Florian Roussil et Jeanne Rivest

Je saute toujours sur une occasion pour écrire, sauf que cette fois-ci, je laisse la place à quelqu’un d’autre…

Je reproduis le mot du maire…

Ce mois-ci, nous voulons souligner un événement exceptionnel, un anniversaire de longévité qu’on souligne rarement au sein de notre communauté, un 70e anniversaire de mariage! En effet, le 26 avril prochain, Jeanne Rivest et Florian Roussil célébreront 70 ans de vie commune.

source :  Cyberjournal SADP

Faisons ensemble, si vous le voulez bien, le tour de leur jardin au pas de course.

D’abord, Jeanne : née à Joliette en 1917 et elle y a fait ses études ainsi qu’à St-Lin avant de déménager à Ste-Anne en 1937 alors que son père, Edouard, y avait acheté un magasin général, là où est situé actuellement la fleuriste Cléome. En passant, Edouard Rivest a été maire de Sainte-Anne-des-Plaines de 1943 à 1950.

À 20 ans, Jeanne travailla comme gérante du magasin pendant 5 ans, après quoi elle demeura à la maison pour élever ses deux fils, Normand et Gilles. Plusieurs années plus tard, elle alla travailler comme aide-cuisinière durant les dernières années du couvent des soeurs Ste-Anne, avant que ce couvent ne devienne notre Hôtel de ville actuel.

De son côté, Florian est né à La Plaine en 1914. Après des études à La Plaine et à Ste-Anne, il arrive à Ste-Anne en 1931 à l’âge de 17 ans. Après six ans comme boucher, il devient ensuite commis au magasin général de M. Lucien Limoges, situé tout juste voisin de celui où travaillait son amoureuse. C’est aujourd’hui le magasin Dollarama qui occupe l’ancien magasin général Limoges.

Puis, Florian dut s’enrôler pour la 2e guerre mondiale, ce qui l’amena au camp de Debert en Nouvelle-Écosse pendant 16 mois. Par la suite, on le retrouve au plan militaire de St-Paul-l’Ermite, actuellement la municipalité de Le Gardeur. Il termina sa carrière active comme menuisier, ce qui l’amena à s’éloigner de son amoureuse à plusieurs reprises et ce, pendant plusieurs mois à la fois, dans différentes grandes villes des Etats-Unis et même aux Bahamas, ce qui lui a permis de manquer la tempête du siècle, au chaud à Nassau. Il prit sa retraite en 1979, à 65 ans.

Leur vie de couple
Jeanne et Florian se marièrent à Ste-Anne, le 26 avril 1941 à 6 heures du matin pour ne pas déranger l’heure d’ouverture du magasin général. Cependant une très belle journée tout en soleil les attendait pour leur court voyage de noces… à Montréal.

De leur union naquit deux fils : Normand qui habite maintenant à Shawinigan et Gilles qui est toujours à Ste-Anne. Normand leur donna deux petits-enfants : Pascal, demeurant à Montréal, et Hélène qui est en Alberta. Gilles aussi leur donna deux petits-enfants : Josiane qui est responsable de l’information pour la Ville de Ste-Anne et Jocelyn, au service de l’armée canadienne, campé à Petawawa et qui est le père de Corey, 3 ans, leur seul arrière petit-fils.

Jeanne et Florian ont passé leur vie de couple chez nous. Après plusieurs années à la résidence « Au fil du temps », ils demeurent actuellement en chambre à la résidence « Anne-Gabriel ».

Jeanne, avec ses 93 ans, est encore très alerte et aide régulièrement les préposées à quelques tâches ménagères et, de l’avis de plusieurs, elle est le rayon de soleil de la résidence. Florian, lui à 96 ans, fait encore vibrer son vélo stationnaire quelques fois par jour. Les deux, pour leur âge, sont en bonne forme et encore autonomes.

Leur prochain défi : battre le record des parents de Jeanne, Élisabeth et Edouard, qui fêtèrent en 1986 leur 72e anniversaire de mariage. Nous leur souhaitons de battre cet objectif.

