Au cas août…

Je me méfiais.

Et vous?

Je ne sais pas pourquoi, mais je me méfiais et je suis allé vérifier l’acte de mariage de Louis Huot et Josephte Leclerc dans les registres paroissiaux…

C’est Josephte Auclair!

Noir sur blanc… foi de curé Poirier en plus…

Pour y voir clair dans l’affaire Leclerc, Leclair, Auclair…

On a donc bel et bien la belle Josephte Auclair, fille de Jacques Auclair et Josephte Vermette, même que Jean-Baptiste Allaire est témoin et ami de Louis Huot. Aucun ne sait signer sauf monsieur le curé Poirier.

Pourtant l’énumérateur avait bel et bien écrit Leclaire en 1852.

Suite à toutes mes recherches, j’ai donc averti l’intéressée.

En passant, vous connaissez l’histoire du curé Poirier…

Les recensements canadiens et les registres paroissiaux

J’espère seulement qu’on n’aura pas cité mon commentaire d’hier hors contexte. Ce serait dommage, car ça ajouterait de l’huile sur le feu.

Aujourd’hui, je vous mets un article pour vous rappeler que vous trouverez sur ce blogue une liste de liens fort utiles pour vous aider à retracer vos ancêtres si jamais vous avez perdu le Nord!

J’avais mis cette liste dans la colonne de droite sur mon blogue afin d’aider mes élèves du jeudi qui sont des membres du Cercle des Fermières de  Sainte-Anne-des-Plaines.

Notre dernière rencontre a eu lieu jeudi dernier. Pour terminer sur une bonne note, j’en ai profité pour faire une petite révision en retraçant les ancêtres de Claudine, leur ancienne présidente.

Fière descendante de Macé Gravel, je l’avais un peu mis de côté dans mes cours. J’avais donc décidé de me servir d’elle comme cobaye et retracer en quelques minutes les liens entre elle et son ancêtre Macé Gravel.

Tout le monde sait que tous les Gravel ou les Gravelle sont des descendants de Macé Gravel.

On en parle sur ce site.

Je me suis plutôt attardé dans mes recherches à Siméon Gravel, l’arrière-arrière-grand-père de Claudine.

Le plus intéressant c’est qu’elle ignorait totalement tout sur lui, même son nom.

Voici son acte de naissance… pris sur le site Family Search des mormons.

Une vue rapprochée…

Siméon Gravel est né le 10 octobre 1837 et il a été baptisé le 12 en paroisse de St-Charles-de-Lachenaie, à Lachenaie. Son père est François Gravel, cultivateur, et sa mère est Angélique Marié…

Sauf que selon le recensement canadien de 1852, on retrouve le nom d’Angelique Mayé. Quant à François Gravelle (sic), il aurait 38 ans (sic) et il aurait enfanté un enfant à 1 an!

François aurait plutôt 58 ans.

Angélique est sa 2e femme. Sa première était Angélique Lagarde avec qui il a eu une bonne demi-douzaine d’enfants dont plusieurs sont morts à bas âge. Leur fils François a vécu très longtemps puisqu’on le retrouve dans le recensement canadien de 1891.

En 1852…

Siméon a 14 ans et il est déjà identifié comme étant un cultivateur tout comme son demi-frère François.

On retrouve les noms Mayé et Maillé dans les actes de baptême des autres enfants… Angélique, Aurée (Aurélie), Delphine, Paul Adolphe, et l’acte de sépulture d’un autre Siméon mort en 1824.

Siméon portait donc le prénom d’un enfant décédé en 1824.

Si je peux trouver facilement les descendants de Siméon sans problème, je ne peux être certain de l’identité de ses ancêtres.

Aucun acte de mariage de François Gravel et d’Angélique Maillé, Mayé ou Marier dans les registres sauf dans un index sur Family Search.

Faute d’acte de mariage, je suis allé voir sur Internet… et j’ai trouvé ça.

218. SIMEON7 GRAVEL (FRANCOIS6, GUILLAUME5, ATHANASE ARCHANGE4, CHARLES3, MASSE-JOSEPH2, ELOI JOSEPH1) was born Abt. 1824, and died Deceased. He married VITALINE DESNOYERS 25 July 1861 in St-Francois-de-Sales, Ile de Jesus. She was born Abt. 1841, and died Deceased.
     
Child of S
IMEON GRAVEL and VITALINE DESNOYERS is:

i. JOSEPH8 GRAVEL, b. Abt. 1862; d. Deceased; m. ROSE-ANNA MARTEL, 11 February 1890, Sacre-Coeur; b. Abt. 1870; d. Deceased.

