As-tu vu mon char ?

photo-de-groupe-avec-automobile-vers-1918

Cette vieille photo est sur le blog de Réal avec cette description…

J’ai inscrit des détails sur la photo, mais je vous donne quelques noms ici: à l’arrière de la voiture, de gauche à droite: Joseph Groleau le père (correction: je crois que c’est Benjamin Richer), les enfants de Joseph Groleau et Valentine Richer: Florestine Groleau, Florida Groleau, en avant d’elle son plus jeune frère Adélard, Églantine Groleau, Idaise Groleau. Dans la voiture au volant Oliva Richer, les 2 jeunes femmes à l’arrière je ne suis pas certain…et Osias Richer. Debout en avant à gauche c’est William Richer (l’acteur américain James Franco me fait penser à lui!), ainsi que le plus vieux de la famille, Gilbert Richer fils, à droite. Environ 1918. 

20 réflexions sur “As-tu vu mon char ?

  1. Patrimoine familial
    Les familles pionnières

    En 1851, au moment de l’arpentage du territoire réalisé par Édouard Leduc de Saint-André-Avellin, on compte une vingtaine de familles de colons.

    Sur la rive est de la rivière Petite-Nation se trouve le rang 2. Six familles sont alors installées comme « squatters » et quatre d’entre elles sont recensées :

    La famille de Paul Foucault établie sur les lots 5 et 6. Les Foucault habitent une maison en pièce sur pièce. Paul, cultivateur (49 ans) et son épouse, Rosalie Côté (33 ans) ont dix enfants dont l’âge varie de 17 à 1 an : Caroline, Paul, fils, journalier, Joseph, journalier, Hyacinthe, journalier (10 ans), Gédéon, Angèle, Grégoire, Ézilda et Noé.

    La famille d’Ignace Mignier-Lagacé habite un chantier de bois rond sur le lot 7. Ignace, cultivateur (41 ans) son épouse (38 ans) ont sept enfants dont l’âge varie de 15 à 1 an: Noé, journalier, Salomon, Philomène, David, Alexandre, Jos et Napoléon.

    Les Boismenu demeurent sur le lot 11, dans une maison en bois rond. Pierre, cultivateur (34 ans) et son épouse Victoire (25 ans) ont quatre enfants de 6 à 1 an : Louise, John, Pierre, 3 ans et Isabelle.

    François Vézeau (49 ans) demeure dans un chantier de bois rond sur le lot 13 avec son épouse Anastasie Boileau (36 ans) et huit enfants de 19 à 2 ans : Isidore, cultivateur, Anastasie, Elmire, Mathilde, François-Xavier, Auguste, Artémise, et Abeline.

    Les familles de Lucien Cholette et de Joseph Nault ne sont pas recensées, mais elles sont présentes sur les lots 8 et 11 selon les documents d’archives de Mme Yvette Séguin-Thériault.

    Sur la rive ouest de la rivière (rang 3) se trouvent les familles de David Grosleau sur les lots 42 et 43, Joachim Cyr, lot 44, Pierre Marcoux, lot 45, Antoine Rhéaume, lot 46 et Charles Beauvais, lot 49.

    La famille de David Grosleau habite un chantier. David, cultivateur (44 ans) et son épouse, Marie Frappier (34 ans) ont neuf enfants dont l’âge varie de 16 à 1 an : Pierre, journalier, Michel, journalier, Aurélie, Lina, Joseph, Adèle, Marie, Paul, et Louis. Grosleau possède une potasserie et a fait six quarts de potasse en 1851.

    Les Cyr demeurent dans un chantier en bois rond. Joachin, cultivateur, âge inconnu, son épouse, âge inconnu. Ils ont trois enfants dont l’âge varie de 11 à 5 ans : Joachim, fils, journalier, Joseph et Phébé, 5 ans. Cyr possède une potasserie et a fait quatre (4) quarts de potasse en 1851.

    La famille Marcoux habite un chantier de bois rond. Pierre, cultivateur (50 ans) et son épouse, Sophie Faucher (35 ans) ont six enfants dont l’âge varie de 12 à 4 ans : Octave, Pierre, fils, Délima, Ferdinand, Olivier, et Jean-Baptiste. Chez les Marcoux, en 1851, une jeune enfant est décédée de la picotte.

    La jeune couple Rhéaume demeure dans une maison en pièce sur pièce : Antoine, cultivateur (31 ans) et son épouse (23 ans) Une jeune enfant, Marie Brisebois (5 ans) est aussi inscrite, mais sans lien de parenté. Rhéaume possède une potasserie et a fait un quart de potasse en 1851.

