Quelle est la cause de la mortalité? Prise 2

Écrit en 2008 et toujours d’actualité suite à ce nouveau commentaire de Gabriel Aubin émis sur ce billet…

Travail extraordinaire! Comme si nous y étions! Mes ancêtres sont les Bohémier et j’aimerais savoir si vous pouvez situer approximativement leur concession. J’irai faire un tour avec une cousine du Manitoba qui aimerait bien voir ce lieu de ses propres yeux. Elle est une descendante de Benjamin, un des fils de Jean-Marie.

Merci

Gabriel, dont j’ignorais totalement l’existence, avait commenté mon billet Briseurs de coffres-forts.

Voici donc en reprise, le billet original écrit en février 2008 sur mon ancien blogue. La suite de cette histoire suivra sous peu…

Je vais seulement l’éditer un peu pour la forme.

Six années d’écriture de blogues ça forme son homme.

petit nowhere

Début

Voici la raison principale du blogue que j’ai créé pour le Cyber journal SADP il y a quelques jours.

Je suis à la recherche de l’histoire d’une famille. C’est celle du couple Gédéon Bohémier et Euphébronie Clément.

Et pourtant, je ne suis aucunement relié à eux…

En transcrivant le reste du recensement canadien de 1852 à Ste-Anne-des-Plaines, au mois de décembre 2007, j’ai vu le nom de l’institutrice. Comme je suis un ancien enseignant, j’ai tout de suite été attiré par celle-ci. Elle s’appelait Phébronie Clément, selon le recenseur, mais j’ai vu plein d’autres graphies de son prénom dont Euphébronie dans des registres de paroisse en 1870.

Ce que je sais, c’est qu’elle a épousé Gédéon Bohémier.

J’aimerais bien vous dire qu’ils vécurent heureux et eurent plein de beaux enfants, mais le destin en a voulu autrement…

Voici le lien direct vers le couple Léon (Gédéon) Bohémier et Euphébronie Clément dans mon site Ancestry Les ancêtres de Ste-Anne-des-Plaines si vous êtes un de mes membres.

En faisant mes recherches généalogiques, j’ai trouvé que trois de leurs enfants sont décédés le 2 et le 4 décembre 1870 à Ste-Anne-des-Plaines : Léontine, Benjamin et Bruno.

On ne mentionne pas la cause du décès dans l’acte de sépulture. On le fait à l’occasion.

Je tente donc ma chance ici et je pose la question :

Êtes-vous au courant de ce qui est arrivé aux trois enfants du couple Gédéon Bohémier et Euphébronie Clément en 1870?

Certains m’ont parlé d’épidémies, mais on n’en recense pas en 1870. D’autres m’ont parlé d’un incendie, mais ce n’est qu’une hypothèse.

On m’a même envoyé des actes de sépulture où l’on voit qu’un autre enfant, Henri Bohémier, est également inhumé le 28 novembre 1870.

On a donc quatre enfants morts en une semaine…

Vous en voulez plus…

Un autre enfant Siméon, baptisé le 9 décembre 1870, est décédé en 1878.

Sauf que, je n’ai pas encore eu d’informations sur la cause du décès.

Il y a sûrement quelqu’un à Ste-Anne-des-Plaines qui serait au courant de cette famille décimée par la mortalité…

Et ce n’est pas fini, car je pense que Gédéon pouvait se faire appeler aussi Léon. J’ai vu ce nom aussi dans des actes de sépultures.

J’ai vu ce prénom dans d’autres actes de sépulture à Ste-Anne-des-Plaines avec celui d’une Philomène Clément, d’une Fébronie Clément et aussi d’une Fébrina!

Je sais qu’il existe un couple Léon Bohémier et Philomène (?) Clément qui ont aussi perdu des enfants…

J’en perds mon latin quelquefois!


Mise à jour :

Léon et Gédéon sont les mêmes finalement… Le couple a eu 21 enfants, dont 15 sont décédés avant d’atteindre dix ans. Les enfants morts dans l’espace de deux semaines ont probablement eu une maladie contagieuse infantile.

