Méchante relâche

La photo d’hier serait une vue de la 2e Avenue…

C’est une lectrice qui m’a mis au parfum.

Et puis moi qui l’avait envoyée à Marc Daigneault qui a rénové la belle maison sur la 3e Avenue.


En tout cas, ça c’est un train qui est à la gare…

C’est sûr et certain…

J’ai déjà entendu dire que ce serait la photo du premier train…

J’en doute, car le premier train a roulé en 1877 je crois.

Parlant de rouler… Il n’y a pas juste le train qui roulait à Ste-Anne.

J’ai entendu dire que des gens de Ste-Anne s’étaient fait rouler par le financement aussi.

Mais ça c’est une autre histoire.

Pour la controverse 3e Avenue et 2e Avenue, Google Maps a la réponse…

2e Avenue

L’ancêtre de beaucoup de monde à Sainte-Anne-des-Plaines: Jacob Jordan

Vous connaissiez Jacob Jordan?

Moi juste un petit peu.

Quand j’ai vu cette photo, j’ai été intrigué par le beau sourire de cette petite fille…, et je me suis mis à la recherche de ses ancêtres.

Je suis la fière descendante de Jacob Jordan…

Jacob Jordan est son ancêtre direct.

Qui est-elle? Et qui est ce vicaire…?

Je vous dirai ça une prochaine fois.

Qui est Jacob Jordan?

Lisez ce qui suit…

Jacob Jordan, seigneur de Terrebonne, marchand, seigneur et député à la chambre d’Assemblée, né en Angleterre le 19 septembre 1741. Il épousa à Montréal, le 21 novembre 1767, Ann  Livingston qui donna naissance à dix enfants au moins et, en secondes noces, le 2 novembre 1792, à Montréal, Marie-Anne Raby, et ils eurent un fils ; décédé à Saint-Louis-de-Terrebonne (Terrebonne, Québec) le 23 février 1796.

Quand survint la guerre en 1775, Jordan put prendre d’autres affaires à son compte. Il obtint le contrat d’approvisionnement en bois de chauffage de la garnison de Montréal. Grâce à un autre contrat, il fournit les chevaux et les voitures nécessaires à l’expédition de John Burgoyne, mais, dans ce cas, le gouvernement se montra lent à faire les arrangements et négligent le temps venu de payer. Le 5 juillet 1776, Jordan était nommé trésorier-payeur général adjoint et, la même année, le fils de Drummond succéda à son père à la fois comme trésorier-payeur général adjoint et commissaire général adjoint. Jordan et John Drummond étaient également, à cette époque, agents de  la compagnie Harley and Drummond, de Londres, qui détenait alors le contrat de fourniture du numéraire pour la solde des militaires et les dépenses de l’armée. Prévenus, au printemps de 1779, du « prix stupéfiant du blé et de la farine dans d’autres parties de l’Amérique », ils se hâtèrent, avec plusieurs autres gros marchands, d’acheter du blé avant l’expiration de l’embargo sur l’exportation le 1er août. Ils accaparèrent la récolte de blé du Richelieu et furent en grande partie responsables de la hausse du prix de vente aux particuliers, qui doubla. Pour leurs achats de blé, Jordan et Drummond avaient apparemment employé £15 000 de fonds publics provenant du numéraire destiné à l’armée. Harley and Drummond les démit rapidement de leurs fonctions d’agents, mais ils conservèrent leurs postes officiels et, probablement, les profits réalisés dans l’affaire des blés. Trois ans plus tard, le gouvernement chargea Jordan d’achats de blé, en grandes quantités

La guerre finie, Jordan continua d’étendre ses entreprises personnelles. En 1784, il s’assura la propriété des moulins de Terrebonne, en achetant cette seigneurie de Pierre-Paul Margane de Lavaltrie. En 1788, ces moulins étaient, semble-t-il, au deuxième rang, quant à la production, au Canada, et la seigneurie était « renommée pour son étonnante production de blé ». Dans les années 1790, Jordan établit Samuel Birnie, son commis depuis au moins 1778, dans une affaire « très avantageuse » de boulangerie à Montréal, et, en 1792, il était l’associé de Birnie dans une manufacture de tabac, également à Montréal. Principal commanditaire canadien de la Montreal Distilling Company, Jordan avait envoyé Birnie acheter de la mélasse dans les Caraïbes en 1785. Cette combinaison de produits – rhum, tabac et biscuits – paraît avoir été réalisée en vue du vaste marché de la traite des fourrures. De 1791 à 1794, Jordan mit directement, pour la première fois, ses fonds à la disposition d’une compagnie de traite des fourrures, laquelle tentait de faire une percée dans le Nord-Ouest, alors que le Sud-Ouest était en train de se fermer aux Canadiens. Les associés connus de cette compagnie étaient le neveu de Jordan, William Oldham, et John Howard, fils d’un vétéran de la traite, Joseph Howard. Jordan acheta aussi des fourrures d’autres fournisseurs, et en particulier d’un trafiquant de Nipigon, Gabriel Cotté. Un courtier de Londres, John Brickwood, récemment éconduit par la North West Company, endossa financièrement Jordan et lui promit peut-être un solide appui. Une deuxième association, en 1792, la Jordan, Forsyth and Company, représente peut-être, elle aussi, une alliance avec d’autres trafiquants de fourrures mis de côté, Alexander Ellice et ses associés. On tenta également de gagner Peter Pond et Alexander Henry, l’aîné, à ce mouvement d’opposition à la North West Company