    Les Beauvais demeurent dans un chantier. Charles, cultivateur, âgé de 40 ans et son épouse, âgée de 27 ans, ont cinq enfants dont l’âge varie de 16 à 6 ans : Charles fils journalier, Pierre, Délima, Jean-Baptiste et Philomène.

    Sur le rang 4 habitent déjà Louis Brazeau, lot 30, Hubert Séguin, lots 32 et 33, Antoine Dicaire, lot 38 et Noël Neveu, lot 41.

    La famille Brazeau habite un chantier en bois rond. Louis, cultivateur (57 ans) et son épouse Scolastique Hurtubise (48 ans) ont six enfants dont l’âge varie de 20 à 4 ans : Scholastique, Amable, journalier, Philomène, Louis, journalier, Louise et Alphonsine.

    La famille Séguin habite une maison de bois en pièce sur pièce. Hubert, cultivateur (63 ans) et son épouse, Josephte Sabourin (48 ans) ont deux enfants : Damase, cultivateur (22 ans) et Appoline (16 ou 14 ans). Olémine Daoust (9 ans) est inscrite avec la famille.

    Les Dicaire : Antoine, cultivateur (39 ans) et Scholastique Robillard (39 ans) ont cinq enfants dont l’âge varie de 15 à 3 ans : Félix, Hercule, Flavie, Marcille et Guillaume.

    La famille Neveu habite un chantier de bois. Noël, cultivateur (28 ans) et son épouse Angélique Brazeau (27 ans) ont deux enfants : Catherine (5 ans) et Angélique (2 ans). Louis, cultivateur (24 ans) demeure dans la même maison.

    À cette liste, nous ajoutons aussi les familles suivantes, que le recensement ne localise malheureusement pas.

    Le jeune couple Isidore Rhéaume habite un chantier de bois rond. Isidore, cultivateur (28 ans) et son épouse, Adèle Payette dite St-Amour (22 ans) n’ont pas d’enfant recensé.

    Le jeune couple Beauchamp demeure dans un chantier en bois rond : François, forgeron (23 ans) et son épouse (17 ans). Beauchamp possède une potasserie et a fait une « passe » de sel en 1851.

    La famille Caillé habite un chantier en bois rond : François, cultivateur (25 ans) et son épouse (22 ans) ont trois enfants : Marcel (6 ans), Angèle (4 ans) et Marcelline (2 ans).

    Grâce au recensement de 1861 et à nos recherches dans les données des actes religieux, nous avons pu retracer le lieu d’origine des premières familles arrivées à Ripon, surtout pour celles établies en permanence. David Grosleau, c’est connu, est né en Colombie Britannique et Marie Frappier à Saint-Hubert. On inscrit Montréal comme lieu d’origine de Paul Foucault et Bonsecours pour son épouse, Rosalie Côté; Rigaud pour le couple Brazeau; Saint-Jérôme pour le couple Vézeau, Québec pour les Marcoux; Francis Quesnel serait de Rigaud et son épouse, Sophie Vézeau, serait de Saint-Jérôme; le couple Neveu viendrait de Saint-Benoit et les Séguin de Rigaud.

    Nous n’avons pas de données précises en ce sens pour la famille Mignier-Lagacé qui ne sera que de passage. La famille Boismenu retournera sans doute dans l’Est ontarien. Aucune donnée n’est disponible pour les Cyr, les Rhéaume, les Beauvais…

    En terminant, rappelons le patronyme des familles inscrites au recensement de 1852 pour le Township de Ripon et qui sont demeurées dans le canton de Ripon au moins jusqu’au recensement suivant de 1861 : Les Brazeau, les Foucault, les Grosleau, les Marcoux, les Neveu, les Quesnel, les Séguin et les Vézeau.

    Olivier Boucher
    Le premier curé du township de Ripon, nommé vers le 24 septembre 1865

    Félix Proulx dit Clément1
    Premier meunier du township de Ripon, Félix Proulx, ne devait pas connaître la gloire. Plus encore, sa mémoire semblait être vouée à l’oubli. Cette méconnaissance commença avec sa mort ou plutôt un an avant sa mort survenue le 2 ou 3 mai 1864. Pour une raison mystérieuse, le curé de Saint-André-Avellin, de qui relève Ripon à l’époque, inscrit le décès et la sépulture de Félix Proulx le 23 mai 1863, soit un an avant sa mort réelle.

