Tibé écrit à sa mère

Montréal, le 7 février, 1941

CHERE MAMAN

Je suis à Montréal depuis ce matin en route vers Toronto dès ce soir. J’ai eu une entrevue cet après-midi avec un des premiers de l’aviation que je connaissais et il m’a donné un bon coup de main sans quoi j’aurais été envoyé à Québec avec les Canadiens ce qui m’aurait retardé beaucoup.

Maintenant je vous prie de ne pas être inquiète. TOUT va très bien. D’abord, vous allez recevoir de l’argent à chaque mois, je crois, directement de la Royal Canadian Air Force, parce que je leur ai demandé d’agir ainsi, leur disant que lorsque j’étais chez nous je voyais à vous aider du côté finance parce que vous étiez veuve.

Maintenant vous allez préparer mes pyjamas, ma trousse pour la barbe et les dents et je vais vous dire sous peu où me l’envoyer.

Je n’ai pas encore mon costume, je vais l’avoir demain à Toronto.

Nadeau va tout arranger ainsi que Desfossés pour ce qui est question depuis quelque temps.

Ne soyez pas inquiète, je vais vous écrire demain

Tibé

Cette lettre en dit long sur Eugène Gagnon.

Il s’inquiète pour sa mère.

Il s’est enrôlé.

L’histoire ne dit pas pourquoi.

Marcel croit le savoir.

Non ce n’est pas une peine d’amour.

Je crois que l’énigme est dans cette phrase…

Nadeau va tout arranger ainsi que Desfossés pour ce qui est question depuis quelque temps. 

Yvon récidive…

Salut Pierre,

26 août 1944, c’est le mariage de madame Florida Simard (fille d’Alfred Simard et de Marie-Anne Guénette) et de monsieur Paul-Émile Lapointe (fils  d’Albert Lapointe et de Germaine Forget). 

La famille Simard est une vieille famille de Ste-Anne des Plaines, il en est de même pour la famille Lapointe de St-Janvier. 

Cette photo fut prise au Haut du Trait-Carré, là où habitaient les parents de la mariée. 

Cette maison construite en 1919, existe toujours, malgré les récentes rénovations, on peut encore la reconnaître. 

Voici la photo.

Je ne vous ferai pas languir…

Imaginez maintenant que vous êtes un descendant ou une descendante de cette lignée de Simard ou de Lapointe.

Vous brûlez de savoir qui Yvon a identifié…

Là je vais vous faire languir.

Bon ok… je vais être gentil.

Première rangée :

M. Georges Fortin, enfant Fortin, Cyprienne Simard, dame Léveillé?, Charles Simard, dame âgée, Germaine Forget, Albert Lapointe, le marié : Paul-Émile Lapointe, la mariée : Florida Simard, Alfred Simard et Marie-Anne Guénette (suite inconnue).

Deuxième rangée :

Inconnu,  Sylva Simard, Gaby Filion ,inconnue, inconnu, tante Germaine Lauzon, René Simard, Paula Simard, Ernest Filiatrault, Anne-Marie Simard, Claire Lapointe, M. Étienne Simard, Jeannette Lapointe (suite inconnue).

Troisième rangée :

Inconnu(s), le cinquième : Roland Hogue, Thérèse Therrien, Chaumont?, inconnue, à la droite du poteau : Véridianne Guénette, Alida Simard, Thérèse Lapointe et Philippe Lapointe (au centre de la porte), suite inconnue.

Étaient absents lors de la photo : Antoinette et Georgette Simard.

Le couple s’est installé sur une ferme à St-Janvier.  Malheureusement, madame Florida est décédée le 8 août 1948.

Yvon avait une deuxième photo…

On se repogne…

Édition du samedi

Mercredi matin, mon fils m’a envoyé cet article du Devoir avec son Blackberry…

Jean Dion

31 août 2011

Société / Actualités en société

Un lieu, un nom – Le sinueux chemin de Guibord à Gilford

Photo : Annik MH De Carufel – Le Devoir

En tant que libre penseur qui possédait une vaste bibliothèque ouverte au public et comptant des centaines de livres à l’Index, Joseph Guibord avait le don de  s’attirer les foudres de l’Église. Le nom de la rue Gilford est dû à un «glissement orthographique».