Mais presque toutes les entreprises de Jordan allaient rencontrer des difficultés. En ses dernières années, il lui manquait la disponibilité des fonds que lui avaient assurée ses anciennes fonctions de banquier. Le marché du blé fut généralement aléatoire de 1783 à 1793. En 1788, Jordan dut poursuivre la distillerie pour recouvrer les avances considérables qu’il lui avait consenties. Six ans plus tard, la boulangerie brûlait. La Révolution française perturba le marché des fourrures en Europe, causant bon nombre de faillites et donnant le coup de grâce à Jordan, qui perdit £18 000 sur les fourrures expédiées en 1793. Ses misères furent accrues du fait de sa mauvaise santé et de ses réflexions amères sur les fausses promesses de Brickwood, semble-t-il, qu’il qualifia de « vile tromperie (pour ne pas dire plus) ». La notice nécrologique qu’on lui consacra laisse croire, cependant, que Jordan supporta ses difficultés avec dignité.

De 1792 à 1796, Jordan fut, à la chambre d’Assemblée, député du comté d’Effingham, au Bas-Canada. On songea à lui, à un moment donné, pour le poste d’orateur (président) de la chambre.

A. J. H. Richardson

Intéressant non…

J’ai trouvé ce site qui parle de Jacob Jordan Junior…

Cliquez

Intéressant non…

Et dire que Jacob Jordan est l’ancêtre direct de cette petite fille et de plusieurs autres personnes de Sainte-Anne-des-Plaines, mais il est aussi l’ancêtre de plein d’autre monde ailleurs qu’à Sainte-Anne-des-Plaines.

Vous aimeriez en savoir plus n’est-ce pas?

L’histoire c’est tellement passionnant!

Tenez, je vous offre une petite visite guidée du lieu de cet ancêtre en attendant…

Cliquez ici

L’ancêtre Labatt de la semaine: Guillaume Couture et Nicolas Gendron

Guillaume Couture est l’ancêtre de John Seymour, alias Jean-Baptiste Couture, celui qui a marié Sophie Gauthier, la soeur de Rose Gauthier, alias Larosae Gotié.

Guillaume Couture

Je n’ai pu résister à la tentation en lisant le courriel de Michel Lauzon…

Salut Pierre

Au baptême de Sophie Couture (fille de Jean-Baptiste Couture et de Sophie Gauthier) le 13 février 1850, Coteau-du-Lac (St-Ignace ), l’enfant est âgé de 4 semaines. Et il est mentionné que le père est journalier de la rivière à la Truite. Ce serait au Nouveau-Brunswick…, mais y a-t-il un autre endroit qui porterait ce nom?

Y a-t-il une rivière à la Truite en Ontario? Souvent ces gars travaillaient aussi pour des compagnies de bois… Et Zéphirin Morel, je crois, a aussi fait ce genre de travail…

Souvent quand quelqu’un se trouve à un endroit, il y a aussi d’autres membres de cette famille….

À la prochaine

Michel

Que de questions…

Il existe une rivière à la Truite près de Huntingdon, la ville du maire Stéphane Gendron.


Nicolas Gendron

C’est sûrement là que travaillait Jean-Baptiste Couture en 1850 quand sa petite Sophie est née.

Jean-Baptiste Couture s’est exilé aux États-Unis comme 900000 autres Canadiens-français. On retrouve donc plusieurs descendants de Guillaume Couture au Michigan qui l’ignorent.

Entre autres, les descendants du fils de Jean-Baptiste, Albert D. Seymour.

Albert D. Seymour est né vers 1855 et est décédé le 22 février 1920 à Grand Ledge, dans le comté d’Eaton au Michigan.

Il avait marié Laura Cramer le 3 juillet 1883 à Mt Pleasant, dans le comté d’Isabella au Michigan. Laura s’est remariée le 11 juillet 1920 avec George P. Bartlett.