    Le premier historien de la paroisse Saint-Casimir de Ripon semble être M. l’Abbé J. Jacob Guay pour répondre au désir du Père Alexis Bartigieux (Mémoire sur la paroisse St-Casimir 1895.) Pour son histoire, il écrit: « Vers 1856 arriva à Ripon le père Félix Proulx. Il s’établit sur l’île traversée par la ligne de séparation entre le Canton de Ripon et la Seigneurie Petite Nation. Il profite du magnifique pouvoir d’eau pour y bâtir un moulin à farine. Les colons donnent des corvées pour organiser l’écluse et dresser la charpente du moulin. Les colons de la Côte Saint-Pierre se font un chemin pour venir au moulin et les colons de Ripon profitent de ce chemin pour sortir et aller à l’étranger. Quelle heureuse amélioration ce moulin à farine va procurer aux colons du Township ! M. Proulx est tellement encouragé avec son moulin à farine, en 1860, il pense bâtir un moulin à scie. Il y réussira grâce à son énergie et à l’aide des colons.»

    Il y amène son épouse Olympe Labre, fille de Hyacinthe Labre et de Cléophée Séguin dit Ladéroute et ses trois enfants: Auxile, Marie et Delphis Ils s’étaient mariés à Sainte-Marthe de Vaudreuil le 20 août 1849.

    La partie de l’île qu’ils occupent fait partie du lot no 31 du rang 4 du canton.2 Le jeune ménage a de toute évidence été encouragé à venir s’installer à cet endroit par la famille d’Olympe Labre dont les parents possédaient une partie de terrain voisin de l’île et le lot no 32 appartenait à nul autre que Hubert Séguin dit Ladéroute, frère de Cléophée.

    Parmi les hommes de son temps, Félix Clément Proulx, semble avoir tenu un rôle de premier plan dans l’organisation sociale du canton et pourtant on n’a pas retenu son nom. Il a été le premier maire de la municipalité du Canton de Ripon et d’Hartwell érigée en 1861 et le fut jusqu’à quelques mois avant sa mort survenu le 3 mai 1864.

    Olympe, âgée de 31 ans, devient alors chef de famille de sept enfants âgés de 1 an à 13 ans. On présume qu’elle a maintenu le moulin en opération. En novembre de la même année, elle épouse en secondes noces Hercule Chéné3. Dans un procès verbal du conseil municipal de Ripon Hartwell du 1er octobre 1866, on fait mention « du moulin à farine du Sieur Hercule Chéné ».Ce dernier sera conseiller et ensuite maire de Ripon de 1866 à 1868.

    Olympe décède le 13 octobre 1883 à l’âge de 50 ans et fut inhumée au cimetière de Ripon.

    Généalogie ascendante des Proulx dit Clément4
    5e génération
    Hyacinthe Proulx épouse Rose Bone
    à Sainte-Geneviève le 2 mai 1814

    6e génération
    Félix Proulx épouse Olympe Labre
    Sainte-Marthe (Vaudreuil) le 20 août 1849
    Décédé à Ripon le 2 mai 1864

    7e génération
    Auxile Proulx épouse Julien Brayer dit Saint-Pierre
    à Ripon le 29 mai 1869
    Décédée à Ripon le

    Marie Proulx épouse de Cléophas Legault
    à Ripon le 17 juin 1872
    Décédée à Ripon le

    Delphis Proulx

    Délima Proulx épouse de Grégoire Marion
    à Notre-Dame Ottawa 17 août 1879
    Décédée

    Rose Proulx épouse de Alfred Rochon
    à Ripon le 28 avril 1881
    Décédée

    Napoléon Proulx épouse Suzanne Emilia Denis
    à Saint-André-Avellin le 22 août 1882
    Décédé

    Adrien Proulx

    1Cet article a été rédigé, en pièces détachées, par Madame Yvette Séguin-Thériault.
    2Ce lot est situé à l’angle de la route 317 et le Chemin Neveu sur la rivière Petite-Nation.
    3Hercule Chéné habite Hartwell, il deviendra le premier maire de Chéneville
    4Le premier ancêtre québécois Jean Preaux, originaire de Pertuis (Nantes) épousa à Québec Marie Fleury le 2 mars 1699

    David Grosleau

    Né dans l’Ouest canadien vers 1807, David Groleau est le fils de Pierre Groleau et de Marguerite de la nation des Koutenay qui vivait à la Montagne de Roches (Rocky Mountain) en Colombie Britannique. Son père avait été engagé comme voyageur par la Compagnie Nord-Ouest pour la traite des fourrures dans l’Ouest Canadien.