Fin

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Claude Graton: Prise 2

Écoutez-vous la chaîne Prise 2?

Pas moi. Ça me donne les bleus. Voici en reprise un billet sur Claude Gratton.

Je le remets de nouveau à cause d’une lectrice qui a mis un commentaire…

C’est également mon ancêtre et celui de plusieurs autres Gratton du Québec. Mon petit cousin travaillait aux archives et j’ai même une copie des documents originaux de son arrivée, vente de ses biens, etc.. J’ai même un document qui confirme qu’il était décédé beaucoup plus tard en France, donc n’était jamais retourné voir sa famille volontairement.

Quelle histoire…

En effet quelle histoire…

Prise 2

Claude Graton est l’ancêtre de la famille Gratton de Sainte-Anne-des-Plaines.

J’avais trouvé ce qui suit sur Internet l’année dernière.

Claude Jacques Graton, sieur de Villefort, ancêtre des Graton (Gratton) d’Amérique, n’assiste pas au mariage de sa fille Hélène, en février 1673.

Ayant établi sa famille à Saint-Joseph-de-Beauport, dès son arrivée à la fin de l’été 1670, il est reparti vers la France peu de temps après. En toute probabilité à l’automne 1671.

C’est une hypothèse qui lui attribue la paternité de Joseph, né en juillet 1672.

Joseph deviendra l’unique responsable de la survie du patronyme de ce coté de l’Atlantique.

Chose certaine, Claude Graton était encore là le 20 octobre 1671, date mentionnée dans l’inventaire de ses biens concernant le règlement de la quittance de 165 livres pour la terre achetée en 1670. La conception de Joseph constituerait donc l’un de ses derniers actes, et le plus significatif, de l’ancêtre Claude Jacques Graton en terre d’Amérique!

Marguerite Moncion n’aura pas survécu longtemps au départ de son époux Claude Jacques: son décès, dans les premiers mois de 1674, marque la fin d’années mouvementées pour la famille, mais il épargne à la mère d’être témoin des péripéties qui caractériseront la trajectoire de certains de ses rejetons.

Il revient à Pierre Toupin, mari de Mathurine Graton, de prendre en charge la succession et d’organiser les conditions de vie des orphelins, pour qui il a été choisi tuteur. Le 9 juin, le notaire Vachon dresse à sa demande l’inventaire des biens de Claude et Marguerite, qui feront l’objet d’une vente aux enchères quelques semaines plus tard.

Pourquoi a-t-il quitté ainsi sa jeune famille?

Étant donné le manque de précisions dans les actes, il faut s’en remettre à des hypothèses élaborées dans les paramètres du possible.

Joseph, le fils benjamin de Claude, est né en juillet 1672.

Selon toute vraisemblance, c’est le fils aîné qui a remplacé son père devant les fonds baptismaux, comme en témoigne l’erreur du rédacteur qui aura inscrit au moment de rédiger l’acte: le prénom de celui-ci au lieu de celui du père.

Les hypothèses sur le moment du départ de l’ancêtre sont restreintes: ou bien le Sieur de Villefort s’est embarqué sur l’un des derniers bateaux à quitter la colonie à l’automne 1671, délai limite si l’on admet qu’une conception prend neuf mois pour être menée à terme; ou bien est-il retourné en France sur un des premiers bateaux à le faire au printemps 1672.

Dans le premier cas, il aurait quitté sa femme sans la savoir enceinte, et c’est presqu’un acte de foi qu’il nous est demandé de faire sur la paternité de l’ancêtre des Gratton d’Amérique!

Dans le deuxième, c’est une famille en expansion que Claude Graton laisse derrière lui, sans savoir que la diffusion de son nom en Nouvelle-France dépendra de l’enfant à naître.

Or, les documents ultérieurs en témoignent,

L’ANCÊTRE GRATON N’EST JAMAIS REVENU DANS LA COLONIE !

