Les Royaux de Montréal: Prise 2

J’ai ajouté à cet article des photos que ma sœur a trouvée dernièrement.

Un retour dans le passé de mon enfance quand j’étais un petit garçon qui aimait le baseball…

Play ball!

Début

On a tous des souvenirs d’enfance qui se réveillent quand le printemps se montre timidement le bout du nez…

Le mois d’avril réveille en moi des images des Royaux de Montréal, surtout un beau dimanche de printemps.

Premier circuit de Jackie Robinson

J’allais souvent seul voir les Royaux.

Je devais avoir tout au plus 10 ans. C’était en 1958 bien après l’ère de Jackie Robinson à Montréal.

Je restais au 7169, rue Chabot, dans un sous-sol.

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Je prenais le tramway de la ligne De Lorimier au coin de Jean-Talon, et je descendais du p’tit char au coin d’Ontario.

Je me rappelle y être allé par un beau dimanche après-midi.

J’avais juste assez d’argent en poches.

Je suis parti comme ça sans avertir personne… pas que j’avais une tête de cochon, juste parce que j’aimais le baseball.

Ça doit paraître dans mon blogue… que j’aime le baseball.

C’est un peu pour ça que j’avais inventé en 2008 toute cette histoire de l’invention du baseball, inventée dans ma tête 50 ans plus tard et que j’avais écrite sur mon ancien blogue.

Tout ça pour vous dire que je m’ennuie à mort des Expos.

Ça me rappelle aussi tellement de beaux souvenirs de mon adolescence et des Expos de Montréal.

Mais ça, c’est une autre histoire.

Revenons à nos Royaux de Montréal…

J’étais donc allé voir les Royaux par un beau dimanche après-midi. Je ne me rappelle pas s’ils avaient gagné ou perdu. Par contre, je me rappelle que j’avais dû revenir à pied, car je n’avais plus d’argent pour reprendre le tramway.

Une bonne petite marche par un beau dimanche après-midi.

Ça doit être pour ça que j’aime maintenant prendre mes marches.

Quand j’entends Play ball !, j’ai plein de beaux souvenirs dans ma tête d’enfant…, mais aussi beaucoup de tristesse.

Play ball…

Fin

Il y a 24 ans, maman quittait ce monde…

 Aline et Gilles

Aline, fille-mère, avec son fils Gilles qu’elle est allée chercher à la crèche…

Ça doit paraître dans mon blogue… que j’aime ma mère.

Aline et Gilles 4091

1921-1989

Mon grand-père

Je parle pas beaucoup encore, mais si je le pouvais, je vous parlerais de mon grand-père et de ses ancêtres, de son père, capitaine de pompier… 

De son grand-père, le gars de party… 

De son arrière-grand-père Édouard Métayer, capitaine de pompier…

J’en aurais long à vous raconter. 

Mon grand-père ne me raconte pas tout encore, car je suis un ti peu trop jeune.

Je n’ai pas de photo à vous montrer de moi. Pas que je n’en aie pas… 

Mon grand-père n’arrête pas de me prendre en photo et en video.  Quand il me garde et que je m’ennuie de maman, il me les montre et j’oublie ma peine. 

J’espère juste ne pas devenir un accroc de photos quand je serai grand.

Il me chante aussi des tites chansons, mais ça vous le savez déjà…

On se repogne dans 50 ans…

Théo, 1 an

28 octobre 1942

Je prête ma plume à Yvon du haut du Trait-Carré ce matin…

Ce mariage a eu lieu à Ste-Anne-des-Plaines, le 28 octobre 1942.  Il y a de cela aujourd’hui même, 70 ans.  Il s’agit de mademoiselle Modestina Lauzon (née le 6 février 1886),  qui fut ménagère de son oncle, le curé Joseph Edmond Coursol, de 1907 à 1922. 

Le marié, c’est M. Wenceslas Charbonneau (fils de Joseph Charbonneau et de madame Célina Huot).

Ce couple a habité une petite maison basse dans le village, non loin de la maison de M. Jos Groulx.  D’ailleurs, pour souligner l’événement, M . Jos Groulx leur avait prêté son cheval et son plus beau boggy.  La légende veut que, le soir des noces, Wenceslas n’était pas pressé de monter à la chambre.  Il « brettait » dans la cuisine.  Alors, Modestina, qui l’attendait,  lui aurait dit : « Wenceslas, tu peux monter, on est marié. »

M.  Wenceslas en était à son second mariage.  Il avait épousé en premières noces madame Alphonsine Therrien de St-Janvier-de-la-Croix (Mirabel). 

