L’essence même de mon blogue

Je ne veux surtout pas vous épater en écrivant autant…  et je sais que je suis difficile à suivre "quelquefois".

Je laisse seulement courir la plume de mon imagination au fil du temps qui passe.

Contrairement à ce que certains pourraient penser, je ne passe pas mes journées assis devant mon ordi à pondre des billets.

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Sans jeu de mots

J’ai seulement priorisé des choses dans mes loisirs. RDI et la Commission Charbonneau, Meteomedia et un ti-peu de hockey à la télé avec mon fils Nicholas.

J’aime surtout écrire sur tout ce qui se passe dans ma tête. Un mot, une idée, une image et mon cerveau s’emballe.

Comme 4-2-4…

C’est un truc qu’on m’a donné mercredi…

On inspire 4 secondes, on retient son souffle 2 secondes, puis on expire 4 secondes.

Ça marche… surtout quand ma femme m’a dit de respirer mercredi matin quand nous sommes allés bruncher au Petit Poucet avec ma belle belle-fille et mon petit-fils.

Ma femme conduisait…

petit nowhereSans jeu de mots…

J’étais vraiment excité à amener mon petit-fils à déjeuner au Petit Poucet.

Une promesse est une promesse et j’avais promis à mon petit-fils lors de son premier anniversaire de l’amener le printemps arrivé.

Disons que le printemps s’était attardé en chemin.

Tout ça pour vous dire que je n’ai rien d’important à vous dire ce matin à moins que vous soyez relié à cet aviateur.

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Lawrence Walton Montague
1918-1990

Une chance sur 6 milliards et encore…

C’est quoi le rapport avec Lawrence Montague?

C’est la suite de cette histoire.

Hello. I am a librarian in Florida and I am doing some research for a patron. The patron has come across one of Eugene Gagnon’s journals from around 1943. He would like to get it back to the Gagnon family. Please email me if you can be of any assistance. Thank you very much and keep up the great work on this website.

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Des filles à marier

Intéressant ce que contient le site Migrations sur nos ancêtres.

Intéressant…

Plutôt un incontournable.

Le site nous replonge dans l’histoire de nos ancêtres comme celle des ancêtres de mes petits-enfants.

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Dis grand-papa… Parle-nous encore des filles à marier…

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et du chien de Lambert Closse.

Catherine Lorion était une fille à marier.

On retrouve le pot aux roses ici.

filles à marier

Catherine n’était pas la seule fille à marier.

Cliquez ici pour les L. 

Catherine Lorion s’est mariée quatre fois, mais ça vous le savez déjà. Les quatre actes de mariage sont sur le site Migrations.

Mais le plus intéressant est le témoin au mariage de Nicolas Millet et Catherine Lorion.

XXX- LORION Catherine et MILLET Nicolas

09 avril 1657 N.D. de Montréal

Fille de Mathurin et de Françoise MORINET, veuve de Jean SIMON

Fils de Jacques et de Jeanne VINCENT

Prêtre: Claude PIJART de la Société de Jésus

Témoins:

Lambert CLOSSE

Gilbert BARBIER

Jacques ARCHAMBAULT

Lambert Closse!

Quand on dit Lambert Closse, moi ça me sonne une petite cloche dans ma tête de petit enfant sur les bancs d’école dans les années 50.

Le chien de Lambert Closse!

La guerre en Amérique, plus précisément la petite guerre, se pratiquait traditionnellement sur le mode de la chasse avec ruse et courage, par escarmouches et par surprises. À cet égard, les chiens jouaient un rôle essentiel de gardiens et de sentinelles, prévenant du danger, débusquant l’ennemi. Le chien le plus célèbre dans ce rôle fut Pilote, le chien de Lambert Closse, au début de l’histoire de Montréal, dans le contexte des guerres iroquoises. Le chevalier Henry Bouquet, celui-là même qui distribua aux émissaires de Pontiac des couvertes empoisonnées par la variole, était, à titre d’officier au fort Pitts (Pittsburg) en Ohio, responsable de deux compagnies de 50 cavaliers chacune. À la manière des conquistadores espagnols, puis des chasseurs d’esclaves, il fit accompagner chacun des cavaliers d’un gros chien de chasse « pour découvrir l’ennemi caché en embuscade, le suivre à la piste : ils saisiront le Sauvage nu par ses parties charnues et donneront le temps par là à leurs maîtres de le joindre15».

Pilote!

J’ai toujours aimé les chiens.

Le chien le plus célèbre dans ce rôle fut Pilote, le chien de Lambert Closse, au début de l’histoire de Montréal, dans le contexte des guerres iroquoises…

Grand-papa…
Pas Pinottes, Pilote!