Le couple Couture-Cramer eurent au moins huit enfants.

Floyd M. Seymour

Mary Lavine Seymour

Lloyd M. Seymour

Clarence L. Seymour

Albert D. Seymour

Viva Seymour

George W. Seymour

Fred B. Seymour

Viva s’est mariée avec George H. Roop le 8 juin 1918 à Mason dans le comté d’Ingham au Michigan.

Comme je le disais lundi…


This will never stop…

L’ancêtre Bud Light de la semaine: Jean Quenneville

Vous devez bien rire…


Les preneurs aux livres de Las Vegas avaient coté ça à 5 contre 2 que je n’allais pas tenir ma promesse…

Comme un ivrogne, je ne sais pas tenir une promesse.

Comme un ivrogne, j’ai toujours une bonne excuse.

Je ne bois pas, mais j’écris beaucoup.

C’est la même chose.

Qui est donc ce Jean Quenneville pour que je ne tienne pas ma promesse ?

Un autre ancêtre direct…!

Sa fille Marie-Anne a marié Paul Lauzon, le fils de Gilles Lauzon, le chaudronnier.

Le couple Lauzon-Quenneville sont les ancêtres directs d’Élise Chartrand dont l’arrière-arrière-grand-mère est leur fille Catherine Lauzon.

Il ne dit pas tout…
Il vous cache des choses sur moi…

J’ai trouvé le texte qui suit sur Internet il y a deux ans quand j’avais fait la rencontre virtuelle de Linda Goodrich qui demeure en Australie. Elle avait des Quesnel dans son arbre.

Elle avait été adoptée et elle s’était fait un site de généalogie sur ses ancêtres Quenneville.

Linda et sa mère biologique

Cliquez ici…

Voici le texte.

Jean Quenneville, notre premier ancêtre au Canada et celui des familles Quenneville, Quesneville, Queneville, Quenville et Kenville, était originaire de St-Nicolas de Rouen, de la province de Normandie, France.

Jean Quenneville émigra de France au Canada vers l’année 1672, à l’âge de 19 ans. La première trace officielle qu’on en trouve est dans les registres de Notre-Dame de Montréal, à la date du 12 février 1674; c’est son acte de mariage avec Denise Marie âgée de 20 ans. Jean et son épouse s’ établirent à Montréal. Outre son métier de Maitre-Tailleur, qu’il dut exercer à l’occasion, Jean se fit comme tous les colons de cette époque, cultivateur. Un recensement fait en 1681 nous le rapporte établi sur une ferme dans le fief Verdun. Le recensement mentionne en outre qu’ils ont deux arpents de défriches sur leur ferme et que Jean possède un fusil pour la défense de la colonie.

Jean Quenneville était en outre chantre et bedeau à la paroisse de Notre-Dame de Montréal. Il conserva ce poste jusqu’à sa mort. Ce fut son frère Jean-Baptiste qui le remplaça dans cette fonction. Dès le mois de juillet 1681 Jean Quenneville se fit immatriculer huissier pour le bailliage de Montréal; il continua de remplir ces fonctions jusqu’à sa mort le 23 août 1701.

Les huissiers à cette époque avaient un autre rôle qu’aujourd’hui; ils faisaient également la sommation des tribunaux, ce que font aujourd’hui les notaires, et aussi les significations des pièces de procédures que font les simples huissiers.
Tout en continuant de pratiquer comme huissier, Jean devint geôlier et concierge de la prison en 1690, poste qu’il garda jusqu’à quelques mois avant sa mort.

Il remplit en outre les fonctions de greffier intérimaire aux séances du 26 novembre 1686, du 4 octobre 1687, et du 4 juillet 1692.

À cette époque les juges s’absentaient assez fréquemment et se faisaient remplacer. Jean Quenneville remplaça le juge à trois reprises différentes; en 1691, 1692, 1695.

Jean Quenneville laissait après lui quatre fils qui devinrent chefs de nombres familles. L’un d’eux s’ établit à Longueuil, et ses descendants se retrouvent à Longueuil, Chambly et les environs; les trois autres s’ établirent dans la région de St Laurent et du Sault-au-Récollet, ou leurs descendants se multiplieront débordant plus tard dans l’Ile Jésus, dans les paroisses de St-Martin et St-Vincent-de-Paul.

La semaine dernière, un autre descendant Quenneville s’est manifesté.

Monsieur Laplante m’avait envoyé un courriel pour me demander mon aide avec les Quenneville, et j’ai eu comme un flash.


