150e anniversaire du Service incendie de Montréal

Assez difficile de ne pas en parler sur mon blogue.

Surtout que le lien vient d’une de mes lectrices les plus assidues.

Cliquez.

Aussi assez difficile de ne pas en parler sur mon blogue.

Surtout avec mes liens ancestraux.

Il était une fois un journal

Voici le texte écrit par Jacques Gagnon.

Si vous suivez religieusement mon blogue, Jacques n’est plus un inconnu.

Sans plus tarder, je cède ma plume à Jacques, le neveu d’Eugène Gagnon.

 

Il était une fois un  journal

Jacques GAGNON

«Met French Gangon & we bummed around together for a while. Pretty good little French Boy from Quebec.»

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            Ces deux petites phrases écrites en 1942 dans le journal intime particulièrement détaillé d’un pilote américain allaient créer tout un émoi autant en Floride qu’au Québec.

Traduction instantanée : «Rencontré Français Gangon & avons flâné ensemble pendant un moment. Très bon p’tit Français du Québec.»

Pourquoi cette excitation? Tout d’abord parce qu’il s’avère que ce p’tit Gangon est nul autre qu’Eugène Gagnon DFC (Distinguished Flying Cross), de Bromptonville dans la banlieue de Sherbrooke, un célèbre pilote de Mosquito pendant la Deuxième Guerre mondiale.

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Ensuite, la découverte de ce journal a fait croire pendant un certain temps qu’il s’agissait du journal d’Eugène lui-même. De quoi rendre euphorique tous ceux qui s’activent à perpétuer la mémoire de cet authentique héros hélas! méconnu. Moi, pour un, je criais au miracle pour la première fois de ma vie.

Ce n’était pas un miracle, mais quelle histoire que celle de ce livre aux pages jaunies.

Tout a commencé chez Marc Revlon, un citoyen français qui habite à Ocala, dans le centre de la Floride, avec sa femme Marina. Marc est homme d’affaires prospère à la retraite. Il est âgé de 83 ans. Il vit aux États-Unis depuis l’âge de 17 ans et demi.

En 1970, Marc a loué pour une période de 25 ans un édifice dans la région de Miami. Le locataire précédent avait abandonné des boîtes de documents. L’une d’elle, qu’il a conservée, contenait le fameux journal. En mars dernier, alors qu’il met de l’ordre dans ses choses, un petit livre en simili cuir vert l’intrigue d’autant plus que son  état laisse deviner un usage intensif.

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Il l’ouvre et dans le haut de la page 3 apparaît l’inscription manuscrite :

journal

«Gene»

Sgt Pilot Eugene Gagnon

# 7 B & G School

Paulson, Man.

C’est écrit à l’encre sur un papier blanc qui a été collé à cet endroit. On voit que c’est découpé.

Pour Marc Revlon, aucun doute : il s’agit bel et bien du journal d’Eugène Gagnon. «Est-il encore vivant», se demande-t-il? Si oui, comment le retrouver pour lui faire parvenir son journal. Il n’a pas de computer (comme il le dit) pour effectuer des recherches. Il se rend donc à la bibliothèque municipale et demande l’aide d’un jeune bibliothécaire du nom de Casey Drexel pour tenter de retrouver Eugène ou un membre de sa famille. Nous sommes le 28 mars dernier.

Casey tape le nom de notre héros et tombe sur un des blogues de Pierre Lagacé, un des plus ardents promoteurs d’Eugène et qui a contribué et qui contribue toujours à faire connaître son glorieux passé militaire. Pierre lui donne mon nom. Il n’en faut pas davantage pour que la machine s’emballe.

Grâce à Casey je peux prendre contact avec Marc Revlon. Notre première conversation dure une heure. Il s’enthousiasme à l’idée de me faire parvenir le journal. Je lui ai évidemment appris la fin tragique de mon oncle en 1947.

Sans perdre de temps, je communique avec Ghislaine Laporte, la fiancée qui devait l’épouser quelques jours plus tard. Elle n’en croit pas ses oreilles et, comme toute la bande, a hâte de découvrir les détails de ce que son homme a pu faire chaque jour de 1942.

Marc retourne voir Casey Drexel, le 3 avril, avec le journal. Casey le consulte et s’emballe à son tour. Il m’écrit qu’il est en bon état et devrait m’enflammer. Il en profite pour imprimer à l’intention de Marc l’ardente histoire de la fiancée : «Ghislaine Laporte n’a jamais oublié son premier amour». Ghislaine commence donc à être connue en Floride.

La question qui se pose inéluctablement à ce moment-là: comment un tel document est-il parvenu en Floride?

La réponse arrive deux semaines plus tard lorsque je reçois le journal. Ce n’était pas celui d’Eugène mais plutôt celui d’un pilote américain, Lawrence Walter Montague, de Coral Gables, Floride.