Nicolas Millet dit le Beauceron

Nicolas Millet est beaucoup moins connu sur Internet que Catherine Loiron à moins d’aller visiter le site Migrations.

Dans ce cas-là vous êtes en Cadillac…

Je vais donc en profiter pour mousser un peu la popularité de Nicolas Millet.

Nicolas Millet faisait partie de la Grande Recrue de 1653.

Voici les descendants de Nicolas Millet et de Catherine Loiron: Jean, Jacques, Nicolas, Catherine et Charlotte. Il y en a peut-être d’autres, mais c’est Nicolas fils qui intéresse plus mes petits-enfants.

Nicolas fils marie Catherine Chaperon en 1684, puis Catherine Gauthier en 1695 à l’île Ste-Thérèse en face de Varennes.

L’île Sainte-Thérèse est située dans le Saint-Laurent, au nord-est de l’île de Montréal, à l’ouest de Varennes et au sud de Repentigny. Cet espace mesure 4,8 km de longueur sur 1,6 km de largeur et couvre une superficie de 6 km². Elle est constituée dans sa partie ouest de calcaire et, dans sa partie est, de schiste argileux. Le tout est recouvert d’une épaisse couche de sable argileux rendant le sol fertile. En 1900, sa superficie cultivable était de 600 ha. Depuis, elle a perdu près de 70 ha, à cause de l’érosion et des travaux de redressement de la voie maritime du Saint-Laurent. On a également aménagé une réserve faunique et aquatique dans sa partie sud-est. L’île fut concédée en fief et seigneurie le 23 avril 1662 à Ignace Boucher, fils de Pierre Boucher de Grosbois en ces termes : « la consistance des lieux qui ensuivent[...] de part en part de l’île Sainte-Thérèse, située dans le grand fleuve Saint-Laurent, en la seigneurie de la Citière, aux dits enfants appartenant[...] de laquelle concession le dit sieur Boucher pourra déclarer vouloir être nommée Lafresnay[...] ». Puis, l’île Sainte-Thérèse fut réunie au domaine royal par l’intendant Talon et concédée, en 1672, à Michel-Sidrac Dugué, sieur de Boisbriand, capitaine au régiment de Carignan. À la mort de ce dernier, l’île devint la propriété de Charles-Gaspard Piot de Langloiserie, en 1706. Ce dernier avait épousé Marie-Thérèse Dugué. Le motif d’attribution du nom Île Sainte-Thérèse, qui paraît déjà dans l’acte de concession de 1662, demeure inconnu.
www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/toposweb/fiche.aspx?no_seq=…

Ma femme se rappelle d’avoir été sur l’île quand elle était petite. Elle était fort excitée de la revoir lors d’un petit nowhere au Bout-de-l’île.

Les gens sont un peu comme des outardes…

J’aime beaucoup les outardes.

Nicolas s’était donc remarié avec Catherine Gauthier. C’est leur seul fils Jean marié à Barbe Janot le 20 janvier 1723 à Pointe-aux-Trembles qui continue la lignée. Leur fils Joseph Marie est le lien qui nous amène à mes deux petits-enfants.

Joseph Marie marie Dorothée Bazinet le 27 juillet 1761 à Pointe-aux-Trembles.

La Nouvelle-France n’est plus, mais la vie continue.

Naît Maurice Millet qui marie Geneviève Viau dit l’Espérance, puis se remarie avec Monique Bourdon. Maurice et Monique auront une fille Louise Millet qui mariera Louis Audet dit Lapointe en 1839.

Les troubles de 1837 et 1838 sont choses du passé.

La vie continue et Lord Durham prépare son rapport.

C’est bien d’être beau quand on se lance en politique…

Il était beau Lord Durham. Son rapport, un ti-peu moins.

Louis Audet, le fils de Louis Audet et de Louise Millet, naît en 1848. Il mariera Célina Patenaude le 21 novembre 1872 à l’église Notre-Dame. De ce couple naîtront…

 Alexina Audet dit Lapointe 1874 – 1957
Malvina Audet dit Lapointe 1875 – 1940
Herminie Audet 1876 –
Louis Lapointe 1879 –
Arthur Audet dit Lapointe 1880 –
Albert Lapointe 1885 –
Albertine Audet dit Lapointe 1887 – 1962
Wilfrid Audet dit Lapointe 1892 – 1974

Ça c’est la photo de Malvina Audet dit Lapointe… une des ancêtres de mes petits-enfants avec leur arrière-arrière-grand-père Lucien Bachant.

Malvina Lapointe, la mère de Lucien. Lucien et ses deux petites soeurs qui sont mortes en bas âge.

Seul Lucien se rendra à l’âge adulte et laissera une descendance.