C’est en fouillant dans mes archives que j’ai découvert une photo de la mère de monsieur Laplante sur le site de Linda Goodrich,

1906

Linda avait écrit cette vignette…

This is a picture of my Great Grandfather Olivier Quenneville with his third wife Lea LeBlanc sitting in the back row. The children in their age range I think are: Back row: Nelson, Marie Louise, Lea (in the nuns habit) and Albert standing behind Olivier. Next row: Marie Berthe, Euphemie, Rose, Analda and Philias. Seated in chairs Thomas with twins Ernest and Emile standing in front, Hector in the other chair. On steps are Lucien in front, Fabiola and Paul sitting on step.

 

J’ai fait un petit montage pour me démêler tout ça…

Sa mère serait cette personne selon Linda…

Euphémie Quenneville

Euphémie maria Arthur Laplante le 17 août 1908 en l’église Ste-Euphémie à Casselman dans le comté de Russell en Ontario.

Voilà donc mon tout dernier article sur l’ancêtre Bud Light de la semaine…

Vous pouvez me croire…

Promis, juré, craché… À moins que monsieur Laplante me demande de l’aide pour ses ancêtres Laplante…

Pierre Gauthier dit Saguingoira, l’ancêtre de Larosae Gotié

Cliquez ici…

Joseph Girard est un descendant de Pierre Gauthier dit Saguingoira.

Michel Lauzon a trouvé le baptistère de Joseph Girard!

Un fin limier…

Si je peux mettre la main sur cet acte de mariage d’Edwidge Neveu maintenant… (Sherlock Lauzon)

12 avril 1834

Ce n’est pas clair clair, mais c’est daté du 12 avril 1834 en la paroisse St-Ignace à Coteau-du-Lac.

Michel m’a écrit ceci…

Salut Pierre

J’ai trouvé la date de naissances de Joseph Girard, fils de Joseph Girard et Marie-Rose Gauthier.
Il est né le 12 avril  1834 à Coteau-du-Lac ( St-Ignace ). Je vous envoie le registre. Tu remarqueras que le curé semble avoir oublié d’écrire le… quatre… après le trente… mais au registre suivant, l’année 1834 est inscrite…

Marie-Rose Gauthier avait aussi une sœur nommée Sophie. Celle-ci épouse Jean-Baptiste Couture le 17 novembre 1845 à la basilique Notre-Dame de Montréal.

Ils demeurent à Coteau-du-Lac puis déménage aux États-Unis… Ils semblent avoir fait leurs vies dans l’état de New-York… Jean-Baptiste Couture devient John Seymour… et Gauthier semble devenir… Gokey.

Si je trouve autre chose, je te ferai parvenir…

Amuse-toi bien…
À la prochaine

Michel Lauzon

On tient donc enfin notre homme et les ancêtres de sa mère Rose Gauthier, la fameuse Larosae Gotié.

Une belle aventure qui se termine… du moins je pense, à moins que des descendants de John Seymour et Sophie Gokey découvrent mon blogue.

En passant, j’ai trouvé deux fils de Sophie Gauthier : Adolphes D. Seymour et Albert D. Seymour…

This will never stop…

Et Michel a trouvé une fille… Sophie Couture né en 1850…


La coulée Grou

Cliquez ici… pour en savoir plus sur votre ancêtre Jean Grou…

On découvre tellement de choses quand on fait de la généalogie.

Tec Cornelius Aubrenan, l’ancêtre de ma femme, avait aussi été capturé par les Iroquois, mais ceux-ci l’avait libéré…!

Quelle veine pour lui et tous ses descendants Aubry dit Tec!

J’en avais déjà parlé sur mon ancien blogue.

Vous voyez tout ce qu’on peut trouver quand on se met à chercher ses ancêtres comme mon arrière-arrière-grand-mère Cordélia Monette, la mère d’Angélina Renaud, la mère de Juliette Métayer, la mère de mon père Léo Lagacé Junior…

Vous le suivez j’espère…

C’est comme Jean-François Groulx, un autre descendant de Delphis…

Cliquez ici…

Des fois je me dis que Jean-François devrait venir faire un spectacle dans l’église…

Ça serait winner…

Du moins je pense.

L’ancêtre Labatt de la semaine: Noël Morin

J’ai une descendante de Noël Morin qui trouve mes articles intéressants.

Intéressant…

Ça m’a donné une idée pour mon ancêtre Labatt de la semaine.

Noël Morin

 

Ça fait beaucoup de bien de connaître ses racines.

On se sent moins seul à condition de ne pas trop exagérer par contre, et à condition de ne pas trop se fier sur tout ce qu’on voit sur Internet comme Georges de Quesnel…

J’ai trouvé ça sur… Internet.

