Si vous êtes allés sur le boulevard Ste-Anne…

Dimanche matin, je me suis retrouvé par hasard sur le boulevard Ste-Anne.

Je retournais chez moi après mon petit pèlerinage sur la 3e Avenue.

J’emprunte habituellement la rue qui mène vers l’ancienne gare afin de passer devant les belles maisons qui ont été rénovées ou en train de l’être.

 

J’avais pris à l’occasion quelques photos avec mon cellulaire Nokia…

En premier, des photos des nouveaux jeux d’eau… où un beau jour, je l’espère, je pourrai amener mes petits enfants, des photos du terrain de balle, puis de l’école St-François et, finalement, des photos d’une autre belle histoire qui vient tout juste de commencer…

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À demain…

Famille Simard 1945

Voici la deuxième photo d’Yvon… le p’tit gars du haut du Trait-Carré qui m’envoie des photos depuis 2009.

Toutes ses photos font partie des photos que sa grand-tante Germaine Lauzon avait conservées précieusement…

Voici le message d’Yvon…

Sur la seconde photo, on a la famille de M. Alfred Simard.

Première rangée :  Sylva, M. Alfred, Marie-Anne Guénette, Charles

Seconde rangée : Anne-Marie, René, Paula, Cyprienne, Étienne et la mariée : Florida.

Cette photo faisait partie du trésor de tante Germaine. 

C’est M. Étienne Simard (toujours vivant et bon pied, bon œil) et son neveu qui m’ont aidé à l’identification.

M. Étienne se rappelait que son père Alfred (fumeur de pipe) et Henri Latour aimaient veiller le dimanche soir,  chez Charlemagne et Germaine. 

À suivre!  

Yvon

Sacré Germaine…

 

Sacré Yvon…

Foul Ball

Si je cherche autant mes racines que celles des autres, c’est que je suis toujours senti déraciné conséquence directe et logique de multiples déménagements durant mon enfance.

J’ai déménagé 16 fois peut-être même plus.

C’est sans doute pourquoi je demeure à Ste-Anne-des-Plaines depuis le 28 mars 1981.

C’est sans doute aussi pourquoi je cherche tant à m’enraciner  depuis 1980 et que je n’y parviens pas.

C’est long 31 ans. 

Remontons dans le temps…

J’étais un petit gars de Montréal dans la jeune trentaine.

Je me retrouve le 2 septembre 1980  remontant la 3e Avenue et  cherchant l’école St-François, ignorant complètement sur mon passage les deux belles maisons ancestrales situés au coin du boulevard, celle des prêtres Chaumont à gauche et celle de Delphis Groulx à droite.

Amanda Chaumont à gauche

Anciennement, la scierie de Delphis Groulx se trouvait  justement sur les terrains de l’école…

Delphis et ses fils…

Je me dis qu’on doit tous se retrouver tôt ou tard à Sainte-Anne-des-Plaines un beau jour dans sa vie.

En 1980, je n’avais pas la moindre idée de l’existence de ce petit village qui avait commencé à faire de l’embonpoint à partir des années 70 suite à la construction de la prison fédérale.

En 1980, j’étais un autre parmi ces immigrants anonymes de la grande ville, un enseignant mis en disponibilité de la CECM, après 10 ans de loyaux services, puisque la dénatalité avait commencé à faire sentir ses effets dans la métropole.

Je me rappelle très bien de cette journée de septembre 1980, mais je ne me rappelle plus du tout comment je m’étais rendu sur la 3e Avenue.

On n’avait pas Google Maps à l’époque.

Je me rappelle par contre parfaitement cette odeur de campagne, celle qui annonce l’automne quand les fermiers préparent leurs terres pour le printemps en arrosant celles-ci généreusement.

Mon nez me rappelait ainsi ces odeurs de ma tendre enfance quand j’allais voir mes grands-parents dans le rang de Ste-Julie de Ste-Marthe dans le comté de Vaudreuil.

Je suis le petit gars tenant la main de son père.

Un petit gars a toujours besoin de tenir la main de son père même quand il devient grand… et même quand son père n’est plus de ce monde…

Il a aussi toujours besoin de se tenir au côté de son grand-père…

C’est ma mère  qui a pris la photo. 
On est en 1953.
L’auto est une Pontiac 1951 ou 1952 qui appartenait à mon grand-père Euclide.

