La folie porte pas juste à tuer…

Mon père m’avait dit ça…

C’est sans doute pourquoi j’écris tant de folies sur mon blogue, surtout sur l’ancien blogue disparu avec le site Branchez-vous.com. 

823 billets sur mon blogue et 505 sur l’ancien!

Une douce folie, comme mon histoire sur l’invention des Jeux olympiques modernes.

Pas besoin d’être Fred Chéputroqui…

source

pour inventer toutes sortes d’histoires tirées par les cheveux.

Je laisse courir mon imagination… comme en 2008 où j’ai commencé à lâcher mon fou.

Les Belles Histoires : les premiers Jeux olympiques d’été en 1852…

Bon je sais, je voulais prendre des vacances avec mes Belles Histoires, mais à l’occasion des Jeux olympiques de Pékin de 2008 qui s’en viennent à grands pas, je ne pouvais pas vraiment rater de sauter sur l’occasion.

Je pourrais vous parler de la première course de la Formule 1 qui s’est déroulée lors du fameux Grand Prix de Formule 1 en 1852, mais certains sceptiques vont dire que je commence à en mettre pas mal épais. Aussi, depuis le départ de Jacques Villeneuve, bien que je ne sois pas un de ses nombreux fanatiques admirateurs, mon intérêt a passablement diminué. Ce qui m’intéressait surtout de suivre dans le cas de Jacques Villeneuve, c’est d’apprendre les nouvelles raisons de ses insuccès en piste, un peu comme les excuses de certains de mes élèves qui avaient oublié leurs devoirs.

Bon, assez de préambule…

Je commencerai donc la semaine prochaine cette nouvelle chronique comme un funambule sur un fil de fer qui n’a aucune idée pourquoi il se lance dans une telle aventure.

Ce fut le cas pour ma première Belles Histoires d’un petit village au sud des Pays d’en Haut avec celle des touristes japonais qui avaient envahi le cimetière en 1852 et dont le reportage de Maxime Landry dans son hélicoptère LCN fait encore époque.

Méchante prémonition!

Puis, ce fut la première partie de l’incident de 1852 et le Cercle des fermières, sa suite et la fin, mais y a-t-il vraiment une fin dans une histoire…

On a eu aussi l’histoire, en quatre épisodes, des petits poissons des chenaux et du sous-marin Subway, l’invention du baseball, en trois épisodes, la rivalité le Canadien de St-Lin et les Nordiques de Ste-Anne-des-Plaines et la toute dernière, l’invention de la poutine en 1852.

On se voit lundi prochain, la veille de la Fête du Canada.

Sortez vos drapeaux!

Demain, pour la St-Jean-Baptiste, on retourne dans le comté de Missiquoi visiter le musée Missiquoi à Stanbridge East. C’est le moulin que vous voyez sur les panneaux publicitaires de tourisme Cantons-de-l’Est…

La folie porte pas juste à tuer… vous le verrez bientôt dans cette histoire des Jeux olympiques de 1876 à Ste-Anne-des-Plaines.

Arrêtez-moi quelqu’un!

Play ball!

Cette histoire précédait celle de l’invention de la poutine.

Elle nous montre comment on peut délirer en croyant à toutes sortes de conspirations…

Elle suivait l’histoire du fameux sous-marin Subway qui se trouve désormais immortalisé, renfloué de Branchez-vous.com.

Donc, pour les amateurs de baseball… s’il en reste encore à Montréal…

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire ce long délire de 20 pages. Vous avez toute la fin de semaine pour le lire.

Heureusement que j’ai été capable de m’arrêter d’écrire de telles histoires.

Les Belles Histoires L’origine du baseball

Ah oui… concernant mon titre… Arrêtez-moi quelqu’un!

L’invention de la poutine

Cette histoire fait partie de la trilogie de cinq ou six histoires de la série Les Belles Histoires d’un petit village au Sud des Pays-d’en-haut.

Elle est maintenant disparue de mon ancien blogue hébergé par le site Branchez-vous qui lui aussi va disparaître bientôt.

La seule chose qui distinguait Branchez-vous! d’un site complètement anonyme étaient ses blogueurs. Le problème c’est qu’il n’y avait pas de gros nom pour attirer les lecteurs, qu’ils n’avaient pratiquement aucune visibilité (saviez-vous que Gérald Larose avait un blogue sur Branchez-vous?) et qu’ils n’étaient jamais cités dans les médias électroniques (même dans les médias sociaux, je voyais rarement leurs propos être repris ou cités. Problème).

