Élisabeth Tassé

Tel que promis on tourne la page sur les ancêtres de Michel.

Faute de photos, qu’il aimerait bien avoir de ses ancêtres, voici la signature d’Élisabeth Tassé, l’épouse de Zéphirin Hotte dit Lafeuillade.

1834 Élisabeth Tassé

Je sais que mon ami Michel sera content.

Une autre personne a été bien contente de me trouver sur son chemin le mois dernier. Michelle, une petite Américaine, est une descendante de George Landry et d’Appolline Poissant.

Appolline Poissant et Georges Landry

Landry?

Oui, George Landry et Appolline Poissant sont les grands-parents de Maria Landry, la première femme de mon grand-père, le gars de party.

famille Landry

Maria, à gauche, première rangée… Omer, en médaillon à la gauche de Maria

Michelle a bien connu Omer, le beau-frère de mon grand-père… celui qui l’a sacré dehors dans les années 20.

Toute une histoire drôle et triste finalement, racontée sur mon ancien blogue.

RIP Branchez-vous

Si ça vous intéresse que je vous la ressuscite, laissez-moi un petit commentaire ou répondez à ce mini-sondage.

Il faut dire que mon mini-sondage d’hier n’a pas été une réussite.

Pour revenir à Michelle, notre petite Américaine, elle avait une petite parcelle de la suite de l’histoire…

So, Maria and Elizabeth were cousins?  My Uncle Omer (Omar) was born in 1895.  I think that’s Maria’s brother?  He and many other aunts and uncles got together regularly to lay a card game called scat.  They were all so jolly!  They played for pennies and spoke French.  Gosh, I wish I had been wise enough to ask for information!

Je ne veux surtout pas vous ennuyer avec mes histoires de famille.

On se repogne…la balle est dans votre camp.

Ah oui avant que j’oublie…

Élisabeth Tassé, la femme de Zéphirin Hotte, des ancêtres de Michel, était la nièce d’Augustin Tassé, aubergiste à Ste-Rose.

auberge Tassé

source

Augustin Tassé, son oncle, était témoin à son mariage en 1834, juste avant les troubles de 1837.

1834 28 janvier mariage Hotte-Tassé zoom

De quoi être fière…

Antoine Coupal dit Lareine: documents d’archives

2oe et dernier article sur les Patriotes.

Cliquez ici.

Toutes les dépositions contre Antoine Coupal dit Lareine se trouvent sur le site des Archives nationales.

Bonne lecture. Ceux qui ont moins de temps…

Cliquez ici.

Bonjour,

Antoine Coupal dit La Reine, 1790-1875. Il est le fils de Joseph Coupal et de Marie Jordonnet, époux de Catherine Lavallée (L’Acadie 1808). Il est cultivateur. Présent au camp de de Napierville, a agit comme capitaine des patriotes du 3 au 9 novembre 1838. Arrêté le 11 novembre 1838, il comparaît devant la cour martiale en janvier 1839. Condamné à mort le 6 février 1839, sa peine fut commuée en déportation vers l’Australie. Gracié en 1844, il rentre au Bas-Canada le 18 janvier 1845.  Le 11 janvier 1839, il avait écrit au solliciteur général Sullivan disant:  » je me trouve très souvent mal, tombant comme inanimé sur le plancher ». Coupal souffrait d’épilepsie.

Amable Daunais (1816-1839), il est accusé de meurtre du loyaliste Joseph Armand dit Chartrand. Il fut pendu le 15 février 1839. 

Côme-Séraphin Cherrier, (1798-1885), fils de Joseph-Marie Cherrier et de Marie-Josèphe Gaste dit Bellefeuille. Cousin germain de Louis-Joseph Papineau. Il fut avocat….. longue biographie dans le Dictionnaire encyclopédique et historique des patriotes de 1837-1838.

Tourlou de Lou

On se revoit lundi… je n’ai pas encore commencé mes rapports d’impôts.

Antoine Coupal dit Lareine, patriote déporté en Australie

Dit Lareine!

Non mais Antoine Coupal dit Lareine avait dû se faire niaiser pas à peu près à cause de son nom sur le Buffalo qui l’amenait en Australie.

Antoine Coupal dit Lareine n’avait pas dû trouver la longue traversée très très drôle non plus.