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Montague s’était enrôlé dans notre Royal Canadian Air Force. Il était affecté au Course 44 (6 déc. 1941 – 27 mars 1942) à la base de Dunnville, en Ontario. Il a ensuite été transféré dans la United States Army Air Force. Eugène vivait alors sur la même base puisqu’il suivait dans le Course 46.

Quant à l’inscription de la page 3, il s’agit bien de l’écriture d’Eugène. Pierre croit que c’est découpé dans une lettre.

Cela nous ramène au début de ce texte. Quelle histoire! À la suite d’un concours de circonstances invraisemblables, le journal intime d’un pilote américain décédé en 1990, se trouve présentement dans un coin perdu des Cantons de l’Est.

Je l’ai évidemment lu au complet. C’est un véritable roman. Je me contenterai de dire que c’est l’histoire d’un Américain à l’égo démesuré mal dans sa peau.

Quelle direction prendra ce journal à partir de Maricourt? La réponse appartient à ce chercheur exceptionnel qu’est Pierre Lagacé.

 

L’essence même de mon blogue

Je ne veux surtout pas vous épater en écrivant autant…  et je sais que je suis difficile à suivre « quelquefois ».

Je laisse seulement courir la plume de mon imagination au fil du temps qui passe.

Contrairement à ce que certains pourraient penser, je ne passe pas mes journées assis devant mon ordi à pondre des billets.

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Sans jeu de mots

J’ai seulement priorisé des choses dans mes loisirs. RDI et la Commission Charbonneau, Meteomedia et un ti-peu de hockey à la télé avec mon fils Nicholas.

J’aime surtout écrire sur tout ce qui se passe dans ma tête. Un mot, une idée, une image et mon cerveau s’emballe.

Comme 4-2-4…

C’est un truc qu’on m’a donné mercredi…

On inspire 4 secondes, on retient son souffle 2 secondes, puis on expire 4 secondes.

Ça marche… surtout quand ma femme m’a dit de respirer mercredi matin quand nous sommes allés bruncher au Petit Poucet avec ma belle belle-fille et mon petit-fils.

Ma femme conduisait…

petit nowhereSans jeu de mots…

J’étais vraiment excité à amener mon petit-fils à déjeuner au Petit Poucet.

Une promesse est une promesse et j’avais promis à mon petit-fils lors de son premier anniversaire de l’amener le printemps arrivé.

Disons que le printemps s’était attardé en chemin.

Tout ça pour vous dire que je n’ai rien d’important à vous dire ce matin à moins que vous soyez relié à cet aviateur.

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Lawrence Walton Montague
1918-1990

Une chance sur 6 milliards et encore…

C’est quoi le rapport avec Lawrence Montague?

C’est la suite de cette histoire.

Hello. I am a librarian in Florida and I am doing some research for a patron. The patron has come across one of Eugene Gagnon’s journals from around 1943. He would like to get it back to the Gagnon family. Please email me if you can be of any assistance. Thank you very much and keep up the great work on this website.

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Des filles à marier

Intéressant ce que contient le site Migrations sur nos ancêtres.

Intéressant…

Plutôt un incontournable.

Le site nous replonge dans l’histoire de nos ancêtres comme celle des ancêtres de mes petits-enfants.

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Dis grand-papa… Parle-nous encore des filles à marier…

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et du chien de Lambert Closse.

Catherine Lorion était une fille à marier.

On retrouve le pot aux roses ici.

filles à marier

Catherine n’était pas la seule fille à marier.

Cliquez ici pour les L. 

Catherine Lorion s’est mariée quatre fois, mais ça vous le savez déjà. Les quatre actes de mariage sont sur le site Migrations.

Mais le plus intéressant est le témoin au mariage de Nicolas Millet et Catherine Lorion.

XXX- LORION Catherine et MILLET Nicolas

09 avril 1657 N.D. de Montréal

Fille de Mathurin et de Françoise MORINET, veuve de Jean SIMON

Fils de Jacques et de Jeanne VINCENT

Prêtre: Claude PIJART de la Société de Jésus

Témoins:

Lambert CLOSSE

Gilbert BARBIER

Jacques ARCHAMBAULT

Lambert Closse!

Quand on dit Lambert Closse, moi ça me sonne une petite cloche dans ma tête de petit enfant sur les bancs d’école dans les années 50.

Le chien de Lambert Closse!

