5 janvier 1960

Je venais d’avoir 11 ans.

On portait en terre l’Honorable Paul Sauvé à St-Eustache.

Paul SauvéJoseph-Mignault-Paul SAUVÉ
(1907-1960)

À 11 ans, on s’intéresse peu au monde des adultes.

L’histoire telle qu’on me l’a enseignée plus tard s’intéressait peu à ce grand homme.

50 ans plus tard, je viens de visionner un documentaire sur lui.

Complètement renversant.

Un homme bien avant son temps.

Il a été à l’origine de la Révolution tranquille, tranquillement reprise par les libéraux de Jean Lesage.

Avec Paul Sauvé, le Québec avançait maintenant vers l’avenir laissant derrière elle la période de la Grande Noirceur de Maurice Duplessis.

En 1960, ma mère m’avait dit qu’elle était une parente  éloignée.

Je ne m’intéressais guère à la généalogie à cette époque.

50 ans plus tard, j’ai retrouvé Paul Sauvé

Nous sommes des 6e petits cousins.

Nous avons bien sûr le même ancêtre : Pierre Sauvé, soldat de la Compagnie franche de la Marine.

Voici ce que j’ai trouvé sur le site de l’Assemblée nationale.


Joseph-Mignault-Paul SAUVÉ

(1907-1960)

Né à Saint-Benoît (Mirabel), le 24 mars 1907, fils d’Arthur Sauvé, journaliste, et de Marie-Louise Lachaîne.

Fit ses études à l’école de sa paroisse natale, au Séminaire de Sainte-Thérèse, au Collège Sainte-Marie et à l’Université de Montréal. Fit sa cléricature auprès de Me Aldéric Blain, puis au cabinet Chauvin, Walker, Stewart & Martineau. Admis au Barreau de la province de Québec le 8 juillet 1930. Créé conseil en loi du roi le 30 décembre 1938. Reçut un doctorat en droit honoris causa du Collège Bishop’s et de l’Université Laval en 1952.

S’enrôla comme lieutenant dans l’armée de réserve en 1931. Mobilisé en 1939. Promu capitaine et commandant de compagnie au Centre de Sorel en 1940. Fut l’un des organisateurs de l’École d’officiers et de sous-officiers de Saint-Hyacinthe en 1941 et du Centre d’instruction avancée de Farnham en 1942. Servit en Europe avec les Fusiliers Mont-Royal en 1943, puis participa au débarquement en Normandie à titre de commandant en second en 1944. Promu lieutenant-colonel et commandant des Fusiliers Mont-Royal en 1944. Nommé brigadier de la 10e brigade d’infanterie de réserve en 1947. Décoré de la croix de guerre française et de la médaille de l’Efficacité. Membre des Chevaliers de Colomb, du Cercle universitaire, du Club Saint-Denis, du Montreal Club, du Club de la Garnison, du Club Outremont, du Quebec Winter Club, du Seigniory Club et des clubs Addington et Hedrolar.

Élu député conservateur dans Deux-Montagnes à l’élection partielle du 4 novembre 1930. Réélu en 1931. Défait en 1935. Élu député de l’Union nationale dans Deux-Montagnes en 1936, en 1939, en 1944, en 1948, en 1952 et en 1956. Orateur de l’Assemblée législative du 7 octobre 1936 au 20 février 1940. Ministre du Bien-être social et de la Jeunesse dans le cabinet Duplessis du 18 septembre 1946 au 15 janvier 1959. Ministre de la Jeunesse et ministre du Bien-être social du 15 janvier au 11 septembre 1959. Choisi chef de l’Union nationale le 10 septembre 1959. Premier ministre, président du Conseil exécutif, ministre de la Jeunesse et ministre du Bien-être social du 11 septembre 1959 jusqu’à son décès.

Décédé en fonction à Saint-Eustache, le 2 janvier 1960, à l’âge de 52 ans et 9 mois. Inhumé dans le cimetière de cette paroisse, le 5 janvier 1960.

Avait épousé à Montréal, dans la paroisse Saint-Jacques-le-Majeur, le 4 juillet 1936, Luce Pelland, fille de Zéphirin Pelland, cultivateur, et d’Armina Laferrière.

Nos politiciens devraient s’inspirer de ce grand homme…

8 réflexions sur “5 janvier 1960

  1. Je m’étais toujours demandée pourquoi l’Aréna Paul Sauvé avait été nommée en son honneur, là où j’allais patiner avec grand plaisir en 1960… Maintenant, je sais…

    • Moi j’y allais à la fin des années 60 pour voir la lutte. Puis au début des années 70 lors des assemblées syndicales de l’Alliance des professeurs de Montréal

    • À cette époque lointaine, je ne savais pas grand chose de Paul Sauvé. Le destin du Québec n’était pas au rendez-vous. Une perte inestimable pour tous.

  2.  »Il a été à l’origine de la Révolution tranquille, tranquillement reprise par les libéraux de Jean Lesage.

    Avec Paul Sauvé, le Québec avançait maintenant vers l’avenir laissant derrière elle la période de la Grande Noirceur de Maurice Duplessis. »

    Ç’aura été son plus grand mérite. Qu’aurait-il fait pour le Québec s’il avait été en fonction plus que trois mois? Nous ne le saurons jamais. L’aurait-il fait progresser à pas de géant ou pas à pas? À quelles forces se serait-il heurté, chemin faisant? Quels alliés aurait-il trouvés sur sa route? Quoi qu’il en soit, Paul Sauvé aura été un véritable rayon de soleil dans cette GRANDE pénombre laissée par son prédécesseur, et dont Lesage se sera assurément inspiré lorsqu’il a pris le relais.

    Paul Sauvé mérite bien davantage que l’aréna miteux que l’on connaît aujourd’hui.

     »Only the good die young », dit la chanson.

    Paul Sauvé en aura été, sans jeu de mots, la preuve vivante.

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