Ça m’a l’air pas mal sérieux…

Noël Morin

Le patronyme Morin ou Maurin peut signifier "brun de peau comme un Maure". Depuis longtemps, une famille Morini, d’origine italienne, avait fait souche dans la région où naquit Noël Morin. Les Morin descendent peut-être des Morini.

Durant le Régime français, au moins seize immigrants portant le nom de famille Morin apparaissent dans nos registres canadiens: d’abord un prêtre, un boulanger, un colon, trois soldats et un malouin qui décède à l’Hôtel-Dieu de Québec le 4 septembre 1727.

Dans la région de Montmagny, le Frère Éloi-Gérard Talbot, Mariste, chercheur infatigable, a trouvé des descendants de cinq souches Morin différentes: Pierre Morin-Boucher, l’Acadien, mon ancêtre; Noël Morin, charron, dont il sera question; Robert Morin, bedeau de Sainte-Anne-de-la Pocatière, d’origine inconnue, époux de Françoise Migier-Lagacé; le poitevin André Morin, mari de Marguerite Moreau, épousée le 26 août 1670 à Québec; enfin Jacques Morin, de Saint-Étienne de Bréloy, époux de Hilaire Guery.

Ont également fait souche l’Angevin Jacques Morin, le Poitevin Charles, le breton Pierre qui épousa Marie-Madeleine Lépinay le 22 février 1694 à Beauport, Moïse Morin-Chenevert, père de famille et soldat etc.

Voici Noël Morin, le premier de ce nom à s’être marié au pays et à avoir fait souche.

De la Brie

Noël Morin naquit vers 1609, en Brie, région du Bassin parisien. La ville de Brie-Comte-Robert, aujourd’hui arrondissement de Melun, département de Seine-et-Marne, réclame l’honneur d’avoir possédé parmi ses fils l’ancêtre canadien Morin. Noël reçut le baptême à l’église consacrée à Saint-Etienne et construite en partie au XIIIème siècle. Du temps de Noël comme aujourd’hui, la Brie possédait un évêque avec siège épiscopal à Meaux.

Nous connaissons à peu près rien de la vie du fils de Claude Morin, en France. Le garçon apprit à écrire son nom, à compter et à fabriquer des roues et des voitures. Avait-il pratiqué son métier avec son père? Aucun moyen de le savoir. Lorsque Noël Morin vint en Nouvelle-France, sa mère Jeanne Moreau était morte.

Québec

Noël Morin arriva à Québec on ne sait quand ni comment. Il fit sa première apparition officielle dans notre histoire chez le notaire Martial Piraude, mardi le 27 décembre 1639. Tous les gros bonnets de la capitale s’étaient donné rendez-vous pour célébrer la signature du contrat de mariage de Noël, de Jean Bourdon à Jean Joliet en passant par Robert Giffard, Guillaume et Louis Couillard, l’abbé Jean Lesueur, sans oublier les grandes dames.
Pourquoi une telle solennité? La future épouse n’était autre qu’Hélène Desportes, fille de Pierre et de Françoise Langlois, nièce d’Abraham Martin. Hélène, premier enfant blanc né au pays, avait été baptisée à Québec le 7 juillet 1620, selon René Jetté. Passée en France avec ses parents en 1629, elle revint au Canada en 1634. Guillaume Hébert, fils de Louis et de Marie Rollet, mari d’Hélène Desportes depuis le 1er octobre 1634, était mort à Québec le 23 septembre 1639, laissant à sa femme trois enfants dont deux survivants: Joseph et Françoise.

Noël Morin donna à sa femme un douaire de 200 livres garanti par "une maison située à Brie-Comte-Robert où pend pour enseigne le cheval bleu, paroisse de St-Etienne, en la rue des Fontaines, proche la porte de la ville, que le dit futur époux a eu de la succession de sa mère". Noël n’était donc pas un va-nu-pieds. De son côté, Hélène apporta à la communauté familiale en formation la jouissance d’une maison située près de l’église Notre-Dame, de 2 arpents de terre proche du Mont-Carmel et d’un jardin de 40 perches attenant à la dite maison.

Lundi 9 janvier 1640, le jésuite Nicolas Adam bénit cette union devant les témoins Nicolas Pivert et Robert Giffard, chirurgien et seigneur en la Nouvelle-France.
Les 40 perches en superficie, qui se trouvaient au nord du magasin des Cent-Associées en la haute ville, furent concédées officiellement au couple Morin, le 4 septembre 1640.
Hélène continua d’être mère et épouse dans sa maison de 24 pieds sur 18. Noël demeura là également, semble t’il, jusqu’en 1645, tout en exerçant son métier de charron.

