Cinq ans, ça se fête

Ma petite cousine éloignée de France m’avait écrit le mois dernier.

En fait, elle a écrit à tout le monde qu’elle connaissait…

Aujourd’hui 22 septembre 2010, nous fêtons les 5 ans de notre site !

Bonne fête Migrations… 

Merci à tous ceux qui sont là et ont été là, pour nous encourager, nous aider de tout leur cœur et bénévolement. sans eux ce site ne serait pas le même.

Merci à vous, qui venez nous visiter régulièrement, merci de vos mots mis sur le livre d’or ou vos mots écris directement ! Votre plaisir, votre joie de retrouver un ancêtre est notre plus belle récompense !

 Chaleureusement, Jocelyne Nicol et Bernard Quillivic

Elle fête le 5e anniversaire de son site Migrations.

Si vous ne le connaissez pas, alors vous manquez quelque chose…

Cliquez ici…

Si votre ancêtre était un ancien soldat du régiment Carignan Salières, alors son site va vous épater. Si votre ancêtre est une Fille du Roi également.

Les deux… C’est encore mieux.

Jocelyne et son mari Bernard m’épatent toujours…

André  Minier Lagassé Soldat

Huguenot, originaire de la paroisse Saint Martin de l’ile de Ré

Ref: Claire Lambert et Yves Landry « Programme de recherches sur l’émigration des français en N.F » (Prefen)

Mignier dit Lagassé ou Lagacé, André :

Fils de Michel Mignier et de Catherine Masson, baptisé en avril 1651 à la Chapelle-du-Bois, Île de Ré, Charente Maritime; Poitou Charentes.( Aunis ).

Il prend pour épouse à Québec le 23 octobre 1668 (Cont. 7, Not. Becquet)  Jacquette Michel veuve de Jacques Gardin (Jean pour Jetté) et fille du roi, née vers 1637 au bourg de Sainte-Catherine-de-La Flotte, Île-de-Ré, arrondissement de La Rochelle en Aunis, apportant des biens estimés à 100 livres.  Elle était la fille de feu Jacques Michel et de Jeanne Dupont.  Au recensement de 1681, il résidait au village de Saint-Joseph, près de Bourg Royal et possédait un fusil, trois bêtes à cornes et 15 arpents de terre en valeur. Jacquette Michel décède le 28 novembre 1710 à Rivière-Ouelle.  Lui décède le 21 novembre 1727 au même endroit.  Ménage établit à Rivière-Ouelle. (6 enfants)

Tang, 1, 432; Jetté, p.812-813; Drouin, vol.2, p.952; Dumas, p.299; Landry, p.348; Sulte, Hist. 5, p.82 (2); R.M. Le régiment de Carignan, p.107; DBAQ, t.3, p.440; Langlois, p.515)(Duquet, 3 août 1666, Langlois, p.515) 

 

Michel  Jacquette Ile de Ré 03/07/1668

La Nouvelle-France Née vers 1637

décédée le 28/11/1710 100 livres de dot

Jacquette Michel veuve de Jacques Gardin (Jean pour Jetté) et fille du roi, née vers 1637 au bourg de Sainte-Catherine-de-La Flotte, Île-de-Ré, arrondissement de La Rochelle en Aunis, apportant des biens estimés à 100 livres. 

Elle était la fille de feu Jacques Michel et de Jeanne Dupont

1 mariage

Minier André dit Lagacé ou Lagassé

Huguenot, originaire de la paroisse Saint Martin de l’ile de Ré

Ref: Claire Lambert et Yves Landry « Programme de recherches sur l’émigration des français en N.F » (Prefen)

Fils de Michel Mignier et de Catherine Masson, baptisé en avril 1651 à la Chapelle-du-Bois, Île de Ré, Charente Maritime; Poitou Charentes.( Aunis ).

Il prend pour épouse à Québec le 23 octobre 1668 (Cont. 7, Not. Becquet)  Jacquette Michel veuve de Jacques Gardin (Jean pour Jetté)  Au recensement de 1681, il résidait au village de Saint-Joseph, près de Bourg Royal et possédait un fusil, trois bêtes à cornes et 15 arpents de terre en valeur.

Jacquette Michel décède le 28 novembre 1710 à Rivière-Ouelle. 

Lui décède le 21 novembre 1727 au même endroit. 

