Albert Viau 1910-2001

Je devais vous parler de la mémoire vivante de Marie-Paule qui a été institutrice à l’école Marie-Rollet dans le rang du bas de Mascouche…


Ce sera une autre fois.

Je ne prends pas de chance avec ma mémoire… oublier de vous parler de ceci.

Le nom d’Albert Viau me disait de quoi et j’en ai parlé à un ancien confrère de travail.

Le monde est vraiment petit…

Celui qui chantait En caravane allons à la cabane sur mon blogue dimanche… est Albert Viau.

J’ai enseigné dans la même école que lui dans les années 70.

J’ai trouvé ceci sur Internet.

Ça vaut la peine de bien le lire.


LA BONNE CHANSON / Albert Viau, 1910 – 2001

texte de Richard Racine

Né à Montréal le 6 novembre 1910, Albert Viau s’initie à la musique dès l’âge de 8 ans. Il étudie le piano avec Arthur Caron, son futur beau-père, qui le présente au Conservatoire Royal, d’où il ressort diplômé, en 1925, avec grande distinction. Son professeur l’ayant entendu chanter, il l’encourage à développer son talent pour l’art vocal auprès de grands maîtres comme Victor Brault, de la Canadian Opera Company, Arthur Laurendeau, maître de chapelle à la basilique de Montréal et Dom Georges Mercure, de Saint-Benoît du Lac. Cette formation se poursuivra jusqu’en 1943.Encouragé par Victor Brault, le baryton fait une première apparition publique au Lowes, en 1931, aux côtés de Lionel Donais et des chanteurs du Metropolitan Opera de New-York dans l’opérette Roméo et Juliette, de Charles Gounod. Quelques mois plus tard, il donne un récital au poste CKAC mais, peu sûr de lui, il préfère se retirer quelques années pour perfectionner son art. En 1934, il fait la rencontre de Paul-Émile Corbeil qui le prend dans son quatuor vocal, les Grenadiers Impériaux. Albert Viau entreprend alors une carrière radiophonique d’une vingtaine d’années, entrecoupée de tournées au Canada et en Nouvelle-Angleterre. La renommée du chanteur vient principalement de sa participation régulière comme soliste aux émissions Le Réveil rural et Le quart d’heure de la Bonne chanson. Sa collaboration à l’œuvre de l’abbé Charles-Émile Gadbois l’amène aussi à enregistrer, seul ou avec François Brunet et Jules Jacob, une centaine de titres sur étiquette Bluebird, accompagné, la plupart du temps, par le pianiste Roland Van de Goor.

Parallèlement à sa carrière de chanteur, Viau traduit, arrange et compose, de 1948 à 1971, quelque 1500 annonces publicitaires pour la radio et la télévision, tout en dirigeant plusieurs ensembles vocaux – les Bouts-en-train, les Harmonistes, le Quatuor 1900 – et des chorales mixtes – les Chanteurs Modernes, les Ménestrels Laurentiens.

Dès son entrée sur la scène professionnelle, Albert Viau est préoccupé par la formation des chanteurs et offre des cours privés de chant dans ses studios de Montréal et de Ville Saint-Laurent. Alors que sa carrière commence à décliner, cet intérêt pour la pédagogie lui permet, en 1965, de devenir professeur de musique à la Commission des écoles catholiques de Montréal. Il occupera ce poste jusqu’à sa retraite définitive du monde de la musique, en 1986. Avec son décès, survenu le 27 juin 2001, c’est l’interprète de la chanson thème du Chapelet en famille qui disparaît.

Le fonds d’archives du chanteur Albert Viau, conservé à la Société d’histoire de la Haute-Yamaska, comprend une série complète des enregistrements, des partitions musicales et des arrangements de La Bonne chanson; des enregistrements inédits de pièces interprétées dans le cadre de l’émission Le Réveil rural; la plupart des partitions utilisée lors des concerts et des émissions de radio; des programmes de concerts et de tournées; des coupures de journaux; une collection des œuvres de Théodore Botrel et les arrangements de musique sacrée pour chorale du temps que Viau était maître de chapelle à la paroisse Saint-Sixte, de Ville Saint-Laurent.

J’avais 21 ans quand je l’ai connu pour la première fois. Je ne savais pas beaucoup de choses sur lui.

41 ans plus tard, je me dis que j’aurais bien aimé en savoir plus sur lui… et ses ancêtres.

Dans mes recherches, j’ai appris qu’il avait déjà enregistré la chanson suivante.

Mon arrière-grand-père Édouard Métayer la chantait à ses petits enfants… en pleurant… pour oublier ses cheveux blancs. C’est ma grande cousine Thérèse qui me l’avait dit.

1869-1928

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Parlant de cabane à sucre, je vous y amène la semaine prochaine avec Marie et la famille Alarie…

En caravane, allons à la cabane…