On se revoit demain ou après-demain… On ne sait jamais notre premier min* pourrait remettre de l’huile sur le feu.

Pas facile à suivre…

Ouin mettons.

En tout cas, vous avez de quoi vous mettre sous la dent ce vendredi matin.

- Vous n’êtes pas facile à suivre mon fils…

- Je sais mon père, et  j’ai encore péché par présomption.

- Oui, j’ai ouï-dire mon fils. Pas très catholique.
Et puis m
on bedeau se tord de rire depuis lundi.

- Il n’est pas le seul mon Père.
Ça rit itou sur la Rive-Sud.

- Et puis votre pénitence d’aller lire les registres?

- Ça, je l’ai fait en ti-pepère mon Père.

- J’ai ouï-dire en plus mon fils que vous aviez un petit-fils.
Il a un saint nom vénérable j’espère.

- Oui mon Père, mais seul Dieu le sait.

- Tudieu, ventre-saint-gris.
Si Dieu le sait, je le veux aussi
.

- D’accord Mon Père, je vous ferai une petite devinette la prochaine fois.

J’en apprends tous les jours à mesure que je retrace mes ancêtres et ceux de mon petit-fils.

J’en ai trouvé des Hubert Sabourin depuis lundi, mais pas les bons.

Celui que j’avais dans la mire, le mari de Marie-Anne Sauvé dit Laplante, était décédé en 1825.

On oublie ça!

Il ne pouvait pas être l’Hubert Sabourin dans le recensement de 1852 avec Félicité et sa marmaille.

J’avais présumé que Marie-Anne Sauvé était morte jeune et qu’Hubert s’était remarié par la suite avec Félicité Sauvé, une belle-soeur… pour s’occuper de sa marmaille.

Ça avait bien de l’allure.

Meuh non!

Hier soir, je me préparais vraiment à lancer la serviette hier comme le Canadien de Montréal sur leur saison 2011-2012.

Puis, j’ai eu comme un éclair de génie.

Faute d’éclair on prend ce qu’on a…

Je suis allé subrepticement sur la pointe des pieds sur Internet et j’ai trouvé ce fil d’Ariane.

6 juillet 1829 à St-Michel-de-Vaudreuil

Je suis, ensuite, allé vérifier tout ça en bon repentant dans les registres paroissiaux.

Mariage de Félicité Sauvé et d’Hubert Sabourin

Un ti zoom…

Le recensement de 1852 prenait alors tout son sens.

Benjamin n’y était pas.

Comme il était probablement un voyageur, je ne fus pas déboussolé. Ça expliquerait son absence dans le recensement.

Comme indice, Benjamin Sabourin a choisi Hubert Sabourin et Félicité Sauvé comme parrain et marraine pour sa petite Olympe.

Il doit donc y avoir un lien.

C’est le seul qu’on puisse établir maintenant, car je n’ai pas trouvé dans les registres paroissiaux l’acte de mariage de Benjamin Sabourin et d’Angélique Mallette.

Du moins pas encore.

Hubert Sabourin était le fils de Jean-Baptiste Sabourin et Angélique Besner (Besnère… Bézanaire…).

Jean Bézanaire deviendrait un autre ancêtre de mon petit-fils.

Cliquez ici pour en savoir plus. 

Félicité Sauvé, quant à elle, était la fille de Raphaël Sauvé et Catherine Mallette.

Puis là, la lumière fut…!

Olympe, la fille de Benjamin, est née en 1843!

Hubert et Félicité se sont mariés en 1829!

Benjamin ne peut être leur fils. Tout au plus un neveu ou alors le frère d’Hubert et le beauf de Félicité.

Ça m’apprendra à aller trop vite dans mes présomptions et faire rire de moi…. quoique, une lectrice de la Rive-Sud a trouvé ça…

Le baptême de Méline Sabourin, une fille d’Hubert Sabourin et Félicité Sauvé en 1841.

Regardez qui sont les parrain et marraine.

Benjamin doit être sûrement le frère d’Hubert.

Sauf que…

Hors des registres de l’église, point de salut!

Salut.

On se repogne lundi ou bien demain matin pour les Patriotes de Ste-Anne.

Registres paroissiaux de 1814 et de 1816

Toujours intéressant quand la télévision est plate à mort…

Une lectrice a regardé sur le site des mormons.

On y retrouve les registres de toutes les paroisses.