Ménage établit à Rivière-Ouelle. (6 enfants)

Tang, 1, 432; Jetté, p.812-813; Drouin, vol.2, p.952; Dumas, p.299; Landry, p.348; Sulte, Hist. 5, p.82 (2); R.M. Le régiment de Carignan, p.107; DBAQ, t.3, p.440; Langlois, p.515)(Duquet, 3 août 1666, Langlois, p.515)

Soldat du Régiment, Cie Berthier

Si vous lisez mon blogue religieusement, vous savez que saint Frère André avait un ancêtre qui faisait partie du régiment de Carignan…

Cliquez ici…

Besset dit Brisetout, Jean: (appelé aussi Bellestre)
Né vers 1642 , de la ville de Cahors, 46000; Lot; Midi-Pyrénées (Quercy) .  Il fut confirmé au fort Chambly le 20 mai 1668. Nous ne connaissons pas le nom de ses parents.  Il prend pour épouse le 3 juillet 1668 au fort de Chambly (Cont. 3 juillet 1668, Not. Adhémar),  Anne Le Seigneur, fille de feu Guillaume Le Seigneur et de Madeleine Sauvé, de la paroisse Saint-Maclou, Ville de Rouen; 76000; Seine-Maritime; Haute Normandie.  Elle fut baptisée au même endroit, le 1er mars 1649.  Tanguay écrit par erreur que les parents de cette fille, étaient Jean Seigneur et Jeanne Godaillon.  Jean Besset décède à Chambly le 5 janvier 1707.  Son épouse décède le 4 juillet 1733 au même endroit. Ménage établi à Chambly. (10 enfants)
(Tanguay, vol.1, p.49, 546;  Jetté, p.97;  Dumas, p.333;  Landry, p.370;  Sulte, Hist. vol.5, p.74(2);  Sulte et Malchelosse: Le Fort de Chambly, p.21 et 53;  Not.Adhémar 3 juillet 1668 et 14 octobre 1673;  DBAQ, t1, p.181;  Langlois, p.230-231)

Jean Bessette dit Brisetout

Jean Bessette dit Brisetout est né vers 1642 en Guyenne, en France.

Il était un soldat du régiment de Carignan, de la compagnie La Tour.

Il maria Anne Seigneur (ou Le Seigneur ou Leseigneur…) le 3 juillet 1668.  Le contrat de mariage fut signé en présence du notaire Antoine Adhémar St-Martin le 3 juillet 1668.

Il mourut le 5 janvier 1707 et fut inhumé le 7 à Chambly.

Jean Bessette dit Brisetout est l’ancêtre du frère André, canonisé hier par le pape Benoît XVI.

 


Alfred Bessette

BESSETTE, ALFRED, dit frère André, frère convers de la Congrégation de Sainte-Croix et figure charismatique, né le 9 août 1845 dans la paroisse de Saint-Grégoire (Mont-Saint-Grégoire, Québec), fils d’Isaac Bessette et de Clothilde Foisy ; décédé le 6 janvier 1937 à l’hôpital Notre-Dame-de-l’Espérance de ville Saint-Laurent, Québec.

Pour en savoir plus… et encore plus.

Alfred Bessette est le neuvième enfant d’une famille de 13 (dont 4 morts en bas âge). Il est si frêle à sa naissance que le curé le baptise, le lendemain, « sous condition ». À l’automne de 1849, Isaac Bessette vend sa propriété de Saint-Grégoire et achète une terre à neuf milles de là, au sud-est, à Farnham, près de la rivière Yamaska. Le père de famille, pauvre, exerce divers métiers : menuisier, charpentier, tonnelier et charron. Le 20 février 1855, un arbre qu’il abat lui tombe sur la poitrine et le tue. Désormais seule avec ses enfants, Clothilde assure leur éducation chrétienne et leur transmet la dévotion traditionnelle à la sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Restée sous le choc de la mort de son mari, elle dépérit et meurt de tuberculose le 20 novembre 1857.