En 1910, Malvina perdra sa mère Célina Patenaude et ses deux filles Simone (la plus grande) et Germaine, peu de temps après la prise de cette photo…

Simonne Bachand décès Simone 6 ans

Germaine Bachand décès

Germaine 4 ans

puis son mari Ubald en 1911.

Petite vie…

Malvina Audet dit Lapointe s’éteindra le 21 septembre 1940. Elle aura connu la guerre de 14, la Grande Dépression et le début de la Deuxième Guerre mondiale.

Elle n’aura pas heureusement à voir l’année 1944 où deux de ses petits-enfants Jean et Pierre se retrouveront en face des côtes françaises, un sur la plage de Juno Beach le 6 juin…

et l’autre le 29 avril dans la salle des machines du destroyer Athabaskan.

Mais ça c’est une toute autre histoire

Catherine Lorion et Nicolas Millet

D’autres informations sur Catherine Lorion, l’ancêtre de mes petits-enfants.

Cliquez ici pour la source. Visitez le site pour en apprendre sur la Grande Recrue.

Catherine LORION

( 1636 – 1720 )

BiographieÂgée de 17 ans, originaire de Sainte-Soulle, près de La Rochelle, en Charente. Moins d’un an après son arrivée à Ville-Marie, elle épouse, le 13 octobre 1654, Pierre Villain. Mais celui-ci meurt écrasé sous un arbre, trois mois plus tard, le 19 janvier 1655. Le 29 juin de la même année, elle épouse Jean Simon qui se noie dix-sept mois plus tard, le 24 novembre 1656, en lui laissant un enfant. Elle est déjà deux fois veuve alors qu’elle a à peine 20 ans. Elle épouse alors Nicolas Millet, en avril 1657. Ils auront huit enfants. Le 4 décembre 1658, elle est présente à la signature du contrat de mariage de sa sœur Marie et de son futur époux Étienne Lair. Son père, Mathurin, est venu la rejoindre à Ville-Marie au cours de cette année 1658 et il assiste également à ce mariage avec sa troisième épouse, Jeanne Bizette. Nicolas Millet meurt accidentellement à son tour, le 6 mars 1674, dans l’incendie de sa maison. Pour une quatrième fois, le 21 novembre 1676, Catherine prendra époux, cette fois avec un autre membre de la Recrue, Pierre Desautels qui lui donnera deux autres enfants. À la mort de ce dernier, le 19 novembre 1708, c’est leur fils Gilbert qui s’engage à lui fournir nourriture et entretien. Deux autres de ses demi-sœurs (Renée et Jeanne) et un demi-frère (Jean) seront également présents en Nouvelle-France. Elle décède le 20 avril 1720, à l’âge de 84 ans, à la côte Saint-Martin.La rue Desautels rappelle le souvenir de Nicolas, son petit-fils alors que l’avenue Jean-Rainaud a été nommée en l’honneur de l’époux de Catherine Millet, sa fille.
Medias

  1. La Flèche : plaque commémorative
    Plaque érigée au port du Pré Luneau où se sont embarqués les engagés de la Grande Recrue, en 1653, pour se rendre à Nantes et à Saint-Nazaire. La plaque fut inaugurée en mai 1954, à l’occasion du 300e anniversaire du départ de la Recrue.
  2. Engagement à La Flèche (1)
    Contrat signé devant le notaire royal Pierre de La Fousse, à La Flèche, le dimanche 4 mai 1653, par lequel Pierre Desautels s’engage envers la Compagnie de Montréal.
  3. La Rochelle
    Cathédrale
  4. La Rochelle : Tours du vieux port
    Place de commerce depuis le XIe siècle. Le vieux port est érigé sur la rade qui s’ouvre dans une échancrure du plateau d’Aunis.

Le spécial du chef

Ça bat n’importe quel hot dog du Montreal Pool Room…

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Comme je pensais, enfouie quelque part sur ma table de salle à manger (et trouvée alors que je cherchais quelque chose de complètement différent, évidemment). À l’arrière, "quelqu’un" a inscrit la mention"Mme Arthur Hotte 15 mich??"

On y voit mon père et ma mère (pas nécessairement sa meilleure photo, mais enfin…). Les deux enfants sont PEUT-ÊTRE mes deux cousines — Madeleine (ou Jeannine)? à gauche et Suzanne (Suzon) à droite.

Tu peux poster si tu veux…

Content, là?

Content?

Fou de joie!