Au maximum y aura-t-il donc passé entre 15 et 18 mois. Dans un cas comme dans l’autre, faut-il souhaiter qu’il n’était pas dans ses intentions d’abandonner sa famille et que seules des circonstances imprévisibles ont rendu son départ définitif.

Les faits sont: le père dont on semble être sans nouvelles depuis son départ pour la France, trois années auparavant; la mère décédée; six enfants dont cinq sont mineurs (Hélène est "émancipée de droit", rappelons-le, suite à son mariage). Il revient donc à Pierre Toupin, mari de Mathurine et beau-frère de Claude, de prendre en charge la succession et d’organiser les conditions de vie des orphelins.

Ouf, toute une histoire…

Fin…?

À moins qu’Éloïse partage ses documents avec nous.

Venez vous réchauffer pour une bonne cause…

Faut surtout pas vous empêcher de sortir même si vous êtes accroc de mon blogue…

J’ai reçu une invitation Facebook de ma belle belle-fillle la semaine dernière.

Elle fait partie de l’organisme Le Phare des Lucioles.

L’organisme Le Phare des Lucioles vous servira café et chocolat chaud au coût de 2 $ sur la terrasse chauffée de la Brûlerie Sainte-Anne.

La brûlerie est située au coin du boulevard Sainte-Anne et de la 3e Avenue.

La date à retenir:

samedi 15 décembre, de 9 h à 14 h.

Sur place, vous pourrez venir saluer le père Noël et danser au rythme du temps des Fêtes!

L’argent amassé sera versé directement au Phare des Lucioles, organisme à but non lucratif de Sainte-Anne-des-Plaines.

Venez en grand nombre!

Invitez vos amis et surtout

PARTAGEZ SVP!

J’aime partager. 

La Brûlerie Sainte-Anne est l’ancienne maison de Delphis Groulx dont j’ai abondamment parlé sur mon blogue.

maison de Delphis Groulx

Et qui sait un jour, des photos de famille…?

Avant-dernier billet sur les ancêtres de mon copain Michel.

Promis!

Si j’ai abondamment parlé de ses ancêtres, c’est dans l’espoir que quelqu’un d’autre que lui découvre ce blogue à la recherche d’ancêtres et qu’il ait le goût de partager sa collection de vieilles photos comme Yvon Lauzon l’a fait il y a trois ans.

Je ne suis pas un joueur de tours…

Habituellement…

presbytère 1908 vicaire

Sauf que l’occasion fait le larron.

La photo est un gros plan de celle-ci.

presbytère 1908-1

Ce n’est pas une photo de la famille de Zéphirin Hotte malheureusement.

Ça c’est l’original envoyé par Yvon Lauzon du haut du Trait-Carré.

presbytère 1908

On serait en 1908 selon Yvon.

Ce dernier m’avait confié ses précieuses photos de famille en 2009.

Ensemble nous avons fait revivre un tas de gens comme la famille d’Éphrem Lauzon.

famille d'Ephrem Lauzon

Yvon a reconnu avec justesse Joseph Coursol à gauche avec ses nièces Modestina Lauzon et Bernadette Lauzon.

presbytère 1908

Le vicaire est un inconnu.

On sait tous qu’Adélard Delorme a été vicaire à Ste-Anne dans les années 1910.

Adélard Delorme 1922

Adélard Delorme en 1922

Je ne pense pas par contre que c’est lui, mais plutôt le vicaire J. H. Lecourt dont on retrouve le nom dans les actes du registre paroissial de 1908. À moins qu’Yvon se trompe sur la date de 1908.

Voici un petit montage… où j’ai inversé le vicaire inconnu aux fins de comparaison.

Adélard Delorme est à gauche. À droite, le vicaire inversé.

montage Delorme 1montage Delorme

Qu’en pensez-vous?

Pas tellement important d’identifier les gens sur des vieilles photos me direz-vous…?

Sauf qu’à force d’écrire mes blogues, des gens arrivent à retrouver des photos de leurs ancêtres… et ainsi découvrir leur histoire et leurs racines.