Côte Sainte-Geneviève

Noël Morin, le 21 janvier 1641, apparaît comme charron de l’habitation. Le charron Morin voulait-il plus de liberté et d’espace? Manquait-il de roues à réparer? Le 26 avril 1645, le gouverneur Montmagny lui concédait 50 arpents de terre à la côte Sainte-Geneviève pour le prix de 90 livres. C’est là qu’il transportera ses pénates. En l’espace de 20 ans, il y fera construire "trois corps de logis, dont deux avaient une chambre à feu chacune, cave et grenier, le troisième servant de boutique et grenier dessus, avec une grange et deux arpents et demi-clos de pieux et servant de cour". Il semble bien que le déménagement au coteau Sainte-Geneviève s’effectua avant le 9 septembre 1648, jour où Jean Guyon et Michel Leneuf allèrent examiner la première maison Morin et son emplacement situés sur le nez du Cap-aux-Diamants. La Fabrique de Québec achètera le tout, en versant la somme de 800 livres.

A la même époque, Morin demande à l’engageur Noël Bélanger de lui trouver un homme, en France. Le 4 juin 1649, à La Rochelle, Pierre Paillereau, laboureur de Villedoux, canton de Marans, s’engagea pour le compte de Noël Morin, habitant de Québec. Le 6 février 1650, Antoine Rouillard et Thomas Touchet promettaient de construire sur la terre de Noël Morin la charpente d’une maison "laquelle aura trente pieds de longueur et vingt pieds de large… six pieds soub poultre". Noël déboursera 250 livres pour l’exécution de ce travail, en plus des 20 minots de pois à donner aux deux charpentiers.

Les enfants, Hélène et Noël avaient fixé leur demeure à la côte Sainte-Geneviève et pour longtemps.

Seigneur de Saint-Luc

Le chef de famille Morin était un homme de responsabilités et de jugement. En 1652, Marie d’Abancourt, veuve de Jean Joliet, fit appel à ses services pour évaluer les outils de charron laissés chez Jean Bourdon.

Jean de Lauzon, gouverneur de la Nouvelle-France, concédait à Noël Morin, le 15 novembre 1653, un quart de lieue de terre de front sur une lieue de profondeur à commencer à un arpent au-dessous de la rivière La Caille et remontant le Saint-Laurent du côté sud. L’Ile-aux-Oies était englobée dans cette concession. Le seigneur Morin devenait ainsi propriétaire d’une portion de la seigneurie de la Rivière-du-Sud, aujourd’hui comprise dans la ville de Montmagny.

Cette acquisition à titre de fief comportait des droits et des devoirs. Le récipiendaire devait rendre foi et hommage à la Compagnie des Indes Occidentales. Noël appela son domaine Saint-Luc. Lui-même portera désormais le titre de sieur de Saint-Luc. Pourquoi cet évangéliste plutôt qu’un autre? Je l’ignore. Le seigneur et la seigneuresse avaient-ils l’intention de quitter Québec, ville où leurs enfants grandissants pouvaient être éduqués à bon compte? Certainement pas. Ce bien tombé du Ciel sera divisé plus tard entre les fils, la parenté, le gendre Guillaume Fournier, comme nous le verrons plus loin.

Quinze ans de progrès

Les années couvrant la période de 1653 à 1668 furent marquées au coin du progrès, de l’expansion, et pour les enfants et pour les parents Morin.

Noël et Hélène, le 17 mai 1655, obtinrent la concession d’un banc de la Fabrique de Québec, côté du nord, dans la nef, près de celui de Charles Sevestre. En retour, la Fabrique reçut les deux arpents de terre que les Morin possédaient, aujourd’hui terrain de la Citadelle de Québec. Dès le 4 juillet suivant, on précisa les conditions du marché. Les deux arpents valaient 180 livres. De cette somme, 100 livres serviront à défrayer la pension du fils Germain, élève au Séminaire.

Louis Sédilot et Noël Morin, le 5 juin 1658, s’engagèrent à construire chacun la moitié d’une belle clôture de ligne entre leur propriété de Saint-Geneviève. Cependant, Sédilot retarda l’exécution de sa promesse pendant plus de 4 ans.

Guillaume Fournier avait épousé Françoise Hébert, belle-fille de Noël Morin, le 20 novembre 1651. Le 12 septembre 1663, Guillaume se faisait donner une quittance pour les 1000 livres tournois, qu’il avait fournies aux Morin en l’espace de 10 ans, et cela sans préjudice des droits de succession possédés par son épouse.

