Louis Hébert et Marie Rollet – la fin

Bonjour Pierre,

Je lis avec plaisir les articles sur cette découverte.  Je suis tombé sur cet acte par hasard en fouillant aux Archives Nationales à Paris.  Comme j’ai pas mal  d’ancêtres parisiens, je gratte dans les sources, particulièrement les minutes des notaires, et je trouve des choses intéressantes.  Je suis en train de remonter certaines branches de mon arbre jusqu’au début du XVe siècle.

J’ai beaucoup souri en lisant certains des articles.  J’étais un coup en vacances à Paris, un coup séjournant à Paris, un autre coup j’étais avec deux Québécois expressément envoyé à Paris.  En fait, originaire du Québec, et farouchement attaché à mes racines, je vis à Paris et dans sa banlieue depuis 28 ans, et je suis passionné de généalogie depuis bientôt 10 ans. Passion dévorante, mais tellement nourrissante !

Un des articles dit aussi que j’ai été intrigué par cet acte illisible pour le commun des mortels.  Je n’étais pas intrigué.  J’étais éberlué, j’avais du mal à croire que personne avant moi n’était tombé dessus, j’étais fou de joie, bouleversé, je flottais sur un nuage.  Il y avait trois mots que je n’arrivais pas à déchiffrer, mais je savais parfaitement ce que j’avais entre les mains.  C’est le genre de découverte qui n’arrive qu’une fois dans une vie, je pense.  J’ai demandé l’avis de Jean-Paul Macouin, un chercheur extraordinaire qui a retrouvé dans les archives françaises quantités d’actes et d’informations sur les pionniers de la Nouvelle-France, qui m’a confirmé ce que je pensais.

Je continue mes recherches, avec toujours autant de plaisir, et avec un petit nuage qui continue de me porter.

Un gros salut fraternel à tous les passionnés de généalogie.

Gilles Brassard

La fin de l’histoire 

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201703/01/01-5074432-leglise-saint-sulpice-de-paris-abritait-lacte-de-mariage-de-louis-hebert-et-marie-rollet.php

(Québec) Récemment retrouvé à Paris, l’acte de mariage des premiers colons de la Nouvelle-France, Louis Hébert et Marie Rollet, révèle qu’ils ont uni leur destinée le 19 février 1601 à l’église Saint-Sulpice dans le 6e arrondissement de Paris. Le document dévoile également que madame était veuve.

Plus tôt cette semaine, on apprenait que des Québécois avaient retracé l’acte de mariage «dans une autre vieille paroisse» que celle de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois située près du Louvre dans le 1er arrondissement d’où Louis Hébert était originaire. 

Cette découverte est importante puisqu’elle vient corriger une information qui circule depuis maintenant plus de 400 ans sur le lieu et la date de mariage des tourtereaux. Des contacts ont été établis avec la mairie du 6e arrondissement de Paris, où a pignon l’église Saint-Sulpice, pour installer une plaque commémorative afin d’honorer les premiers colons de Nouvelle-France, et ce bien que le bâtiment religieux de l’époque a été remplacé par l’actuel. 

«En rectifiant l’histoire, on rectifie une information précise sur des pionniers de la Nouvelle-France. C’est quand même des lieux de mémoire précis et comme la plupart de nos ancêtres, 97 % viennent de France, les Québécois sont intéressés à retrouver l’église où leurs ancêtres ont été baptisés», explique l’historien et généalogiste, Marcel Fournier. 

Le professeur émérite de l’Université Laval, Jacques Mathieu, souligne également l’importance de désormais savoir la date précise des noces puisque le couple s’est marié le 19 février 1601 plutôt qu’en 1602 comme cela avait toujours été rapporté. «On s’était basé sur sa (Louis Hébert) tentative d’établissement professionnelle et l’achat d’une maison sur la rue de la Petite-Seine (dans le quartier Saint-Germain-des-Prés», relate-t-il pour expliquer l’erreur commise par les historiens. 

Une troisième surprise attendait les férus d’histoire et de généalogie quand ils ont mis la main sur l’acte de mariage des premiers colons en Nouvelle-France: Marie Rollet était veuve. Elle s’était préalablement engagée auprès d’un dénommé François Dufeu qui était marchand de Compiègne dans l’Oise. Selon Marcel Fournier, il est cependant peu probable qu’elle ait eu des enfants avec son premier époux étant donné la durée très courte de l’union. 

Découverte inattendue 

C’est un Québécois qui séjournait à Paris, Gilles Brassard, qui a fait la découverte historique. En fouillant dans les archives nationales françaises à Paris pour retracer ses ancêtres, il a été intrigué par un mystérieux acte illisible pour le commun des mortels. Il l’a fait parvenir à un spécialiste en généalogie, Jean-Paul Macoin qui l’a lui-même transmis à l’historien Jacques Mathieu. Des paléographes ont quant à eux réussi à déchiffrer l’écriture. 