Ce couple n’a jamais eu d’enfant.

M.  Wenceslas avait un travail particulier.  C’est lui qui,  chaque matin, allait chercher la « malle » à la gare et la ramenait au bureau de poste situé dans le magasin de M. Limoges.  En été, il utilisait une voiturette et en hiver, il mettait tout le courrier dans son grand traineau de trois pieds de hauteur.  Paraît-il qu’il avait une terre à bois avec son frère Gonzague.  À la mort de M . Wenceslas, Modestina dut faire encan de tous les biens.  Selon tante Germaine, l’encan n’avait pas rapporté beaucoup et comme elle disait, il y avait un beau butin, mais les gens ne payaient pas. 

 C’est aussi Germaine qui a donc recueilli sa grande sœur Modeste, chez elle.  Elle en a pris soin jusqu’à sa mort, en 1966. 

Les vieux se rappellent encore de Modestina en train de se bercer sur la galerie, jasant avec le vent, car vers la fin, elle en perdait des grands bouts.

Sur la photo, Charlemagne Lauzon près de sa sœur Modeste,  M. Wenceslas ainsi qu’un témoin inconnu.  Son frère Gonzague semble absent sur cette photo. 

Yvon Lauzon

Édouard Métayer 1869-1928

Dans mes recherches, j’ai appris que mon arrière-grand-père Édouard Métayer chantait à ses petits enfants une chanson…

Étrangement, j’ai toute la misère du monde à me rappeler du titre. Pourtant je fais travailler beaucoup ma mémoire depuis 2007.

Pas besoin de Neuroactive!

Je n’ai donc pas d’autre choix que d’écrire cet article… puis de vous parler d’Édouard afin de m’en souvenir une bonne fois pour tout.

Souvenirs d’un vieillard

- 1 -
Petits enfants, jouez dans la prairie
Chantez, chantez le doux parfum des fleurs
Profitez bien du printemps de la vie
Trop tôt, hélas, vous verserez des pleurs.

Refrain
Dernier amour de ma vieillesse
Venez à moi, petits enfants
Je veux de vous une caresse
Pour oublier, pour oublier mes cheveux blancs.

- 2 – (Non chanté ici)
Quoique bien vieux j’ai le coeur plein de charmes
Permettez-moi d’assister à vos jeux
Pour un vieillard outragé, plein de larmes
Auprès de vous, je me sens plus heureux.

- 3 -
Petits enfants, vous avez une mère
Et tous les soirs près de votre berceau
Pour elle au ciel offrez votre prière
Aimez-la bien jusqu’au jour du tombeau.

- 4 – (Non chanté ici)
En vieillissant, soyez bons, charitables
Aux malheureux prêtez votre secours
Il est si beau d’assister ses semblables
Un peu de bien embellit nos vieux jours.

- 5 – (Non chanté ici)
Petits enfants, quand j’étais à votre âge
Je possédais la douce paix du coeur
Que de beaux jours ont passé sans nuage
Je ne voyais que des jours de bonheur.

- 6 -
En vieillissant, j’ai connu la tristesse
Ceux que j’aimais, je les ai vus partir…
Oh! laissez-moi vous prouver ma tendresse
C’est en aimant que je voudrais mourir.


Édouard Métayer chantait à ses petits enfants cette chanson en pleurant…!

C’est ma grande cousine qui me l’avait dit.

1869-1928
Cliquez sur l’image

Édouard Métayer avait été envoyé vivre chez son oncle François-Xavier Métayer à Montréal quand son père Édouard-Elzéar s’est remarié après la mort de sa première femme.

1847-1928

C’est ma grande cousine qui me l’avait dit en 2009. La belle-mère d’Édouard ne voulait pas avoir Édouard dans les parages.


Dommage, car je sais qu’un grand-père qui pleure en chantant à ses petits-enfants doit être un être extraordinaire.

Il devint boulanger puis pompier, puis lieutenant, puis capitaine.

Si ma mémoire ne me joue pas de tours, voici l’image que je revois dans ma tête d’enfant quand j’allais chez ma grand-mère Juliette sur la rue Mentana dans les années 50.

Je mettrais ma main dans le feu.

Ma chère Geneviève

100 ans de belles histoires à raconter…

Le morceau de gâteau pour Michel…

Jean-Marie Bohémier

Tapez ça sur Google…

J’avais écrit cette histoire en 2008 sur mon ancien blogue.