Je veux voir le verso…

Catherine Lorion

Trouvé sur le site Migrations de ma petite cousine Jocelyne en faisant une recherche sur des ancêtres…

Catherine LORION

                      Âgée de 17 ans, originaire de Sainte-Soulle, près de La Rochelle, Charente-Maritime. Moins d’un an après son arrivée à Ville-Marie, elle épouse, le 13 octobre 1654, Pierre Villain. Mais celui-ci meurt écrasé sous un arbre, trois mois plus tard, le 19 janvier 1655. Le 29 juin de la même année, elle épouse Jean Simon-Demagnac qui se noie dix-sept mois plus tard, le 24 novembre 1656, en lui laissant un enfant Léonard. Elle est déjà deux fois veuve alors qu’elle a à peine 20 ans. Elle épouse alors Nicolas Millet, le 9 avril 1657. Ils auront cinq enfants. Le 4 décembre 1658, elle est présente à la signature du contrat de mariage de sa sœur Marie et de son futur époux Étienne Lair. Son père, Mathurin, est venu la rejoindre à Ville-Marie au cours de cette année 1658 et il assiste également à ce mariage avec sa troisième épouse, Jeanne Bizette.

                      Nicolas Millet meurt accidentellement à son tour, le 6 mars 1674, dans l’incendie de sa maison. Pour une quatrième fois, le 21 novembre 1676, Catherine prendra époux, cette fois avec un autre membre de la Recrue,Pierre Desautels dit Lapointe qui lui donnera deux autres enfants, Pierre et Gilbert À la mort de ce dernier, le 19 novembre 1708, c’est leur fils Gilbert qui s’engage à lui fournir nourriture et entretien.

                      Deux autres de ses demi-sœurs (Renée et Jeanne) et un demi-frère (Jean) seront également présents en Nouvelle-France. Elle décède le 20 avril 1720, à l’âge de 84 ans, à la Côte Saint-Martin.

Site Migrations

Catherine Lorion et Nicolas Milet sont des ancêtres directs de ma femme qui ne veut pas que je parle de ses ancêtres, mais je peux parler des ancêtres de mes petits-enfants.

Catherine est aussi une ancêtre de Cynthia, une nouvelle lectrice de mon blogue Our Ancestors. Elle ne savait pas dans quelle galère elle s’embarquait quand elle m’a écrit au sujet de sa grand-mère Blanche, comme cette autre personne qui m’a laissé un message sur Ancestry.

Elle est une descendante directe de Scholastique Lauzon et de Maxime Neveu…

famille Joseph Girard-LeocadieNeveu

Hello Pierre,

Scholastique Lauzon Neveau is great great grandmother. Her husband Maxime, their son Leander, his son Roy, his daughter Eileen Neveau, her daughter me, Joan, my mother and I am asking if we can look at the information you have Scholastique. I don’t have a lot of pictures or information on her. The only info I have is the cemetery that we go and put things on her grave. I’m fairly new at this so I would like any help you can give me.

Thanks for taking the time to read this.

Vous savez lire l’anglais j’espère.

Marie Vincent et ses trois filles

Bon je m’embarque un peu dans l’histoire de la déportation des Acadiens…

Juste un peu.

J’ai trouvé ceci sur Internet concernant Anne Vincent, une des ancêtres éloignées de Julia Roy…

Anne, age 59, daughter of Clément Vincent of Annapolis Royal and widow of Alexandre Doiron, came to Louisiana with three of her daughters, ages 30, 20, and 16, in February 1768.  They were part of the large extended family led by brothers Alexis and Honoré Breau of Pigiguit who had been exiled to Maryland in 1755 and gathered at Port Tobacco on the lower Potomac River.  On orders from Spanish Governor Antoine de Ulloa, Anne and her daughters followed the rest of their party to the new Acadian settlement of San Luìs de Natchez on the river above Baton Rouge, across from present-day Natchez, Mississippi.  After the Spanish allowed the Acadians at Natchez to leave the settlement, Anne and her children probably moved downriver to St.Gabriel d’Iberville. 

On a fait beaucoup de recherche sur la déportation des Acadiens, surtout en langue anglaise en ce qui concerne la famille Doiron.

Mon premier contact avec la déportation des Acadiens fut la lecture du roman historique Pélagie-la-charette dans les années 70. Dans les années 70 la généalogie était le cadet de mes soucis.

Anne Vincent, fille de Clément Vincent et de Madeleine Levron, se retrouve donc avec trois de ses filles en Louisiane alors que son fils Alexandre Doiron se promène sur la route de Berthier avec sa petite Marie-Anne Doiron, une des ancêtres de Julia Roy dont on ignorait tout de ses ancêtres le mois dernier.

lignée Doiron

Faut le faire!

J’aide eu de l’aide. 

Un grand merci à Marie-Thérèse Boutin qui peut être fière d’être la nouvelle idole généalogique de mon ancien copain de collège.

Dans nos recherches il faut se méfier des informations que l’on trouve sur Internet.