Pendant la presque totalité de son parcours, la rue Gilford à Montréal fait comme la plupart des autres: elle coupe les rues à angle droit, sagement, dans la ville au design quadrillé. Lorsqu’on l’arpente d’est en ouest, elle montre un premier signe de délinquance au croisement de la rue de Mentana: elle reprend son trajet en étant décalée de plusieurs mètres vers le nord. Elle s’interrompt brièvement pour faire place à un passage piétonnier à proximité de la station de métro Laurier. Puis, entre Berri et Rivard, son insolite destin éclate au grand jour. Elle bifurque à 45 degrés en direction sud, passe Saint-Denis et va terminer sa course à l’angle d’Henri-Julien. Si la rue Gilford a un tracé particulier au coeur du Plateau Mont-Royal, une sinuosité qui détonne de manière pittoresque dans le paysage urbain, elle rappelle aussi une histoire pas banale du tout.

D’abord parce que son nom est erroné, relevant de ce qu’on appellera un «glissement orthographique».

Monsieur Gilford n’a jamais existé, ou, s’il a bel et bien foulé cette Terre, ce n’est pas en son honneur que la rue a été baptisée. On a plutôt affaire ici à Joseph Guibord.

Né en 1809, Guibord pratiquait le métier d’imprimeur, et on raconte qu’il y excellait. Mais il était surtout rattaché à l’Institut canadien de Montréal, un cercle de libres penseurs fondé en 1844 qui prônait, entre autres choses, la séparation de l’Église et de l’État et l’instruction laïque et qui possédait une vaste bibliothèque ouverte au public et comptant des centaines de livres à l’Index. Inutile de dire que cette société avait le don de s’attirer les foudres de l’évêque de l’époque, Ignace Bourget, ultramontain de stricte obédience.

Mgr Bourget réprouvait à ce point les positions et les actes de l’Institut qu’en 1859 il en excommunia tous les membres.

Une polémique intense

Probablement parce qu’il fut le premier du groupe à décéder après l’excommunication, Guibord suscita une intense polémique après sa mort en 1869. C’est que l’Église lui refusa l’inhumation au cimetière catholique de la Côte-des-Neiges, et il dut être enterré provisoirement dans un lieu protestant. Sa veuve, Henriette Brown, intenta un procès contre l’Église et, d’instance en instance, l’affaire dura cinq ans. Ce fut finalement le Conseil privé de Londres qui dut trancher, et il le fit en faveur de Guibord, ordonnant que sa dépouille soit transférée à Côte-des-Neiges. Une première tentative en ce sens fut faite au début de 1874, mais elle se heurta à des opposants catholiques qui bloquaient l’entrée du cimetière.

Quelques mois plus tard, les restes de Guibord pouvaient enfin accéder à leur dernière demeure, mais on dut procéder sous escorte militaire. Et Mgr Bourget prit soin, au préalable, de désacraliser l’espace où il fut enterré afin de bien montrer à tous que gisait là un damné et qu’il ne s’agissait pas d’une terre bénite. Et l’Église remporta la bataille finale, puisque l’Institut canadien de Montréal fut dissous en 1880, un an après qu’un certain Henry W. Hopkins, chargé de dresser les plans du quartier, eut mal transcrit le nom de Guibord.

L’erreur s’est répétée dans tous les documents subséquents.

D’abord une tannerie

Quant à la rue Gilford elle-même, Gabriel Deschambault, de la Société d’histoire et de généalogie du Plateau Mont-Royal, souligne que le secteur fut occupé dès 1710, quand Jean-Louis Plessy, dit Béllaire, commença d’exploiter une tannerie, située là où l’avenue du Mont-Royal croise aujourd’hui Henri-Julien. On est alors, évidemment, en rase campagne. «Les tanneries étaient placées loin de la ville en raison des odeurs qui en émanaient, explique M. Deschambault. Et elles avaient besoin de beaucoup d’eau. Celle-ci s’approvisionnait dans les ruisseaux qui descendaient du mont Royal.»

C’est au XIXe siècle qu’un chemin est aménagé là où la rue Gilford «fait un croche». Celui-ci se prolongeait alors jusqu’à l’emplacement actuel du parc Laurier, où l’on avait ouvert une carrière de pierre calcaire. Les carriers empruntaient cette voie pour traverser le coteau Saint-Louis ou se rendre jusqu’au quartier Saint-Jean-Baptiste. Longtemps, il a d’ailleurs été appelé «chemin des Carrières». Des maisons ont graduellement été bâties le long de celui-ci. D’autres carrières ont également été en activité un peu plus au nord, d’où le nom de «rue des Carrières» encore existant. Et la pierre récoltée dans ce qui allait devenir le parc Laurier, souligne M. Deschambault, a notamment servi à la construction de l’église Saint-Enfant-Jésus, située rue Saint-Dominique, entre Saint-Joseph et Laurier. De même qu’à celle de l’église Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement, avenue du Mont-Royal.

