Les Belles Histoires de Saint-Lazare-de-Bellechasse… la fin d’une belle histoire

Dernier épisode des Belles Histoires de St-Lazare-de-Bellechasse écrite en 1949.

Dans l’histoire de la famille de Vital Bilodeau, on note que le grand-père Vital fit la pêche dans le golfe Saint-Laurent dans sa jeunesse. Il vint acheter une terre très peu défrichée de la cinquième de St- Lazare.

Il aimait la chasse et était fort bon chasseur, collectionnait les fusils et les pistolets, avec lesquels ses enfants non moins estéqueux que lui, s’amusaient. Ce qui n’avait pas l’air (de plaire au bonhomme Vital).

II construisit le premier moulin à scie à St-Lazare, sur le ruisseau qui passe dans l’érablière des Labonté à la quatrième. Dans ce temps-là, on sciait le bois avec des scies droites, on disait des scies à "échasses". Il légua son goût à son fils Pierre qui amena la scie ronde et beaucoup d’autres machineries. Pierre avait un talent remarquable pour la mécanique. Et pourtant, il n’avait jamais fréquenté les écoles techniques. Ses fils furent tous très habiles dans la mécanique.

Je ne suis pas trop certain, si c’est mon grand-père ou mon père qui installa une potasserie à St-Lazare. J’ai joué beaucoup dans mon enfance, dans cette potasserie désaffectée, située en arrière de la maison paternelle.

Les Bilodeau à St-Lazare avaient l’estime de la population. Leur honnêteté était incontestée. C’étaient des bons chrétiens pas trop bigots. Ils aimaient bien un peu la critique, mais ne firent jamais de peine au curé. En politique, c’étaient des rouges, mais ils ne chicanaient pas pour cela les bleus. Croyants très sincères, ils étaient par ailleurs ouverts au progrès. Ils furent de ceux qui prônèrent les bonnes routes; ils participèrent à la fondation d’une beurrerie coopérative, qui ne survécut pas, hélas !

En général, ils étaient fiers, aimaient les beaux habits, les belles voitures et les beaux harnais. Dans sa jeunesse Pierre était un beau chanteur. Et Noël jouait fort bien du violon. Difficiles sur l’ouvrage, ils ne trouvaient pas souvent des ouvriers de leur goût. Alphonse était ouvrier, or quand une de ses maisons était finie, on aurait pu fermer la porte. emplir la maison d’eau sans crainte que l’eau ne sorte. L’esprit toujours ouvert, jamais il ne boudait le progrès…

Très habile de leurs mains, et en général le jugement aussi. Sévères dans leurs jugements mais perspicaces aussi. On ne les blaguait pas volontiers et. ils déjouaient bien les ruses. La loyauté, la droiture, la logique, ils en faisaient un véritable patrimoine moral. Ils n’avaient pas de titres nobiliaires chez leurs ancêtres: ils avaient mieux, ils possédaient la noblesse naturelle et chrétienne, par conséquent, la vraie. Ne parlons pas de leur générosité et de leur grand cœur. Mais je tombe dans le panégyrique… Or se vanter, ce n’est pas dans la nature historique de la race Bilodienne….

Georges-Marie BILODEAU, ptre.

Curé de St-Raymond.

Épilogue

Les ancêtres et les descendants Bilodeau font maintenant partie des ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines, et ce, grâce à Raoul Laverdière qui a partagé avec nous ce beau texte de monsieur de curé Bilodeau.

Parlant de curé, allez lire ce dernier article de Raoul sur son blogue…

Un petit bijou de texte comme toujours.

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