La prochaine fois, Michelle, une petite Américaine, retrouve ses racines canadiennes-françaises…

famille Landry

 

Modestina Lauzon

C’est elle avec sa famille.

On est vers 1910. Modestina a 24 ans et elle est en haut en gauche. Je connais tous ces gens grâce aux nombreuses photos d’Yvon.

Edmond Lauzon, le grand-père d’Yvon est au centre.

Il est grand le grand-père d’Yvon. Yvon aussi.

Je suis certain qu’Yvon est très fier de son grand-père et de ses ancêtres. Il me l’a démontré maintes et maintes fois depuis 2009 quand il m’a contacté pour la première fois.

C’est son petit petit cousin Richard qui lui avait parlé de moi. Tu peux lui faire confiance lui avait-il dit, du moins je pense.

Yvon m’a confié toutes les photos de Germaine, la petite fille au centre.

Germaine avait conservé précieusement les photos de famille. C’est Yvon qui les conserve maintenant précieusement.

Yvon et moi avons pu faire renaître tous ces gens… sur mon blogue Nos ancêtres.

juillet 1914 à Ste-Anne-des-Plaines

On a ainsi plongé dans l’histoire de Sainte-Anne-des-Plaines.

Ce blogue peut vous permettre de me confier vos photos d’ancêtres et vos anecdotes comme Yvon le fait depuis 3 ans. Il n’est pas nécessaire de vivre à Sainte-Anne-des-Plaines.

On se repogne…

La prochaine fois je vous parles des ancêtres de Judy.

28 octobre 1942

Je prête ma plume à Yvon du haut du Trait-Carré ce matin…

Ce mariage a eu lieu à Ste-Anne-des-Plaines, le 28 octobre 1942.  Il y a de cela aujourd’hui même, 70 ans.  Il s’agit de mademoiselle Modestina Lauzon (née le 6 février 1886),  qui fut ménagère de son oncle, le curé Joseph Edmond Coursol, de 1907 à 1922. 

Le marié, c’est M. Wenceslas Charbonneau (fils de Joseph Charbonneau et de madame Célina Huot).

Ce couple a habité une petite maison basse dans le village, non loin de la maison de M. Jos Groulx.  D’ailleurs, pour souligner l’événement, M . Jos Groulx leur avait prêté son cheval et son plus beau boggy.  La légende veut que, le soir des noces, Wenceslas n’était pas pressé de monter à la chambre.  Il « brettait » dans la cuisine.  Alors, Modestina, qui l’attendait,  lui aurait dit : « Wenceslas, tu peux monter, on est marié. »

M.  Wenceslas en était à son second mariage.  Il avait épousé en premières noces madame Alphonsine Therrien de St-Janvier-de-la-Croix (Mirabel). 

Ce couple n’a jamais eu d’enfant.

M.  Wenceslas avait un travail particulier.  C’est lui qui,  chaque matin, allait chercher la « malle » à la gare et la ramenait au bureau de poste situé dans le magasin de M. Limoges.  En été, il utilisait une voiturette et en hiver, il mettait tout le courrier dans son grand traineau de trois pieds de hauteur.  Paraît-il qu’il avait une terre à bois avec son frère Gonzague.  À la mort de M . Wenceslas, Modestina dut faire encan de tous les biens.  Selon tante Germaine, l’encan n’avait pas rapporté beaucoup et comme elle disait, il y avait un beau butin, mais les gens ne payaient pas. 

 C’est aussi Germaine qui a donc recueilli sa grande sœur Modeste, chez elle.  Elle en a pris soin jusqu’à sa mort, en 1966. 

Les vieux se rappellent encore de Modestina en train de se bercer sur la galerie, jasant avec le vent, car vers la fin, elle en perdait des grands bouts.

Sur la photo, Charlemagne Lauzon près de sa sœur Modeste,  M. Wenceslas ainsi qu’un témoin inconnu.  Son frère Gonzague semble absent sur cette photo. 

Yvon Lauzon

Les vertus du curé Poirier

Un petit temps d’arrêt dans le dossier de la famille Sabourin.