Et même si l’histoire ne lui a pas fait justice, Joseph Guibord peut tout de même reposer en paix.

À moins que…

Intéressant que notre petite histoire. 

Et dire que moi j’ignorais tout de ce monsieur en 1954 assis sur mon tricycle au coin de Mentana et Guilbord…!

Nos livres d’histoire racontent notre histoire à leur façon…

Les ancêtres Leblanc de Mathieu

J’avais déjà parlé d’un ancêtre Labatt de la semaine du nom de Leblanc…

Cliquez ici.

Si vous l’avez lu, cet ancêtre Leblanc n’est pas celui de Mathieu Leblanc-Legault.

Le bon ancêtre Leblanc est Daniel Leblanc qui devient notre ancêtre Bud Light de la semaine.

Cliquez ici pour aller sur le site Généalogie du Québec et de l’Acadie.

On ne pourra pas dire après que je suis un gars rancunier.

Ce site a été le premier où j’ai eu le plus l’air fou.

C’est là que j’ai commencé à me méfier de tous les sites de généalogie et des beaux parleurs.

C’est une très très longue histoire.

On n’aurait plus les mêmes propriétaires…

Paul Montpetit doit maintenant bien en rire au paradis.

Paul Montpetit

Il m’avait dit de me méfier. 

C’est comme ça la vie.

On rencontre des gens, puis on découvre vraiment qui ils sont, mais c’est le prix à payer pour découvrir des gens extraordinaires comme mon ami Paul

Mathieu apprendra lui aussi à se méfier dans la vie surtout s’il se lance en politique.

Parlez-en à Pauline…

Mathieu rencontrera aussi sur son chemin de Damas des êtres ordinaires extraordinaires. C’est ce que je lui souhaite et je lui souhaite d’être capable de découvrir que les gens souvent à première vue extraordinaires sont en fait des gens bien ordinaires…

One for the road…

Sylvain aime beaucoup les voitures antiques…

Je ne sais pas s’il sait qu’il y a un musée à Richmond.

En tout cas, moi je ne le savais pas jusqu’à samedi où je suis allé faire mon pèlerinage mensuel à Bromptonville pour aller voir mon ami Marcel.

Je ne suis pas allé au musée, mais ce n’est que partie remise.

Tibé Gagnon n’avait pas d’auto, mais il avait emprunté celle de son frère Dorilas pour aller aux États voir de la famille.

C’est Jacques Gagnon qui me l’a dit dans un courriel en m’envoyant cette photo.

collection Jacques Gagnon

Jacques avait aussi écrit dans son courriel… date inconnue.

En voici une autre qu’il m’avait envoyé bien avant…

collection Jacques Gagnon

On est en été dans l’État de New York.

Pour le lieu, c’est Jacques qui me l’a dit.

Il avait aussi identifié l’auto.

Une Ford 1937.

La plaque est de 1942.

On a la même voiture!

Une classique…


Source des photos couleurs: http://www.classicoseantigos.com/mostrar-conteudo.php?idtipo=1&id=279

Un mystère de résolu.

Un autre mystère…

Il s’est passé quelque chose d’anecdotique en Angleterre quand Tibé était basé à Little Snoring avec l’escadrille 23 de la RAF.

Jacques avait l’original de cette caricature.

Elle a été faite par Pat Rooney.

Cliquez sur mon article de mon blogue No. 23 Squadron.

On se demande encore ce qui a bien pu se produire pour que cela soit immortalisé par ce célèbre caricaturiste.

En tout cas, on sait que ça s’est passé en 1945…

Pat Rooney 1945.

En passant, Marcel ne connaît pas la dame avec Tibé.

Je vais le demander à George Stewart qui a été dans la même escadrille que Tibé en décembre 1944 à Little Snoring.

On ne sait jamais…

En juin dernier, je lui ai demandé si je pouvais leur rendre une petite visite question de parler d’Eugène Gagnon.

Dans la vie, il faut oser demander…

On se repogne…

Chevrolet 1939

Jacques Gagnon, notre expert en voitures anciennes, m’a écrit…

Je lui avais demandé de l’aide pour l’auto-mystère de Sylvain.

Bonjour Pierre.

Il s’agit d’une Chevrolet 1939. Chevrolet produisait deux séries cette année-là: Master 85 et Master Deluxe.