A la même époque, par l’entremise de son père, Nicolas Morin avait obtenu une concession des jésuites à Sillery. Celui-ci décédera quelques années plus tard. Puis, le 3 août 1664, le seigneur de Saint-Luc assista à l’élection du syndic Claude Charron.

Les bras de l’ancêtre tombaient de fatigue. Le 23 mai 1666, il concéda 30 arpents de terre à Jean Pannier, pour le prix et somme de 60 livres. L’acheteur retourna probablement en France. Jean Poitras le 2 août du même été, achetait l’autre moitié. Au recensement 1666, Marie-Charlotte Poitiers, veuve de Joseph Hébert, tuée par les Iroquois en 1661, vit sous le toit de sa belle-mère Hélène Desportes. Et Jean Ballié gagne son pain comme domestique engagé de Noël. L’année suivante, Jean travaillait encore pour le compte de Morin. De plus, Zacharie Jolliet, 17 ans, apprenait son métier de charron avec son maître Noël Morin. La ferme possède alors 40 arpents en culture et 12 têtes de bétail. Depuis le 20 juin 1667, on a dressé un procès-verbal au sujet du chemin qui se rend à Sainte-Geneviève. Il était temps de l’améliorer.

Situation des dernières années

En 1668, les dés étaient jetés. L’habitation de la route Saint-Michel, obtenue des pères jésuites le 24 février 1663 dans la seigneurie de Sillery, 2 arpents de front sur 25, attribuée d’abord à Nicolas, passait définitivement à son frère Jean-Baptiste, sieur de Rochebelle. La ferme valait 450 livres. Nicolas avait une dette de 75 livres. Jean-Baptiste accepta cette terre pour 375 livres, valeur d’héritage. Le même jour, 25 février 1668, Noël Morin nomme Rochebelle son procureur ou administrateur.

Noël Morin, en 1664, avait été élu tuteur de Charles-Amador Martin, fils d’Abraham. Le 16 avril 1669, il signe une quittance aux Ursulines de Québec pour une somme de 240 livres, portion d’héritage en faveur de son protégé, qui sera ordonné prêtre le 14 mars 1671.

C’est le 4 mai 1670 seulement que nous apprenons que la partie de terre vendue à Pannier fut rachetée pour la somme de 90 livres par Charles Aubert, sieur de La Chesnay.

Au début de 1671, le 4 janvier, Hélène et Noël précisent leurs intentions: tous leurs biens meubles et immeubles au jour de leur décès seront partagés entre leurs fils Charles et Alphonse, à condition qu’ils les entretiennent dès maintenant et jusqu’à leur mort. De plus, les fils donneront à leur sœur Marie-Madeleine 300 livres, lorsqu’elle se mariera. Puis, le 12 novembre suivant, le sieur de Saint-Luc rend foi et hommage à Louis Couillard, sieur de L’Espinay.

Le maître charron, 64 ans, ne se résigne pas facilement à chômer. Le 15 juin 1673, il accepte de "faire et parfaire" 24 montures de canon et d’en fournir le bois nécessaire. Je connais, dit-il, ces canons de la haute et basse ville. Charles Legardeur, premier conseiller du roi et commandant du Château Saint-Louis, promet de rémunérer ce travail de confiance en donnant à l’ancêtre Morin 40 livres la monture, c’est-à-dire 960 livres.

Noël Morin et Louis Bossé, le 30 octobre 1674, s’entendent à l’amiable. Boss, avait obtenu une habitation à Montmagny. Sans nous expliquer les causes exactes de ce litige, Boss remet sa terre à son seigneur Morin et exige même une compensation de 60 livres. L’on sait qu’entre 1672 et 1676, le fief de Saint-Luc fut morcelé au profit de Guillaume Fournier, Jean Proulx, Alphonse Morin, Pierre Jolliet, Jean Ballié, Michel Isabel, David Corbin, Charles Bazire et Jean Rollandeau.

Les choses en étaient ainsi lorsque la généreuse et brillante Hélène Desportes, épouse fidèle, mère dépareillée et sage-femme appréciée, s’éteignit au coteau Sainte-Geneviève, à la Saint-Jean 1675. Hélas! son acte de sépulture n’est pas inscrit dans le registre de Québec. Mais son nom y paraît plus de 20 fois comme marraine.

La Morinerie

La troisième génération Morin atteignit le nombre de 56 sujets. Tous les enfants de Noël et Hélène naquirent à Québec, où ils furent baptisés entre 1641 et 1656. Ce sont Agnès, Germain, Louise, Nicolas, Jean-Baptiste, Marguerite, Hélène, Marie, Alphonse, Noël, Charles et Marie-Madeleine. Marguerite décéda au berceau. Hélène et 2 garçons moururent durant leur adolescence. Nicolas, lui, avait 23 ans lorsqu’il dut démissionner devant la vie.