Le 20 mars est une journée mémorable dans l’histoire des Ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines.

En effet, le 20 mars 1981, je déménageais ici.

Le clan Panneton m’avait déménagé!

La référence…

Ouin… Mettons…

Toute une histoire que ce déménagement, mais là je commencerais à déraper avec toutes les histoires de déménagement dans ma vie…

Oublions ça!

Dans un autre ordre d’idées, je m’en voudrais durant tout le reste de ma vie de ne pas reparler du curé Poirier.

En fait, je n’ai pas été très très tendre avec l’endos de ma cuillère vis-à-vis monsieur le curé.

Ouin… Mettons…

Je sais bien qu’il avait été un produit de son temps et qu’il suivait le courant, mais son sermon avait comme fouetté mon ardeur de patriote.

Sylvain m’a écrit ce petit courriel à son sujet…

Bonsoir Pierre, 
Ci-joint un passage de "L’Argent du Curé de Campagne", livre assez récent que j’ai emprunté en même temps que "Le Curé de Campagne et la contestation (…)" suite à ton article. 
Il n’avait pas que de la haine pour les patriotes, on dirait qu’il avait des vertus !
Sylvain a numérisé ces trois pages… de ce livre.

L’auteur de ce livre n’est pas très très tendre envers la paroisse de Sainte-Anne… (voir le haut de la page 40)

Paroisse de médiocre rapport…

Rapport!

Si j’étais lui, j’éviterais de traverser la rue à l’intersection du boulevard Ste-Anne et de la 6e Avenue s’il vient faire un petit nowhere dans le coin.

La haine du curé Poirier

Je reviens avec l’histoire des Patriotes.

Une lectrice m’a envoyé une petite lecture.

Heureusement qu’Étienne Simard ne fut pas tué en décembre 1837 à St-Eustache, car il aurait eu droit toutes des funérailles!

Ouin mettons…

Une brique et un fanal si on en juge par le sermon de monsieur le curé de l’époque!

J’aime bien le préambule de Gilles Boileau.

L’historien Marcel Trudel dont on ne peut mettre en doute l’intégrité, l’honnêteté et surtout la compétence, a déjà parlé du comportement de l’Église canadienne sous le régime militaire, suite à la conquête de 1760. Par ailleurs, nous savons bien comment les patriotes de 1837-1838 furent les victimes de l’intransigeance, de l’incompréhension et surtout de la mauvaise foi des évêques de l’époque et de la majorité des curés de paroisses. En dépit d’une réhabilitation hautement proclamée des patriotes de 1837 par l’Assemblée des évêques du Québec en 1987, ces mêmes patriotes sont encore et toujours l’objet de l’ostracisme primaire et abusif de plusieurs membres du clergé comme on peut le voir par les deux derniers documents présentés dans ces pages. Deux pièces à conviction bien courtes mais combien éloquentes à l’époque de la grande repentance! Les extraits de documents que nous vous présentons dans ces pages sont tirés d’archives accessibles à tous. Puissent ces quelques paragraphes inciter à une relecture de certaines tranches de notre histoire et provoquer une salutaire et utile réflexion.

LA HAINE DU CURÉ POIRIER (pour la source, cliquez ici…)

Le troisième document concerne l’épopée des patriotes. Il s’agit du sermon prononcé dans l’église de Sainte-Anne-des-Plaines par le curé Isidore Poirier le dimanche 11 novembre 1838, au moment où plusieurs paroisses de la rive sud du Saint-Laurent – dans le diocèse de Montréal – étaient encore en pleine effervescence insurrectionnelle.

Ce texte, dont on peut lire ici quelques extraits, a été publié par le L’Ami du Peuple, de l’Ordre et des Lois, journal dirigé par le surintendant de police de Montréal, le tristement célèbre Pierre-Édouard Leclère, et soutenu financièrement et intellectuellement par les ecclésiastiques du Séminaire de Montréal et leur supérieur M. Quiblier, p.s.s. On notera combien des hommes, tout curés qu’ils soient- avaient la bravoure facile une fois le danger passé.