Extrêmement résilient, Louis Hébert a su se tirer de la misère et est devenu non seulement le premier agriculteur de la Nouvelle-France, mais également apothicaire et botaniste dont les travaux ont traversé l’océan. Instruite et figure de l’affirmation féminine, Marie Rollet s’est de son côté démarquée notamment par les liens qu’elle a su tisser avec les Amérindiens et l’enseignement qu’elle leur a prodigué ainsi qu’à leurs trois enfants.

Document reproduisant l’acte de mariage de Louis Hébert et Marie Rollet, ainsi qu’une image de l’ancienne église Saint-Sulpice de Paris

LE SOLEIL, ERICK LABBÉ

Plus de vingt-cinq activités sont prévues à Québec par près d’une trentaine d’organismes pour souligner l’anniversaire d’arrivée de cette première famille française en Nouvelle-France.

Voici ce qui est écrit sur l’acte de mariage de Louis Hébert et Marie Rollet:

«Le 18 février (1601), Louis-Hébert, apothicaire fut fiancé avec Marie Roullet, veux de défunt François Dufeu vivant marchand demeurant à Compiègne, et mariés le 19e dudit mois, et les proclamations (des bans) commencées dès le 21 janvier»

À suivre… dans La Presse

(Québec) L’acte de mariage des premiers colons de la Nouvelle-France Louis Hébert et Marie Rollet a récemment été retrouvé à l’église Saint-Sulpice à Paris. Il révèle également que madame était veuve.

Plus tôt cette semaine, on apprenait que des Québécois avaient retracé le précieux document «dans une autre vieille paroisse» que celle de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois situé près du Louvres d’où le couple était originaire.

Cette découverte est importante puisqu’elle vient corriger une information qui circule depuis maintenant plus de 400 ans sur les lieux de mariage des tourtereaux. Des contacts ont été établis avec le 6e arrondissement de Paris, où a pignon l’église Saint-Sulpice, pour installer une plaque commémorative afin d’honorer les premiers colons de Nouvelle-France.

Le certificat révèle également que Marie Rollet avait été marié avec un autre homme avant son union avec Louis Hébert. Les experts ne croient cependant pas qu’elle aurait eu des enfants de cette union puisqu’elle aurait été assez courte.

Plus de détails à suivre…

Publié dans La Presse

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201702/27/01-5073938-lacte-de-mariage-de-louis-hebert-et-marie-rollet-retrouve-apres-400-ans.php

 

(Québec) Une pièce manquante du casse-tête de l’histoire de la province a été retrouvée il y a quelques semaines à Paris. L’acte de mariage que l’on croyait brûlé du premier couple de colons français à s’être installé en Nouvelle-France révèle que Louis-Hébert et Marie Rollet n’ont pas uni leur destinée à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois comme on l’a cru pendant plus de 400 ans.

Une quinzaine d’années avant de faire la traversée pour le Nouveau Monde, les jeunes tourtereaux n’ont donc pas célébré leur noce dans la paroisse de la Ville Lumière d’où ils étaient originaires, explique le coprésident de la commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, Denis Racine. Bien des manuels et encyclopédies d’histoire devront ainsi être revus.

Ce sont deux Québécois, dépêchés en France expressément pour tenter de mettre la main sur l’acte de mariage, qui l’ont finalement retracé «dans une autre vieille paroisse» que celle de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, située place du Louvres dans le 1er arrondissement de Paris. Beaucoup de documents relatifs à la période de l’histoire où sont nés les deux colons ont été brûlés et c’est pour cette raison que le précieux document n’avait jamais été trouvé.

M. Racine se garde bien de révéler où exactement Louis-Hébert et Marie Rollet se sont mariés puisqu’il s’agit de la pièce de résistance d’une conférence de presse qui aura lieu mercredi matin au monastère des Augustines annonçant les activités entourant le 400e anniversaire de leur arrivée en Nouvelle-France. «L’acte contient une surprise», promet l’avocat.

Mais selon lui, cette importante découverte permettra d’en savoir plus sur l’origine des Québécois puisque le célèbre couple est l’ancêtre de milliers d’habitants dans la province dont l’un des plus connus actuellement est le premier ministre Philippe Couillard.

Un 400e important

Cette révélation tombe à point nommé puisque 2017 marque le 400e anniversaire de ces pionniers tout sauf ordinaires, décrit l’historien Jacques Mathieu qui est le coauteur d’un nouveau livre intitulé «La vie méconnue de Louis Hébert et Marie Rollet» (Septentrion).

Extrêmement résilient, Louis Hébert a su se tirer de la misère et est devenu non seulement le premier agriculteur de la Nouvelle-France, mais également apothicaire et botaniste dont les travaux ont traversé l’océan. Instruite et figure de l’affirmation féminine, Marie Rollet s’est de son côté démarquée notamment par les liens qu’elle a su tisser avec les Amérindiens et l’enseignement qu’elle leur a prodigué ainsi qu’à leurs trois enfants.

