Les recensements canadiens et les registres paroissiaux

J’espère seulement qu’on n’aura pas cité mon commentaire d’hier hors contexte. Ce serait dommage, car ça ajouterait de l’huile sur le feu.

Aujourd’hui, je vous mets un article pour vous rappeler que vous trouverez sur ce blogue une liste de liens fort utiles pour vous aider à retracer vos ancêtres si jamais vous avez perdu le Nord!

J’avais mis cette liste dans la colonne de droite sur mon blogue afin d’aider mes élèves du jeudi qui sont des membres du Cercle des Fermières de  Sainte-Anne-des-Plaines.

Notre dernière rencontre a eu lieu jeudi dernier. Pour terminer sur une bonne note, j’en ai profité pour faire une petite révision en retraçant les ancêtres de Claudine, leur ancienne présidente.

Fière descendante de Macé Gravel, je l’avais un peu mis de côté dans mes cours. J’avais donc décidé de me servir d’elle comme cobaye et retracer en quelques minutes les liens entre elle et son ancêtre Macé Gravel.

Tout le monde sait que tous les Gravel ou les Gravelle sont des descendants de Macé Gravel.

On en parle sur ce site.

Je me suis plutôt attardé dans mes recherches à Siméon Gravel, l’arrière-arrière-grand-père de Claudine.

Le plus intéressant c’est qu’elle ignorait totalement tout sur lui, même son nom.

Voici son acte de naissance… pris sur le site Family Search des mormons.

Une vue rapprochée…

Siméon Gravel est né le 10 octobre 1837 et il a été baptisé le 12 en paroisse de St-Charles-de-Lachenaie, à Lachenaie. Son père est François Gravel, cultivateur, et sa mère est Angélique Marié…

Sauf que selon le recensement canadien de 1852, on retrouve le nom d’Angelique Mayé. Quant à François Gravelle (sic), il aurait 38 ans (sic) et il aurait enfanté un enfant à 1 an!

François aurait plutôt 58 ans.

Angélique est sa 2e femme. Sa première était Angélique Lagarde avec qui il a eu une bonne demi-douzaine d’enfants dont plusieurs sont morts à bas âge. Leur fils François a vécu très longtemps puisqu’on le retrouve dans le recensement canadien de 1891.

En 1852…

Siméon a 14 ans et il est déjà identifié comme étant un cultivateur tout comme son demi-frère François.

On retrouve les noms Mayé et Maillé dans les actes de baptême des autres enfants… Angélique, Aurée (Aurélie), Delphine, Paul Adolphe, et l’acte de sépulture d’un autre Siméon mort en 1824.

Siméon portait donc le prénom d’un enfant décédé en 1824.

Si je peux trouver facilement les descendants de Siméon sans problème, je ne peux être certain de l’identité de ses ancêtres.

Aucun acte de mariage de François Gravel et d’Angélique Maillé, Mayé ou Marier dans les registres sauf dans un index sur Family Search.

Faute d’acte de mariage, je suis allé voir sur Internet… et j’ai trouvé ça.

218. SIMEON7 GRAVEL (FRANCOIS6, GUILLAUME5, ATHANASE ARCHANGE4, CHARLES3, MASSE-JOSEPH2, ELOI JOSEPH1) was born Abt. 1824, and died Deceased. He married VITALINE DESNOYERS 25 July 1861 in St-Francois-de-Sales, Ile de Jesus. She was born Abt. 1841, and died Deceased.
     
Child of S
IMEON GRAVEL and VITALINE DESNOYERS is:

i. JOSEPH8 GRAVEL, b. Abt. 1862; d. Deceased; m. ROSE-ANNA MARTEL, 11 February 1890, Sacre-Coeur; b. Abt. 1870; d. Deceased.

On se revoit demain ou après-demain… On ne sait jamais notre premier min* pourrait remettre de l’huile sur le feu.

J’ai une belle photo pour vous ce matin…

J’ai une belle photo pour vous ce matin…

Pas trop déçu j’espère…

Je n’allais surtout pas mettre la photo de mon petit-fils en ligne. Je mets pas tout sur mon blogue.

L’homme sur la photo n’est pas mon petit-fils, mais  je trouve une petite petite ressemblance.

C’est probablement la photo d’Antoine Lagacé, le frère de mon grand-père Léo Senior et aussi de mon grand-oncle Adélard.

Il serait donc mon grand-oncle Antoine.

Je lui ai rendu visite en septembre dernier.

Une belle histoire.