Le Buffalo est construit en Inde en 1813. À cette époque, il est baptisé Hindoustan par la East India Company. Il est acheté par la marine anglaise qui lui donne le nom de Buffalo (BERGEVIN, 1991:10). C’est un voilier à trois mats, d’une longueur de 120 pieds et de 34 pieds de large. Il est fourni d’un armement de 16 canons à boulets et de deux canons à longues portées. Le voyage pour les terres australes se fait avec le commandant John Hinmarsh et le capitaine James Wood. En tout, on compte 94 membres d’équipage, 38 passagers, 138 émigrants et 141 prisonniers politiques à bord du Buffalo. Souvent, on voit le nombre de 144 prisonniers, car trois condamnés pour meurtre sont ajoutés aux déportés (BERGEVIN, 1991:10). Pour les Bas-Canadiens, le voyage s’étend du 27 septembre 1839 au 11 mars 1840, jour où ils mettent pied à Longbottom.

Antoine avait été fait prisonnier après les grosses manifs de 1838 et avait été condamné à l’exil.

J’avais glissé quelques mots sur les troubles de 1838 sur ce blogue sympathique.

Quelques mots? 19 articles plus celui-là!

C’était la moindre des choses.

Les chefs ont abandonné les Patriotes à leur sort. Ç’a dû laisser des traces profondes dans notre psyché et dans la mienne…

On a tous des gènes de patriotes dans notre bagage génétique, surtout par les temps qui courent.

Ben quoi! Ma femme voulait pas que je prenne ses casseroles.

Il s’agit juste de les trouver.

On retrouve plein d’informations sur les patriotes et elles sont facilement accessibles sur Internet. Il s’agit de trouver les bonnes.

Moi en tout cas, je suis certain de mes gènes patriotiques et je ne me gêne pas pour les afficher.

Donc, qu’en est-il d’Antoine Coupal dit Lareine?

On se revoit, car je veux garder mes articles courts cette semaine.

Je fais mes « rapports d’impôts« .

L’impôt sur le revenu des particuliers et la taxe de vente sont instaurés au Canada à partir de 1917, à titre temporaire, à cause des « dépenses extraordinaires » reliées à la Première Guerre mondiale de 1914-1918. La fin du conflit armé n’amène cependant pas leur disparition comme prévu, car la dette de guerre du Canada s’élève à 2 milliards de dollars. La crise économique de 1929 et la Seconde Guerre mondiale de 1939-1945 n’aident pas les finances canadiennes à se relever, et l’histoire des impôts « temporaires » se répète. Tous les Canadiens, y compris les Québécois, paient donc des impôts au gouvernement fédéral depuis 1917.

Ouin mettons…

Antoine Coupal, patriote déporté en Australie

Arrêtez-les…!

C’est ça que certains devaient dire sur la Rive-Sud en 1838.

Je voulais laisser passer une bonne grosse semaine avant d’écrire cet article.

Vicky Lapointe a mis le feu aux poudres avec un de ses articles sur son blogue.

Était-ce vraiment nécessaire de rallumer ma flamme?

Je vous pose la question. Moi je voulais rester tranquille dans ce brûlant dossier des Patriotes, mais Vicky a décidé de jeter de l’huile sur le feu.

Tout comme mon ancêtre David Alexandre, Antoine Coupal a été un patriote. Antoine s’est fait arrêté à une méchante manif sur la Rive-Sud en novembre 1838.

Antoine a eu moins de chance que mon ancêtre et il a été déporté en Australie.

Si votre patronyme est Coupal, alors mon prochain article vous intéressera sûrement.

J’en vois déjà qui pitonnent Antoine Coupal sur Google…

Tiens… J’entends au loin des bruits de casseroles.

Je n’ai pas de liens avec Antoine Coupal dit Lareine, mais mon 3e cousin Joe aux États en a. Dommage qu’il ne puisse lire le français.

On se repogne.

En attendant…

Les pendus du Pied-du-Courant
La majorité des prisonniers est libérée après quelques jours d’incarcération. Cent huit d’entr’eux sont traduits en cour martiale le 27 novembre: 9 sont acquittés et 99 sont condamnés à mort.