Alfred a 12 ans. Il est recueilli par sa tante maternelle Marie-Rosalie et son mari Timothée Nadeau, qui résident à Saint-Césaire. Il suit des leçons de catéchisme, puis reçoit la confirmation de Mgr Jean-Charles Prince, premier évêque de Saint-Hyacinthe, le 7 juin 1858. Sa pauvreté et sa santé fragile expliquent la brièveté de ses études ; il ne saura que signer son nom et lire les caractères imprimés. Pour gagner sa vie, Alfred transporte des matériaux de construction. Quand l’oncle Nadeau, en 1860, part chercher de l’or en Californie, le maire de Saint-Césaire, Louis Ouimet, accueille l’adolescent pour travailler dans la ferme. Alfred exerce ensuite divers métiers à Farnham, à Saint-Jean (Saint-Jean-sur-Richelieu), à Waterloo et à Chambly. En 1862, de retour à Saint-Césaire, il est apprenti boulanger et cordonnier. Ces multiples expériences de travail n’améliorent pas son état, lui qui ne digère rien, disent des témoins, mais qui prie toujours. D’ailleurs, depuis sa tendre enfance à Farnham, Alfred a des comportements qui inquiètent son entourage : malgré sa santé fragile, il se prive de dessert et porte à la taille une ceinture en cuir avec des pointes de fer. Ses stations de prière à genoux sont longues, fréquentes et intenses : on le trouve les bras en croix, devant un crucifix, à l’église, dans sa chambre ou dans une grange.

Dans l’espoir d’y trouver un travail adapté à sa constitution, Alfred prend le train pour la Nouvelle-Angleterre en octobre 1863. Des milliers de compatriotes attirés par la prospérité du pays y ont déjà émigré, et parmi eux, des frères, des sœurs et des connaissances d’Alfred. Le jeune homme de 18 ans, qui a peine à supporter le travail en usine, alterne les emplois dans des filatures de coton avec le travail dans des fermes. Il est embauché au Connecticut (Moosup, Putnam, Hartford et Killingly), au Massachusetts (North Easton) et au Rhode Island (Phenix). Réservé de nature, Alfred, épuisé après sa journée de travail, s’enferme dans sa chambre et prie.

Après avoir cherché sans succès pendant quatre ans un emploi qui lui convienne, Bessette revient au Canada en 1867 et s’installe à Sutton, où vivent sa sœur Léocadie et son frère Claude. Il retourne bientôt à Farnham. Le prêtre de l’endroit, Édouard Springer, l’engage pour prendre soin du cheval, du jardin et des gros travaux du presbytère. Quand il change de cure en 1868, Bessette retourne à Saint-Césaire chez Louis Ouimet ; ce dernier, témoin de sa piété, en parle à son curé, André Provençal. Interrogé sur son désir d’entrer en religion, Alfred invoque son ignorance. L’abbé Provençal calme ses réticences en l’assurant qu’il trouvera dans la Congrégation de Sainte-Croix, à laquelle il confie en 1869 la direction d’un collège dans sa paroisse, le climat de prière dont il a besoin, tout en se rendant utile.

Le 22 novembre 1870, Bessette se présente au collège Notre-Dame, à Côte-des-Neiges (Montréal), où la Congrégation de Sainte-Croix vient d’installer son noviciat. Le mois précédent, le curé Provençal a écrit une lettre de recommandation au maître des novices, Julien-Pierre Gastineau, lui disant qu’il envoyait un saint à sa communauté. Le 8 décembre, le pape Pie IX déclare saint Joseph patron de l’Église universelle. Avec un autre postulant, Bessette prend l’habit religieux le 27 décembre, ainsi que le nom d’André, en l’honneur du curé Provençal. On lui confie la fonction de portier du collège, qu’il exercera jusqu’à la mi-juillet 1909. Il doit aussi assurer la propreté des lieux, faire les courses, donner l’aumône aux pauvres. Il fait de plus office de barbier et d’infirmier auprès des collégiens malades, s’occupe du courrier, du transport des colis des élèves, qu’il accompagne parfois les jours de promenade. En 1872, les supérieurs de la congrégation hésitent cependant, en raison de sa mauvaise santé, à l’admettre à la profession religieuse. Après une conversation avec Mgr Ignace Bourget – celui-là même qui a fait venir la congrégation au pays [V. Joseph-Pierre Rézé* ; Jean-Baptiste Saint-Germain] -, l’évêque de Montréal rassure le frère André. Peu après, le nouveau maître des novices, Amédée Guy, le recommande en disant : « Si ce jeune homme devient incapable de travailler, il saura au moins bien prier. » Admis à prononcer ses vœux temporaires le 22 août 1872, le frère André fait sa profession perpétuelle à 28 ans et 6 mois, le 2 février 1874.