J’ai trouvé ainsi ces notes sur Anne Vincent, la mère d’Alexandre Doiron.

born 17 Jun 1711, Port-Royal; baptized 22 Jul 1711, Port-Royal; daughter of Clément VINCENT & Madeleine LEVRON; married, age 16, Alexandre, son of Jean DOIRON & Marie TRAHAN, 20 Oct 1727, Grand-Pré; exiled to MD 1755, age 44; at Oxford, MD, 1763; arrived LA 1768, age 57; in report on Acadians who settled at St.-Luìs de Natchez, 1768, called Ana DUERON, widow, age 59 [sic], with son illegible [DOIRON] age 30, daughters Isabel [DOIRON] age 20, Pélagie [DOIRON] age 16, orphan Juan LANFAN [L'ENFANT] age 20, & 6 arpents

Sa date de naissance de 1711 ne pose pas de problème. Ce sont les années de naissance de ses enfants qui me chicotent. Ça ne concorde pas avec la réalité.

Je suis certain qu’elle a eu ces enfants après son mariage en 1727 et non 10 ans plus tard. Voici d’autres dates retrouvées dans mes recherches qui sont plus plausibles.

Agathe Doiron 1728 –
André Doiron 1730 –
Élisabeth Doiron 1732 –
Anne Doiron 1733 –
Pélagie Doiron 1734 –
Véronique Doiron 1736 –
Alexandre Doiron II 1738 –

Les âges des filles ne concordent pas avec le recensement de 1768 en Louisiane.

Rien d’étonnant quand on a affaire à des recensements.

Trois filles se retrouvent donc en Louisiane en 1768, Agathe, Élisabeth et Pélagie. Aucune trace d’Anne et de Véronique. Le prénom illisible dans le recensement de 1768 est probablement André Doiron.

D’autres notes retrouvées… les dates ne concordent pas encore, mais moi les dates c’est le cadet de mes soucis.

Three Doirons sisters, daughters of Alexandre Doiron of Minas–Agathe, age 30, Élisabeth or Isabelle, age 20, and Pélagie, age 16–with their widowed mother, Anne Vincent, age 59, reached New Orleans from Maryland in February 1768 as part of the large extended family led by brothers Alexis and Honoré Breau of Pigiguit.  Spanish Governor Ulloa forced them to settled at the new Acadian community of San Luìs de Natchez on the river above Baton Rouge and across from present-day Natchez, Mississippi.  Agathe married Joseph, son of Antoine Amache of Naples, Italy, probably at San Luìs de Natchez in March 1768, soon after they settled there.  Élisabeth married Vincent, son of Spanish Creole Dominique St. Pierre of Galicia, Spain, at San Luìs de Natchez in June 1768.  Pélagie married Antoine, son of Spanish Creole Jean Rodriguez, at San Luis de Natchez the same day sister Élisabeth married; Jean was from Florida.  In 1769, the Spanish allowed them to leave Fort San Luis, and Élisabeth and Pélagie, at least, moved downriver to the Acadian Coast.  Pélagie remarried to fellow Acadian Joseph LeBlanc at St.-Jacques in July 1787.  Élisabeth seems to have died at St.-Gabriel, on the river above St.-Jacques, in August 1791, in her early 40s.  Pélagie died in St. James Parish in October 1819, in her late 60s.  

Traduction…

Agathe aurait marié Joseph Amache, fils d’Antoine Amache de la ville de Naples en Italie, probablement à San Luìs de Natchez en mars 1768, Élisabeth aurait marié Vincent St-Pierre, fils de Dominique St. Pierre de la ville de Galice en Espagne, à  San Luìs de Natchez en juin 1768.  Pélagie aurait marié Antoine Rodriguez, fils de Jean Rodriguez, à San Luis de Natchez le même jour que le mariage d’Élisabeth; Jean était originaire de Floride.  En 1769, les Espagnols leur permirent de quitter le fort San Luis, et Élisabeth et Pélagie, du moins, s’installèrent en aval de la côte acadienne.  Pélagie se remaria avec Joseph LeBlanc à St-Jacques en juillet 1787.  Élisabeth mourut vraisemblablement à St-Gabriel, au nord de St-Jacques, en août 1791, vers l’âge de 40 ans.  Pélagie mourut dans le paroisse de St. James en octobre 1819, vers l’âge de 70 ans.  

Ce que je sais c’est que tous ces gens ont bel et bien existé et qu’ils ont été bel et bien déportés en septembre 1755 à Pisiguit.

