Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire – Le téléphone

Luc Lépine, historien militaire, partage ses recherches…

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Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire

Juin 2014

Colligés par Luc Lépine, auteur de Le Québec et la guerre de 1812

couverture

Table des matières
1. L’émeute de Lachine (publié le 14 août)
2. Conflagration à la Pointe-Claire (La Presse 22 mai 1900) (publié le 21 août)
3. Le téléphone (publié  le 28 août)
4. La carrière de Pointe-Claire (sera  publié  le 4 septembre)
5. Évolution de la population de la population de Pointe Claire (sera  publié  le 11 septembre)
6. Le régime seigneurial (sera  publié  le 18 septembre)
7. Potasse et le sel d’ammoniaque (sera  publié  le 25 septembre)
8. La milice à Pointe-Claire (sera  publié  le 2 octobre)
9. Inventaires des biens : Que retrouvait-on à Pointe Claire au XIXe siècle?  (sera  publié  le 9 octobre)
10. Loyalistes à Pointe-Claire  (sera  publié  le 16 octobre)
11. Les « voyageurs » et la traite des fourrures  (sera  publié  le 23 octobre)
12. La Voirie et le Voyer  (sera  publié  le 30 octobre)
13. Les hôtels  (sera  publié  le 6 novembre)
14. Le docteur John-Augustus-George Meyer (sera  publié  le 13 novembre)
15. Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe Claire (sera  publié  le 20 novembre)

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3.Le téléphone

En 1885, Bell Telephone Company, l’ancêtre de Bell, installe une ligne téléphonique reliant Montréal à Sainte-Anne de Bellevue. Cette ligne s’étire sur 16 kilomètres de poteaux et 43 kilomètre de fils électriques No.12. 

En 1887, l’annuaire téléphonique de la compagnie indiquait que l’agent de Bell, à Pointe-Claire,  était M. Paquette et que deux abonnés étaient branchés. C.E. Dawson, The Grove, et John Kennedy à Beaconsfield.

Quand tout allait bien, les abonnés pouvaient avoir des communications très claires avec des gens situés à 160 kilomètres de Pointe-Claire. Dans certains cas, la transmission était beaucoup plus difficile. Un rayon de 80 kilomètres assure la meilleure connectivité. Les usagers ne pouvaient pas envoyer des téléphones à frais virés. Les paiements du téléphone étaient mensuels.

 Les appels étaient manuels donc il fallait passer par la centrale téléphonique. Les téléphones de l’époque étaient les Blake Wall Téléphones, faits de 3 boîtes, comme l’illustration.

Blake Wall Telephone

La boîte du haut consiste en un générateur magnéto, la boîte du milieu est le micro. Celle du bas contient la batterie. Pour appeler, l’usage actionne la manivelle pour contacter l’opératrice. Le récepteur se trouve à gauche de l’appareil

En 1903, le service fonctionne le jour de 6 h à 22 h 30. On sait cependant que durant l’incendie de Pointe-Claire du 22 mai 1900, un appel a été envoyé à Montréal en pleine nuit. En 1908, Pointe-claire compte 47 clients résidentiels, 20 clients commerciaux et  3 téléphones publics. La centrale téléphonique emploie deux opératrices qui traitent en moyenne 168 appels locaux et 38 appels interurbains par jour.

En 1910, lors du spectacle aérien de Pointe-Claire, une station de Bell a été installée sous une tente. Des appels pouvaient être faits avec Montréal.

lesseps

Source

En 1914, la centrale téléphonique était située sur la rue principale de Pointe-Claire dans un local loué à Emilien Mayer. On sait qu’à ce moment, le service de nuit avait été installé.

Le passage du téléphone manuel à celui de la roulette s’est fait en 1936.

Évolution du nombre d’abonnés :

1887 : 2

1891 : 16

1896 : 36

1910 : 101

1930 : 750

1937 : 818

1941 : 1065

 

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Autres lectures

http://grandquebec.com/histoire/congres-aviation-montreal/

Extrait

Le tout premier congrès international de l’air a été célébré entre le 24 juin et le 2 juillet 1910 dans la municipalité de Pointe-Claire, dans le secteur de Lakeside, sur les rives de la baie de Valois.

Pour tenir ce congrès, on a loué les terrains d’une ferme au nord du site de la compagnie jadis très connue Terra Cotta Works, et l’événement a été subventionné par l’Automobile and Aero Club.

Des douzaines de milliers de visiteurs ont visité l’exposition organisée dans le cadre du Congrès de l’Air sur une énorme estrade érigée sur le site. Cette plate-forme longue de plus de 350 mètres se trouvait à 10 mètres au-dessus du sol. Près de 50 policiers de Montréal, ainsi qu’un escadron du Royal Canadian Dragoons, assuraient la sécurité de ce premier «salon de l’automobile et de l’aviation de Montréal».

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