Quelle est la cause de la mortalité?

Voici la raison principale du blogue que j’ai créé pour le Cyber journal SADP.

Je suis à la recherche de l’histoire d’une famille. Le couple Gédéon Bohémier et Euphébronie Clément.

Et pourtant, je ne suis aucunement relié à eux…

En transcrivant le reste du recensement de Ste-Anne-des-Plaines, au mois de décembre 2007, j’ai vu le nom de l’institutrice. Comme je suis un ancien enseignant, j’ai tout de suite été attiré par celle-ci. Elle s’appelait Phébronie Clément, selon le recenseur, mais j’ai vu plein d’autres graphies de son prénom dont Euphébronie dans des registres de paroisse en 1870.

Ce que je sais, c’est qu’elle a épousé Gédéon Bohémier.

J’aimerais bien vous dire qu’ils vécurent heureux et eurent plein de beaux enfants, mais le destin en a voulu autrement…

Voici le lien direct vers le couple Léon (Gédéon) Bohémier et Euphébronie Clément dans mon site Ancestry Les ancêtres de Ste-Anne-des-Plaines si vous êtes un de mes membres.

En faisant mes recherches généalogiques, j’ai trouvé que trois de leurs enfants sont décédés le 2 et le 4 décembre 1870 à Ste-Anne-des-Plaines. Ce sont Léontine, Benjamin et Bruno.

On ne mentionne pas la cause du décès dans l’acte de sépulture. On le fait à l’occasion.

Je tente donc ma chance ici et je pose la question :

Êtes-vous au courant de ce qui est arrivé aux trois enfants du couple Gédéon Bohémier et Euphébronie Clément en 1870?

Certains m’ont parlé d’épidémies, mais on n’en recense pas en 1870. D’autres m’ont parlé d’un incendie, mais ce n’est qu’une hypothèse.

On m’a même envoyé des actes de sépulture où l’on voit qu’un autre enfant, Henri Bohémier, est également inhumé le 28 novembre 1870.

On a donc quatre enfants morts en une semaine…

Vous en voulez plus…

Un autre enfant Siméon a été baptisé le 9 décembre 1870 et est décédé en 1878.

Sauf que, je n’ai pas encore eu d’informations sur la cause du décès.

Il y a sûrement quelqu’un à Ste-Anne-des-Plaines qui serait au courant de cette famille décimée par la mortalité…

Et ce n’est pas fini, car je pense que Gédéon pouvait se faire appeler aussi Léon. J’ai vu ce nom dans des actes de sépultures.

J’ai vu ce prénom dans d’autres actes de sépulture à Ste-Anne-des-Plaines avec celui d’une Philomène Clément, d’une Fébronie Clément et aussi d’une Fébrina!

Je sais qu’il existe un couple Léon Bohémier et Philomène (?) Clément qui ont aussi perdu des enfants…

J’en perds mon latin quelquefois!


Mise à jour :

Léon et Gédéon sont les mêmes finalement… Le couple a eu 21 enfants, dont 15 sont décédés avant d’atteindre dix ans. Les enfants morts dans l’espace de deux semaines ont probablement eu une maladie contagieuse infantile.

3 réflexions sur “Quelle est la cause de la mortalité?

  1. Bon matin Pierre,
    En lisant ton blogue ce matin, un titre m’a attirée: Quelle est la cause de la mortalité? Prise 2
    Cet article écrit en 2008 sur Léon Bohémier et Philomène Clément qui eurent 21 enfants dont 15 sont morts en bas âge.
    De façon générale, je me suis posée la question pas plus tard que la semaine dernière. J’ai fait une recherche sur Google et il semble que la cause principale était le manque d’hygiène et la conservation du lait. Je pense aussi qu’une femme qui a 21 enfants n’avait pas le temps de les allaiter. D’ailleurs, il était déconseillé lorsque j’ai eu mon fils de l’allaiter. Cela devait être vu comme indécent de dénuder sa poitrine pour nourrir son enfant. Les mères avaient-elles le temps de le faire compte tenu de toute la besogne que représentant l’entretien d’une famille aussi nombreuse. Surtout que c’était les filles les plus âgées qui s’occupaient des plus jeunes. Le père étant souvent absent car il travaillait sur les chantiers l’hiver.
    Il semble que les conditions d’hygiène dans les étables étaient épouvantables: chaudières mal lavées, le lait était placé sur le bord du chemin dans les contenants au gros soleil. Après la livraison dans les villes, il pouvait se passer trois jours avant que le lait soit distribué dans les foyers. Il n’y avait pas de moyens de conservation et le lait n’était pas stérilisé. Les petits bébés avaient des diarrhées et les maladies de l’enfance sans vaccination en décimaient plusieurs. C’est plus tard, après les recherches de Pasteur, au début des années 1900 que des tournées ont été organisées dans les fermes pour enseigner de meilleures conditions d’hygiène. Il y avait aussi les mères qui mourraient lors de leur accouchement car il n’y avait pas de césarienne à l’époque de même que de conditions d’hygiène décentes de la part des sages-femmes et des médecins. Il n’y avait pas de stérilisation des instruments chirurgicaux. Les femmes avaient des fièvres puerpérales et mourraient. Alors qu’aujourd’hui les femmes survivent généralement aux hommes, il n’était pas rare à l’époque que les hommes aient 2 ou trois épouses. Donc, c’était les plus forts qui survivaient.
    Je me surprends souvent à me dire que nous sommes chanceux d’être là. Quand on pense aux guerres qui existaient en Europe dans les années 1500-1600, la traversée pendant trois longs mois en bateau à voile, les conditions de vie dans les colonies l’hiver, la traversée des siècles jusqu’à nous, pour finalement gagner la bataille de la conception contre des millions de spermatozoïdes. Un seul a survécu et c’est nous. Après, il y en a pour se plaindre de manquer de chance!
    Lise-Andrée Morin

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