compte ses ancêtres exemplaires, ses saints et ses pas fins. Les Lavoie ne font pas exception.

Micheline Lavoie-Dussault, une sainte de patience et la secrétaire-généalogiste de la grande famille, nous présente quelques Lavoie remarquables ou originaux venus de tous les milieux.

– En 1690, la flotte de l’amiral Phipps, partie de Boston pour attaquer Québec, jette l’ancre à la pointe de Rivière-Ouelle pour se ravitailler en eau potable et en viande fraîche. Les habitants n’entendent pas se laisser piller. Sous la conduite de leur curé, l’abbé de Francheville, un géant physiquement, qui, comme ses paroissiens, a sorti son meilleur fusil de chasse, ils attendent les Anglais de pied ferme. Après quelques salves nourries, les hommes de Phipps retournent, en catastrophe, dans leurs chaloupes. Parmi ces vaillants habitants de Rivière-Ouelle qui font le coup de feu contre les Anglais se trouve Jean Lavoie, le propre fils de l’ancêtre René.

– Alphonse-Joseph Lavoie, né à Longueuil, en 1876, est membre de la Society of Automative Engineers. Il rêve de créer sa propre voiture et de la commercialiser. Il réussira la moitié de son programme. Ce sera la Lavoie Sedan 1923. Malheureusement, cette merveille ne sera jamais produite en série. Un journaliste du Nouvelliste pourra écrire de Joseph Lavoie :  » Il mourut (en 1941) comme il avait toujours vécu, les poches vides et la tête pleine d’idées « .

– En 1890, le gouvernement d’Honoré Mercier permet aux familles québécoises de 12 enfants et plus de bénéficier gratuitement de cent acres de terre publique. Parmi les familles bénéficiaires, on relève 31 familles Lavoie.

– En 1867, une famille Lavoie de l’Île aux Grues donne deux de ses fils, Eustache et Eucher, au pape Pie IX pour combattre Garibaldi, qui veut unifier l’Italie et menace le pouvoir de l’Église de Rome. Ils en reviendront sans avoir jamais vu ni le pape ni Garibaldi. Mais ils étaient là.

– Les Lavoie ont le pied marin. La Maison de la Trinité dirigeait, au début du XIXe siècle, la navigation sur le fleuve. Elle a compté dans ses rangs au moins 16 Lavoie qui ont exercé professionnellement le beau métier de pilote du Saint-Laurent.

Louis-Guy Lemieux, Le Soleil 

As-tu vu mon char ?

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Cette vieille photo est sur le blog de Réal avec cette description…

J’ai inscrit des détails sur la photo, mais je vous donne quelques noms ici: à l’arrière de la voiture, de gauche à droite: Joseph Groleau le père (correction: je crois que c’est Benjamin Richer), les enfants de Joseph Groleau et Valentine Richer: Florestine Groleau, Florida Groleau, en avant d’elle son plus jeune frère Adélard, Églantine Groleau, Idaise Groleau. Dans la voiture au volant Oliva Richer, les 2 jeunes femmes à l’arrière je ne suis pas certain…et Osias Richer. Debout en avant à gauche c’est William Richer (l’acteur américain James Franco me fait penser à lui!), ainsi que le plus vieux de la famille, Gilbert Richer fils, à droite. Environ 1918. 

Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire – Le régime seigneurial par Luc Lépine

Luc Lépine, historien militaire, partage ses recherches…

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Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire

