L’ancêtre Bud Light de la semaine: Anne-Marie Phanzèque

On en apprend des choses fascinantes en faisant son arbre généalogique…

Nous aussi

Je vous avais déjà parlé de mon ancêtre d’origine allemande.

Source: http://www.freewebs.com/aleroux/hubertiileroux.htm

Elle est l’ancêtre de Julie Leroux…

Lisez ce qui suit… c’est long, mais..

C’est bien mieux qu’Occupation double…

Charlotte est la fille de Anne-Marie Phanzèque et d’Hubert Leroux…

Voici comment on se chamaille à Montréal, seulement quelque mois avant le sanglant massacre de Lachine.

Anne-Marie Vandzzeque, vers 1689, avait ouvert à Montréal, un débit de boisson, elle y recevait comme clientèle soldats, coureurs des bois, indiens. La fille de Anne-Marie, Anne-Charlotte bien qu’âgée de 14 ans et déjà mariée au menuisier Michel Leblond, le quitte et se réfugie chez sa mère.

Lorsque son mari se présente chez sa belle-mère pour reprendre sa femme, celle-ci n’est guère favorable à celui-ci puisque la belliqueuse belle-mère ne voulait pas que sa fille retourne auprès de son mari parce qu’il était selon elle un coquin et qu’il s’en repentirait.

Les rumeurs couraient déjà à cette époque que la Vandzzeque " vend vin " et que toutes sortes de personnes vont chez elle où il se commet bien des ivrogneries pendant le jour et presque toutes les nuits.

La belle-mère est finalement arrêtée et condamnée.

Le châtiment est-il salutaire?

Après ces évènements, Charlotte retourne avec son mari, mais quelque temps après on raconte sur l’Île de Montréal que la Charlotte fait l’étalage de ses charmes, soit en recevant chez elle et encore sans aucune pudeur sur la voie publique et à n’importe quel heure de la journée.

En mai 1695, celle-ci est condamnée pour "adultère et racolage" par le tribunal de Montréal.

Charlotte réussit toutefois à fuir avant l’exécution de sa sentence.

(Réf; Archives de la Ville de Montréal et du livre de R.L. Seguin, La vie libertine en Nouvelle-France Montréal.)

Ma petite cousine Jocelyne Nicol parle de mon ancêtre Anne-Marie Phanzèque sur son site Migrations…

Anne-Marie Phanzèque était une fille du roi.

On  dit qu’elle faisait partie de la haute société hambourgeoise… et que son père était capitaine de cavalerie.

J’ai même vu sur un site de généalogie My Heritage qu’elle aurait tenu une maison close…

Ma parole…

J’ai donc fouillé encore et j’ai trouvé ceci…

Anne-Marie Von Seck

Votre arrière-grand-mère, Anne-Marie Von Seck, dont le nom a aussi été francisé en Vanzaigue, Fannexeke, Phanzègue… est native de Hambourg, en Allemagne. Issu d’une famille noble, son père, Christian Von Seck, était capitaine de cavalerie dans les troupes impériales. Fille du roy, elle est arrivée en Nouvelle-France en 1673, à l’âge de 16 ans. Sa protectrice était la bienheureuse Marguerite Bourgeoys et Anne-Marie demeura à la métairie de la Pointe St-Charles. Au plaisir de découvrir cette ancêtre, succédèrent une déception et le désir d’en savoir plus.

En consultant la base de données du site Adhémar, du Groupe de recherches sur Montréal, du Centre canadien d’architecture (http://cca.qc.ca/adhemar/), j’apprends que mon ancêtre Anne-Marie a été une prostituée du 9 avril 1692 au 31 décembre 1704. Pas trop réjouissant d’apprendre cela, ne doutant pas une seconde de la véracité de ces informations chronologiques précises. Mais où avait-on pris ces renseignements? Faute d’espace, je m’en tiens à l’essentiel de mon travail de recherches. Je suis entré en contact avec Monsieur Léon Robichaud, l’un des responsables du groupe de recherches sur Montréal et webmaître du site internet Adhémar, dont les études consistaient à établir, à partir du XVIIe siècle, ce que j’appellerai, un index aux immeubles de nos ancêtres. Il m’a alors appris la source de ces informations : les archives judiciaires et notariales de Montréal. Il ajouta que l’on parlait d’Anne-Marie dans le livre de Robert-Lionel Séguin, « La vie libertine en Nouvelle-France au dix-septième siècle », dont je me suis empressé d’acheter une copie.