Problème!!!

À la demande générale de Vicky Lapointe, je vous remets l’histoire en format PDF.

Cliquez…

 (Les Belles Histoires de Ste-Anne-des-Plaines L’invention de la poutine),  

puis, pourquoi pas, allez manger une bonne poutine.

La trilogie comprenait l’histoire de l’invention du baseball, de l’histoire du sous-marin Subway, la rivalité Canadiens-Nordiques, les Jeux olympiques de 1876…

J’espère ne pas en avoir oublié.

Ah oui… L’histoire de l’aviation canadienne.

Pur délire.

Un petit spécial d’Halloween: Le sous-marin Subway

Un petit spécial du chef ce matin…

Si vous avez lu mon article de lundi dernier sur Scholastique Lauzon, vous vous êtes sûrement demandé…

Diantre, comment lire toute l’histoire du sous-marin Subway qui se trouve sur son ancien blogue…

Non?

En tout cas, just in case, j’y ai pensé pour vous…

L’histoire du sous-marin Subway est toujours d’actualité et toujours aussi drôle.

Je l’ai récupérée dans mes fichiers.

Sous-marin Subway

Les Belles Histoires de Ste-Anne-des-Plaines : La rivalité Canadiens-Nordiques

On vit la fièvre du hockey avec les Jeux olympiques, mais ce n’est rien comparé avec l’histoire des Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines…

Voici la rediffusion de la fin de mon histoire inventée de toutes pièces… sur les Nordiques.

Je voulais simplement parler de la famille Gratton de Sainte-Anne-des-Plaines, mais je me suis fait emporter par la fièvre du hockey…


 

 

Exceptionnellement, les Belles Histoires sont diffusées aujourd’hui…

 

J’ai pris congé hier étant donné que c’était la fête des Patriotes.

Anciennement on l’appelait ça la fête de Dollard, mais certains de mes élèves l’appelaient la fête du Dollar (sic). Je leur ai expliqué qu’au début c’était la fête de la Reine, la reine Victoria! Ça leur passait 10 pieds par-dessus la tête…

Pour moi, la fête de la Reine… revêt une signification toute spéciale.

En effet, mon père, qui était pompier dans les années 50 et 60, était de garde, comme plusieurs de ses confrères en congé, pour se poster près des alarmes au coin des rues. C’était avant le 911…

Dans certains quartiers de Montréal, surtout les quartiers du sud-ouest et du centre-sud, on avait comme tradition de sonner des fausses alertes, sans mentionner l’utilisation joyeuse de pétards et de feux de joie.

Passons maintenant en surtemps.

Voici la conclusion de l’histoire des Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines. Cliquez ici pour la troisième période.

Revenons à nos ancêtres et à leurs descendants anneplainois.

Sulpice Gratton a eu ces enfants, peut-être plus. Voici ceux que j’ai retrouvés dans les recensements et dans les banques généalogiques :

Clémence Gratton 1846

Alphonsine Gratton 1848

Joseph Gratton 1850

Élodie Gratton 1855

Vitaline Gratton 1858

Arzélie Gratton 1860

Abondius Gratton 1864

Adélard Gratton

Amédée Gratton

C’est Abondius qui nous intéresse. Le voici dans le recensement de 1901 :

Gratton Abanclius         M   Head      M         Jun 29    1854     36

Gratton Clémence        F    Wife      W         Sep 20    1827     73

Le transcripteur a écrit Abonclius…

On le voit avec sa mère qui est veuve.

C’est Clémence Forget…

Revoici Abondius avec sa petite famille en 1911 :

Gratton Abondius M      Head      M  Jun  1864 46

Gratton Diana    F      Wife      M  Jul  1886 25

Gratton Yvonne   F      Daughter  S  Aug  1903  7

Gratton Florida  F      Daughter  S  Dec  1905  5

Gratton Viateur  M      Son       S  Mar  1907  4

Gratton Flore Hélène  F Daughter  S  Jul  1908  2

Gratton Pierre   M      Son       S  Apr  1911  2/12

Gratton Clémence F      Mother    W  Dec  1826  85

Clémence vit encore avec son fils.

Mais, c’est le petit Pierre qui nous intéresse. Il a deux mois.