Ma mère aimait beaucoup prendre des photos et elle était très attachée à sa famille… un peu trop au goût de mon père.

Je ressemble beaucoup à ma mère et très peu à mon père.

C’est grâce à ces photos que je peux aisément retourner dans le temps de mes grands-parents maternels.

Euclide Sauvé et la belle Rosina Quesnel sont à côté d’un…

Puits!

C’est la première fois que je m’en rends compte.

Pourtant j’ai regardé cette photo tant de fois.

Je me dis que je devais être distrait par la recherche obsessionnelle de mes ancêtres Sauvé et de tous mes autres ancêtres.

Ce puits me rappelle plein de souvenirs.

Pas que je suis tombé dedans quand j’étais petit.

Non…

Je pourrais facilement vous inventer une histoire et en faire un roman.

J’aime mieux écrire mon blogue. 

C’est plus rapide.

Puis, j’aime mieux parler des vraies choses.

Tout ça pour dire que j’ai trouvé dimanche matin deux objets sur mon chemin en allant prendre ma marche quotidienne dans Sainte-Anne…

C’était la journée portes ouvertes des fermes de Sainte-Anne.

J’ai trouvé ceci…

Et cela…

Il y a toute une histoire derrière cette dernière photo.

Je vous la raconterai jeudi.

La balle molle, quant à elle, me rappelait plein de souvenirs de l’école St-François.

Dans les années 80, j’allais jouer à la balle molle au parc avec mes élèves lors des derniers jours de juin.

À cette époque, le parc ne s’appelait pas encore le parc Serge Gagnon.

Je pourrais facilement vous inventer une histoire de baseball et écrire un roman.

Cette balle, je l’ai trouvée dans le gazon derrière les estrades du champ gauche. 

Foul ball!

Si c’est votre balle, alors vous êtes vraiment chanceux.

J’ai retrouvé votre balle.

Écrivez-moi un petit commentaire…

Je sais maintenant pourquoi je suis ici.

Play Ball.

Tibé écrit à sa mère

Montréal, le 7 février, 1941

CHERE MAMAN

Je suis à Montréal depuis ce matin en route vers Toronto dès ce soir. J’ai eu une entrevue cet après-midi avec un des premiers de l’aviation que je connaissais et il m’a donné un bon coup de main sans quoi j’aurais été envoyé à Québec avec les Canadiens ce qui m’aurait retardé beaucoup.

Maintenant je vous prie de ne pas être inquiète. TOUT va très bien. D’abord, vous allez recevoir de l’argent à chaque mois, je crois, directement de la Royal Canadian Air Force, parce que je leur ai demandé d’agir ainsi, leur disant que lorsque j’étais chez nous je voyais à vous aider du côté finance parce que vous étiez veuve.

Maintenant vous allez préparer mes pyjamas, ma trousse pour la barbe et les dents et je vais vous dire sous peu où me l’envoyer.

Je n’ai pas encore mon costume, je vais l’avoir demain à Toronto.

Nadeau va tout arranger ainsi que Desfossés pour ce qui est question depuis quelque temps.

Ne soyez pas inquiète, je vais vous écrire demain

Tibé

Cette lettre en dit long sur Eugène Gagnon.

Il s’inquiète pour sa mère.

Il s’est enrôlé.

L’histoire ne dit pas pourquoi.

Marcel croit le savoir.

Non ce n’est pas une peine d’amour.

Je crois que l’énigme est dans cette phrase…

Nadeau va tout arranger ainsi que Desfossés pour ce qui est question depuis quelque temps. 

Yvon récidive…

Salut Pierre,

26 août 1944, c’est le mariage de madame Florida Simard (fille d’Alfred Simard et de Marie-Anne Guénette) et de monsieur Paul-Émile Lapointe (fils  d’Albert Lapointe et de Germaine Forget). 

La famille Simard est une vieille famille de Ste-Anne des Plaines, il en est de même pour la famille Lapointe de St-Janvier. 

Cette photo fut prise au Haut du Trait-Carré, là où habitaient les parents de la mariée. 

Cette maison construite en 1919, existe toujours, malgré les récentes rénovations, on peut encore la reconnaître. 

Voici la photo.

Je ne vous ferai pas languir…

Imaginez maintenant que vous êtes un descendant ou une descendante de cette lignée de Simard ou de Lapointe.