Finalement, grâce à son aimable collaboration, j’ai eu le plaisir de pouvoir consulter le dossier complet sur mon ancêtre Anne-Marie Von Seck, au Centre canadien d’architecture, à Montréal. J’ai fait une soixantaine de photocopies de documents intéressants, parmi lesquels une copie de l’acte de son second mariage le 15 mars 1682. Cela m’a permis de comprendre, je crois, ce qui s’est probablement passé dans sa vie.

D’ailleurs, voici un extrait du courriel que Monsieur Robichaud m’a envoyé le 3 octobre 1999 : « Anne-Marie Vanzègue n’aura certainement pas eu la vie facile. Selon les sources judiciaires et notariales que nous avons consultées, elle n’aurait pas été prostituée avant le décès d’Hubert Leroux, son premier mari. Il est à noter que son second mariage n’a pas été très heureux. Elle a obtenu une séparation de corps et de biens de Gabriel Cardinal (homme ivrogne et très violent – selon les documents judiciaires de l’époque), ce qui est alors une procédure peu courante (en 1693). Il serait possible d’écrire une biographie assez intéressante de votre ancêtre (voir même une minisérie télévisée)…» Fait à noter, son contrat de mariage avec Hubert, un marchand de fourrure et de pelleteries, fut signé en la maison des filles de la Congrégation de Notre-Dame où Anne-Marie était pensionnaire. On fait mention, dans ce contrat, de la présence de plusieurs personnes importantes de Ville-Marie, témoins au mariage.

Anne-Marie Von Seck était propriétaire, légataire de son premier mari, d’une maison en planches de bois, sur le lot 214, face et en biais de la Place D’Armes, qu’elle conserva après sa séparation en 1693. Je possède la copie d’un document notarié, daté de 1719, dans lequel Jean Cardinal, le fils unique du second mariage d’Anne-Marie, prétend être orphelin de père et de mère, dans le dessein de s’approprier les biens de cette dernière à titre d’unique héritier. Son père était décédé, mais sa mère était toujours vivante! Que penser de tout cela? En colligeant ces documents, en étudiant ces parcelles d’éléments de la vie d’Anne-Marie, 278 ans plus tard, on comprend sa détresse.

Anne-Marie Von Seck est décédée le 4 décembre 1722 à l’âge de 69 ans et fut inhumée dans le cimetière Saint-François-de-Sales de l’île Jésus. Inconnue, le prêtre Julien inscrivit dans l’acte de décès qu’on la connaissait dans les «;costes» sous le nom de la «bonne femme Cardinal». On croyait alors que la première allemande au pays était d’origine irlandaise.

Suite à de récentes recherches voici des informations sur l’arrivée de cette dernière en Nouvelle France.

Elle était sur le bâteau La Nativité de Québec. Le navire est commandé par le capitaine Tharay CHAILLAUD. C’est probablement ce navire la Nativité, qui apporte l’unique envoi de filles à marier pour l’année 1673, arrivé le 3 septembre comme l’écrit Frontenac au ministre Colbert dans sa lettre du 13 novembre 1673. Frontenac écrit dans un mémoire daté du même jour que « les 60 filles envoyées ont esté toutes pourvueües, à l’exception de deux demoiselles, il n’en faudrait point envoyer en ce pays ».

Son père était capitaine de cavalerie des troupes impériales d’Allemagne.

Extrait de:

À la recherche de ses ancêtres
Les filles du roy
(À la mémoire d’Anne-Marie Von Seck)
Par Mario Scott
juin 2001

Source: http://www.freewebs.com/aleroux/hubertiileroux.htm

Maintenant je comprends beaucoup mieux d’où je viens et où je m’en vais…

Et vous, avez-vous tout lu…?

This Bud’s for you…

La bière préférée de nos ancêtres… et sûrement celle d’Honoré…