Sur son lit de mort…

Doit-on réveiller les morts?

Victor Hugo

Victor Hugo sur son lit de mort

Ç’a dû vous arriver dans la vie de commettre un geste et de vous en vouloir pour le reste de votre vie. Je me demande si mon couple maudit d’hier a eu aussi du remords d’avoir mal traité (sic) mon arrière-grand-mère.

Élise Chartrand

Qu’ils aillent brûler en enfer!

Est-ce que les mauvaises gens brûlent en enfer ou c’est juste des faire accroire?

Faire accroire, faire croire ce qu’on sait ne pas être vrai, abuser de la crédulité de quelqu’un. S’en faire, s’en laisser accroire, se laisser abuser, tromper.

Je ne vais pas vous faire accroire ce qui suit sinon que je brûle en enfer pour le reste de l’éternité si l’enfer existe vraiment…

Vraiment? (extrait… (Cet étudiant est le seul ayant reçu la note 20/20))

Il semblerait que celui qui aurait mis le feu à l’église de Sainte-Anne-des-Plaines le 27 octobre 1843 aurait, sur son lit de mort, fait promettre à sa femme de payer pour les dommages causés par l’incendie qui avait allumé 61 ans plus tôt. Il aurait été âgé de 15 ans en 1843 et on raconte qu’il aurait mis le feu pour prouver l’existence de Dieu.

Dans son délire religieux, si je peux m’exprimer ainsi, il croyait que si Dieu existait vraiment, Dieu aurait protégé l’église. Ce ne fut pas le cas. Certains diront que Dieu lui a servi une dure leçon de vie…

Ce jeune homme de 15 ans aurait porté le surnom de Titius selon la tradition orale et il serait disparu de la circulation par la suite. Il aurait porté ce lourd secret toute sa vie avant de se confier à sa femme en 1904, un peu avant d’aller au lit. 

109 ans plus tard, une de mes lectrices a retrouvé par hasard dans des documents d’archives une petite étincelle d’information qui m’a permis de retracer celui qui aurait mis le feu à l’église. Cet homme, selon les documents d’archives, serait décédé au Minnesota le 5 décembre 1904. 

Cette étincelle fut amplement suffisante pour me faire remonter dans le temps dans les années 1800.

J’ai tout trouvé! Comme si Dieu voulait nous servir une leçon.

C’est le genre d’histoire que je ne raconterai pas sur mon blogue pour protéger la réputation des gens décédés, même si à l’occasion j’aborde des sujets chauds comme l’actualité politique.

Par contre, ça ne vous empêche nullement de faire votre petite recherche comme moi et découvrir qui était celui qu’on surnommait Titius.

On peut se brûler les doigts en faisant de la généalogie quoique la tentation est grande de voir si on va vraiment se brûler avec une telle histoire. Ce n’est pas non plus juste une histoire d’un mourant sur un lit de mort. 

Je vous laisse sur votre appétit je sais, comme je sais que quelqu’un va sûrement me téléphoner ou m’écrire au sujet de ce billet. Si on garde ça mort, je n’ai pas de problème à vous en parler quoique ça risque d’être long, pas mal long et enflammer la discussion. 

Je me demande si je dois écrire ce billet… et réveiller tout ça.

Demain, c’est le week-end, je sais que vous avez hâte. Moi aussi.