«Vous ne sauriez ignorer, mes frères, quels sont les devoirs que vous devez rendre à César, c’est-à-dire au roi, ou à la puissance souveraine; depuis un an surtout, on vous les a expliqués amplement… Cependant comme il y a encore parmi vous des têtes dures, qui font semblant de ne rien comprendre, pour se livrer sans remords à la fureur de leurs passions, je profite de ces dernières paroles de notre évangile, pour vous remettre de nouveau sous les yeux la vérité sous tout son jour.

«C’est Jésus-Christ lui-même, qui vous assure que toute puissance vient de Dieu, et que celui qui résiste à la puissance qu’il a établie résiste à Dieu même et se damne. La puissance ne vient donc pas du peuple, comme vos prétendus grands hommes ont malheureusement réussi à vous le faire croire, mais elle vient de Dieu seul qui la communique à qui il lui plaît; toute autre puissance ne saurait venir que de l’enfer; seriez-vous donc assez aveugles pour vouloir prendre le parti des puissances infernales? C’est ce que vous feriez certainement si vous aviez le malheur de manquer au respect et à l’obéissance que vous devez au gouvernement sous lequel nous avons le bonheur de vivre.

«Rappelez-vous encore ce que notre évêque nous a écrit l’année dernière. Je vais vous en répéter quelques mots… Tous ceux qui meurent les armes à la main contre leur souverain sont réprouvés de Dieu et condamnés à l’enfer. L’Église a tant d’horreur d’une insurrection qu’elle refuse d’enterrer dans les cimetières ceux qui s’en rendent coupables; qu’on ne peut être absous, ni recevoir aucun autre sacrement, sans faire un énorme sacrilège…

«Vous allez me faire une objection: nous voudrions bien la paix, dites-vous, mais ce n’est pas aisé dans le temps où nous sommes; on nous commande, on nous force de marcher, et si on refuse on nous menace de nous fusiller; que pouvons-nous faire? À cette objection, qui ne doit être de nulle valeur chez les chrétiens, voici comment je réponds: si vous êtes dans un danger éminent (sic) de perdre la vie et que vous ayez le temps de vous sauver, prenez aussitôt la fuite et mettez-vous à l’abri de la violence des rebelles; que si vous êtes pris au dépourvu, sans pouvoir échapper, souvenez-vous que vous êtes des enfants des martyrs, et qu’en cette qualité la crainte de la mort ne doit pas vous porter à trahir votre gouvernement. Si donc vous vous trouvez dans la circonstance que je viens de dire, ne craignez rien, marchez en héros, la mort est un gain à qui sait l’accepter; il vaut mieux mourir innocent que de vivre coupable, et perdre la vie pour la cause de Dieu, ce n’est pas la perdre, mais la changer en une autre meilleure.

«Pour moi, mes frères… je me sens aujourd’hui doublement fortifié et disposé à affronter plus hardiment que jamais les périls de la prison et de la mort… Sans doute, si je prévoyais un danger de mort évident, je prendrais la fuite pour ne pas m’exposer volontairement, mais si j’étais surpris dans ma maison, ou ailleurs, et qu’il se trouvait parmi vous des gens assez gâtés pour me menacer de la mort en disant: Écoutez, vous voyez bien que vous nous faites du tort en vous déclarant si hautement contre nous en toute occasion, il faut que vous changiez et que vous soyez de notre parti, autrement nous allons vous ôter la vie; je vous répondrais sans crainte: fusille, tue, massacre; ta fureur m’ouvre le ciel et te plonge dans l’abîme, mais ne crois pas jamais intimider un serviteur de Dieu.

«Il faut bannir pour jamais du milieu de vos familles ce détestable mot de patriote, pour lequel vous marquez un si honteux attachement. Je ne crains pas de le dire: si vous aimez encore le titre de patriote, vous aimez votre destruction et celle de vos enfants.