Au nom du Conseil de ville et de tous les Anneplainois, recevez Madame et Monsieur Roussil toutes nos félicitations et encore longue vie à vous deux.

Guy Charbonneau, Maire

Quant à moi, je vous mets un petit graphique familial…

Et pourquoi pas un autre…


Et un autre…


Pour finir…




Picasa et Nos ancêtres

Mon blogue s’améliore.

Avec l’ajout de capsules audio, voici maintenant que j’utilise Picasa.

Je m’amuse avec Picasa depuis une semaine. C’est Richard Lauzon qui m’en avait parlé lors de la rencontre du sous-comité.

Voici l’arbre de Marie-Paule.


Dommage qu’elle n’ait pas l’Internet, car elle pourrait aller voir ça sur Picasa. Mais ce n’est pas grave, j’irai le faire imprimer chez monsieur Rivard sur le boulevard…

Je me demande bien si je devrais parler de généalogie à monsieur Rivard…

Juste au cas où il aimerait ça.

Si votre patronyme est Rivard, cliquez sur les armoiries.

Je ne suis pas seul à m’amuser sur mon blogue.

Marie aussi.

Wow!

Je revois grand-oncle Zotique.

Papa nous amenait parfois pour l’achat d’animaux il me semble. Mon premier chapelet de pierre de cristal, c’est Charles-Édouard (le prêtre) qui me l’a donné quand j’étais à l’école normale de St-Jérôme.

Je suis très contente de connaître mes ancêtres et gros merci à toi de me permettre de visionner ton blogue.

A bientôt.

Marie voulait des preuves sur ses racines…

Louis Jordan est l’ancêtre de la lignée de ma grand-mère Amanda Léveillé comme j’ai pu constater dans l’arbre en début de ton blogue. Qu’en est-il de la lignée de mon grand-père Raymond Léveillé?
Sont-ils des Truchon dit Léveillé de la même souche?

Voici le graphique familial de ses grands-parents Raymond et Amanda.

graphique familial de Raymond Léveillé

 

Ils ont des ancêtres communs au 4e degré pour Amanda et au 5e degré pour Raymond.

Après ça si Marie ne me fait pas de petits biscuits au chocolat…

Je peux maintenant tout vous dire…

Les plus futés ont deviné qui était cette petite fille.

En glissant la souris sur l’image on voit le nom du fichier…

LÉVEILLÉ_Marie-Paule

Coucou…

Quand je suis allé à la Résidence des Moissons vendredi dernier, elle m’a dit que son fils avait vu ses photos sur Internet.

Le chat est donc sorti du sac.

Marie-Paule est cette charmante petite fille.

Coucou…

Marie-Paule est au centre dans la première rangée.

Elle a identifié pour nous toutes les petites filles qui avaient été confirmées le 17 mai 1938.

Les plus futés ont fait glisser la souris sur la photo de groupe.

À tout Seigneur, tout honneur…

Bonne réponse !

Denise Blouin.

On a une autre petite Blouin pas très loin.

C’est Jeannette.

Elles ont l’air de deux petites jumelles.

Je vais demander à Marie-Paule de m’en parler, car je la vois aujourd’hui.

Je vais la faire jaser comme monsieur Lauzon que j’ai rencontré hier.

Je vais même enregistrer ses souvenirs comme monsieur Lauzon hier.

Marie-Paule en plus d’être une descendante directe de Jacob Jordan, ancien seigneur de Terrebonne, a été institutrice à l’école de rang Marie-Rollet dans le rang Lepage, direction Terrebonne.

Marie-Paule partage ses photos avec nous et elle partagera aussi ses souvenirs.

Voici une autre photo coup de coeur…

On serait en 1941, mais ça vous l’aviez deviné…

À demain.

L’ancêtre de beaucoup de monde à Sainte-Anne-des-Plaines: Jacob Jordan

Vous connaissiez Jacob Jordan?

