Ton blogue c’est une vraie drogue…

J’avais été fort surpris il y a trois ans quand ma suppléante préférée m’avait dit ça lors de la fête de la retraite d’une consoeur.

Je comprends maintenant.

C’est comme hier quand je regardais les photos prises lors de mon petit nowhere à St-Louis-de-Gonzague.

L’histoire commence en 1957 dans ma tête d’enfant.

J’avais assisté à un mariage.

Dans ma tête d’enfant, c’était le mariage de Venance Paiement, le fils de Benjamin Paiement, le demi-frère de ma mère.

J’étais sûr et certain…

À 100 %

Benjamin est le petit gars juste derrière le petit gars qui tient l’ardoise sur cette photo…

Lui c’est le petit Donat Paiement, son petit frère. 

Ma grand-mère Rosina, la mère de Benjamin, était devenue veuve en 1918 et avait remarié son neveu Euclide Sauvé en 1919.

Ils fondèrent une nouvelle famille.

Rosina est décédée en février 1955 et sa mort m’avait bouleversé.

Voir sa grand-mère dans un cercueil dans le salon de la maison… disons que ça frappe un peu l’imaginaire d’un enfant de 6 ans.

Rosina avec son mari Euclide et son fils Florent en juillet 1941

Ma mère ne s’est jamais remise de sa mort.

Mon grand-père Euclide s’était remarié la même année avec Blanche Girard .

Ma tante Lucille avait présenté Euclide Sauvé à Blanche qui était elle aussi veuve.

Cela avait fait des remous dans la famille.

Je ne comprenais pas à l’époque.

Rosina avait légué la ferme familiale à son fils Florent.

Je ne comprenais pas qu’Euclide devait quitter sa maison.

Euclide s’était donc bâti une maison à Ste-Justine-de-Newton au début des années 60.

Il s’était bâti, pas fait bâti.

Il avait  mon âge à cette époque.

Tout ça pour dire que je suis allé voir samedi mon petit cousin Venance Paiement avec mon oncle Florent.

Ça fait 4 ans qu’il m’invite pour aller chez lui.

Dans ma tête d’enfant, j’avais été à son mariage en 1957.

J’étais sûr à 100 %. C’était aux Cèdres.

Je voyais les fenêtres tout autour de la salle de réception.

Venance m’a montré ses photos de mariage.

Il s’est marié en 1967!

C’est au mariage de sa soeur Thérèse, mariée en 1957, que je  suis allé avec mon père et ma mère.

Il m’a parlé des fenêtres tout autour de la salle de réception.

Pourtant j’étais sûr à 100 % que j’étais allé à son mariage. J’ai dû me rendre à l’évidence.

Ma mère aimait beaucoup aller aux mariages.

Mon père…

Beaucoup moins.

Je ne comprenais pas pourquoi à cette époque.

Maintenant, je comprends de mieux en mieux…

Je me dis maintenant que nous ne sommes jamais sûr à 100 % dans la vie.