Parmi les visiteurs que le frère André accueille au collège se trouvent des personnes qui confient leur maladie à ses prières. D’autres l’invitent à les visiter à la maison. Le religieux prie avec eux ; il leur remet une médaille de saint Joseph, celui à qui il voue une dévotion particulière, quelques gouttes de l’huile d’olive qui brûle devant la statue du saint, dans la chapelle du collège, et leur conseille de s’en frictionner avec confiance. Des personnes, de plus en plus nombreuses, se mettent à déclarer avoir été guéries ou soulagées de cette manière. Le premier récit connu, celui de Désiré-Michel Giraudeau, dit frère Aldéric, qui rapporte sa propre guérison ainsi que celle de plusieurs autres personnes, est publié à Paris en 1878, dans les Annales de l’Association de Saint-Joseph. La réputation de thaumaturge et de sainteté du petit frère – il mesure à peine plus de cinq pieds – se répand de bouche à oreille. La direction du collège finit par s’inquiéter du flot croissant des visiteurs. Des parents, des confrères et même le médecin de l’établissement dénoncent aux autorités religieuses et sanitaires de la ville la présence de malades à proximité des élèves. Certains qualifient le frère de charlatan, de vieux graisseux… Autour de 1900, on demande au frère André de recevoir les malades dans un abri construit en face du collège, à l’arrêt du tramway, pour les parents des élèves. Il amène ses visiteurs prier devant une statue de saint Joseph qu’il a installée dans une niche sur le mont Royal. Le terrain, acquis en 1896 par le collège Notre-Dame, a été nommé parc Saint-Joseph ; la partie du bas sert à la culture et celle du haut fait office de lieu de récréation. Le frère André nourrit le projet d’y ériger une chapelle à saint Joseph. Avec l’appui de ses amis – les vœux de plusieurs d’entre eux ont été exaucés après avoir prié avec lui -, il finit par obtenir l’autorisation de la construire. La direction du collège et l’archevêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési, précisent toutefois que les frais engagés seront à la charge des demandeurs. Grâce aux dons offerts spontanément, en argent ou en nature (par exemple des statues, des vases, des vêtements liturgiques, une cloche), le sanctuaire primitif est inauguré le 16 octobre 1904.

De 1905 à 1908, la cérémonie du jeudi de l’Ascension et la procession de septembre marquent l’ouverture et la fermeture de la saison des pèlerinages. Après s’être réunis à plusieurs reprises en 1907, les zélateurs de l’oratoire Saint-Joseph se constituent en comité le 9 septembre 1908, sous le nom de comité de l’oratoire Saint-Joseph de la Côte-des-Neiges. L’afflux des pèlerins est tel qu’on devra augmenter les dimensions de la chapelle à quatre reprises de 1908 à 1912. Chaque fois, la générosité populaire permettra de payer les travaux rubis sur l’ongle. Le comité existe jusqu’à la mi-juillet 1909 ; à partir de ce moment, les autorités du collège Notre-Dame assument l’administration de l’oratoire, dont le frère André devient alors le gardien. Une association pieuse, la confrérie de Saint-Joseph du Mont-Royal, est constituée officiellement par Mgr Bruchési le 21 novembre 1909. Des laïques, hommes et femmes, amis du frère André et bienfaiteurs de l’œuvre, en font partie et sont convoqués par le recteur de l’oratoire, le supérieur provincial Georges-Auguste Dion, pour une heure de prière à trois heures de l’après-midi, le troisième dimanche de chaque mois. C’est l’occasion de rendre compte des affaires du sanctuaire : lettres reçues, intentions recommandées, guérisons obtenues, renseignements divers sur le développement et les activités de l’œuvre. À partir de 1910, le frère André a un secrétaire pour répondre au courrier qui lui est adressé.

En 1912, on organise le conseil de l’oratoire Saint-Joseph, formé de trois prêtres et de trois frères de Sainte-Croix, dont le frère André. La revue mensuelle les Annales de Saint-Joseph – destinée à répandre la dévotion à saint Joseph et à faire connaître les œuvres de l’oratoire et les missions de la Congrégation de Sainte-Croix au Bengale, tout en faisant écho aux préoccupations sociales de l’époque – commence à paraître à Montréal la même année. Une édition anglaise verra le jour en 1927. Une équipe de religieux s’emploie à la rédaction des articles et des chroniques ; des auteurs de choix, tels Félix Leclerc*, Guy Mauffette, Alfred DesRochers*, Françoise Gaudet-Smet [Gaudet*], Marie-Antoinette Grégoire-Coupal, apporteront par la suite leur collaboration, ainsi que les illustrateurs Edmond-Joseph Massicotte, Jacques Gagnier* et Gui Laflamme. La revue paraît encore au début du xxie siècle et s’intitule l’Oratoire. De 3 600 en 1912, le tirage sera de 122 000 exemplaires en 1932.