Les 9 qui sont acquittés sont: Antoine Doré, Jean-Baptiste Dozois, Louis Lemelin, Louis Lisiège dit Lesage, Joseph Longtin, James Perrigo, Jacques Robert, Édouard Thérien et Isidore Tremblay.

Les 99 autres sont condamnés à mort. Parmi eux, 58 sont déportés en Australie. Il s’agit des Patriotes suivants: Michel Allary, Théodore Béchard, Charles Bergevin dit Langevin, François Bigonesse dit Beaucaire, Charles-Guillaume Bouc, Désiré Bourbonnais, Louis Bourdon, Jean-Baptiste Bousquet, Constant Buisson, Ignace-Gabriel Chèvrefils, Antoine Coupal dit Lareine, Louis Defaillette, Léandre Ducharme, Joseph Dumouchelle, Louis Dumouchelle, David Gagnon, Jacques Goyette, Joseph Goyette, Louis Guérin dit Dussault, François Guertin, Joseph Guimond, Joseph- David Hébert, Joseph-Jacques Hébert, Charles Huot, Jean Laberge, Hippolyte Lanctot, Étienne Langlois, Étienne Languedoc, Pierre Lavoie, David Drossin-Leblanc, Hubert Drossin-Leblanc, François-Xavier Lepailleur, Jacques Longtin, Moyse Longtin, Joseph Marceau dit Petit-Jacques, Achille Morin, Pierre-Hector Morin, Benjamin Mott, Samuel Newcombe, André Papineau dit Montigny, Joseph Paré, Louis Pinsonnault, Pascal Pinsonneault, René Pinsonneault, François-Xavier Prévost, François-Xavier Prieur, Théophile Robert, Édouard-Pascal Rochon, Jérémie Rochon, Toussaint Rochon, Bazile Roy, Charles Roi dit Lapensée, Joseph Roy dit Lapensée, Jean-Louis Thibert, François-Xavier Touchette, Jean-Baptiste Trudelle, Louis Turcot.

Deux Patriotes sont bannis: Jean-Baptiste-Henri Brien et Guillaume Lévesque.

Source

Franchement Marineau!

Pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour trouver l’acte de naissance de Jean-Baptiste Marineau qui porte le même prénom que celui qui a été blessé par balles le 22 février 1838.

Jean-Baptiste est né le 27 septembre 1844 et il a été baptisé le lendemain à St-Eustache.

Jean-Baptiste est moins connu que Samuel de Champlain et on n’en fait aucunement mention dans nos livres d’histoire.

Par contre, on est certain que cette photo est la sienne.

L’histoire officielle est peu loquace sur ce que les habitants ont dû endurer après le 15 décembre 1837.

À moins d’aller sur le site de la ville de St-Eustache.

La journée du 14 décembre 1837 restera à jamais gravée dans les mémoires. En cette froide journée d’hiver, le docteur Jean-Olivier Chénier et une centaine de patriotes de Saint-Eustache et des paroisses voisines se sont courageusement inclinés devant les

2000 hommes du général Colborne. Barricadés dans l’église, le presbytère, le couvent, la maison seigneuriale ainsi que dans quelques résidences face à la grande place et le long de la grande rue, les compagnons de Chénier n’ont pu résister
longtemps aux troupes de la reine Victoria. En moins de deux heures, tout le village est encerclé et devient une proie facile. Entre le premier coup de canon tiré du chemin de la Grande-Côte et le crépitement des dernières balles, il ne s’est même pas écoulé cinq heures.

Munis d’armes dérisoires et prisonniers dans leur propre forteresse, les patriotes sont voués à une mort certaine. S’ils ne meurent pas asphyxiés ou brûlés, ils tombent sous les balles des militaires anglais ou des volontaires en tentant de fuir. Ainsi sont morts pour une cause en laquelle ils croyaient Jean-Olivier Chénier, Joseph Paquet, Jean-Baptiste Lauzé, Nazaire Filion, Séraphin Doré, François Dubé, Joseph Guitard, Pierre Dubeau, Joseph Bonnet, Jean-Baptiste Toupin et Alexis Lachance. À ces hommes de Saint-Eustache il faut en ajouter quelques dizaines d’autres, dont leurs malheureux compagnons de Sainte-Scholastique.

