Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire – Conflagration à la Pointe-Claire

Luc Lépine, historien militaire, partage ses recherches…

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Notes et textes pour une histoire de Pointe-Claire

Juin 2014

Colligés par Luc Lépine, auteur de Le Québec et la guerre de 1812

couverture

Table des matières
1. L’émeute de Lachine (publié  le 14 août)
2. Conflagration à la Pointe-Claire (La Presse 22 mai 1900) (publié  le 21 août)
3. Le téléphone (sera  publié  le 28 août)
4. La carrière de Pointe-Claire (sera  publié  le 4 septembre)
5. Évolution de la population de la population de Pointe Claire (sera  publié  le 11 septembre)
6. Le régime seigneurial (sera  publié  le 18 septembre)
7. Potasse et le sel d’ammoniaque (sera  publié  le 25 septembre)
8. La milice à Pointe-Claire (sera  publié  le 2 octobre)
9. Inventaires des biens : Que retrouvait-on à Pointe Claire au XIXe siècle?  (sera  publié  le 9 octobre)
10 Loyalistes à Pointe-Claire  (sera  publié  le 16 octobre)
11 Les « voyageurs » et la traite des fourrures  (sera  publié  le 23 octobre)
12, La Voirie et le Voyer  (sera  publié  le 30 octobre)
13 Les hôtels  (sera  publié  le 6 novembre)
14 Le docteur John-Augustus-George Meyer (sera  publié  le 13 novembre)
15 Recensement de 1889 fait par le curé de Pointe Claire (sera  publié  le 20 novembre)

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2. Conflagration à la Pointe-Claire (La Presse 22 mai 1900)

L’élément dévastateur anéantit une partie de ce charmant petit village. Plus de 200 personnes sans abri.

C’est vers deux heures du matin, le 22 mai 1900, que l’incendie se déclare. Avertis du danger, les citoyens ne tardent à prendre les mesures les plus rapides pour combattre les flammes. Un premier message téléphonique très laconique, envoyé à La Presse, nous informe que le feu a débuté chez M. Paquette, magasin actuellement inhabité. Les flammes ne tardent pas à se propager et bientôt, malgré les efforts des citoyens, plusieurs résidences flambaient. Leurs efforts tout d’abord sont vains et du secours est demandé de Montréal.

Les flammes illuminent l’horizon à plusieurs lieux à la ronde et à chaque minute, le danger d’une conflagration générale est possible.

Les pires craintes de la population se concrétisent. Tout à coup, l’on voit les flammes, activées par le vent, se communiquer aux maisons environnantes. Les pompiers et les citoyens doivent reculer devant le brasier qui agrandit toujours son foyer de dévastation. Et au milieu de la consternation la plus profonde, de la désolation la plus pénible, on voit toute une série de résidences confortables et d’édifices s’écrouler dans des nuages de fumée et de feu.

Le bureau de poste et l’hôtel de ville sont aussi détruits, mais c’est sur la rue de l’église que les dégâts ont été les plus considérables.

Les nombreux curieux attirés, ce matin, à la Pointe-Claire, par la nouvelle conflagration qui vient de jeter sur la route deux cent personnes, ne voient que des scènes de ruines et de désolation. Dans les champs et au milieu des rues, des meubles, des paillassons, des couvertures, des oreillers sauvés à grande peine gisent tristement. Çà et là, des familles, tout en larmes, pleurent sur leurs ruines quasi irréparables.

Il y a une trentaine de maisons complètement détruites. Les murs seuls demeurent debout tout calcinés, au milieu des décombres fumants.

Le bruit circule dans le village, ce matin, qu’une main incendiaire est la cause de ce désastre. Des gens jurent avoir vu de leurs propres yeux, en même temps que les premières flammes de l’incendie apparaissaient dans la nuit, un homme fuir à toute vitesse en voiture légère. De plus, des personnes de Lakeside, village voisin, ont vu le même attelage fuir à toute rapidité vers Montréal.

D’un autre côté, la police locale a été avertie de surveiller les agissements d’un certain individu qui a pris le train à destination de Montréal. Les enquêteurs Guérin et O’Keefe font enquête sur les lieux.

Éléments détruits. (Perte de $18,000)

Vingt-trois maisons ont été détruites dans le périmètre formé par les rues de l’Église (rue Saint-Joachim), Sainte-Anne, et par l’actuel chemin Bord-du-Lac.

L’hôtel de ville
M. Leclair, bureau de poste et résidence
H. Duchesneau, magasin et résidence
Maillé, épicerie et résidence, propriété de M. Dubrule de Cincinati
Lagacé et Desparois, boulangerie et épicerie
J.Carrière, résidence
Bodier, résidence
Lefebvre, résidence
Arsène Charlebois, résidence
I. Leclair
Rickner, Hotel
M. Valois, notaire
Dr Lesage, résidence
Mitchell, résidence
E. Mayers, magasin, résidence
M Letang, Forgeron
M. Stainge, résidence.

(Sources : La Presse, La Patrie, et The Gazette, 22 mai 1900)

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Lectures suggérées

http://www.pointe-claire.ca/fr/ville/decouvrir/historique/

http://grandquebec.com/nouvelles-quebec/incendie-pointe-claire/

http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=Pointe-Claire_(municipalité_de_ville)

https://nosancetresii.wordpress.com/2016/08/14/en-savoir-plus-sur-pointe-claire/

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