Vous brûlez de savoir qui Yvon a identifié…

Là je vais vous faire languir.

Bon ok… je vais être gentil.

Première rangée :

M. Georges Fortin, enfant Fortin, Cyprienne Simard, dame Léveillé?, Charles Simard, dame âgée, Germaine Forget, Albert Lapointe, le marié : Paul-Émile Lapointe, la mariée : Florida Simard, Alfred Simard et Marie-Anne Guénette (suite inconnue).

Deuxième rangée :

Inconnu,  Sylva Simard, Gaby Filion ,inconnue, inconnu, tante Germaine Lauzon, René Simard, Paula Simard, Ernest Filiatrault, Anne-Marie Simard, Claire Lapointe, M. Étienne Simard, Jeannette Lapointe (suite inconnue).

Troisième rangée :

Inconnu(s), le cinquième : Roland Hogue, Thérèse Therrien, Chaumont?, inconnue, à la droite du poteau : Véridianne Guénette, Alida Simard, Thérèse Lapointe et Philippe Lapointe (au centre de la porte), suite inconnue.

Étaient absents lors de la photo : Antoinette et Georgette Simard.

Le couple s’est installé sur une ferme à St-Janvier.  Malheureusement, madame Florida est décédée le 8 août 1948.

Yvon avait une deuxième photo…

On se repogne…

Édition du samedi

Mercredi matin, mon fils m’a envoyé cet article du Devoir avec son Blackberry…

Jean Dion

31 août 2011

Société / Actualités en société

Un lieu, un nom – Le sinueux chemin de Guibord à Gilford

Photo : Annik MH De Carufel – Le Devoir

En tant que libre penseur qui possédait une vaste bibliothèque ouverte au public et comptant des centaines de livres à l’Index, Joseph Guibord avait le don de  s’attirer les foudres de l’Église. Le nom de la rue Gilford est dû à un «glissement orthographique».

Pendant la presque totalité de son parcours, la rue Gilford à Montréal fait comme la plupart des autres: elle coupe les rues à angle droit, sagement, dans la ville au design quadrillé. Lorsqu’on l’arpente d’est en ouest, elle montre un premier signe de délinquance au croisement de la rue de Mentana: elle reprend son trajet en étant décalée de plusieurs mètres vers le nord. Elle s’interrompt brièvement pour faire place à un passage piétonnier à proximité de la station de métro Laurier. Puis, entre Berri et Rivard, son insolite destin éclate au grand jour. Elle bifurque à 45 degrés en direction sud, passe Saint-Denis et va terminer sa course à l’angle d’Henri-Julien. Si la rue Gilford a un tracé particulier au coeur du Plateau Mont-Royal, une sinuosité qui détonne de manière pittoresque dans le paysage urbain, elle rappelle aussi une histoire pas banale du tout.

D’abord parce que son nom est erroné, relevant de ce qu’on appellera un «glissement orthographique».

Monsieur Gilford n’a jamais existé, ou, s’il a bel et bien foulé cette Terre, ce n’est pas en son honneur que la rue a été baptisée. On a plutôt affaire ici à Joseph Guibord.

Né en 1809, Guibord pratiquait le métier d’imprimeur, et on raconte qu’il y excellait. Mais il était surtout rattaché à l’Institut canadien de Montréal, un cercle de libres penseurs fondé en 1844 qui prônait, entre autres choses, la séparation de l’Église et de l’État et l’instruction laïque et qui possédait une vaste bibliothèque ouverte au public et comptant des centaines de livres à l’Index. Inutile de dire que cette société avait le don de s’attirer les foudres de l’évêque de l’époque, Ignace Bourget, ultramontain de stricte obédience.

Mgr Bourget réprouvait à ce point les positions et les actes de l’Institut qu’en 1859 il en excommunia tous les membres.

Une polémique intense

Probablement parce qu’il fut le premier du groupe à décéder après l’excommunication, Guibord suscita une intense polémique après sa mort en 1869. C’est que l’Église lui refusa l’inhumation au cimetière catholique de la Côte-des-Neiges, et il dut être enterré provisoirement dans un lieu protestant. Sa veuve, Henriette Brown, intenta un procès contre l’Église et, d’instance en instance, l’affaire dura cinq ans. Ce fut finalement le Conseil privé de Londres qui dut trancher, et il le fit en faveur de Guibord, ordonnant que sa dépouille soit transférée à Côte-des-Neiges. Une première tentative en ce sens fut faite au début de 1874, mais elle se heurta à des opposants catholiques qui bloquaient l’entrée du cimetière.