Ma 3e cousine Sandy avait cette photo depuis plusieurs années et elle n’avait aucune idée qui avaient été photographiés. J’ai pensé à un moment avoir reconnu Henriette Alexandre et Stanislas Lagacé, mais comme la photo date des années 1900-1910…

Impossible, même si je me mettais à fabuler.

Sandy avait pensé quant à elle à s’en débarrasser il y a quelques années.

Impensable!

Elle l’aurait regretté toute sa vie je crois.

Maintenant, Sandy et moi, surtout moi, présumons qu’Antoine Lagacé serait photographié avec sa première femme Délia Bertrand.

La ressemblance avec son père Stanislas (Dennis Lagasse) est frappante…

Du moins la moustache.


Sur cette photo que je date vers 1916 environ, nous voyons en haut à gauche Stanislas Lagacé II avec son fils Stanislas III. Assis, c’est Harry Lagasse, le fils de Stanislas III, avec son fils Gérard. Harry aura un autre fils qui mourra dans un accident d’avion en 1930.

Antoine Lagacé, ou Anthony Lagasse, a été baptisé du nom de son arrière-grand-père Antoine. Il était l’aîné d’une famille de 13 enfants, celle de Stanislas Lagacé (Stanislas II) et d’Henriette Alexandre, la célèbre H. Alexandre que nous retrouvons dans le certificat de décès de mon grand-père.

On retrouve mon grand-oncle Antoine avec ses parents dans le recensement de 1871 à Notre-Dame-de-Stanbridge.

Je l’ai découvert par hasard la semaine dernière, et cela a comme rallumé mon ardeur pour ma famille Lagacé.

Je parle beaucoup de grand-pères par les temps qui courent. Ça doit déteindre un peu sur mon blogue.

Ça me fait sourire que voulez-vous.

Voici la famille du père de mon grand-père Léo Senior en 1871.

Stanislas II était un scieur à Notre-Dame-de-Stanbridge. Il ne savait ni lire ni écrire.


Léo n’était pas encore né. On devra attendre le 5 juin 1888, un petit Gémeaux.

On voit le petit Antoine, huit ans, avec son frère Stanislas (Stanislas III) né le 27 avril 1864. Il mourra électrocuté en 1922. Les deux vont à l’école. Marguerite, quatre ans, mariera Philippe Lord le 20 juin 1887.

Le petit David, un an, mourra en 1873 à l’âge de 4 ans…

Chemin faisant dans le recensement de 1871, j’ai aussi retrouvé à ma grande surprise un autre Antoine Lagacé, l’arrière-grand-père d’Antoine!

Antoine Lagassé, 74 ans, rentier, vit avec son fils Stanislas I (né en 1816), 55 ans, cultivateur, le grand-père d’Antoine.

Tout est là.

Mais il y a plus…

Dans mes fouilles généalogiques, j’ai trouvé un Pierre Lagacé tout en bas de cette page.

C’est le frère de Stanislas I (1816) né en 1825.

Le reste de la famille est sur l’autre page.

Ce Pierre Lagacé je le connais très bien!

Il avait marié Marcelline David. Il est l’ancêtre d’une autre branche de Lagacé que l’on retrouve aux États-Unis.

J’en ai parlé abondamment sur son blogue en anglais.


Pour en revenir à Antoine et à la photo du début, je ne suis pas encore absolument certain que c’est lui sur la photo, mais ce dont je suis certain par contre c’est de ceci.

Je suis certain, car c’est moi qui l’ait prise quand je suis allé voir mon 3e cousin Joe à Plainville au Connecticut en septembre dernier.

J’étais allé aux États-Unis à la mi-septembre voir mon ami Paul.

Paul était venu à Ste-Anne l’été dernier. Il m’avait trouvé sur mon blogue. On ne se connaissait pas.

Il avait de la famille à Ste-Anne et il voulait me rendre visite et aussi visiter de la famille et le cimetière.

Paul m’avait dit en quittant… deux jours plus tard…

Pierre, you’ve got to come to North Carolina… 

J’avais dit à ma femme quand Paul est parti.

We have to go…

Un voyage inoubliable.

J’ai bien fait d’y aller.

Puis, sur le chemin du retour, en remontant par le Connecticut, je suis allé rendre visite à Joe. Lui aussi tenait absolument à me voir.

J’avais dit à ma femme…

We have to go…

J’ignorais qu’il connaissait le cimetière St. Thomas à Bristol. 

Par un beau samedi matin pluvieux, je n’allais sûrement pas rater une occasion de retrouver de la famille.

Joe, we have to go…

Hubert Lagacé, fils d’Hubert Lagacé, fils d’Albert, fils de…?

Je ne voulais pas vous écrire d’article hier…!

Je voulais voir si je pouvais résister à la tentation.