La guerre en Amérique, plus précisément la petite guerre, se pratiquait traditionnellement sur le mode de la chasse avec ruse et courage, par escarmouches et par surprises. À cet égard, les chiens jouaient un rôle essentiel de gardiens et de sentinelles, prévenant du danger, débusquant l’ennemi. Le chien le plus célèbre dans ce rôle fut Pilote, le chien de Lambert Closse, au début de l’histoire de Montréal, dans le contexte des guerres iroquoises. Le chevalier Henry Bouquet, celui-là même qui distribua aux émissaires de Pontiac des couvertes empoisonnées par la variole, était, à titre d’officier au fort Pitts (Pittsburg) en Ohio, responsable de deux compagnies de 50 cavaliers chacune. À la manière des conquistadores espagnols, puis des chasseurs d’esclaves, il fit accompagner chacun des cavaliers d’un gros chien de chasse « pour découvrir l’ennemi caché en embuscade, le suivre à la piste : ils saisiront le Sauvage nu par ses parties charnues et donneront le temps par là à leurs maîtres de le joindre15».

Pilote!

J’ai toujours aimé les chiens.

Le chien le plus célèbre dans ce rôle fut Pilote, le chien de Lambert Closse, au début de l’histoire de Montréal, dans le contexte des guerres iroquoises…

Grand-papa…
Pas Pinottes, Pilote!

Nicolas Millet dit le Beauceron

Nicolas Millet est beaucoup moins connu sur Internet que Catherine Loiron à moins d’aller visiter le site Migrations.

Dans ce cas-là vous êtes en Cadillac…

Je vais donc en profiter pour mousser un peu la popularité de Nicolas Millet.

Nicolas Millet faisait partie de la Grande Recrue de 1653.

Voici les descendants de Nicolas Millet et de Catherine Loiron: Jean, Jacques, Nicolas, Catherine et Charlotte. Il y en a peut-être d’autres, mais c’est Nicolas fils qui intéresse plus mes petits-enfants.

Nicolas fils marie Catherine Chaperon en 1684, puis Catherine Gauthier en 1695 à l’île Ste-Thérèse en face de Varennes.

L’île Sainte-Thérèse est située dans le Saint-Laurent, au nord-est de l’île de Montréal, à l’ouest de Varennes et au sud de Repentigny. Cet espace mesure 4,8 km de longueur sur 1,6 km de largeur et couvre une superficie de 6 km². Elle est constituée dans sa partie ouest de calcaire et, dans sa partie est, de schiste argileux. Le tout est recouvert d’une épaisse couche de sable argileux rendant le sol fertile. En 1900, sa superficie cultivable était de 600 ha. Depuis, elle a perdu près de 70 ha, à cause de l’érosion et des travaux de redressement de la voie maritime du Saint-Laurent. On a également aménagé une réserve faunique et aquatique dans sa partie sud-est. L’île fut concédée en fief et seigneurie le 23 avril 1662 à Ignace Boucher, fils de Pierre Boucher de Grosbois en ces termes : « la consistance des lieux qui ensuivent[…] de part en part de l’île Sainte-Thérèse, située dans le grand fleuve Saint-Laurent, en la seigneurie de la Citière, aux dits enfants appartenant[…] de laquelle concession le dit sieur Boucher pourra déclarer vouloir être nommée Lafresnay[…] ». Puis, l’île Sainte-Thérèse fut réunie au domaine royal par l’intendant Talon et concédée, en 1672, à Michel-Sidrac Dugué, sieur de Boisbriand, capitaine au régiment de Carignan. À la mort de ce dernier, l’île devint la propriété de Charles-Gaspard Piot de Langloiserie, en 1706. Ce dernier avait épousé Marie-Thérèse Dugué. Le motif d’attribution du nom Île Sainte-Thérèse, qui paraît déjà dans l’acte de concession de 1662, demeure inconnu.
www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/toposweb/fiche.aspx?no_seq=…

Ma femme se rappelle d’avoir été sur l’île quand elle était petite. Elle était fort excitée de la revoir lors d’un petit nowhere au Bout-de-l’île.

Les gens sont un peu comme des outardes…

J’aime beaucoup les outardes.

Nicolas s’était donc remarié avec Catherine Gauthier. C’est leur seul fils Jean marié à Barbe Janot le 20 janvier 1723 à Pointe-aux-Trembles qui continue la lignée. Leur fils Joseph Marie est le lien qui nous amène à mes deux petits-enfants.

Joseph Marie marie Dorothée Bazinet le 27 juillet 1761 à Pointe-aux-Trembles.

La Nouvelle-France n’est plus, mais la vie continue.

Naît Maurice Millet qui marie Geneviève Viau dit l’Espérance, puis se remarie avec Monique Bourdon. Maurice et Monique auront une fille Louise Millet qui mariera Louis Audet dit Lapointe en 1839.

Les troubles de 1837 et 1838 sont choses du passé.

La vie continue et Lord Durham prépare son rapport.

C’est bien d’être beau quand on se lance en politique…

Il était beau Lord Durham. Son rapport, un ti-peu moins.

