Tibé écrit à sa mère

Montréal, le 7 février, 1941

CHERE MAMAN

Je suis à Montréal depuis ce matin en route vers Toronto dès ce soir. J’ai eu une entrevue cet après-midi avec un des premiers de l’aviation que je connaissais et il m’a donné un bon coup de main sans quoi j’aurais été envoyé à Québec avec les Canadiens ce qui m’aurait retardé beaucoup.

Maintenant je vous prie de ne pas être inquiète. TOUT va très bien. D’abord, vous allez recevoir de l’argent à chaque mois, je crois, directement de la Royal Canadian Air Force, parce que je leur ai demandé d’agir ainsi, leur disant que lorsque j’étais chez nous je voyais à vous aider du côté finance parce que vous étiez veuve.

Maintenant vous allez préparer mes pyjamas, ma trousse pour la barbe et les dents et je vais vous dire sous peu où me l’envoyer.

Je n’ai pas encore mon costume, je vais l’avoir demain à Toronto.

Nadeau va tout arranger ainsi que Desfossés pour ce qui est question depuis quelque temps.

Ne soyez pas inquiète, je vais vous écrire demain

Tibé

Cette lettre en dit long sur Eugène Gagnon.

Il s’inquiète pour sa mère.

Il s’est enrôlé.

L’histoire ne dit pas pourquoi.

Marcel croit le savoir.

Non ce n’est pas une peine d’amour.

Je crois que l’énigme est dans cette phrase…

Nadeau va tout arranger ainsi que Desfossés pour ce qui est question depuis quelque temps. 

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