Juin 2014

Colligés par Luc Lépine, auteur de Le Québec et la guerre de 1812

couverture

Table des matières
1. L’émeute de Lachine (publié le 14 août)
2. Conflagration à la Pointe-Claire (La Presse 22 mai 1900) (sera publié le 21 août)
3. Le téléphone (publié le 28 août)
4. La carrière de Pointe-Claire (publié  le 4 septembre)
5. Évolution de la population de la population de Pointe Claire (publié  le 11 septembre)
6. Le régime seigneurial (publié  le 18 septembre)
7. Potasse et le sel d’ammoniaque (sera publié  le 25 septembre)
8. La milice à Pointe-Claire (sera  publié  le 2 octobre)
9. Inventaires des biens : Que retrouvait-on à Pointe Claire au XIXe siècle?  (sera  publié  le 9 octobre)
10. Loyalistes à Pointe-Claire  (sera  publié  le 16 octobre)
11. Les « voyageurs » et la traite des fourrures  (sera  publié  le 23 octobre)
12. La Voirie et le Voyer  (sera  publié  le 30 octobre)
13. Les hôtels  (sera  publié  le 6 novembre)
14. Le docteur John-Augustus-George Meyer (sera  publié  le 13 novembre)
15. Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe Claire (sera  publié  le 20 novembre)

***

 

Le régime seigneurial est une forme institutionnelle de distribution et d’occupation des terres qui fut établie en Nouvelle-France en 1627 et abolie officiellement en 1854. Ce régime était inspiré du système féodal dans lequel le censitaire dépendait du seigneur. En Nouvelle-France la comparaison se limite à l’occupation des terres, au paiement de certaines redevances et à l’observation de certains droits et obligations tant de la part du seigneur que de la part du censitaire.

Le système de distribution des terres est régi par la loi et comporte de nombreux avantages. Sa fonction première était de promouvoir une colonisation systématique. La seigneurie de Montréal couvrait l’ensemble de l’île. Elle avait été attribuée au Séminaire de Saint-Sulpice. Cette seigneurie était divisée en rang. Chaque terre était assez grande (elle mesurait généralement 3 × 30 arpents) pour procurer au fermier une subsistance raisonnable. Dans le village, les terrains étaient évidemment plus petits. On peut rappeler ici qu’un arpent mesure 180 pieds français mais 192 pieds anglais.

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Un seigneurie typique

Les Sulpiciens donnaient une concession à des habitants qui en faisaient la demande. Le censitaire possède la «propriété utile» qu’il peut vendre, diviser entre ses enfants et exploiter à sa guise.

Habituellement, la location des terres du seigneur était dûment notariée. Ces actes de concession énuméraient les droits et devoirs de chacune des parties.

La position du seigneur lui confère plusieurs droits, ou privilèges, qui représentent autant d’obligations pour le censitaire. Par exemple, le censitaire doit donner à son seigneur, lors de l’achat d’une terre déjà concédée, une taxe équivalente au douzième de la valeur de l’achat (lods et ventes). Ceci devient chez nous la taxe de bienvenue. Il doit également payer au seigneur le cens, redevance annuelle (sorte de loyer), ainsi qu’une somme figurant d’impôt symbolique par lequel le censitaire reconnaît sa dépendance envers son seigneur (cens). Le censitaire doit aussi moudre son grain au moulin banal situé dans le village et verser le quatorzième minot de blé moulu au seigneur. Les investissements, dans les manufactures par exemple, sont taxés (lods et ventes) et limités par le régime seigneurial. Les lods et ventes fixent une taxe équivalente au douzième de chaque vente de propriété immobilière. Les Sulpiciens pouvaient réclamer de leurs censitaires qu’ils travaillent pour eux un certain nombre de jours annuellement.

En ce qui a trait aux paysans, leur position face au régime seigneurial évolue au cours du XIXe siècle. Avant 1830, la majorité des Canadiens-français est favorable au maintien du régime seigneurial. Le Bas-Canada des années 1830 (sud du Québec actuel) est grandement agité. Ils se questionnent également à savoir s’il est préférable de le réformer (en diminuant les taux de lods et ventes, des cens et rentes) ou de l’abolir tout simplement.

De 1763 à 1840, la seigneurie de l’Île de Montréal fut au centre d’un débat. Les mécanismes du régime seigneurial deviennent inadaptés au territoire de plus en plus urbanisé de l’île de Montréal, en particulier le droit de lods et ventes, en vertu duquel les Sulpiciens, en tant que seigneurs, percevaient une redevance sur chaque vente de terrain qui s’effectuait dans la seigneurie. En 1820, des négociations entre le gouvernement et les Sulpiciens conduisent à une entente par laquelle d’une part les droits seigneuriaux des Sulpiciens sont officiellement reconnus mais d’autre part on initie un mécanisme d’abolition volontaire de ces droits seigneuriaux moyennant une certaine compensation.