Moi juste un petit peu.

Quand j’ai vu cette photo, j’ai été intrigué par le beau sourire de cette petite fille…, et je me suis mis à la recherche de ses ancêtres.

Je suis la fière descendante de Jacob Jordan…

Jacob Jordan est son ancêtre direct.

Qui est-elle? Et qui est ce vicaire…?

Je vous dirai ça une prochaine fois.

Qui est Jacob Jordan?

Lisez ce qui suit…

Jacob Jordan, seigneur de Terrebonne, marchand, seigneur et député à la chambre d’Assemblée, né en Angleterre le 19 septembre 1741. Il épousa à Montréal, le 21 novembre 1767, Ann  Livingston qui donna naissance à dix enfants au moins et, en secondes noces, le 2 novembre 1792, à Montréal, Marie-Anne Raby, et ils eurent un fils ; décédé à Saint-Louis-de-Terrebonne (Terrebonne, Québec) le 23 février 1796.

Quand survint la guerre en 1775, Jordan put prendre d’autres affaires à son compte. Il obtint le contrat d’approvisionnement en bois de chauffage de la garnison de Montréal. Grâce à un autre contrat, il fournit les chevaux et les voitures nécessaires à l’expédition de John Burgoyne, mais, dans ce cas, le gouvernement se montra lent à faire les arrangements et négligent le temps venu de payer. Le 5 juillet 1776, Jordan était nommé trésorier-payeur général adjoint et, la même année, le fils de Drummond succéda à son père à la fois comme trésorier-payeur général adjoint et commissaire général adjoint. Jordan et John Drummond étaient également, à cette époque, agents de  la compagnie Harley and Drummond, de Londres, qui détenait alors le contrat de fourniture du numéraire pour la solde des militaires et les dépenses de l’armée. Prévenus, au printemps de 1779, du « prix stupéfiant du blé et de la farine dans d’autres parties de l’Amérique », ils se hâtèrent, avec plusieurs autres gros marchands, d’acheter du blé avant l’expiration de l’embargo sur l’exportation le 1er août. Ils accaparèrent la récolte de blé du Richelieu et furent en grande partie responsables de la hausse du prix de vente aux particuliers, qui doubla. Pour leurs achats de blé, Jordan et Drummond avaient apparemment employé £15 000 de fonds publics provenant du numéraire destiné à l’armée. Harley and Drummond les démit rapidement de leurs fonctions d’agents, mais ils conservèrent leurs postes officiels et, probablement, les profits réalisés dans l’affaire des blés. Trois ans plus tard, le gouvernement chargea Jordan d’achats de blé, en grandes quantités

La guerre finie, Jordan continua d’étendre ses entreprises personnelles. En 1784, il s’assura la propriété des moulins de Terrebonne, en achetant cette seigneurie de Pierre-Paul Margane de Lavaltrie. En 1788, ces moulins étaient, semble-t-il, au deuxième rang, quant à la production, au Canada, et la seigneurie était « renommée pour son étonnante production de blé ». Dans les années 1790, Jordan établit Samuel Birnie, son commis depuis au moins 1778, dans une affaire « très avantageuse » de boulangerie à Montréal, et, en 1792, il était l’associé de Birnie dans une manufacture de tabac, également à Montréal. Principal commanditaire canadien de la Montreal Distilling Company, Jordan avait envoyé Birnie acheter de la mélasse dans les Caraïbes en 1785. Cette combinaison de produits – rhum, tabac et biscuits – paraît avoir été réalisée en vue du vaste marché de la traite des fourrures. De 1791 à 1794, Jordan mit directement, pour la première fois, ses fonds à la disposition d’une compagnie de traite des fourrures, laquelle tentait de faire une percée dans le Nord-Ouest, alors que le Sud-Ouest était en train de se fermer aux Canadiens. Les associés connus de cette compagnie étaient le neveu de Jordan, William Oldham, et John Howard, fils d’un vétéran de la traite, Joseph Howard. Jordan acheta aussi des fourrures d’autres fournisseurs, et en particulier d’un trafiquant de Nipigon, Gabriel Cotté. Un courtier de Londres, John Brickwood, récemment éconduit par la North West Company, endossa financièrement Jordan et lui promit peut-être un solide appui. Une deuxième association, en 1792, la Jordan, Forsyth and Company, représente peut-être, elle aussi, une alliance avec d’autres trafiquants de fourrures mis de côté, Alexander Ellice et ses associés. On tenta également de gagner Peter Pond et Alexander Henry, l’aîné, à ce mouvement d’opposition à la North West Company