Ça n’a pas fonctionné. 

Avis donc à ceux et à celles qui commencent à bloguer sur la généalogie. Vous n’êtes pas sorti du bois de St-Donat.

C’est pas mal difficile d’arrêter.

Hubert Lagacé, fils d’Hubert Lagacé, fils d’Albert, fils de…?

Je ne veux surtout pas vous ennuyer avec mes ancêtres, mais ça fait longtemps que je veux vous parler de ceci.

J’hésitais à le mettre en ligne, car ça risque d’être long.

Voyez-vous on a tous des zones grises quand on commence à remonter dans notre arbre généalogique et des fois on s’accroche à une mauvaise branche quand on commence à grimper.

Ça m’est arrivé en 2007.

Prenez le cas d’Hubert Lagacé, le fils d’Hubert, le fils d’Albert. Je pensais avoir trouvé mon St-Graal avec cette lignée.

Pierre, fils de Léo, fils de Léo, fils d’Hubert Lagacé, fils d’Albert, fils de…?

Mais non, c’était une fausse piste…

En 2007, je ne savais vraiment pas beaucoup de choses sur mon grand-père Léo Senior que je surnomme affectueusement le gars de party. Mon père m’avait tout mélangé avec ses histoires de famille quand j’étais petit.

Léo Senior et ses fils Léo Junior et le petit Marcel, l’arrière-grand-oncle de mon petit-fils…

Son père Léo Senior aurait porter la soutane, sa mère Juliette Métayer n’aurait pas été sa mère…

Ce que je savais par contre c’est que Léo Senior avait été tailleur, ce que j’ai validé par la suite dans le Lovell de Montréal. J’étais donc pour ainsi dire assez mêlé dans mes ancêtres paternels.

Heureusement que je n’avais pas encore la piqûre pour la généalogie…

Juste quelques photos.

Léo Junior, son fils Pierre avec son frère Gilles, le grand-oncle de mon petit-fils… en 1949

Heureusement que j’avais conservé précieusement le petit album vert de ma mère… qui me permettait de voir un peu plus clair…

Léo Senior et sa belle-fille Aline, l’arrière-grand-mère de mon petit-fils…

Mon père, qui cherchait lui aussi la vérité de ses origines, mélangeait tout, souvent même la bière avec du fort. Il a toujours pensé qu’il était un bâtard. Le fort n’a pas dû aider ses recherches…

Je sais bien qu’il n’était pas le seul homme à noyer son chagrin de petit enfant dans ces temps-là… et c’est pour ça que j‘ai beaucoup de misère à lui en vouloir.

L’arrière-grand-père de mon petit-fils…

On dit que le St-Graal serait le calice de la Dernière Cène. Mettons que c’est vrai. Le St-Graal, c’est une méchante métaphore pour essayer de vous parler discrètement de mon père.

 – Méta?
- Métaphore Sire.
Une façon de dire quelque chose en disant autre chose…
C’est comme si de Ste-Anne-des-Plaines pour aller à Montréal… , on passait par Québec. 

- Bon mettons que je comprends la comparaison…
Sires Chevaliers de la Table Ronde.
Buvons donc jusqu’à la lie afin de retrouver ce St-Graal.

Je savais que mon grand-père Léo Senior avait été faire un tour aux États-Unis.

Pas en Floride pour passer l’hiver…!

On était dans les années 1890-1900!

Mon père possédait une pièce de 50 cents américains comme souvenir de son père. En 1973, je l’avais gardé en souvenir de mon père et de mon grand-père quand j’ai coupé le cordon ombilical paternel. J’avais pondu un article sur ce 50 cents à un moment donné sur mon ancien blogue je crois.

Des fois je perds la mémoire comme la pièce de 50 cents que j’ai remise à mon père en 1990 dans un moment d’égarement quand il a voulu rattacher le cordon. Cette pièce est finalement disparue de la circulation avec la mort de mon père en 1995.

Finalement c’était une pièce de un dollar…

Elle est maintenant quelque part dans l’univers.

Bon cépasgrave…

Comme rare indice, je connaissais le nom d’un de ses frères. Il s’appelait Adélard. Je ne me rappelle pas de lui.

Le voici sur une photo que j’ai déniché par la suite en 2010. On le voit avec sa femme Éméline Côté et ses trois filles, Laurette, Annette et Yvonne. (les filles ne sont pas en ordre sur la photo).

famille d’Adélard Lagacé et d’Éméline Côté

En 2007, je suis donc parti de rien ou presque. Faute de registres paroissiaux, je me suis rabattu sur les recensements canadiens. C’est mieux que rien.

Celui de 1901 en premier.

