Jean-Baptiste Leblanc fier patriote anneplainois

Je mets un terme à cette histoire des Patriotes de Sainte-Anne.

Jean-Baptiste Leblanc peut être regardé comme le second chef de la rébellion, quoiqu’il agisse d’une manière plus cachée. Nicolas Daumais (sic), Joachim Villeneuve et Séraphin Gore (sic), outre qu’ils ont commandé dans les premiers troubles, ont avancé au capitaine Gore (sic) qu’ils avaient prêté l’automne dernier le serment patriotique c’est lui-même qui me l’a assuré. Octave Villeneuve, Jean Villiot et Félix Granger viennent ensuite avec Thomas Villiot et Joseph Adam dont on viendrait peut-être à bout si sa méchante femme ne le gâtait pas par ses mauvais conseils.

Source : Richard Chabot, Le curé de campagne, page 209.

Revoici une partie de la déposition du curé Porier écrit le 10 juin 1839.

Isidore Poirier, prêtre, curé de Sainte-Anne-des-Plaines, à M. Griffin, adjudant général, 10 juin, 1839.
Persécutions dont il est l’objet de la part de quelques rebelles.

Les troubles de 1837 et 1838 sont choses du passé, mais monsieur le curé sentait le besoin d’y aller d’une petite dénonciaton.

Moïse Granger est aux premières loges lors des troubles de décembre 1837 à St-Eustache.

Il se voit dénoncer par monsieur le curé qui ne mentirait sûrement pas n’est-ce pas, car la médisance est un péché.

On peut donc se fier à lui.

Moïse Granger a pris les armes pour aller au feu de la Rivière-du-Chêne (décembre 1837) et a dit en pleine assemblée qu’il persécuterait le curé Poirier jusqu’à la mort.

On peut aussi se fier sur moi, car j’ai pris cette affaire très au sérieux.

De plus, je pense avoir trouvé un de mes ancêtres qui aurait joué un rôle lors de la rébellion, mais pas à celle de Ste-Anne ni à celle de St-Eustache.

Ceci expliquerait finalement mon intérêt pour la question.

Son nom est David Alexandre, le père d’Henriette mon arrière-grand-mère.

On voit son nom dans plusieurs dépositions datée du mois de novembre 1838 dont une faite par un autre Moïse Granger, sauf que celui-là n’avait pas l’âme d’un patriote.

Disons que voir le nom d’un de mes ancêtres qui aurait été patriote, ça me fait un petit velours.

On se revoit demain.

Moïse Granger fier patriote

Moïse Granger qui a pris les armes pour aller au feu de la Rivière-du-Chêne a dit en pleine assemblée qu’il me persécuterait jusqu’à la mort; et il paraît bien qu’il veut tenir sa parole, puisqu’il se trouve maintenant à la tete d’une conjuration ouverte contre moi. Il en est rendu à un tel point, que je ne voudrais pas me trouver seul avec lui dans un lieu écarté. Je craindrais qu’il ne me donnât le coup de la mort.

Richard Chabot, Le curé de campagne page 209.

Revoici une partie de la déposition du curé Porier écrite le 10 juin 1839.

Isidore Poirier, prêtre, curé de Sainte-Anne-des-Plaines, à M. Griffin, adjudant général, 10 juin, 1839.
Persécutions dont il est l’objet de la part de quelques rebelles.

Les troubles de 1837 et 1838 sont choses du passé, mais monsieur le curé sent le besoin d’y aller d’une petite dénonciaton.

Moïse Granger est aux premières loges.

Il se voit dénoncer par monsieur le curé qui ne mentirait sûrement pas n’est-ce pas, car la médisance est un péché.

On peut donc se fier à lui.

Moïse Granger a pris les armes pour aller au feu de la Rivière-du-Chêne (décembre 1837) et a dit en pleine assemblée qu’il persécuterait le curé Poirier jusqu’à la mort.

On peut aussi se fier sur moi, car je pense avoir trouvé un de mes ancêtres qui a joué un rôle lors de la rébellion, mais ni à Ste-Anne ni à St-Eustache.

Ceci expliquerait mon intérêt pour la question, du moins je pense.

Je devrais avoir honte…

Je devrais avoir honte…

Moi un ptit gars de Montréal.

Je reste à Sainte-Anne-des-Plaines depuis 1981, le 20 mars pour être plus précis, et je ne connais même pas l’histoire des Patriotes qui ont vécu ici.

Ça, c’est un vrai péché mortel.

Je devrais avoir honte…!

Honte de me promener avec ma caméra et prendre des photos à gauche et à droite sans connaître l’histoire qui se cache derrière mes photos.

Honte de me promener dans les rues de Sainte-Anne sans connaître vraiment la signification des rues comme la rue Daunais.

Nicolas Daunais?

Le nom me disait vaguement quelque chose. On en parle sur ce site.