Nicolas Gaudry et Ignace Bonhomme, Charles Cloutier, Charles Rageot, notaire, devinrent les maris d’Agnès, de Louise et de Marie-Madeleine, Jean-Baptiste épousa Catherine Belleau; Alphonse, Marie-Madeleine Normand et Angélique Destroismaisons. Ce dernier mourut à Montmagny et fut le seul avec ses 15 enfants à propager le patronyme Morin et Valcourt, une fraction de la grande morinerie canadienne d’aujourd’hui. Quant à Jean-Baptiste, il fit même parti du Conseil Souverain de la Nouvelle-France.

Les deux gloires de cette famille fondatrice Morin sont Germain et Marie. Germain, baptisé le 15 janvier 1642, fréquenta le Petit Séminaire de Québec et reçut le premier l’onction sacerdotale comme enfant du pays, le 29 septembre 1665. D’abord secrétaire de Mgr de Laval, il desservit comme missionnaire et curé plusieurs paroisses dont Château-Richer et Sainte-Anne-de-Beaupré. Il s’éteignit à l’Hôtel-Dieu de Québec, le 20 août 1702.

Marie Morin, filleule de Louis d’Ailleboust, sieur de Coulonges, à l’âge de 13 ans et à la demande de l’évêque de Québec, entra chez les Hospitalières venues de la Flèche à Ville-Marie. Elle fut la première canadienne à prendre le saint habit à Montréal en 1663. Plus tard, Sœur Morin devint supérieure de son couvent. A l’intention des sœurs Hospitalières de Saint-Joseph de France, elle rédigea les Annales de l’Hôtel-Dieu de Montréal, trésor précieux pour comprendre l’histoire. Cette femme héroïque entra dans la gloire le 8 avril 1730.

Si les enfants Morin ont pu faire leur marque dans la société d’alors, c’est parce qu’ils avaient étudié chez les Ursulines ou chez les Jésuites.

Le 30 octobre 1675, après la mort d’Hélène Desportes, le fils Jean-Baptiste s’engagea à soutenir son vieux père à condition que celui-ci lui verse la somme de 1500 livres et la moitié des revenus du fief de Saint-Luc. Le jour suivant, tous les membres de la famille consentirent à vendre à Charles Bazire la totalité de la propriété de Sainte-Geneviève pour la somme de 3000 livres.

Noël Morin, probablement en visite chez son fils Alphonse, mourut à Saint-Pierre-du-Sud le 10 février 1680, en plein hiver. Le corps du défunt fut mis en terre ou dans un petit charnier, à Saint-Thomas. On célébra les funérailles 5 jours plus tard, à Québec. Alphonse et Jean-Baptiste, Gilles Rageot signèrent le registre de Notre-Dame.

Nos ancêtres furent les architectes de la construction de notre peuple. Nous en sommes les maçons. Suivons les plans.

Ces renseignements sont tirés de la Collection Généalogique de Saint-Anne-de-Beaupré.

François Grimard, Chicoutimi, QC

Intéressant…

On sent plein fierté dans ce texte.

Parlant de fierté, si vous savez lire l’anglais, allez sur ce site…

Voici une présentation de l’auteure :

A friend once asked why I study my family’s history. The simple truth is that I love my family very much and will miss those who have passed away until it’s my time to join them. To honor their memory in this way … keeping it alive for those who come after me … is such a small tribute to the happy years we shared together. My (only) regret is that I did not get "hooked" on genealogy in time to ask my grandparents all the questions I am chasing now. On the other hand, it’s like a good book, isn’t it? You turn each page slowly and savor every chapter because you don’t want the story to end!!!
Judi Heit

Elle s’est servie de la formule du blogue pour parler de son ancêtre…

Fort heureusement, elle a su se contrôler.

Trottoirs en bois…

Il fallait que j’écrive ce petit billet.

J’ai reçu ce commentaire hier sur mon blogue…

Bonjour,
Je suis le premier petit-enfant de Joseph Groulx et Maria Vezeau.

Je crois avoir des souvenirs des trottoirs de bois ou bien est-ce dans mon imagination?
Au début des années 1970, j’ai acheté le mobilier de la maison de Delphis et je vous assure que je lui porte une attention particulière.

J’en suis très fière!

Muriel Corbeil

J’ai trouvé les fameux trottoirs…

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Cliquez ici pour accéder à la fiche généalogique de Delphis Groulx.

Aussi, je vous ai fait un fond d’écran…

Cliquez sur l’image, puis bouton de souris à droite

 

Descendants de Delphis Groulx


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