J’avais fait la rencontre d’un homme qui avait écrit un dictionnaire généalogique de la famille Bohémier. Son dictionnaire était épais comme un bottin téléphonique. Il avait ramassé au fil des ans tous les mariages des Bohémier. Il a parcouru le Canada et les États-Unis afin de tous les trouver.

Il m’avait écrit un commentaire sur mon ancien blogue et j’avais été le rencontrer. Il vivait sur la rue Plessis. Je ne sais pas s’il vit encore. C’est lors de cette rencontre que j’ai appris une autre dure leçon dans la vie…

On se repogne.

Soeur Charles-Eugène

Avant de vous parler de Soeur Charles-Eugène ssa qui a enseigné au couvent de Sainte-Anne, je vais faire un petit retour en arrière et vous reparler de la photo de la semaine dernière prise en juin 1948 dans le rang Sainte-Claire.

Si vous vous rappelez bien, Antonio Lauzon m’avait écrit… et avait remis mes pendules à l’heure.

Salut Pierre,

Ci-joint la photo des élèves du rang Ste-Claire, j’ai contacté ma soeur Denise et elle confirme que c’est elle qui est assise à gauche de la deuxième rangée, de plus mes frères Guy et Denis ont été inversés, Guy à droite et Denis à gauche, merci de ton attention.

Tony

Tout s’éclaire maintenant.

Comme quoi il ne faut jamais se fier aveuglément à ce qui est écrit au verso des photos même celles qui sont dans les archives de la Ville.

Tout comme au verso de la fameuse photo de la forge d’Ephrem Citoleux qui était en fait la forge d’Hubert Renaud au Petit Coteau à Mascouche.

Hubert Renaud et André Lauzon vers 1948

J’ai aussi entendu dire que Éphrem Citoleux n’était pas son vrai nom.

Mais ça c’est une autre histoire…

Revenons à notre histoire de sœur Charles-Eugène ssa que je n’ai pas encore commencé…

Tout comme le vicaire Louis A. Léveillé dans les années 1930, soeur Charles -Eugène de la congrégation des Soeurs de Sainte-Anne a marqué l’enfance de Marie-Paule Léveillé et probablement plusieurs autres petites filles de Sainte-Anne-des-Plaines.

Soeur Charles-Eugène fut sa première enseignante au couvent de Sainte-Anne.

Marie-Paule Léveillé et Louis Alexis Léveillé

Marie-Paule s’en rappelle encore 74 ans plus tard tout comme sa soeur Héléna.

J’ai tout ça sur video.

Par contre, nous n’avons pas de photo de sœur Charles-Eugène qui a enseigné au couvent dans les années 30 et 40, seulement des souvenirs gravés dans la mémoire de Marie-Paule et de sa grande sœur Héléna.

Rien sur Internet non plus, sauf mes articles qui mentionneront son nom en faisant une petite recherche sur Google.

Ma douce folie m’a amené sur des sentiers nouveaux sur mon chemin de Damas qui, sans le savoir, passait par Sainte-Anne-des-Plaines.

Je rencontre des personnes des résidences à Sainte-Anne depuis cinq mois, bientôt six, et j’enregistre maintenant leurs souvenirs sur video. Je leur remets ensuite une copie de ce que j’ai filmé et je me garde une copie.

Je leur dis à la blague que je vous montrerai ça dans 92 ans en 2103 comme c’est le cas pour le recensement canadien de 2011.

Il me trouve drôle.

Là, je leur raconte un peu l’histoire de mon grand-père Léo, le gars de party…

Ce que je peux vous révéler par contre, c’est que soeur Charles-Eugène était en fait Marie-Anna Delorme, la fille de Charles Delorme et de Rose-Délima Leclerc. Héléna m’a raconté qu’on ne connaissait jamais le vrai nom des religieuses du couvent sauf que tout le monde dans le village savait que soeur Charles-Eugène était Marie-Anna Delorme.

Soeur Charles-Eugène était fort appréciée par tout le monde.

Avant de vous quitter, je vous laisse sur l’acte de baptême de soeur Charles-Eugène… la petite Marie-Anne Claire Delorme.

7 novembre 1901

Lundi prochain, il sera question de l’école de rang du Bras Nord.

Je pars à la recherche de la maîtresse Ozanne Tremblay, la soeur d’Hélène Tremblay. D’ici là j’aurai sans doute des nouvelles de Paul de la Caroline du Nord.

Je me demande bien s’il est un partisan des Hurricanes de la Caroline.