L’affluence au sanctuaire continue d’augmenter. En 1913, sous la pression des laïques et avec l’encouragement de Mgr Bruchési, un projet de basilique, dont les plans sont dessinés par les architectes Alphonse Venne et Dalbé Viau, est mis en branle. L’argent nécessaire pour financer la construction de la crypte, soit 80 000 $, est déjà amassé grâce aux dons des fidèles. Les travaux commencent donc dès 1914 et l’inauguration de la crypte – première étape du projet – a lieu le 16 décembre 1917. En moins d’un an, le sanctuaire, qui peut accueillir 1 000 personnes assises, se révèle cependant trop petit. Le nombre de visiteurs s’accroît encore au cours des années 1920, pendant lesquelles le sanctuaire devient, selon la volonté de l’archevêque et de son coadjuteur, Mgr Georges Gauthier, le cœur des activités religieuses de l’archidiocèse. Des associations de toutes sortes – mouvements sociaux, syndicats catholiques, congrégations – prennent l’habitude d’y faire des pèlerinages et des rassemblements qui attirent des milliers de personnes. Dans les paroisses et les établissements d’enseignement, on organise des visites annuelles à l’oratoire.

Les visiteurs ne viennent plus seulement de la province de Québec, mais aussi de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, de l’Ouest canadien, et des États-Unis. Le frère André les reçoit chaque jour de neuf heures du matin à cinq heures de l’après-midi. Le soir, des amis le conduisent en auto chez des malades qui ne peuvent se déplacer. Une seule personne ne suffit plus pour répondre aux quelque 200 à 300 lettres qu’il reçoit quotidiennement ; on met en place un secrétariat. En 1920, le frère André institue la tenue, chaque vendredi soir à huit heures, d’une heure sainte à la crypte, bientôt suivie d’un chemin de la croix ; ces soirées de prière attirent des centaines de fidèles. L’idée de réparation que proposent les autorités religieuses pour contrer la menace du socialisme et du communisme, ainsi que les guerres en Europe, donne lieu à diverses initiatives laïques. À compter de 1926, par exemple, Édouard-L.-H. Barsalo organise un pèlerinage à pied pour assister à la première messe de chaque année à l’oratoire ; des centaines, puis des milliers de personnes répondent à l’appel.

Dès 1915, les supérieurs du frère André lui permettent de prendre un peu de repos deux fois par année ; il en profite pour aller visiter des parents et des amis à Sutton, à Saint-Césaire et à Québec, mais également aux États-Unis (surtout en Nouvelle-Angleterre) et en Ontario (Toronto, Sudbury et Ottawa). Sa réputation de saint et de thaumaturge le précède. Les chefs de gare annoncent sa venue et les gens se pressent à sa descente du train, à la porte des hôtels ou des presbytères où il est hébergé. C’est chaque fois l’occasion de guérisons que relatent les journaux locaux. Il revient toujours avec les offrandes données en reconnaissance des faveurs obtenues. La population réclame de plus en plus la poursuite du projet de basilique ; en 1927, Mgr Georges Gauthier autorise une souscription pour recueillir la somme nécessaire. En attendant, on continue d’aménager le terrain et d’y construire des chemins et des aires de stationnement, d’y ériger des lieux de services.

Les merveilles qui s’accomplissent à l’oratoire Saint-Joseph suscitent l’intérêt des journaux, surtout anglophones. En 1922, George Henry Ham, lobbyiste pour la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique, publie dans le magazine Maclean’s, de Toronto, un reportage qu’il a rédigé après avoir visité le religieux et rencontré des personnes qu’il aurait guéries. Le texte suscite un tel intérêt qu’il donne immédiatement lieu à la parution, à Toronto, de la première biographie du frère André, The miracle man of Montreal, aussitôt traduite par Raoul Clouthier et publiée à Montréal sous le titre le Thaumaturge de Montréal. La même année, Arthur Saint-Pierre* reçoit le mandat d’écrire l’histoire du sanctuaire ; l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, paru à Montréal, connaîtra plusieurs rééditions.