Louis Audet, le fils de Louis Audet et de Louise Millet, naît en 1848. Il mariera Célina Patenaude le 21 novembre 1872 à l’église Notre-Dame. De ce couple naîtront…

 Alexina Audet dit Lapointe 1874 – 1957
Malvina Audet dit Lapointe 1875 – 1940
Herminie Audet 1876 –
Louis Lapointe 1879 –
Arthur Audet dit Lapointe 1880 –
Albert Lapointe 1885 –
Albertine Audet dit Lapointe 1887 – 1962
Wilfrid Audet dit Lapointe 1892 – 1974

Ça c’est la photo de Malvina Audet dit Lapointe… une des ancêtres de mes petits-enfants avec leur arrière-arrière-grand-père Lucien Bachant.

Malvina Lapointe, la mère de Lucien. Lucien et ses deux petites soeurs qui sont mortes en bas âge.

Seul Lucien se rendra à l’âge adulte et laissera une descendance.

En 1910, Malvina perdra sa mère Célina Patenaude et ses deux filles Simone (la plus grande) et Germaine, peu de temps après la prise de cette photo…

Simonne Bachand décès Simone 6 ans

Germaine Bachand décès

Germaine 4 ans

puis son mari Ubald en 1911.

Petite vie…

Malvina Audet dit Lapointe s’éteindra le 21 septembre 1940. Elle aura connu la guerre de 14, la Grande Dépression et le début de la Deuxième Guerre mondiale.

Elle n’aura pas heureusement à voir l’année 1944 où deux de ses petits-enfants Jean et Pierre se retrouveront en face des côtes françaises, un sur la plage de Juno Beach le 6 juin…

et l’autre le 29 avril dans la salle des machines du destroyer Athabaskan.

Mais ça c’est une toute autre histoire

Catherine Lorion et Nicolas Millet

D’autres informations sur Catherine Lorion, l’ancêtre de mes petits-enfants.

Cliquez ici pour la source. Visitez le site pour en apprendre sur la Grande Recrue.

Catherine LORION

( 1636 – 1720 )

BiographieÂgée de 17 ans, originaire de Sainte-Soulle, près de La Rochelle, en Charente. Moins d’un an après son arrivée à Ville-Marie, elle épouse, le 13 octobre 1654, Pierre Villain. Mais celui-ci meurt écrasé sous un arbre, trois mois plus tard, le 19 janvier 1655. Le 29 juin de la même année, elle épouse Jean Simon qui se noie dix-sept mois plus tard, le 24 novembre 1656, en lui laissant un enfant. Elle est déjà deux fois veuve alors qu’elle a à peine 20 ans. Elle épouse alors Nicolas Millet, en avril 1657. Ils auront huit enfants. Le 4 décembre 1658, elle est présente à la signature du contrat de mariage de sa sœur Marie et de son futur époux Étienne Lair. Son père, Mathurin, est venu la rejoindre à Ville-Marie au cours de cette année 1658 et il assiste également à ce mariage avec sa troisième épouse, Jeanne Bizette. Nicolas Millet meurt accidentellement à son tour, le 6 mars 1674, dans l’incendie de sa maison. Pour une quatrième fois, le 21 novembre 1676, Catherine prendra époux, cette fois avec un autre membre de la Recrue, Pierre Desautels qui lui donnera deux autres enfants. À la mort de ce dernier, le 19 novembre 1708, c’est leur fils Gilbert qui s’engage à lui fournir nourriture et entretien. Deux autres de ses demi-sœurs (Renée et Jeanne) et un demi-frère (Jean) seront également présents en Nouvelle-France. Elle décède le 20 avril 1720, à l’âge de 84 ans, à la côte Saint-Martin.La rue Desautels rappelle le souvenir de Nicolas, son petit-fils alors que l’avenue Jean-Rainaud a été nommée en l’honneur de l’époux de Catherine Millet, sa fille.
Medias

  1. La Flèche : plaque commémorative
    Plaque érigée au port du Pré Luneau où se sont embarqués les engagés de la Grande Recrue, en 1653, pour se rendre à Nantes et à Saint-Nazaire. La plaque fut inaugurée en mai 1954, à l’occasion du 300e anniversaire du départ de la Recrue.
  2. Engagement à La Flèche (1)
    Contrat signé devant le notaire royal Pierre de La Fousse, à La Flèche, le dimanche 4 mai 1653, par lequel Pierre Desautels s’engage envers la Compagnie de Montréal.
  3. La Rochelle
    Cathédrale
  4. La Rochelle : Tours du vieux port
    Place de commerce depuis le XIe siècle. Le vieux port est érigé sur la rade qui s’ouvre dans une échancrure du plateau d’Aunis.