La Belle Inconnue…

À droite?

Un commentaire énigmatique ce matin…

On recule dans le temps. Une fois franchi le seuil de la porte, nous sommes transportés dans un autre siècle… le XIXe. Autre cas classique de ‘Si ces vieux murs pouvaient parler…’. Outre la courte description historique — fort bien rédigée, d’ailleurs — deux petits détails m’ont frappé, l’un insignifiant, l’autre peut-être moins : 1) les petites housses de protection pour les bras de canapés, tout en dentelle, qu’on ne retrouve plus de nos jours… et qui m’ont fait esquisser un sourire et ont ravivé des souvenirs; 2) la Belle Inconnue, tout à la droite de la photo, quasi fantomatique, mystérieuse et à l’écart du reste de la famille.

Celle-là a beaucoup plus fait courir mon imagination…

Plutôt à gauche…

la Belle Inconnue

la Belle Inconnue 1

La Belle Inconnue

La Belle Blanche

Non ce n’est pas le nom d’une bière de Kamouraska, mais plutôt le nom d’un gîte du passant.

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65, avenue Morel (route 132)

C’est là qu’une oie des neiges et sa conjointe saumon se sont arrêtés après leur traversée du majestueux fleuve St-Laurent par le traversier de St-Siméon-Rivière-du-Loup.

Je n’ai pas de photos de la traversée à vous montrer, car j’avais oublié ma caméra dans l’auto. Comme on lisait sur un écriteau

- Aucun passager sur le pont des véhicules durant la traversée –

et comme que je suis une oie des neiges qui respecte l’autorité, je suis resté bien tranquille sur le pont des passagers à contempler les vagues.

De tous les gîtes que nous avons visité mon saumon et moi, c’est le plus beau. Tellement beau qu’on voulait se faire adopter par la famille et leur chat.

Le problème était plutôt d’amener avec nous nos chats…

gaston et ses chats

Ce gîte est une maison de plus de 200 ans, mais on lui en donnerait tout au plus 50 tellement elle est bien conservée.

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Ce n’est pas moi qui le dit…

Maison Casgrain-Michaud
65, avenue Morel

Cette monumentale maison bien conservée, comptant vingt pièces, nous présente un élément architectural que l’on retrouve sur plusieurs habitations de la région : le larmier cintré qui unit par une courbe le toit et les murs de façade.

En 1802, Pierre Casgrain, marchand de Rivière-Ouelle, achète d’André Ouellet, maître-menuisier, cette maison que l’on dit de 35 pieds sur 25 pieds alors en construction. Il y ouvrira par la suite un magasin général. En 1812, Amable Dionne, l’associé de Pierre Casgrain et futur seigneur des Aulnaies et de La Pocatière, occupe cette demeure qu’il achètera le 9 août 1813. En 1820, il acquiert une partie du terrain de la Fabrique, ce qui lui permet d’agrandir sa maison par les deux extrémités et de lui donner les mesures que l’on connaît aujourd’hui, soit 70 pieds sur 30 pieds.

De 1848 à 1928, cette grande maison passera entre les mains de Pierre Pelletier, marchand (1848 à 1862); de Joseph-Gabriel Pelletier, notaire (1862 à 1884); de Jos. Hamel et frères, marchand de Québec (1884 à 1885); de Cyrias Ouellet, entrepreneur (1885 à 1922) qui la vendra à son gendre, Georges Drapeau (1922 à 1928) qui y tiendra la succursale de la Banque Provinciale. C’est en 1928 que David Michaud, alors commis à la banque, l’achète. Elle appartient aux descendants de la famille Michaud depuis ce temps.

N.B. Cette propriété est privée.

Source du texte ici…

Le coup de foudre fut immédiat à notre arrivée le dimanche soir vers 20 heures.

Encore plus quand j’ai vu une photo sur un mur du salon des invités.

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Celle de la maison prise autour de 1900!

la Belle Blanche

Un autre coup de foudre…