Tupper Lake

Vous n’avez probablement jamais mis les pieds à Tupper Lake. Moi non plus, mais mon grand-père maternel oui, il y a 98 ans de ça.

Je me demande si je devrais attendre en 2014 pour vous en parler.

carte postale de la gare de Tupper Lake en 1914

Je me demande si un autre des centaines de descendants d’Euclide Sauvé le savait.

Tupper Lake, ça ne me disait rien du tout avant la semaine dernière. Ça aurait été dans le fin fond de la Chine que ça n’aurait pas fait de différence dans ma vie ou dans celles des autres descendants.

Sauf que…

C’est ça le plaisir de découvrir dont je vous parlais hier. Découvrir ce qu’ont fait nos ancêtres et être celui qui le fait découvrir aux autres. Un peu comme ce que j’ai découvert sur mon grand-père paternel en 2009, sauf que son histoire est plutôt triste à raconter.

Euclide Sauvé, fier descendant de Pierre Sauvé, soldat de la Compagnie franche de la Marine, s’est donc rendu travailler à Tupper Lake en octobre 1914. Il n’est pas seul. On retrouve douze journaliers et un charpentier (carpenter) dans le manifeste, et tous se rendent à Tupper Lake. 

J’ai un peu modifié le manifeste pour ne pas vous perdre en chemin.

Ces ouvriers n’étaient surtout pas allés au congrès de l’Association des journaliers canadiens-français du Québec, l’AJCFQ, filiale de l’AJA, l’Association des journaliers d’Amérique.

Sérieusement, qu’est-ce qu’on pouvait bien construire de si important à Tupper Lake en octobre 1914 pour faire déplacer tant d’ouvriers canadiens-français?

C’est ça le plaisir de découvrir dont je vous parlais au début. Sauf que des fois on trouve, d’autres fois non. J’ai par contre ma petite idée sur ce que mon grand-père faisait là. Vous pouvez faire votre propre petite recherche.

En passant, votre grand-père est peut-être sur la liste…

En tout cas, il y a un petit Lauzon de Ste-Justine-de-Newton. Ce coin-là je le connais bien. Mais il y a un coin que je connais moins. 

Seal Cove!

All aboard!