Après avoir montré beaucoup de réticence au sujet de son projet, les supérieurs du frère André ont fini par se laisser gagner par la sincérité, la simplicité et la conviction de celui qui, pour étayer sa cause, ne s’est réclamé d’aucun miracle ni d’aucune vision, mais seulement de sa dévotion à saint Joseph. À cette ferveur particulière s’ajoutaient l’amour de Dieu, la fréquentation de l’Évangile, ainsi qu’un culte à la sainte Famille et au Sacré-Cœur. À ses amis intimes, il racontait la Passion avec une telle émotion qu’ils en étaient remués et transformés. Avec eux, il priait et faisait le chemin de la croix. À tous, il demandait de prier. Parmi ceux qui l’ont accompagné assidûment figurent Jules-Aimé Maucotel, qu’il appelait son conseiller, et qui a activement collaboré à l’organisation des cérémonies, Azarias Claude, riche commerçant qui est devenu son bras droit et son chauffeur, Joseph-Olivier Pichette qui, après avoir été condamné par son médecin à une mort prochaine à l’âge de 25 ans, attribuait sa guérison aux longues prières avec le thaumaturge.

Plusieurs années avant sa mort, le frère André était déjà la figure emblématique de l’oratoire Saint-Joseph. Son charisme, sa figure souriante – toute ridée et respirant la bonté -, son humour simple savaient gagner les plus indifférents. Il faisait preuve de discernement auprès de ses visiteurs, mais aussi d’une charité sans bornes : il accueillait tous ceux qui se présentaient, sans égard à leur condition sociale ni à leur religion. Même s’il aimait rire, il avait des moments d’impatience, surtout quand on lui attribuait le mérite des faveurs obtenues : «  n’est pas moi qui guéris. C’est saint Joseph, disait-il alors en pleurant.

Alfred Bessette est mort le 6 janvier 1937. Son corps a été exposé à l’oratoire – auquel on a permis l’accès jour et nuit – jusqu’au 12 janvier. Un premier service funèbre a eu lieu à la cathédrale de Montréal, puis un deuxième à l’oratoire Saint-Joseph. Plus de un million de personnes sont venues de partout pour lui rendre hommage, pour le pleurer et pour prier auprès de lui. Le frère André a été déclaré bienheureux le 23 mai 1982 par le pape Jean-Paul II.

Denise Robillard

La bibliographie la plus complète sur le frère André se trouve dans Étienne Catta, le Frère André (1845-1937) et l’oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal (Montréal et Paris, 1965). Dans Denise Robillard, les Merveilles de l’oratoire : l’histoire de l’oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, 1904-2004 (Montréal, à paraître), nous la mettons à jour en y ajoutant des titres parus pendant les 40 dernières années. Pour des renseignements supplémentaires, le lecteur consultera la biographie la plus récente du frère André : Laurent Boucher, Brother André : the miracle man of Mount Royal (Montréal, 1997).

Arch. nationales du Québec, à Montréal, CE604-S11, 10 août 1845.- Le Devoir (Montréal), 7 janv. 1937.

© 2000 University of Toronto/Université Laval

L’ancêtre Labatt de la semaine : Noël Legault

François Legault fait beaucoup parler de lui par les temps qui courent…

Ce n’est pas encore le printemps, mais ça met un peu de fraîcheur sur l’échiquier politique québécois.

Je ne sais pas par contre si Noël Legault est son ancêtre.

François Legault est le fils de Lucien Legault et de Pauline Schetagne.

J’ai trouvé cette information sur le site de l’Assemblée nationale.

J’ai pu remonter jusqu’à Alfred Legault marié à Albina Lavigne.

J’ai trouvé l’information sur BMS 2000.

Je n’ai pas par contre trouvé leur acte de mariage et je suis donc comme genre jammé là.

J’ai cherché dans les fiches de Legault dit Deslauriers mais sans succès.

J’ai bien un Alfred Legault et une Albina Lavigne, mais je ne me risque pas dans cette voie-là.

La généalogie, c’est frustrant des fois, mais pas autant que de faire de la politique.

En tout cas, moi je suis un fier descendant de Noël Legault par mon arrière-arrière-grand-mère Philomène Legaut dit Deslauriers, la grand-mère maternelle de mon grand-père Euclide Sauvé…

 

Jean-Marie Bohémier

Voici un des ancêtres de Janie…

Jean-Marie Bohémier 1815-1895

J’avais parlé un peu de Janie dans cet article.