J’ai eu un peu de difficultés, ce qui rend la recherche plus intéressante.

À la prochaine.

Sylvain pensait pick-up…

Pas du tout…

Sylvain connaît un mononcle qui va être content…


La généalogie nous fait faire plein de petits nowhere…

 Chevrolet 1939

Tu es plus que sympa!

Je pensais que l’affaire Desfossés était close…

Sylvain m’avait déjà écrit ce que je lui avais déjà écrit…

En généalogie, ce n’est jamais fini.

La preuve c’est ceci…

Cliquez.

Je ne pensais pas faire réagir autant ma petite cousine Jocelyne Nicol…

Bonjour mon cher petit cousin !

Merci beaucoup d’avoir annoncé le site pour les LAMPRON-DESFOSSÉS et LACHARITÉ. Tu es plus que sympa !

ADORABLE !!!

Et pour ceux qui sont intéressés il y a les actes concernant leurs ancêtres ici: http://www.migrations.fr/les_lampron.htm

et je me suis abonnée sous tes conseils avertis à ce blogue totalement très très intéressant. J’apprends chaque jour et je découvre mon Québec natal.

Quelle richesse!  ( Patrimoine, Histoire et multimédia)

Je sais, je suis abonnée aux points d’exclamations !!!!!

Merci pour tout.

Pour la voiture d’aujourd’hui , alors là cela n’est plus de mon rayon….. mais ça m’intéresse et j’ai hâte de savoir.

Bonne et belle journée cher Pierre

Ta p’tite cousine du pays de nos ancêtres

Jocelyne

Demain je vous dévoile le type de véhicule…

Le Guide de l’auto 2011

Sylvain a encore une auto-mystère dans sa collection de photos de famille…

Mais pas n’importe laquelle.

Laquelle?

Aucune idée présentement, mais il y a une histoire de famille derrière celle-ci…

En fait, une partie de l’histoire commence devant la voiture…

C’est Henri Vézina.
Sylvain m’a écrit ce courriel…
Tiens, encore une autre,  juste pour t’achaler un peu. Il mérite un traitement de faveur, c’est grâce à lui si on fait une épluchette dans le rang Ste-Claire…
C’est Henri Vézina, il a pris sa retraite de cultivateur-mécanien-et-tout-autre-tâche-payante de Rivière-des-Prairies à Ste-Anne-des-Plaines. Je ne sais pas trop sur quelle voiture il est adossé, as-tu une idée ???
Il y a un joli petit clignotant qui donne sûrement un indice distinctif.
Dommage, il y a une photo quelque part où ma mère et toutes mes tantes y sont également adossées, mais sur l’arrière cette fois, et je ne la trouve plus.

Bonne journée

Sylvain

Je vous l’avais dit qu’il y avait une histoire de famille derrière cette voiture…

Il y a toujours une histoire de famille dans une photo de char… que ce soit derrière ou devant.


On se repogne…

Êtes-vous bien assis sur votre chaise?

Si votre patronyme est Desfossés, alors j’ai des petites nouvelles pour vous.

L’ancêtre de Joseph Anatole Desfossés est Claude Lampron, le fils de Jean-Baptiste Lampron et de Madeleine Geoffroy dit St-Germain.

Assez pour en perdre son latin…

Vous comprendrez plus loin.

En effet, qui dit Desfossés dit aussi Lampron dit Desfossés dit aussi dit Lacharité.

Un ti-peu mêlé?

Oui… Un ti-peu…

C’est le pot aux roses que j’ai découvert en creusant pour trouver les racines de J.A. Desfossés et ses liens possibles avec Sylvain Houde.

Voici la lignée…

Je vous ai trouvé un beau site en anglais… pas mal bien fait.

Celui-ci est en français et il est fort intéressant quant aux erreurs qu’on retrouve un peu partout lors de nos recherches généalogiques.

Même les grands généalogistes en prennent pour leur rhume. L’important en tant que généalogiste, amateur ou professionnel, c’est de rester humble.

Ici c’est le site de Jocelyne Nicol. Elle a tout démêlé ça.

Je suis pas mal content de n’être qu’un petit Pierre Lagacé, un fier descendant d’André Mignier dit La Gâchette et un futur ancêtre dans pas long…

En tout cas, erreurs pas erreurs, il n’y a pas d’erreurs avec la lignée de J.A.

Je termine maintenant avec les photos de la collection de Jacques Gagnon.

Ouf!

J’espère que vous étiez bien assis…


Je pense qu’après ça je me paie des petites vacances.