En généalogie, il ne faut jamais rien prendre pour acquis

Je voulais vous parler de Christine Sabourin ce matin, mais j’ai découvert d’autre chose en voulant vraiment mettre un point final à toute cette histoire de famille.

En généalogie, il ne faut jamais rien prendre pour acquis. Je l’ai appris souvent à mes dépens depuis juillet 2007 quand mon frère m’a apporté quelques vieilles photos de la collection de ma tante Evelyne et où toute cette passion pour la généalogie a commencé.

Cette photo de ce monument ne fait pas partie de la collection.


Je l’avais trouvé sur Internet en 2008 quand j’avais jeté un petit regard furtif du côté des ancêtres de ma femme.

Remarquez l’année de naissance de Mathilde Séguin et son année de décès.

Mathilde Séguin était l’épouse d’Antoine Sabourin. Ils étaient les parents notre faux orphelin Émile qui allait marier Desanges Aubry le  6 mai 1922. 

Sur le monument, on voit bien que Mathilde Séguin n’est pas morte quand Émile, né en 1892, avait 5 ans. On aurait inscrit 1897 et non 1910.

Elle serait donc vraisemblablement décédée en 1910 selon le monument.

Erreur!  

Mathilde est encore bien vivante quand le recenseur passe pour le recensement canadien de 1911…


De plus, Mathilde ne serait pas née en 1841 comme on l’indique aussi sur le monument, ni 1851 comme l’indique le recensement!

On la dit mineure dans le registre paroissial quand elle se marie en 1868 avec Antoine Sabourin.

SI je sais compter… 1868 – 20 environ = 1848 environ…

Curieux, je suis donc parti à la recherche de Mathilde dans les registres paroissiaux.

C’est là que j’ai découvert que Mathilde portait un lourd secret de famille.

Elle n’était pas né en 1841 ni en 1851, mais le 3 janvier 1849 à Templeton.

En plus, on écrit qu’elle était la fille illégitime de Félicité St-Jean!

Illégitime, on voit ça souvent dans les registres.

Heureusement que les temps ont changé depuis 1849.

Les enfants sont maintenant des enfants point.

On a banni l’épithète légitime et illégitime de nos registres. Tout comme on a relegué les limbes aux oubliettes d’ailleurs.

Une maudite bonne affaire!

- Mon père, j’ai dit maudit…

- Vous brûlerez en enfer!

L’amour finalement, c’est toujours plus fort que la police.

Attendez que je raconte toute cette histoire à ma femme!

Pour terminer… la morale est sauvée, car Frédéric Séguin et Félicité St-Jean se sont mariés en février de la même année.


Finalement pour nos supposés 14 degrés de consanguité entre moi et ma femme, oubliez ça. Félicité Sauvé est finalement la belle-soeur de Benjamin Sabourin et non sa mère.

Si je vous ai perdu en chemin, là je vais vraiment vous perdre.

Selon moi Benjamin Sabourin, le demi-frère d’Hubert, serait probablement Antoine Sabourin né le 19 juin 1818. 

C’est le seul fils de Jean-Baptiste Sabourin et d’Élisabeth Émond (Hammond) qui aurait survécu, à part David mort à 23 ans dans un accident, les autres enfants n’ayant pas laissé de descendance.

Une de ces descendantes de Benjamin (Antoine?) est Christine Sabourin.

C’est avec elle que je terminerai cette histoire de famille.

On ne sait jamais. Quelqu’un de cette lignée pourrait un jour m’écrire.

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15 réflexions sur “En généalogie, il ne faut jamais rien prendre pour acquis

  1. Parlant de lien de consanguinité, je dois en avoir un avec Émile! Il habitait à cinq minutes de marche de mon domicile actuel. Est-ce que ça compte?

    Le monde est petit… Que je me souvienne, le père de ma mère a travaillé plusieurs années à la compagnie E.B. Eddy (les allumettes) de l’autre côté de la rivière, à Hull au début du siècle, semble-t-il.

    (P.S. Heureux de constater que je suis redevenu un ‘désirable’; j’avoue que ça m’a froissé quand j’ai appris la nouvelle)

    • Dans le recensement canadien de 1911…

      à Hull

      Hotte Arthur M Chef M jan. 1876 35
      Hotte Julia F Epouse M juil. 1883 28
      Hotte Annita F Fille C juil. 1901 10
      Hotte Irenne F Fille C nov. 1907 4
      Hotte Elphege M Fils C sept. 1909 2
      Hotte Rosaire M Fils C fév. 1910 1

      Julia est Julie Roy.

      En 1901…

      http://automatedgenealogy.com/census/View.jsp?id=41443

      Arthur Hotte et Julie Roy sont les voisins d’Adélard Roy et Rosanna Hotte.
      Adélard et Rosanna se sont mariés le 27 mai 1884 en la paroisse St-Éphrem à Upton.

  2. Intéressant, sauf peut-être pour les ‘n’ en trop pour Anita et Irène, pour l’erreur de date de naissance en ce qui concerne ma mère… et pour cet Elphège dont je n’ai jamais entendu parler. J’ai toujours pensé que ma mère n’avait eu qu’un frère (Rosaire), mort au début de la vingtaine.

    Quant à la Géhenne à laquelle t’a promis ton confesseur préféré, il aurait dû plutôt te donner une médaille (pas forcément religieuse) pour t’avoir amené contre ton gré à redescendre au niveau du petit peuple avec ce ‘maudit’, plus banal. Je tire une certaine fierté de penser que j’y aurai été pour quelque chose.

    • Exactement.
      Je me plais plus avec le petit peuple.
      Moi les grands de ce monde, je n’en ai rien à f…
      Ils ne sont bons qu’à partir des guerres et à aller se cacher ensuite…
      Bon là tu m’as envoyé sur un terrain glissant.
      Pour les erreurs dans les recensements, elles sont innombrables. Il faut savoir partager le blé de l’ivraie.

    • Les recensements sont fort utiles pour découvrir où les gens vivaient. Leurs voisins sont des mines de renseignements comme les parents de Julie Roy qui sont dans la maisonnée.

      En regardant autour, on pourra trouver des indices sur les frères et les soeurs qui sont souvent voisins. On était tricoté serré dans le temps. Parlant de Hull, on retourne souvent dans le pays de nos ancêtres sans s’en rendre compte, peu comme des outardes.

      Je compte me rendre à Napierville cet été, juste pour tester ma théorie. De là à m’y installer, je ne penserais pas.

  3. Julie/Julia Roy…

    C’est quand même ‘beau’ comme patronyme, non?

    Quand même une coche ou deux au-dessus de Tancrède, Pamela, Aurea et cie

      • Hotte, je le suis fondamentalement

        (P.S.: Le jeu de mots ici, fin ou pas, ne marche pas tellement. Pas un de tes meilleurs. Ressource-toi)

      • Julien, hein?

        Un collègue à moi, que la généalogie a aussi piqué — mais beaucoup moins profond — est arrivé à remonter à mon arrière-grand-père qui, si j’ai bonne souvenance, se prénommait Édouard. J’aime bien aussi Édouard, même si ça fait un peu vieillot. Inutile d’ajouter que je ne l’ai jamais connu, mon *grand-père* décédant alors que je n’avais que sept ou huit ans.

  4. "Il faut savoir partager le blé de l’ivraie."

    Sans parler du bon grain ;)

    Je te pensais davantage homme d’Église que ça

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