 Je ne pense pas que Janie lit mon blogue comme Raymonde Gagnon le fait, du moins certainement pas mon ancien blogue.

Elle en aurait appris beaucoup sur la famille de ses ancêtres Bohémier. J’en avais abondamment parlé dont l’histoire du docteur Jean-Marie Bohémier, le fils de Jean-Marie Bohémier et de Marthe De Montigny…

Jean-Marie fils avait été un chirurgien durant la Guerre de Sécession.

Marthe De Montigny 1814-?

Janie, qui a commencé son propre site My Heritage, a maintenant deux photos de ses ancêtres.

Ça commence bien une collection de photos.

Jean-Marie Bohémier et Marthe De Montigny sont les arrière-arrière-grands-parents de sa grand-mère Marguerite Bohémier.

Parlant de collection, voici l’acte de baptême de Joseph Émile Forget, le grand-père de Janie…

Pierre Blanchet

 Pierre Blanchet est l’ancêtre de la conjointe de quelqu’un qui m’a téléphoné dernièrement de Rimouski.

Il avait fouiné sur Internet et avait trouvé mon nom comme par hasard.

Il a pris une chance de me donner un coup de fil. 

 

Ce serait long à raconter bien que ce serait fort intéressant. 

Suite à notre conversation téléphonique, j’ai remarqué qu’il avait été lui aussi piqué par le moustique de la généalogie.

Il avait trouvé ses ancêtres et il voulait maintenant trouver les ancêtres Blanchet de sa conjointe.

Il était comme bloqué avec un François-Xavier.

Je n’ai donc pu résister à lui apporter mon aide…

J’ai bien fait de l’aider, car nous sommes reliés d’une certaine façon.

Léo Paul Lagasse, le petit-fils de Pierre Lagacé, le frère de mon arrière-grand-père Stanislas Lagacé, a marié Rose-Bella Blanchette, une descendante de Pierre Blanchet. 

 

 J’te l’avais dit mon frère Pierre que mon arrière-petit-fils Pierre était pas mal fort en généalogie…

 Voici Léo Paul Lagasse avec sa famille… 

famille de Julian Wilfred Lagasse, conducteur de train

Le petit Léo Paul est à l’extrême-gauche.

Nous serions en 1915 environ. C’est ma petite cousine Sandy qui m’a envoyé cette photo.

Revoici son père Julian Wilfred…

Il est le dernier à l’extrême-droite.

 J’vous l’avais dit les gars qu’il était pas mal fort…

J’aide les gens, car moi aussi j’ai eu beaucoup d’aide… et je sais que ça fait toujours plaisir.

Voici d’autres informations fort intéressantes sur Pierre Blanchet que j’ai prises sur Internet…

Pierre Blanchet, l’ancêtre de tous les Blanchet et Blanchette d’Amérique, est né vers 1646, originaire de St-Omer-de-Rosières en Picardie, fils de Noël Blanchet et Madeleine Valet.

À son arrivée en Nouvelle-France, âgé de 25 ans, il est tisserand de métier et habite, comme engagé, chez Simon Lefebvre, à la côte de Notre-Dame-des-Anges, près de la rivière St-Charles, à  l’est de Québec. Nous ignorons les conditions de son engagement et les raisons qui ont motivé sa venue arrivée en Nouvelle-France, vers 1667.

Pierre Blanchet est présenté à la famille Fournier, possiblement par Simon Lefebvre, son troisième voisin. Guillaume Fournier découvre les qualités de Pierre Blanchet. Ce dernier s’éprend de l’aînée de ses filles, Marie Blanchet. Guillaume Fournier met à l’épreuve le prétendant en lui confiant l’exploitation d’une terre de son domaine, non loin de Charlesbourg. L’expérience est concluante et le seigneur de St-Joseph donne sa fille de 14 ans en mariage. Marie Fournier est par sa mère, Françoise Hébert, l’arrière-petite-fille de Louis Hébert, le premier colon canadien. Le contrat de mariage est signé le 3 octobre 1669. Le père donne à sa fille une vache à lait et à son futur gendre  » l’habitation qui tient lieu de St-Joseph « . Pierre, de son côté, avantage sa future de 400 livres en cas de décès et de 200 livres à prélever avant tout autre partage.

Le futur mari travaille à l’embellissement de la cabane qui lui sert de demeure près de la St-Charles. Et c’est là que, le 17 février 1670, Marie et Pierre, après la bénédiction nuptiale reçu à Québec de l’abbé Henri de Bernières, allument leur feu joyeux.