C’est à ce fort que, le 5 septembre 1755, les Acadiens ont dû se rassembler pour apprendre les événements qui allaient mener à leur déportation. L’embarquement de 1066 habitants de Pisiguit sur quatre navires, le Neptune, le Three Friends, le Dolphin et le Ranger, se déroula le 13 octobre, mais ce n’est que le lundi 20 octobre qu’ils quittèrent le bassin des Mines. Suite à ce désastre, les Anglais mirent le feu aux maisons du village pour s’assurer que ceux qui avaient réussi à s’échapper n’auraient pas de maisons auxquelles ils pourraient retourner.

Le 19 novembre 1775, 156 habitants de Pisiguit arrivèrent à Philadelphie en Pennsylvanie, et d’autres encore, en décembre (sans doute, Philadelphie n’était pas le seul lieu de débarquement). Il est aussi intéressant de noter que parmi les premiers Acadiens arrivés en Louisiane, la plupart étaient de Pisiguit et de Beaubassin. Source

 Pour en savoir plus, un site en anglais.

Pour en savoir plus sur la Louisiane, cliquez ici.

Extrait

Fin juin 1766, Ulloa nomme des commandants pour les districts acadiens de Cabanocée, Attakapas et Opelousas. Fin septembre, 224 exilés arrivent du Maryland et il les installe sur la «Côte-Acadienne» dans les paroisses actuelles de Saint-Jacques et Assomption. Un autre groupe, arrivé à Balise en décembre 1776, vient les rejoindre. Les 210 autres arrivés à Balise le 12 juin ou juillet 1767 sont installés par Ulloa au Fort Saint-Gabriel. Finalement les 149, arrivés à la Nouvelle-Orléans le 4 février 1768, sont installés au Fort Saint-Louis de Natchez.

Malgré le manque d’assistance continue de la part des autorités et même si des exilés dans chacun des groupes étaient atteints de la petite vérole ou autres maladies qui décimaient leur nombre, la vie en Louisiane était préférable à l’exil.

On se revoit lundi si je trouve un sujet intéressant.

 

La déportation des Acadiens

Je ne m’embarquerai pas dans cette galère, mais les parents d’Alexandre Doiron eux ont embarqué dans un vaisseau les amenant au Maryland en septembre 1755.

Alexandre père, sa femme Marie (Anne Vincent), leur fils André, leurs filles Agathe, Élisabeth, Anne, Véronique, Pélagie.

grdderangement

Voici le recensement de 1763 à Oxford au Maryland.

CENSUS OF THE NEUTRAL INHABITANS OF ACADIA DETAINED AT OXFORD, IN MARYLAND

7 JULY 1763

Jacques LEBLANC, Joseph, his wife, Catherine and Silvin LEBLANC, Paul and Marte. LEBLANC, Ozith LEBLANC.

François LANDRY, Charles LANDRY, Jacques and Georges LANDRY, Pélagie and Joseph LANDRY.

Etienne BIGEOS, Brigitte, his wife, Mathurin BIGEOS, Pierre and Marie BIGEOS, Magdne. BIGEOS, Marie BRESSEAU, widow. (BUGEAUD family?)

Joseph LANDRY, Marie LANDRY, Joseph LANDRY, Magdne. LANDRY, Margte. and Gertrude LANDRY.

J. Bte. BRAUX, Rose, his wife, Margte. and Magdne. BRAUX, Jean and Anne BRAUX, Amant and Cité BRAUX, Marie BRAUX.

Jean LANDRY, Ursule his wife, Elizabeth LANDRY, Joseph and Marie LANDRY, J. Bte. LEBLANC.

Joseph BIGEOS, Anne BIGEOS, his wife, Margte. and Augustin BIGEOS, Perpetuel BIGEOS, Anne BIGEOS.

Pierre LEBLANC, Anne LEBLANC, his wife, Simon and Rose LEBLANC, Ludivine LEBLANC.

Firmin LANDRY, Elizabeth, his wife, Joseph and Saturin LANDRY, Eleine and Magdne LANDRY.

Marie BABIN, widow, Charles BABAIN, Eufrème and Marie Joseph BABIN, Brigitte and Anne BABIN, widow Anne BABIN, Joseph and Jacaues BABIN, Margte. BABIN.

Charles BABIN, Marie LANDRY, widow, Anne and Elizabeth LANDRY, Margte. and Geneviève LANDRY.

Ursule BABIN, widow, and Marie BABIN, Margte. and Anne BABIN.

René LANDRY, Félicité and Olivier LANDRY, Joseph and Firmin LANDRY.

Alexandre DOUAIRON, Anne, his wife, Agathe and André DOUAIRON, Elizabeth and Anne DOUAIRON, Pélagie and Véronique DOUAIRON and a child.