Dans son Journal historique, le curé Paquin raconte ce qu’il a vu au lendemain de la bataille… Toute la belle partie du village n’était plus qu’un amas de ruines fumantes où l’on trouvait ça et là des cadavres défigurés, sanglants, à demi brûlés. L’église était réduite en cendres… Le nombre des maisons brûlées s’élève à 60, à peu près les plus belles. Tout dans cette scène de désolation rappelait le carnage et la vengeance. Saint-Eustache était tout en ruines et ses cendres fumaient encore, et cependant il y avait des gens assez barbares pour achever de détruire ce que le feu avait épargné. Des morceaux même de la cloche devinrent la proie de ces ravisseurs.

Pour en savoir plus, allez sur l’incontournable Wikipedia.

J’espère juste que sa descendante au Michigan ne lise pas cet article en français et qu’elle pense ensuite que Jean-Baptiste est un petit cousin éloigné de Samuel de Champlain.

On se repogne.

Ça frappe dans le dash…

Je n’en croyais pas l’iris de mes yeux…

Le nouveau modèle Camry Iris 2012 équipée de 10 coussins gonflables!

quand j’ai lu ce commentaire sur mon blogue cette semaine.

C’est toujours payant de m’écrire, surtout que ça ne vous coûte rien.

My name is … Marineau [and I am] a descendant of James Marineau, son of Adrien (Adrian) Marineau, son of Jean Baptiste Hostain Marineau (1845-),  son of Jean Baptiste Marineau. Adrien Marineau was born in St-Eustache in 1892 and married Eva Duval, then migrated to the United States in 1915. I have been working very hard at finding information regarding my ancestors there in Quebec, and came across your blog. I was very excited to think I may have found some helpful information. I do realize we have a language barrier, but was hoping you could verify that the Jean Baptiste Marineau you talk about is my Great Grandfather, or GG Grandfather. I really would like to know more about them, especially if you have pictures to accompany the information.

Thank you so much…

We may very well be distant cousins.

On n’est pas des cousins éloignés finalement!

Elle est seulement une 5e cousine à 5 générations de la femme d’un de mes arrière-grand-oncles.

Mais cépasgrave.

Elle ne comprend pas le français non plus!

Cépasgrave non plus.

C’est elle qui avait cette photo et qui ressent beaucoup de fierté pour ses ancêtres Marineau.

Ç’a cliqué tout de suite entre nous… surtout que j’avais fait tellement de recherches sur cette famille de St-Eustache qui avait été au coeur des  événements de la rébellion de 1837.

On se repogne.

Les frères Chasseurs

Qui sont les Frères Chasseurs?

Cliquez ici.

Un extrait…

L’insurrection de 1838 est la dernière action des loges de Chasseurs du Bas-Canada. L’Association disparaît pratiquement de la province, alors que ses chefs sont soit arrêtés, soit de nouveau en exil aux États-Unis, et que la répression du soulèvement décourage la population du Bas-Canada à prêter de nouveau l’oreille aux propos séditieux.

Vital Cardinal dénonce David Alexandre et mentionne dans sa déposition le nom du Docteur Nelson.

Un autre extrait…

La hiérarchie

Le chef suprême de l’organisation des Frères Chasseurs, le Grand Commandeur, est Robert Nelson, également président de la république du Bas-Canada. Deux Grands Aigles se partagent l’Amérique du Nord : le Grand Aigle du Nord, Édouard-Élisée Mailhot, étudiant en droit de Montréal et Charles G. Bryant, de Bangor dans le Maine, le Grand Aigle du Sud. Ces Grands Aigles sont secondés par les Aigles, équivalents de brigadiers généraux, commandant chacun une division de cent hommes. Ces divisions sont placées sous le commandement de deux Castors, ou capitaines, disposant chacun de cinquante hommes. Chaque Castor commande à cinq Raquettes (caporaux) ayant eux-mêmes sous leurs ordres neuf Chasseurs, ou simples soldats (CARDINAL, 1980 : 35).

Je vous fais grâce de la transcription de la déposition.

Je crois que le message est passé.

David Alexandre n’a, malgré tout, pas été emprisonné ni pendu. Une sacré chance. Henriette ne serait jamais venu au monde.

On ferme le dossier…