Marie Fournier et Pierre Blanchet fondent une belle famille de 16 enfants, mais, décimée par la mortalité infantile, car seulement sept enfants atteignent l’âge adulte : deux filles, Marie-Madeleine et Françoise, et cinq garçons, Pierre, Guillaume, Jean et Louis qui laissent des descendants et, finalement Simon, qu’on dit déficient. Durant une même année, soit en 1681, 3 enfants sont conduits au cimetière du Cap-St-Ignace.

La terre donnée par le beau-père Fournier est trop petite, Pierre Blanchet reçoit, le 13 octobre 1671, de Louis Couillard de Lespinay  » six vingt arpents de terre en haut bois, de trois arpents de front sur le fleuve St-Laurent sur quarante de profondeur  » dans la seigneurie de la Rivière-du-Sud, à la Pointe-à-la-Caille, aujourd’hui St-Thomas de Montmagny. Pierre trime dur sur sa ferme de Pointe-à-la-Caille. Il élargit même ce domaine de 4 autres arpents de front. À la fin de l’été 1681, Pierre, sa femme et 5 enfants sont recensés. Le chef de famille Blanchet déclare posséder un fusil, 7 bêtes à cornes et 8 arpents de terre en culture. Il vit dans une maison de colombages. Plus tard, il obtient un lot de 5 arpents de largeur par 40 de profondeur à St-Pierre de Montmagny, près de la rivière.

À sa mort, en avril 1709, Pierre Blanchet laisse 64 arpents de  » terre faite  » dont 9 arpents à St-Thomas et 55 à St-Pierre, des biens immeubles pour 810 livres, 10 sols et 6 deniers. Il y a deux grands bsufs à l’étable, l’un noir et l’autre rouge, 7 vaches, 5 cochons, 4 oies, 7 poules et un coq. Il faut ajouter en plus de sa vieille maison de colombages de St-Thomas, une  » mayson de quarante pied de lont de piesse sur piesse  » à St-Pierre.

Quelques jours avant sa mort, il offre à la paroisse six arpents de son bien pour la construction de l’église de St-Pierre. Il donne également un arpent de front pour l’instruction de son benjamin, Louis Blanchet âgé de 8 ans à l’époque, dans l’espoir peut-être qu’il devienne homme d’église. Ses dernières volontés ne sont par réalisées selon ses prévisions. L’église de Saint-Pierre déserte en 1785 la terre des Blanchet pour passer sur l’autre rive de la Rivière-du-Sud. C’est en l’honneur de Pierre Blanchet d’ailleurs que la paroisse fut mise sous le patronage de saint Pierre le 14 janvier 1713.

À sa mort, Pierre Blanchet laisse un riche héritage à ses descendants : une terre et des biens qu’il a fait fructifier par son dur labeur et des valeurs humaines à perpétuer.

http://www.smartnet.ca/users/roberochon/blanchet.htm

J’ai envoyé tout ça à mon interlocuteur de Rimouski et encore plus, sauf des photos…

 

Je viens d’allumer…

Ça c’est la photo de la gare de Sainte-Anne-des-Plaines en 1910… 

Voici la petite gare de Sainte-Anne-des-Plaines. Ce village paisible du comté de Terrebonne est desservi par le Canadien Pacifique depuis les débuts de la compagnie par un embranchement qui quitte la voie principale en direction de Saint-Jérôme, à la hauteur de Sainte-Thérèse. L’accès facile à Montréal par le rail contribue sans doute à l’important mouvement d’exode rural qui marque cette localité.

C’est sur le site du musée McCord.

On y verrait Stanislas Robichaud.

Le site dit que la photo date de 1910.

C’est plausible non.

On aurait Stanislas Robichaud avec ses trois enfants: Georges, Jeannette et Berthe Lorraine.

Revoici la petite famille dans le recensement de 1911.
Robichaud Stanislas M Chef      M      nov.      1869      41
Roy Berthe           F     Epouse     M     fév.     1879     32
Robichaud Berthe F     Fille     C     oct.     1898     12
Robichaud George M     Fils     C     déc.     1900     10
Robichaud Jeannette F     Fille     C     nov.     1901     9

Un jour, un descendant verra le nom de Stanislas Robichaud sur Google, et il m’enverra des photos…

On prend toujours un train pour quelque part…