«C’est vous, au contraire, patriotes insensés, qui voulez, malgré le gouvernement, détruire notre sainte religion sous le prétexte mensonger de la rétablir. Quoi! Vous dites que vous êtes attachés à votre patrie, que vous travaillez pour le soutien de la religion et par le plus fanatique et le plus aveugle de tous les entêtements, vous détruisez la patrie et la religion. Vous forcez le gouvernement de brûler les églises, les villages et les campagnes; vous vous vantez d’être des patriotes religieux et vous ne parlez que de tuer, fusiller, massacrer les prêtres, les évêques, et tout ce qu’il y a dans le pays de citoyens respectables. Quel affreux patriotisme! Quelle affreuse religion! L’enfer a-t-il jamais inventé rien de plus horrible, de plus exécrable?

«Pauvres brebis égarées… entrez dans la voie de la soumission et de la subordination aux autorités légitimes; rendez à César ce qui appartient à César; soyez obéissants, respectueux, soumis et reconnaissants envers les puissances que Dieu a établies pour vous gouverner…»

Note :

Voici l’acte de baptême du petit Étienne, né le 30 avril 1811.

Étienne avait donc 26 ans quand il aurait été sur les premières lignes en décembre 1837 à la rivière du Chêne.

Merci à Michel Chartrand pour le scoop du baptême…

Pour la bataille de St-Eustache, je vous ai trouvé ça.

La bataille de Saint-Eustache, le 14 décembre 1837

À la fin de la bataille de Saint-Eustache, en décembre 1837, les Patriotes qui fuient sont interceptés sur la rivière gelée de Mille-Îles par les volontaires loyalistes de Saint-Eustache (dont la plupart sont des Canadiens français). Cette gravure de 1840 reprend un croquis de l’incident réalisé par un officier britannique qui a participé à la bataille. À noter, les vêtements d’hiver portés par les deux camps. À l’arrière-plan, l’église de Saint-Eustache, le principal bastion des Patriotes, est la proie des flammes. (Archives nationales du Canada, C396) (source)

Pour être aux premières de la bataille… cliquez ici.

Je ne suis pas si passionné que ça finalement

On a eu de la belle visite à Sainte-Anne hier.

Non ce n’est pas Céline ni le ptit gars de Québec dans la pub de St-Hubert avec le quart de cuisse et la salade crèmeuse…

C’est Bernard, un descendant d’Adélard Paquette et Malvina Forget.

Bernard est venu faire un petit nowhere dans le haut du Trait-Carré pour rencontrer Yvon le descendant d’Aquila Lauzon le fils de Jérémie si ma mémoire ne me fait pas défaut.

Bernard voulait voir l’endroit où vivaient ses ancêtres Paquette.

La tante Germaine d’Yvon était la grande chum de la Vonne Paquette, la fille d’Adélard.

La Vonne

Bernard et Yvon ont dû en jaser un coup…

C’est grâce aux photos de sa tante Germaine qu’on a pu retracer plein d’ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines.

Germaine est la petite fille en avant avec ses parents.

On lui doit beaucoup d’avoir préservé le patrimoine photographique de la famille d’Aquila Lauzon et d’Eugénie Coursol et d’avoir permis cette belle rencontre.

Quant à moi,  je n’ai pu assister à la rencontre, car je devais absolument installer mon Tempo.

J’ai dû annuler à la dernière minute.

Je n’avais plus tellement le choix, car l’hiver va bien tôt s’installer à Ste-Anne.

En passant juste comme ça, je me demande si Yvon a été baptisé en l’honneur de la Vonne Paquette…

On se repogne.

Registres paroissiaux de 1814 et de 1816

Toujours intéressant quand la télévision est plate à mort…

Une lectrice a regardé sur le site des mormons.

On y retrouve les registres de toutes les paroisses.

De quoi vous désennuyer.

Ici ce sont deux événements tristes.

Je vous les laisse déchiffrer.

On parle du décès de deux enfants et ensuite d’un autre.

Ça s’est passé il y a presque 200 ans.

Vous n’avez qu’à cliquer sur l’image.