Quelques mois plus tard, les restes de Guibord pouvaient enfin accéder à leur dernière demeure, mais on dut procéder sous escorte militaire. Et Mgr Bourget prit soin, au préalable, de désacraliser l’espace où il fut enterré afin de bien montrer à tous que gisait là un damné et qu’il ne s’agissait pas d’une terre bénite. Et l’Église remporta la bataille finale, puisque l’Institut canadien de Montréal fut dissous en 1880, un an après qu’un certain Henry W. Hopkins, chargé de dresser les plans du quartier, eut mal transcrit le nom de Guibord.

L’erreur s’est répétée dans tous les documents subséquents.

D’abord une tannerie

Quant à la rue Gilford elle-même, Gabriel Deschambault, de la Société d’histoire et de généalogie du Plateau Mont-Royal, souligne que le secteur fut occupé dès 1710, quand Jean-Louis Plessy, dit Béllaire, commença d’exploiter une tannerie, située là où l’avenue du Mont-Royal croise aujourd’hui Henri-Julien. On est alors, évidemment, en rase campagne. «Les tanneries étaient placées loin de la ville en raison des odeurs qui en émanaient, explique M. Deschambault. Et elles avaient besoin de beaucoup d’eau. Celle-ci s’approvisionnait dans les ruisseaux qui descendaient du mont Royal.»

C’est au XIXe siècle qu’un chemin est aménagé là où la rue Gilford «fait un croche». Celui-ci se prolongeait alors jusqu’à l’emplacement actuel du parc Laurier, où l’on avait ouvert une carrière de pierre calcaire. Les carriers empruntaient cette voie pour traverser le coteau Saint-Louis ou se rendre jusqu’au quartier Saint-Jean-Baptiste. Longtemps, il a d’ailleurs été appelé «chemin des Carrières». Des maisons ont graduellement été bâties le long de celui-ci. D’autres carrières ont également été en activité un peu plus au nord, d’où le nom de «rue des Carrières» encore existant. Et la pierre récoltée dans ce qui allait devenir le parc Laurier, souligne M. Deschambault, a notamment servi à la construction de l’église Saint-Enfant-Jésus, située rue Saint-Dominique, entre Saint-Joseph et Laurier. De même qu’à celle de l’église Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement, avenue du Mont-Royal.

Et même si l’histoire ne lui a pas fait justice, Joseph Guibord peut tout de même reposer en paix.

À moins que…

Intéressant que notre petite histoire. 

Et dire que moi j’ignorais tout de ce monsieur en 1954 assis sur mon tricycle au coin de Mentana et Guilbord…!

Nos livres d’histoire racontent notre histoire à leur façon…

Les ancêtres Leblanc de Mathieu

J’avais déjà parlé d’un ancêtre Labatt de la semaine du nom de Leblanc…

Cliquez ici.

Si vous l’avez lu, cet ancêtre Leblanc n’est pas celui de Mathieu Leblanc-Legault.

Le bon ancêtre Leblanc est Daniel Leblanc qui devient notre ancêtre Bud Light de la semaine.

Cliquez ici pour aller sur le site Généalogie du Québec et de l’Acadie.

On ne pourra pas dire après que je suis un gars rancunier.

Ce site a été le premier où j’ai eu le plus l’air fou.

C’est là que j’ai commencé à me méfier de tous les sites de généalogie et des beaux parleurs.

C’est une très très longue histoire.

On n’aurait plus les mêmes propriétaires…

Paul Montpetit doit maintenant bien en rire au paradis.

Paul Montpetit

Il m’avait dit de me méfier. 

C’est comme ça la vie.

On rencontre des gens, puis on découvre vraiment qui ils sont, mais c’est le prix à payer pour découvrir des gens extraordinaires comme mon ami Paul

Mathieu apprendra lui aussi à se méfier dans la vie surtout s’il se lance en politique.

Parlez-en à Pauline…

Mathieu rencontrera aussi sur son chemin de Damas des êtres ordinaires extraordinaires. C’est ce que je lui souhaite et je lui souhaite d’être capable de découvrir que les gens souvent à première vue extraordinaires sont en fait des gens bien ordinaires…