En 1787, le territoire de Sainte-Anne fut détaché de la seigneurie de Terrebonne qui s’appelait Mascouche du Page. En 1788, la nouvelle paroisse pris le nom de Sainte-Anne de Mascouche et en 1816, le nom est changé pour celui de Sainte-Anne-des-Plaines (Blondin, 1987, p.14). Nous commençons par le patriote Nicolas Daunais (1805-1862). Il habitait Saint-Louis de Terrebonne où ses parents possédaient de grandes étendues de terre. En 1827, il se marie avec Esther Granger, fille de bourgeois possédant également plusieurs terres à Sainte-Anne-des-Plaines. Nicolas Daunais était un cultivateur fortuné. Sa maison se situait en face de l’église où se trouve maintenant un dépanneur. Il était un des chefs patriotes et fit partie d’une conjuration contre le curé Isidore Poirier pour les propos antipatriotes qu’il tenait. (Blondin, 1987, p.122).

On parle aussi des frères Prévost sur le site.

Les frères Prévost, eux je les connaissais un tout petit peu. Leur maison était anciennement sur le site de la caserne des pompiers.

Les pompiers…

Ça je connais ça!

J’ai hâte d’en parler à mes petits-enfants…

Séraphin Bouc fier patriote

Excusez le retard de la mise en ligne…

Revenons à nos patriotes de Ste-Anne-des-Plaines.

Rien d’inventer sur mon blogue pour une fois.

Richard Chabot en parle dans son livre.

Sauf que…

Il mentionne dans son livre le nom de Séraphin Gore.

Séraphin Gore? Connais pas.

Séraphin Bouc, alors oui je le connais!

Séraphin Bouc et non Gore est né à Lachenaie, le 27 octobre 1788, puis baptisé le 29, dans la paroisse Saint-Charles. Il est le fils de Charles-Jean-Baptiste Bouc, marchand, et d’Archange Lepage.  Il fut un cultivateur à Sainte-Anne-des-Plaines. Il servit, le 8 septembre 1812, durant la guerre de 1812 dans le 3e bataillon de milice de la division de Blainville.  ll fut élu député de Terrebonne en 1834. Il appuya le parti patriote.  Il décède en fonction à Sainte-Anne-des-Plaines, le 29 juillet 1837, à l’âge de 48 ans et 9 mois. Il fut inhumé dans l’église paroissiale, le 31 juillet 1837.  Il avait épousé dans la paroisse Saint-Louis-de-France, à Terrebonne, le 5 octobre 1813, Françoise Dalcourt, fille de Joseph Dalcourt et d’Angélique Gravel.  

Erreur pardonable, car Richard Chabot a transcrit le nom à partir d’une lettre du curé Porier qui se retrouve sur le site des Archives nationales.

Isidore Poirier, prêtre, curé de Sainte-Anne-des-Plaines, à M. Griffin, adjudant général, 10 juin, 1839.
Persécutions dont il est l’objet de la part de quelques rebelles.

Séraphin Bouc se retrouve donc dans ce livre avec d’autres présumés patriotes dont Moïse Granger.

J’ai fait ressortir tous les noms des patriotes dénoncés par monsieur le curé Poirier. La déposition date de juin 1839


Ce n’est pas la seule erreur. On a aussi le nom de Nicholas Daumais dans la déposition qui est en fait Nicolas Daunais.

On y reviendra, car cette histoire qui n’a pas fait couler beaucoup d’encre depuis 1837, risque d’en faire couler beaucoup sur ce blogue.

En attendant, petite lecture préparatoire…


Une promesse est une promesse

Un vrai politicien!

Méchante promesse d’enterrer les Patriotes et la religion sur mon blogue.

Vous m’avez cru j’espère.

Comme pour la conscription en 1942.

En fait, je n’y suis pour rien. Pas la conscription, mon article…

Plutôt ma prochaine série d’articles.

C’est la faute de Richard qui m’a prêté ce livre samedi lors d’un autre de nos mémorables petits déjeuners de généalogie…

Je suis un vrai politicien! C’est toujours la faute des autres…

Richard n’est pas ce Richard.

Lui, c’est Richard Chabot. Il a écrit ce livre en 1975.

Je ne connaissais pas Richard Chabot, tout comme Benjamin Sabourin dont je voulais vous parler aujourd’hui.

Benjamin Sabourin n’est pas un Patriote, mais Moïse Granger de Sainte-Anne-des-Plaines l’est par contre, tout comme Jean-Baptiste Leblanc, Joseph Adam et une foule d’autres, comme Séraphin Bouc pour ne pas le nommer,  dénoncés par le curé Isidore Poirier dans une déposition faite en 1839.

Intéressant n’est-ce pas! Et c’est dans les Archives nationales du Québec!

Vous comprendrez qu’on ne peut tenir tout ça mort et enterré et que je devrai vous en parler tout de suite afin de ne pas tout vous mêler sur mon blogue.

On reviendra donc seulement la semaine prochaine avec Benjamin Sabourin que je ne connaissais même pas avant dimanche en huit quand je suis allé à Hull pour la fête de la matante à ma femme.

C’est comme si Benjamin n’avait jamais existé.

Pourtant, il a bel et bien existé. Il est responsable de la venue au monde de mon petit-fils. Il est un de ses ancêtres directs et de facto de mon épouse itou.

Benjamin Sabourin fils de? Pas si facile que vous ne le pensez.

On se repogne.