Désiré LEBLANC, Marie, his wife, Magdne and Isaac LEBLANC, Marie and Jérome LEBLANC, Désiré LEBLANC, Elizabeth and Anne LEBLANC, Ozith and Benjamin LEBLANC, Anselme LEBLANC.

Simon LEBLANC, Marie Josephe, his wife, Paul LEBLANC.

Pierre LANDRY, Elizabeth, his wife, Joseph LANDRY, Anne LANDRY, Pierre and Sophie LANDRY.

Marie LANDRY, widow, Fabien and Pélagie LANDRY

Marie LANDRY, widow of Charles LANDRY, Marie and Anne LANDRY, Amant LANDRY.

François LANDRY, Margte, his wife.

Jean CLEMANSAU and his wife, Joseph CLEMEANSAU, Marie CLEMANSAU, Jean and Rose CLEMENSAU, Magdne. and Thérèze CLEMANSAU, J. Bte. CLEMANSAU.

Joseph LANDRY le Sourd.

François SIMONET and Anne, his wife.

Joseph SIMONET, René SIMONET, Jacques SIMONET

Jean LANDRY, Margte. LANDRY, Anne and Hyacinthe LANDRY, Magdne. LANDRY, Rose and Jean LANDRY.

The widow GRANGE Magdne.

Pierre and Elizabeth LANDRY, Athanas and Germain LANDRY, Anne and Marie LANDRY.

Pierre LANDRY, Geneviève, his wife, Jean and Ozith LANDRY, Olivier and Firmin LANDRY.

Abraham LANDRY, Margte., his wife, Etienne and Simon LANDRY, Nathalie and Anastazie LANDRY, Marie and Margte. LANDRY, Pierre and Elizabeth LANDRY, Joseph and Magdne. LANDRY.

Germain BABIN, Amant BABIN, Margte. and Magdne. BABIN, Marie and Anne BABIN.

Total………………..169 (source)

On a donc 169 Acadiens et Acadiennes à Oxford au Maryland.

Alexandre Doiron n’était plus avec ses parents quand ils furent déportés. Il a probablement pris la fuite comme plusieurs autres. On ne le saura jamais.

Je sais qu’il se marie à Berthier en 1765 avec Geneviève Charon dit Ducharme.

mariage Alexandre Douairon et Geneviève Charon DucharmeLes registres sont très clairs.

mariage Alexandre Douairon et Geneviève Charon Ducharme zoomAlexandre Douarion, fils d’Alexandre Douarion et de Marie Vincent (je présume que c’est Marie Anne Vincent) de Pisilic (sic) en Acadie…

On ne saura jamais si Alexandre était au courant de la déportation de sa famille au Maryland.

La prochaine fois on part à la recherche de la famille d’Alexandre.

Un petit avant-goût?

Marie-Anne Doiron

Une bonne chance que j’ai décidé de tourner la page sur les ancêtres de Julia Roy.

lignée Doiron

Ma visite au cimetière a porté fruit. Non seulement ai-je découvert qui était le forgeron de St-Norbert, mais j’ai trouvé en plus qu’il était un des voisins des soeurs du couvent de St-Norbert.

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automne 1905

Ma petite recherche à partir de la pierre tombale de Vincent Roy m’a amené à faire le lien avec une des ancêtres de Julia Roy. Je n’ai donc pas perdu mon temps en arpentant le cimetière de St-Norbert et je me suis retrouvé à Pisiquit en Acadie en pleine déportation des Acadiens.

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Geneviève Rondeau, la 2e femme de Vincent Roy, est une descendante directe de Marie-Anne Doiron, elle-même une descendante directe de Jean Doiron et de Marie Trahan.

Julia est aussi reliée à cette famille par sa grand-mère Émilie Rondeau.

lignée Doiron

Jean Doiron avait marié Marie-Anne Decanol. Ils eurent neuf enfants. On ne trouve rien sur eux sur Internet, du moins peu de choses en français.

Mais l’histoire est riche en langue anglaise.

Children of Jean Doiron (Douaron) and Marie-Anne DeCanol are:

i.       Alexandre-Abraham Doiron (Douaron), born about 1672 in Pisiquit, Acadie, Canada. He married Anne Babin about 1695 in Pisiquit, Acadie, Canada; born about 1674 in Acadie, Canada.

ii.       Charles Doiron (Douaron), born about 1674 in Port Royal, Acadie, Canada. He married Francoise Gaudet about 1693 in Port Royal Acadie, Canada; born about 1674 in Unknown, QC.

iii.       Jeanne Doiron (Douaron), born about 1676 in Pisiquit, Acadie, Canada. She married Jean Hebert about 1691 in Port Royal, Acadie, Canada; born about 1658 in Port Royal, Acadie, Canada.