J’avais trouvé un Adélard Lagacé…

On disait qu’Hubert était né aux États.

Fou de joie, je me frottais les mains. Puis là, j’ai commencé à fabuler.

Mais où était donc Léo né en 1888 dans ce recensement?

Je me disais qu’il devait être en train de jouer avec ses amis… ou en pension chez un oncle.

Quand on fabule, on fabule…

Faute de Léo dans le recensement de 1901, j’ai quand même entré ces gens temporairement dans mon arbre. En généalogie, on ne sait jamais lorsqu’une information nous sera utile dans le futur.

J’ai bien fait, car trois ans plus tard, je me suis trouvé de la famille éloignée, mais pas si éloignée que ça finalement.

Je vous raconte demain.

Quelque chose de tout à fait surprenant. Mes petits voisins seraient des petit-petit-petit-cousins…

Vous ne serez pas surpris si je termine abruptement mon article comme ceci n’est-ce pas…?  

C’était la technique employée par le cinéma des années 40 et 50 avec des petits films genre western ou autres où notre héros masqué était en danger de mort, comme mettons attaché à une voie ferrée avec une tribu de 1000 Amérindiens (Indiens ou Sauvages dans le temps) le tenant en joue avec leurs arcs pendant qu’un train approchait à grande allure.

To be continued…

Wiki…

Le terme serial désigne un type de films à petit budget, très fréquent dans la première moitié du XXe siècle, aujourd’hui tombé en désuétude, fonctionnant selon le principe du feuilleton. Un serial se compose de plusieurs épisodes (quinze en moyenne), ceux-ci étant diffusés successivement dans une même salle de cinéma, en première partie d’un ou deux long-métrages à budget plus élevé. Le premier épisode d’un serial est diffusé dans les salles lors d’une première semaine, la deuxième partie est diffusée la semaine suivante, la troisième partie, la semaine d’après, etc. Les différents épisodes doivent s’achever, autant que possible, par un cliffhanger, pour inciter le spectateur à venir voir l’épisode suivant.

Il s’agit généralement de films d’aventures (Les Mystères de New York, Tarzan…), de westerns (les Justiciers du Far West…) ou de films de science-fiction, puisant souvent leur inspiration dans les comics (Flash Gordon, Superman…).

Le serial vise principalement à divertir le public, non à créer des œuvres profondément originales ou d’une grande beauté artistique. À cet égard, il a souvent été regardé avec dédain par les historiens du cinéma, qui lui reprochent son manque d’ambition et d’originalité.

Bon, je ne sais pas si vous revenez demain, mais moi en tout cas, je reviens pour la suite.

Jean Maillet, briquetier

Ne vous inquiétez pas. Je n’irai pas jusqu’en France pour trouver les ancêtres d’Alfred…

Voici le recensement de 1881 pris sur le site des mormons…

J’ai la petite famille de Jean Maillet et de Basilisse St-Hilaire.

Esther, probablement la soeur de Jean, réside avec eux.

Célina, leur fille, est une institutrice.

Ernestine Maillet est bien là. Elle a 10 ans.

Quand à Alfred…?

Household:

 Name  Marital Status Gender Ethnic Origin Age Birthplace Occupation Religion
 Jean MAILLET  M  Male  French  56  Q <Quebec>  Briquetier  Catholique
 Basilise MAILLET  M  Female  French  42  Q <Quebec>  Catholique
 Esther MAILLET  Female  French  58  Q <Quebec>  Catholique
 Celina MAILLET  Female  French  24  Q <Quebec>  Institutrice  Catholique
 Alphonsine MAILLET  Female  French  22  Q <Quebec>  Catholique
 Celanire MAILLET  Female  French  20  Q <Quebec>  Catholique
 Virginie MAILLET  Female  French  18  Q <Quebec>  Catholique
 Georgina MAILLET  Female  French  14  Q <Quebec>  Catholique
 Camille MAILLET  Female  French  13  Q <Quebec>  Catholique
 Ernestine MAILLET  Female  French  10  Q <Quebec>  Catholique
 Maria MAILLET  Female  French  9  Quebec  Catholique
 Jules MAILLET  Male  French  6  Q <Quebec>  Catholique
 Joseph MAILLET  Male  French  3  Q <Quebec>  Catholique
 Laurentia MAILLET  Female  French  2  Q <Quebec>  Catholique
 Maurice MAILLET  Male  French  <1 Born: Mar; 1/12  Q <Quebec>  Catholique

Source Information:

Census Place Ste-Marie, Beauce, Quebec
Family History Library Film 1375829
NA Film Number C-13193
District 48
Sub-district A
Division 1
Page Number 24
Household Number 109+

On a la même petite famille qu’en 1891 sauf que notre petit Alfred porterait le prénom de Maurice!