De quoi vous désennuyer.

Ici ce sont deux événements tristes.

Je vous les laisse déchiffrer.

On parle du décès de deux enfants et ensuite d’un autre.

Ça s’est passé il y a presque 200 ans.

Vous n’avez qu’à cliquer sur l’image.

 

La liste dressée par Lise des défunts…

Je savais que Lise en connaissait beaucoup sur la petite histoire de Ste-Anne, mais là, ça m’épate… 

Selon les feuillets paroissiaux de l’époque…

Georgette Rivard 4 mois fille de William 9 octobre 1918

Ferdinand St-Jacques 60 ans époux Délima Latour 26 octobre 1918

Laura Meunier 58 ans épouse Alvarez Villeneuve 29 octobre 1918

Isidore Huberdeau 28 ans fils de Gédéon 31 octobre 1918

Augustine Hogue 24 ans fille de Théophile 4 novembre 1918

Alexis Gagnon 11 mois fils de Nephtalie 5 novembre 1918

Gilberte Gauthier 6 ans fille de Louis 5 novembre 1918

Aristide Dauphin 23 ans fils de Aristide 9 novembre 1918

Sophie Rimbault 69 ans épouse de Ménésipe Grenon 18 novembre 1918

Lucienne Delorme 11 ans fille de Camille 4 décembre 1918

Albertine Léveillé 30 ans fille de Camille Léveillé 5 décembre 1918

Célina Lauzon 74 ans épouse de Joseph Lauzon 6 décembre 1918

Germaine Grenon 12 ans fille de Jn-Baptiste 9 décembre 1918

Aldas Lauzon 18 ans fils d’Aquila 15 décembre 1918

Sylvio Gauthier 13 ans fils de Ulric 19 décembre 1918

Lucia Alary 36 ans épouse de Félix Renaud 18 décembre 1918

Octave Alary 70 ans époux de feue Victoria Quevillon 19 décembre 1918

Euclide Lauzon 24 ans fils de David 20 décembre 1918

Onésime Bélisle 60 ans époux Exilda Racine 22 décembre 1918

Célina Boisvert 84 ans 26 décembre 1918

Marie-Anne Renaud 32 ans épouse Sinai Guénette 1er janvier 1919

Valentine Boisvert 36 ans épouse de Cyrille Forget 2 janvier 1919

Donalda Boisvert 22 ans fille Ovila Boisvert 2 janvier 1919

Marie Gascon 49 ans épouse de Joseph Delorme 12 janvier 1919

Carmelle Thérien 15 ans fille de Camille Therien 16 octobre 1918

Eva Hogue fille de Théophile décédée le 30 mars 1919 à 20 ans

26 personnes en tout si je compte bien.

La tante d’Yvon Lauzon disait une trentaine.

On serait près du compte.

Vous êtes-vous amusé hier…?

Eh bien moi oui.

Je suis allé fouiner dans les registres de 1900 de la paroisse de Notre-Dame-des-Anges à Notre-Dame-de-Stanbridge.

J’étais déjà allé faire un tour là en 2008 quand je soupçonnais trouver des indices sur ma famille.

Tel un prophète, je suis passé totalement inaperçu par la population du coin.

Et pour cause, les Lagacé brillent par leur absence depuis 1889.

Il devait bien se demander qui était cet étrange qui prenait des photos de l’église.

Il ne savait pas que je ne savais pas à l’époque que mon grand-père Léo Senior, le gars de party, y avait été baptisé en 1888 puis était parti avec Stanislas 1842 au Connecticut.

Je l’ai appris par la suite.

J’avais été voir le centre de généalogie à Stanbridge-East situé dans le vieux moulin du coin.

La responsable n’avait aucune idée de ma branche…

Étrange…

Fascinant voyage dans le temps et dans le lieu de mes ancêtres Lagacé disparus.

Ça aurait été plus fascinant si j’avais su… qu’ils avaient réellement habité cette région.

Tout ça pour dire que j’ai trouvé un membre de ma famille éloignée.

C’est la famille de Joseph Lord et de Mathilde Duquette.

Fascinant.

Les Lord et les Lagacé étaient tricotés serrés.

Les Alexandre itou…

Une famille ne va pas sans l’autre.

Stanislas Lagacé, le fameux Dennis 1842, a marié Henriette Alexandre, soeur de Philomène Alexandre qui est la mère de…

Joseph Lord, le père du petit Émile… dont j’ai trouvé le baptême sur le site des Archives nationales.