    Ils seraient revenus s’installer et élever leurs dix enfants dans la paroisse de Notre-Dame-de-Bonsecours, en la Seigneurie de la Petite-Nation, à l’époque où l’on creusait le canal de Grenville.

    Vers 1835, David épouse Marie Frappier, ils s’installent sur le lot no 20, d’une superficie de 68 arpents, de la Côte St-Joseph et en 1839, il obtient l’Acte de concession de sa terre.

    En 1846, quels motifs peuvent le pousser à délaisser ses terres dans la Seigneurie pour recommencer à neuf dans le Canton de Ripon? Plusieurs facteurs semblent expliquer sa décision.

    D’abord la nécessité de faire vivre sa famille, le surpeuplement de la Seigneurie rendait impossible l’acquisition de nouveaux lots, l’obligation de payer annuellement un cens (redevance) au Seigneur et finalement, le marché du bois et de la potasse avec l’Angleterre. On peut penser que seul David Groleau et son fils ainé Pierre sont d’abord venus sur les terres de la Couronne à l’emplacement qui correspond au lot 43 du rang 3, pour défricher et bâtir un « chantier », cabane de colon en bois rond. Ils sont alors des « squatters » sans titre.

    Lors du recensement de 1851 du Township de Ripon, David et son épouse sont inscrits ainsi que les neuf enfants : Pierre-David, Michel, Aurélie, Joseph, Adèle, Marie, Paul, Célina, Louis.

    En 1861, d’autres enfants se sont ajoutés : Jean-Baptiste, Charles, Odile, Xavier et Constance. Le recenseur a inscrit « métis » sous la colonne de la nationalité. Comme les demandes de terres devenaient de plus en plus grandes le gouvernement fit arpenter du 1er au 7e rang en 1851 et 1852. David aura son billet de location pour le lot 42 et 43 en 1855 et ses lettres patentes en 1865. Au recensement de 1861, Pierre-David marié à Olympe Sabourin et leur fille Emma habitent le lot 42 dont les lettres patentes seront remises à son frère Joseph en 1874.

    D’après les procès-verbaux de la fabrique, David est élu marguillier pour un mandat de trois ans. Même s’il n’a pas occupé de fonction, au plan municipal, il était présent pour appuyer certaines pétitions. On le retrouve aussi inspecteur de chemin pour le rang 3.

    En 1874, soit 28 ans après son arrivée, David Groleau et son épouse Marie Frappier feront un contrat de donation à leur fils Pierre et dame Olympe Sabourin. Ce contrat fait état d’une maison, une grange, une laiterie, une écurie et une remise, des animaux, chevaux, vaches, moutons, poules, etc. Ce qui confirme l’extraordinaire énergie de ses personnes.

    David est décédé le 28 septembre 1874 et inhumé à Ripon et Marie Frappier le 10 avril 1902 et inhumée dans le même cimetière.

    Généalogie ascendante paternelle
    Grosleau de Ripon
    6e génération
    David Groleau marié à Marie Frappier
    à Montebello vers 1835

    7e génération
    Michel Groleau marié à Adéline Lefebvre
    à Ripon en 1898

    8e génération
    William Groleau marié à Marie-Louise Vallée
    à Ripon en 1898

    9e génération
    Adélard Groleau marié à Jeanne Jeanrie
    à Ripon en 1932

    Félix Lafontaine

    Il s’ est marié à Marie-Louise Larocque à Ripon. Leur fille Rita (1904-1973) épouse Hector Séguin en 1924, toujours à Ripon. Ils auront 7 enfants, dont leur fille Yvette, née en 1925, qui a poursuivi les travaux de généalogie de sa mère et a publié des articles reconstituant des volets importants du développement de Ripon.

    • C’est la même lignée que moi! D’ailleurs plusieurs personnes de Ripon ou des villages autour ont suivi de la famille ou selon les missions de l’époque s’établir dans une qui appartenait à leur lieu d’origine. Comme celle de Preston et Hartwell (Duhamel et Chénéville aujourd’hui). Mission du Mont Carmel à Champlain, d’où vient mon arrière-grand-mère Chabrier Vadeboncoeur. Il y avait beaucoup de terres qui s’ouvraient vers 1850 à 1900.

  2. Le site sur Ripon s’est trompé avec ceci…

    Nous n’avons pas de données précises en ce sens pour la famille Mignier-Lagacé qui ne sera que de passage.

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