Maurice…!

Bizarre quand même le monde qui change de nom comme ça pour tout nous mêler 130 ans plus tard. Voici l’image de cette page de recensement…

Je persiste à dire que ce petit Maurice, âgé d’un mois seulement, est notre Alfred Maillet de 1891, de 1901 et de 1911.

Il me reste plus qu’à chercher son acte de baptême dans les registres paroissiaux qui sont accessibles ici… 

On se revoit demain et on valide tout ça…

Louis-Napoléon-Alfred Lasalle Sanschagrin

C’est le monsieur qui a marié Marie-Laura-Ernestine Maillet, fille de Jean Maillet et de Basilisse Saint-Hilaire le 3 février 1896 à Ste-Marie en Beauce.

Alfred Maillet demeurerait donc en 1901 avec sa soeur Ernestine et son beau-frère Alfred De Lasalle.

Et vlan pour les recensements imparfaits…

Ils sont imparfaits, je vous l’avais dit.

Le problème réside avec les transcripteurs bénévoles.

Pas facile de transcrire ce qu’on voit quand l’image est floue.

Selon moi, on aurait autant le nom Delasall que Desbailles dans cette page de recensement.

Et puis le patronyme Desbailles…?

Connais pas.

Pour être encore plus certain, on ira donc voir le recensement de 1891.

Albert devrait y être et être âgé de 10 ans environ.

On situe sa naissance le 31 mars 1881.

On ne se fie pas aux dates de naissance dans les recensements.

Me semble que je suis clair sur ce point…

Dans le recensement de 1891, sur deux pages, on voit la famille de Jean Maillet avec ses enfants.

Jean Maillet est veuf. 

Plusieurs de ses filles sont des institutrices.

Notre petit Albert est sur l’autre page avec ses frères Jules et Raoul.

BMS 2000 nous confirme le mariage de ces derniers.

On peut dès lors s’avancer le cou et présumer que cet Alfred Maillet est bel et bien l’Alfred Maillet que cherchait mon ex-confrère Michel…

Sauf que, j’irais voir le recensement de 1881.

On regarde ça la prochaine fois.

En passant, j’ai oublié de vous donner le lien vers le recensement canadien de 1871.

Cliquez ici…

Ça parle au diable…!

Je me demandais bien comment j’allais faire pour illustrer l’utilisation prudente des recensements…

Eh bien…

Ça parle au diable…!

J’ai justement reçu un petit courriel d’un ancien confrère de travail cette semaine.

Il a lui aussi la piqûre et il est un ex-généalogiste amateur sur My Heritage.

Il a également changé de site de généalogie…

Deux larrons en foire quoi!

Il était comme jammé sur un ancêtre.

Autre recherche que je suis bloqué, pas rapport avec l’autre Paquette : Amanda Paquette, mariée vers 1910 probablement à Ottawa à un Albert Maillet ?

Merci
Michel

Il était à la recherche d’un certain Albert Maillet et m’a demandé mon aide just in case.

Je ne refuse jamais mon aide, encore moins à quelqu’un que je connais.

La dopamine aidant, je suis donc allé fouiner sur les banques BMS 2000.

J’ai encore un bon 600 bons de consultation à écouler.

J’en ai donc encore en masse pour dépanner.

Je n’ai pas eu de chance…

Pas de mariage d’un Albert Maillet avec sa belle Amanda dans BMS 2000.

Je suis donc allé fouiner sur les recensements canadiens.

On s’en va où comme ça?

Mon ex-confrère m’avait parlé d’Ottawa dans son courriel.

BMS 2000 m’indiquait en plus que le couple Albert Maillet et Amanda Paquette avait marié leur fille Aline en 1944 à la paroisse Ste-Anne, à Ottawa.

J’avais donc une piste sérieuse dans le coin d’Ottawa…

J’ai trouvé un Albert Maillet en 1901… à Ottawa.

Cliquez…

Il est le beau-frère d’un monsieur Alfred dela Salle marié à une Ernestine.

Je présume donc qu’Ernestine serait une petite Maillet.

BMS 2000 me confirme ce mariage. Ernestine est la fille de Jean Maillet et de Basilisse St-Hilaire.

Deuxième piste…

En 1901, notre Albert est ici.

Cliquez ici…

Il est chambreur dans le domicile d’un Alfred Desbailles… marié avec une Ernestine!

Tiens, tiens…

Là j’ai la puce à l’oreille…, car je sais me méfier des recensements…

Je vais aller vérifier l’image…

On se repogne.