Joseph Lord était professeur de musique.

C’est écrit en toutes lettres dans le baptistère.

Donc, vous êtes-vous amusé hier…?

En tout cas, il est toujours temps de vous arrêter.

Un autre outil intéressant…

Cliquez ici…

Les Archives nationales sont en train de numériser les registres des paroisses de 1900 à 1907.

Registres de l’état civil du Québec

Dès la fondation de la Nouvelle-France, le gouvernement de la colonie s’est assuré de l’identité des sujets canadiens du roi en faisant enregistrer les naissances (baptêmes) ainsi que les mariages et les décès (sépultures). Suivant la pratique courante en France, les prêtres catholiques tenaient deux copies de chacun des registres d’état civil : la copie religieuse, conservée à la paroisse, et la copie de l’État, déposée chaque année au tribunal desservant le territoire.

Après la Conquête et surtout au XIXe siècle, le droit  de tenir des registres d’état civil a été graduellement étendu aux représentants d’une vingtaine de confessions protestantes ainsi qu’aux Juifs. Le Code civil du Bas-Canada de 1866 consignait l’extension de ce droit  à tout « fonctionnaire autorisé par la loi ».

Les principales confessions représentées dans les registres d’état civil à la fin du XIXe siècle sont les suivantes : catholique, anglicane, presbytérienne, méthodiste, baptiste, évangélique, juive et luthérienne. L’immigration ne fera qu’accroître ce pluralisme religieux tout au long du XXe siècle. 

Ces archives  sont des sources inestimables pour la recherche généalogique et historique. La Direction de l’état civil du Québec les verse à BAnQ après 100 ans, permettant ainsi à l’institution de les numériser et de les diffuser dans la Collection numérique, au rythme de leur arrivée.

Nous n’avons actuellement que quelques paroisses dont…

Ste-Anne-des-Plaines!

Cliquez ici et amusez-vous.

Jean Maillet, briquetier

Ne vous inquiétez pas. Je n’irai pas jusqu’en France pour trouver les ancêtres d’Alfred…

Voici le recensement de 1881 pris sur le site des mormons…

J’ai la petite famille de Jean Maillet et de Basilisse St-Hilaire.

Esther, probablement la soeur de Jean, réside avec eux.

Célina, leur fille, est une institutrice.

Ernestine Maillet est bien là. Elle a 10 ans.

Quand à Alfred…?

Household:

 Name  Marital Status Gender Ethnic Origin Age Birthplace Occupation Religion
 Jean MAILLET  M  Male  French  56  Q <Quebec>  Briquetier  Catholique
 Basilise MAILLET  M  Female  French  42  Q <Quebec>  Catholique
 Esther MAILLET  Female  French  58  Q <Quebec>  Catholique
 Celina MAILLET  Female  French  24  Q <Quebec>  Institutrice  Catholique
 Alphonsine MAILLET  Female  French  22  Q <Quebec>  Catholique
 Celanire MAILLET  Female  French  20  Q <Quebec>  Catholique
 Virginie MAILLET  Female  French  18  Q <Quebec>  Catholique
 Georgina MAILLET  Female  French  14  Q <Quebec>  Catholique
 Camille MAILLET  Female  French  13  Q <Quebec>  Catholique
 Ernestine MAILLET  Female  French  10  Q <Quebec>  Catholique
 Maria MAILLET  Female  French  9  Quebec  Catholique
 Jules MAILLET  Male  French  6  Q <Quebec>  Catholique
 Joseph MAILLET  Male  French  3  Q <Quebec>  Catholique
 Laurentia MAILLET  Female  French  2  Q <Quebec>  Catholique
 Maurice MAILLET  Male  French  <1 Born: Mar; 1/12  Q <Quebec>  Catholique

Source Information:

Census Place Ste-Marie, Beauce, Quebec
Family History Library Film 1375829
NA Film Number C-13193
District 48
Sub-district A
Division 1
Page Number 24
Household Number 109+

On a la même petite famille qu’en 1891 sauf que notre petit Alfred porterait le prénom de Maurice!

Maurice…!

Bizarre quand même le monde qui change de nom comme ça pour tout nous mêler 130 ans plus tard. Voici l’image de cette page de recensement…

Je persiste à dire que ce petit Maurice, âgé d’un mois seulement, est notre Alfred Maillet de 1891, de 1901 et de 1911.

Il me reste plus qu’à chercher son acte de baptême dans les registres paroissiaux qui sont accessibles ici… 

On se revoit demain et on valide tout ça…