Édouard Métayer 1869-1928

Dans mes recherches, j’ai appris que mon arrière-grand-père Édouard Métayer chantait à ses petits enfants une chanson…

Étrangement, j’ai toute la misère du monde à me rappeler du titre. Pourtant je fais travailler beaucoup ma mémoire depuis 2007.

Pas besoin de Neuroactive!

Je n’ai donc pas d’autre choix que d’écrire cet article… puis de vous parler d’Édouard afin de m’en souvenir une bonne fois pour tout.

Souvenirs d’un vieillard

- 1 -
Petits enfants, jouez dans la prairie
Chantez, chantez le doux parfum des fleurs
Profitez bien du printemps de la vie
Trop tôt, hélas, vous verserez des pleurs.

Refrain
Dernier amour de ma vieillesse
Venez à moi, petits enfants
Je veux de vous une caresse
Pour oublier, pour oublier mes cheveux blancs.

- 2 – (Non chanté ici)
Quoique bien vieux j’ai le coeur plein de charmes
Permettez-moi d’assister à vos jeux
Pour un vieillard outragé, plein de larmes
Auprès de vous, je me sens plus heureux.

- 3 -
Petits enfants, vous avez une mère
Et tous les soirs près de votre berceau
Pour elle au ciel offrez votre prière
Aimez-la bien jusqu’au jour du tombeau.

- 4 – (Non chanté ici)
En vieillissant, soyez bons, charitables
Aux malheureux prêtez votre secours
Il est si beau d’assister ses semblables
Un peu de bien embellit nos vieux jours.

- 5 – (Non chanté ici)
Petits enfants, quand j’étais à votre âge
Je possédais la douce paix du coeur
Que de beaux jours ont passé sans nuage
Je ne voyais que des jours de bonheur.

- 6 -
En vieillissant, j’ai connu la tristesse
Ceux que j’aimais, je les ai vus partir…
Oh! laissez-moi vous prouver ma tendresse
C’est en aimant que je voudrais mourir.


Édouard Métayer chantait à ses petits enfants cette chanson en pleurant…!

C’est ma grande cousine Thérèse qui me l’avait dit.

1869-1928
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Édouard Métayer avait été envoyé vivre chez son oncle François-Xavier Métayer à Montréal quand son père Édouard-Elzéar s’est remarié après la mort de sa première femme.

1847-1928

C’est ma grande cousine qui me l’avait dit en 2009. La belle-mère d’Édouard ne voulait pas avoir Édouard dans les parages.


Dommage, car je sais qu’un grand-père qui pleure en chantant à ses petits-enfants doit être un être extraordinaire.

Il devint boulanger puis pompier, puis lieutenant, puis capitaine.

Si ma mémoire ne me joue pas de tours, voici l’image que je revois dans ma tête d’enfant quand j’allais chez ma grand-mère Juliette sur la rue Mentana dans les années 50.

Je mettrais ma main dans le feu.