Mais presque toutes les entreprises de Jordan allaient rencontrer des difficultés. En ses dernières années, il lui manquait la disponibilité des fonds que lui avaient assurée ses anciennes fonctions de banquier. Le marché du blé fut généralement aléatoire de 1783 à 1793. En 1788, Jordan dut poursuivre la distillerie pour recouvrer les avances considérables qu’il lui avait consenties. Six ans plus tard, la boulangerie brûlait. La Révolution française perturba le marché des fourrures en Europe, causant bon nombre de faillites et donnant le coup de grâce à Jordan, qui perdit £18 000 sur les fourrures expédiées en 1793. Ses misères furent accrues du fait de sa mauvaise santé et de ses réflexions amères sur les fausses promesses de Brickwood, semble-t-il, qu’il qualifia de « vile tromperie (pour ne pas dire plus) ». La notice nécrologique qu’on lui consacra laisse croire, cependant, que Jordan supporta ses difficultés avec dignité.

De 1792 à 1796, Jordan fut, à la chambre d’Assemblée, député du comté d’Effingham, au Bas-Canada. On songea à lui, à un moment donné, pour le poste d’orateur (président) de la chambre.

A. J. H. Richardson

Intéressant non…

J’ai trouvé ce site qui parle de Jacob Jordan Junior…

Cliquez

Intéressant non…

Et dire que Jacob Jordan est l’ancêtre direct de cette petite fille et de plusieurs autres personnes de Sainte-Anne-des-Plaines, mais il est aussi l’ancêtre de plein d’autre monde ailleurs qu’à Sainte-Anne-des-Plaines.

Vous aimeriez en savoir plus n’est-ce pas?

L’histoire c’est tellement passionnant!

Tenez, je vous offre une petite visite guidée du lieu de cet ancêtre en attendant…

Cliquez ici

La coulée Grou

Cliquez ici… pour en savoir plus sur votre ancêtre Jean Grou…

On découvre tellement de choses quand on fait de la généalogie.

Tec Cornelius Aubrenan, l’ancêtre de ma femme, avait aussi été capturé par les Iroquois, mais ceux-ci l’avait libéré…!

Quelle veine pour lui et tous ses descendants Aubry dit Tec!

J’en avais déjà parlé sur mon ancien blogue.

Vous voyez tout ce qu’on peut trouver quand on se met à chercher ses ancêtres comme mon arrière-arrière-grand-mère Cordélia Monette, la mère d’Angélina Renaud, la mère de Juliette Métayer, la mère de mon père Léo Lagacé Junior…

Vous le suivez j’espère…

C’est comme Jean-François Groulx, un autre descendant de Delphis…

Cliquez ici…

Des fois je me dis que Jean-François devrait venir faire un spectacle dans l’église…

Ça serait winner…

Du moins je pense.

Les enfants de Delphis Groulx

J’ai fait un montage-photo avec le courriel de Gilles Groulx et la photo d’hier…

Cliquez sur l’image

Gilles m’avait identifié les enfants.

J’ai eu l’idée de parler de cette famille, car Gilles m’avait donné beaucoup de photos de la famille Groulx.

J’ai peu parlé des ancêtres de cette famille.