iv.       Jean Doiron (Douaron), born about 1678 in Acadie, Canada. He married Marie-Anne Leblanc about 1710 in Pisiguit, Acadie, Canada; born about 1692 in Acadie, Canada.

v.       Pierre Doiron (Douaron), born about 1680 in Acadie, Canada. He married (1) Madeleine Doucet about 1703 in Acadie, Canada; born about 1669 in Acadie. He married (2) Veronique Brasseaux 25 Feb 1740 in Beaubasin, Acadie, Canada; born 03 Jun 1717 in Grand Pre, Acadie, Canada.

vi.       Philippe Doiron, born about 1682 in Port Royal, Acadie.

vii.       Noel Doiron (Douaron), born about 1684 in Acadie, Canada. He married Mary Henry 24 Sep 1706 in Port Royal Acadie, Canada; born about 1680 in Cobiquid, Acadie, Canada.

viii.       Marie Doiron (Douaron), born about 1687 in Acadie, Canada. She married (1) Francois Testard-dit-Paris 22 Nov 1706 in Port Royal Acadie, Canada; born about 1683 in Beaumont, Picardie, France. She married (2) Pierre Boisseau 05 Sep 1727 in Acadie, Canada; born about 1687 in Unknown, QC.

ix.       Jacques Doiron (Douaron), born about 1689 in Acadie, Canada.

Après le décès de Marie-Anne Decanol, Jean Doiron se remarie avec Marie Trahan vers 1698.

Nous trouvons ces notes…

Marie Trahan; born at Port Royal 1672, daughter of Guillaume Trahan and Madeleine Brun of Port Royal. Married at Pisiguit, about 1698, Jean Doiron son of Jean Doiron and Marie Decanol of Pisiguit.

Children:

1)- Marie Doiron; born abt 1693, at Pisiguit, Married Pierre Girouard 14 Nov 1709, at Grand-Pre.

2)- Thomas Doiron; born 1699, at Pisiguit, died 1758/59 at sea from Acadia to France. Married at Pisiguit about 1724 Anne Girouard daughter of Pierre Girouard and Marie Comeau.

3)- Alexandre Doiron; born about 1706, at Pisiguit, married at Pisiguit the 20 Oct 1727, Anne Vincent daughter of Clement Vincent and Madeleine Levron.

4)- Catherine Doiron; born 19 May 1709, at Pisiguit. 5)- Paul Doiron; born 1710, at Pisiguit, married at Pisiguit about 1734, Marguerite Michel daughter of Francois Michel and Marguerite Meunier.

Toute cette information se vérifie en partie dans BMS 2000.

Alexandre, le fils de Marie Trahan et de Jean Doiron, est né vers 1706 et il marie Anne Vincent le 20 0ct0bre 1727 à Pisiguit. On voit plusieurs orthographes pour Pisiguit: Pisiquit, Pigiguit, Pisiquid, Pisiguid… De quoi en perdre son acadien.

pisiquit

C’est donc Alexandre Doiron qui nous amènera demain de Pisiguit en Acadie jusqu’au cimetière de St-Norbert en passant par la route de Berthier.

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En passant, j’avais remarqué la pierre tombale suivante. C’est celle de Joseph Coulombe qui avait signé comme témoin lors du mariage de Joséphine Coulombe et Noé Roy.

Joseph était le frère de feu Pierre Coulombe, le père de Joséphine. Son épouse Caroline Joly ainsi que leur fils Damien Coulombe et son épouse Alexandrine Gaboury y sont aussi enterrés.


Joseph Coulombe 1917

Une bonne chance que j’ai décidé de tourner la page sur les ancêtres de Julia Roy.

 

Le forgeron de St-Norbert

Belle photo n’est-ce pas?

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automne 1905

J’ai l’habitude des photos anciennes.

J’ai prise celle-là sur ce site et on y retrouve cette description.

C’est notre église, le seul monument historique de St-Norbert encore présent et intact pouvant témoigner de cette époque où les gens pouvaient se rassembler autour d’un grand projet collectif.
À gauche, le premier presbytère qui fut incendié au jour de l’an 1909.
Au centre l’église, remarquez, la cheminée est au centre de l’église et le toit n’est pas encore recouvert d’acier. 
À droite, le couvent qui fut démoli en 1956 pour faire place à l’École Ste-Anne.

C’est le couvent qui a attiré mon attention quand j’ai commencé ma recherche sur Vincent Roy, le seul Roy inhumé avec sa famille dans le cimetière de St-Norbert.

Photo4002

J’y cherchais des ancêtres directs de Michel.

J’ai trouvé de la parenté éloignée, mais pas juste au cimetière, à Pisiguit en Nouvelle-Écosse.

Le destin était donc encore une fois au rendez-vous…