Vingt-cinq activités sont prévues à Québec par près d’une trentaine d’organismes pour souligner l’anniversaire d’arrivée de cette première famille française.

Photos et documents recherchés: Granby et ses environs

Au cas où vous auriez des photos.

Patrimoine, Histoire et Multimédia

La Société d’histoire de la Haute-Yamaska est à la recherche de photographies et de documents manuscrits qui seront numérisés.  Ces items pourraient être reproduits dans une publication sur l’histoire de la Haute-Yamaska, Un passé en héritage.

Toutes les photos qui, de près ou de loin, concernent l’histoire des municipalités de la Haute-Yamaska sont dignes d’intérêt : familles, travaux des champs, industries, commerces, bâtiments de ferme, associations, groupes d’écoliers, communautés religieuses, entre autres sujets. Les documents manuscrits intéressent aussi la SHHY : livres de comptes, contrats et documents historiques divers.

La Haute-Yamaska comprend les municipalités suivantes:

  • Granby
  • Saint-Alphonse-de-Granby
  • Waterloo
  • Warden
  • Shefford
  • Saint-Joachim-de-Shefford
  • Roxton Pound
  • Sainte-Cécile-de-Milton

Pour plus de détails, je vous invite à lire le texte suivant:  Un passé en héritage – Recherchés: photos et documents du milieu rural

Site web de la Société d’histoire de la Haute-Yamaska: http://www.shhy.infohttp://www.shhy.info

Page Facebook de la SHHY: https://www.facebook.com/shhy.info/?fref=ts

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Les anciennes familles du Québec – Prise 2

C’est le 28 janvier 2008 que j’écrivais mon premier billet sur Nos ancêtres. J’ai vraiment eu de la chance depuis …

Non, je n’ai pas gagné à la loterie, mais j’avais pu mettre la main sur ce petit livret…



Un petit bijou quoi…

J’avais numérisé toutes les pages dont la deuxième de couverture…

Je voulais vous présenter toutes les anciennes familles du Québec, mais mon projet était tombé à l’eau.


Ça m’aurait pris presque trois ans pour le faire.

Rien que ça… pendant 142 semaines.


Sauf que, quand l’occasion se présentait de vous présenter un ancêtre, je le faisais avec douceur en allant piger dans la liste…

J’avais bien cherché les auteurs à part la compagnie Labatt. Les dessins étaient de E. Sénécal à qui je voulais rendre hommage en les mettant en ligne.

On ne voit pas les ancêtres d’Euclide Sauvé ni de Rosina Quesnel dans la liste.

000 Euclide Sauvé et Rosina Quesnel 1952

Ni Léo Lagacé Senior, mon gars de party, ni sa belle Juliette Métayer.

Dommage, car j’aurais bien aimé les voir immortaliser dans le petit livret. Je les ai donc immortalisé sur mon blogue.

Juliette et Léo

L’ancêtre d’Euclide était Pierre Sauvé, soldat de la Compagnie franche de la Marine, et celui de Léo était André Mignier dit L’Agacé, et non pas dit La Gâchette comme je le croyais en 2008. À propos, j’attends toujours un retour sur cette découverte de Gilles Tremblay qui avait émis cette hypothèse.

Cliquez ici pour lire son article sur le site Migrations.

Extrait

Pierre-André faisait donc partie de la « compagnie de Alexandre(Isaac)  Berthier,  Sieur de Bellechasse et de Villemur qui avait été détaché à bord du Brezé du régiment de Laillié »[59],  André comme tous les soldats Français portait un surnom, donné généralement par un des officiers de la compagnie, qui correspondait soit à un trait de caractère, une caractéristique physique, une manie, un défaut ou une qualité etc. qui caractérisait un soldat par rapport aux autres.  Pierre-André semble être connu sous deux surnoms.  Du côté de sa descendance américaine  on lui attribue le surnom de La Gâchette[60] (trigger).  Cependant, rien ne permet de croire qu’il portait ce surnom.  Du côté canadien, Pierre-André portait le surnom de l’agacé.  Était-ce parce que tout le monde s’amusait à l’embêter ou est-ce qu’il se sentait embêter par tout le monde?  Ceci restera certainement un secret.  Or, ce surnom se retrouve sur une des cartes de Gédéon de Catalogne de 1709, qui montre la concession de la Rivière-Ouelle.

Personnellement, j’ai ma petite idée de l’origine de son surnom.

Quand aux ancêtres de Rosina et de Juliette si ça vous intéresse vous pouvez toujours m’écrire. Ça me fera plaisir de vous répondre.

Benjamin Quesnel

Benjamin Quesnel

edouard

Édouard Métayer