Voici ce que j’ai trouvé sur Internet…

Les Groulx

Les premiers renseignements touchant l’origine de la famille Groulx, Grou, Groust, Grout et Groux, sont extraits des registres de la paroisse protestante de Saint-Amant, à Rouen, en Normandie. Ces détails parus dans les Mémoires de la Société généalogique Canadienne-française indiquent que quatre générations avant qu’elle ne vienne s’établir sur le sol de la Nouvelle-France la famille Groulx était protestante.

Quatre générations avant que Jean Groulx ne traverse l’Atlantique, Étienne Guéroult, bourgeois de Rouen, épousait Jacqueline Martel. De leurs cinq enfants, le quatrième, Claude, devenait cordonnier et, vers 1610, il liait son existence à Catherine Loyer qui lui donnait six enfants. Leur fils, Étienne, maître-cordonnier, et sa femme, Judith LeFaé ou Lefer mettaient au monde six enfants. Jean, le troisième, était baptisé le 21 septembre 1644 et non pas en 1649 comme on l’a plusieurs fois écrit car une soeur et deux frères viennent au monde après lui et leur père est inhumé le 21 octobre 1648.

Il est possible que, faute de renseignements plus exacts, on ait accepté sans discuter l’âge que Jean Grou se donne dans le resensement de 1666 alors qu’il est à Montréal, engagé domestique exerçant le métier de cordonnier chez Pierre Pigeon et sa femme. Grou se dit alors âgé de 17 ans alors qu’il en aurait déjà 22. Entre 1644 et 1665, Jean Grou s’est fait catholique, et fut sans doute baptisé dans la paroisse Saint-Maclou de Rouen, dont il se dira plus tard originaire. Une tradition familiale lui fait transporter en Nouvelle-France une précieuse relique: un crucifix en argent massif qui, vers 1910, était encore la propriété de l’un de ses descendants.

Arrivé en 1665, ou avant, son engagement auprès de Pierre Pijon et Pigeon dure peut-être cinq ans, comme on l’a vu parfois. En 1670, Grou transige avec le colon Jacques Daoust et l’année suivante, le 10 mai 1671, il obtient des Sulpiciens une terre de soixante arpents à prendre à la Pointe-aux-Trembles, à l’extrémité est de l’île de Montréal. C’est vers cette époque seulement que les seigneurs de l’île songent à peupler cette partie de leur seigneurie car, écrit l’historien Étienne Faillon, « jusqu’en 1671, personne n’avait osé s’établir sur la rive de l’île de Montréal qui borde la Rivière-des-Prairies, par où les Iroquois venaient quelquefois attaquer les colons (..) ».

Avant d’aller s’y établir, Grou songe à se marier. Le 22 novembre suivant, il se présente devant le notaire Bénigne Basset, accompagné de ses témoins et amis. Sa fiancée, Anne Goguet, est accompagnée de ses parents, Pierre et Louise Garnier, ancêtres de la famille Goyette. Leur mariage est célébré le lendemain, dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, en présence des parents de la mariée, de « M. Jacques LeBer, marchand de M. Charles Lemoyne, écuyer, sieur de Longueuil, Pierre Dagenais, Michel Préseau, habitant de ce lieu, et de plusieurs autres tous amis communs des parties (..) » La mariée et ses parents sont les seuls à ne pas savoir signer.

Au mois de décembre de l’année suivante, il loue une terre appartenant à Pierre Caillé puis, le 3 juin 1675, Jean Grou achète la terre de Jacques Molinier, à la Rivière-des-Prairies. Six ans plus tard, au recensement de 1681, l’ancêtre est décrit comme étant cordonnier, marié, âgé de 32 ans (il en a vraisemblablement 37), père de trois enfants vivants, propriétaire de quatre bêtes à cornes, d’un fusil et de dix arpents de terre en culture. Les deux premiers enfants, Mathurin et Jean-Baptiste, ont été baptisés à Montréal, pendant que Paul, Pierre, Marie-Anne, Jean, Jeanne et Marie, née en 1689, étaient baptisés dans la paroisse de l’Enfant-Jésus de la Pointe-aux-Trembles dont les régistres s’ouvraient en 1674.