En 1840, une ordonnance des autorités coloniales confirme les droits des Sulpiciens sur la seigneurie et institua un mécanisme de commutation du régime de tenure des terrains selon lequel les tenanciers qui en font la demande peuvent obtenir l’abolition du régime seigneurial sur leur terrain en échange du paiement aux Sulpiciens d’un droit de commutation. Compte tenu de l’existence de ce régime de commutation particulier en place pour la seigneurie de l’Île de Montréal, la loi générale de 1854 sur l’abolition obligatoire du régime seigneurial au Canada ne s’appliqua pas à cette seigneurie. Toutefois, une loi ultérieure de 1859 en rend les principes essentiels également applicables à la seigneurie l’île de Montréal.

Le Conseil législatif rend la commutation obligatoire, c’est-à-dire qu’il oblige le censitaire à racheter sa tenure et les droits seigneuriaux. La rente constituée est le montant fixé par le gouvernement que le censitaire doit payer à son seigneur pour posséder sa tenure et se libérer de ses obligations envers son seigneur.

Le censitaire devient ainsi indépendant de son seigneur. Les paiements de la rente constituée peuvent être faits sur de nombreuses années voire des décennies. Le gouvernement dédommage également en argent les seigneurs pour la perte de leurs privilèges.

Les censitaires de la Pointe-Claire, comme plusieurs autres censitaires de l’ïle de Montréal, ne payaient pas toujours les cens et rentes ni les lods et ventes. En 1842, le Séminaire de Saint-Sulpice décide de récupérer les sommes qui lui sont dues. Il engage le notaire André Jobin, de Sainte-Geneviève, pour faire le tour des paroisses et obtenir des reconnaissances de dettes des différents censitaires retardataires.
Du 4 mai au 27 mai 1842, 97 habitants de Pointe-Claire viennent signer de telles reconnaissances de dettes, puis le 5 septembre, il en ajoute 5 autres. Sur toute, l’île de Montréal, Jobin amasse 1283 reconnaissances de dette.

En 1868, messieurs Marler et Raymond se rendent à Pointe-Claire pour recueiller les rentes non-payées par les censitaires. Il y en a plusieurs qui ont des dettes qui datent de plusieurs années.

Voici quelques exemples :

John Shannon des lots 52-53 doit $00.83 pour un retard d’une année sur les rentes non-payées.
La Fabrique qui possède le lot 1, doit $00.75 pour un retard d’une année sur les rentes non-payées.
Le bedeau Paul Brunet, du lot 31 doit $22.81 pour un retard de 26 années sur les rentes non-payées.
Narcisse Daout du lot 3a doit $38.90 pour un retard de 34 années sur les rentes non-payées depuis 1833.
Antoine Phelks des lots 4 et 5 doit $72.10 pour un retard de 62 années sur les rentes non-payées depuis 1806.
Jean-Baptiste Trottier du lot 74 doit $12.21 pour un retard de 66 années sur les rentes non-payées depuis 1802.

François Moreau des lots 30-30a doit $35.58 pour un retard de 87 années sur les rentes non-payées depuis 1781.

La veuve François Guérard du lot 26 doit $79.01 pour un retard de 87 années sur les rentes non-payées depuis 1781.

Raphaël Brunet du lot 27 doit $64.63 pour un retard de 87 années sur les rentes non-payées depuis 1781.

No 23 : le 27 juin 1798 puis David Flynne ensaisiné puis James Glasford père ensaisné le 28 juillet 1818,
No 28 : puis Jean-Baptiste Phelks le 2 septembre 1820 (Cadieux) Peter Lynch 2 novembre 1826 (Mondelet)

No 34 : puis Charles Frederic Laind ensaisiné le 5 juillet 1799

No 42 :puis le sieur André McGill a acquis par adjudication le 4 avril 1790 et a été ensaisiné le 16 novembre 1795 puis sieur McGill héritier puis François Desrivières héritier puis les héritiers
François Desrivières.