Les trois premiers, ainsi que Jeanne, meurent en bas âge. En 1690, c’est l’ancêtre lui-même qui est touché au cours d’un drame survenu sur sa terre, à l’endroit appelé « la coulée Grou ». Le 2 juillet, lit-on dans le registre paroissial de la Pointe-aux-Trembles, les « Iroquois tuèrent au bout de l’île, près de la coulée de Jean Grou, le sieur Colombe (..) Joseph de Montenon sieur de La Rue que les ennemis brûlèrent le jour même derrière le fort de La Chenaye ». En plus de ces deux hommes, la colonie doit déplorer la perte de Jean Jalot, Guillaume Richard dit Lafleur, Joseph Cartier dit Larose, Jean Beaudoin fils, Pierre Marsta fils, Nicolas Joly, un engagé de Beauchamp, Isaac, soldat, Jean Rainaud dit Planchard, Jean Grou, Paschange et Le Bohême.

Immédiatement après leur découverte, on enterre les corps sans plus de cérémonie. Quatre ans plus tard, le 2 novembre, « l’on transporta leurs ossements au cimetière où ils furent inhumés en présence de presque tous les paroissiens ». C’est ainsi que disparaissait l’ancêtre d’une grande famille. II laissait derrière lui une veuve et cinq enfants. Pierre, né en 1681, devait se marier deux fois. La première avec Gabrielle Cherlot dit Desmoulins et la seconde avec Angélique Cousineau. Marie-Anne épousa Gilles Lauzon, Jean épousa Marie-Jeanne Cousineau. Jeanne décédait en 1703. Marie épousait Daniel Moreau dit Desrosiers.

Leur mère, Anne Goguet, n’avait pas achevé sa tâche. Le 26 octobre 1693, elle épousait Jacques Desnoyers, un soldat de la « compagnie de monsieur Marin, commandée par monsieur Plagnol qui lui a permis de se marier ». Le couple est uni par monsieur Dollier de Casson, vicaire général qui leur a donné dispense des trois bans. Anne Goguet, née à Marans, en Aunis, est la mère de la famille Groulx, mais elle est également celle de la famille Desnoyers dit Lajeunesse.

Nos racines vol. 45

Voici une autre photo de Delphis avec ses fils.


Delphis avait quatre fils: Charlemagne, Georges, Ernest et Joseph.

Charlemagne serait à droite avec le pic, mais je n’en suis pas certain. Ce peut-être un autre garçon. Normalement il aurait dû être placé près de son père…

Delphis a sa main sur l’épaule de Georges, Joseph est devant lui et Ernest est à droite.

Comme Joseph est né le 18 décembre 1896, on pourrait dater la photo aux environs de 1901.

Voici la photo complète.

Delphis avait une scierie où se trouve maintenant l’école St-François.

Joseph, le fils de Delphis, est le père de Gilles Groulx.

Voici Joseph Groulx avec son épouse… Maria Vezeau.

Nous sommes en 1924.

Voici une autre photo.

C’est la famille de Joseph et Maria devant la maison construite par Delphis Groulx.

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La maison existe encore quoiqu’elle ait perdu de son authenticité et de son charme avec des rénovations un peu douteuses.

2009

 

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Les familles de Sainte-Anne-des-Plaines: la famille de Delphis Groulx

Voici le premier article d’une longue série d’articles sur les familles de Sainte-Anne-des-Plaines.

Je vais utiliser les photographies que j’ai reçues depuis trois ans de plusieurs collaborateurs et collaboratrices.

Gilles Groulx est un de mes collaborateurs et il est un fier descendant de Delphis Groulx.

Delphis Groulx a marqué la vie de Sainte-Anne-des-Plaines si on se fie aux nombreuses photographies où on le voit.

Voici une photo des enfants de Delphis Groulx…

On mentionnait au verso… enfants de Delphis Groulx.

Je me suis permis de l’envoyer à Gilles.

On se revoit demain, car Gilles m’a répondu.