Voici une photo de la famille Gratton.

Elle vient de la collection de Rosario Gauthier.

Cliquez sur l’image pour agrandir.

Pierre Gratton est sur la galerie à l’extrême-droite.

Cliquez ici pour voir sa fiche généalogique.

ll est le père de Jean-Guy Gratton, l’ex-hockeyeur des Jets de Winnipeg.

Jean-Guy était une personne extrêmement sympathique, et j’imagine, l’est toujours. Il avait un commerce de club vidéo à Ste-Anne et j’y allais souvent.

Pierre Gratton avait aussi d’autres fils : Gilles et Jacques. Jacques Gratton a été maire de Ste-Anne-des-Plaines. Gilles Gratton est le père de Benoît Gratton lui aussi joueur de hockey.

Une petite anecdote…

Jean-Guy et moi avons joué pour la même équipe, sauf que moi, c’était pour les Bears de Hershey de l’école Adélard-Langevin quand j’étais en 6e année.

Les deux seuls faits marquants de ma carrière de hockeyeur furent une montée à l’emporte-pièce comme défenseur… mais comme je ne savais pas trop quoi faire avec la rondelle, j’ai fait une passe arrière!

« Ma parole ! »

L’autre fait saillant, une punition pour avoir donné de la bande… je ne savais pas comment arrêter et j’ai bousculé un joueur qui passait par hasard près de la bande…

« Quelle mauvaise pénalité… On ne peut pas permettre une telle punition à ce point-ci de la rencontre… »

Mais le hasard, ça n’existe pas. En tout cas, le joueur doit s’en rappeler encore.

Quant à Benoit Gratton, il a joué douze matchs avec le Canadien de Montréal et a marqué un but et a eu une passe avec la Sainte Flanelle.

Benoît joue maintenant en Allemagne pour les Freezers de Hambourg. Vous ne me croyez pas n’est-ce pas?

Alors, expliquez-moi ceci

Voici toutes les statistiques de Benoît :

Voici une vidéo sur YouTube

Voici un lien vers un article de Radio-Canada sur son parcours au hockey.

Si l’histoire de Benoît est vraie…, le reste l’est aussi, non!

C’est donc ainsi que prend fin la grande rivalité entre les Nordiques de Ste-Anne-des-Plaines et le Canadien de St-Lin.

Nah… Nah… Nah… Nah…

Nah… Nah… Nah… Nah…

Hey… Hey… Hey…

Goodbye!


Les Belles Histoires de Ste-Anne-des-Plaines : La rivalité Canadiens-Nordiques

Voici la dernière période de l’histoire des Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines. Cliquez ici pour la deuxième.

12  mai 2008

Une des plus sombres périodes de l’histoire des Nordiques s’est produite en 1864, lors du fameux match du Vendredi Saint.

La bataille du Vendredi saint fut l’apogée de la rivalité Canadiens de Saint-Lin et Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines…

Wo Wo Capitaine…

Eh oui, Saint-Lin avait aussi son équipe. Celle-ci déménagerait à Montréal en 1908.

Les Canadiens de St-Lin et les Nordiques de Ste-Anne-des-Plaines s’affrontèrent pour la première fois le 13 octobre 1859 au Forum de St-Lin. Les Canadiens gagnèrent le match 3 à 1, mais les Nordiques eurent leur revanche le 28 octobre au Colisée de Ste-Anne.

En 1862, la première confrontation Nordiques-Canadien en séries éliminatoires créera un engouement jamais vu. Lorsqu’elle enfile le but victorieux dans le cinquième match décisif de la demi-finale de division, l’équipe de Sainte-Anne-des-Plaines vient d’imposer le respect et de donner le signal du début de ce qui, très bientôt, divisera les familles et tout le territoire du sud des Pays d’en Haut en deux clans.

Ce fut le début de la rivalité Canadiens-Nordiques ou Nordiques-Canadiens, dépendant de quel bord de la clôture que vous étiez…

Cette rivalité allait déchaîner les passions dans la région des Basses-Laurentides pendant une quinzaine d’années.

Cette rivalité atteindra son paroxysme le 20 avril 1864 au Forum de St-Lin à l’occasion du sixième match de la finale de la division des Pays d’en Haut. Saint-Lin menait alors la série trois victoires à deux.

Des événements disgracieux eurent lieu au terme de la deuxième période. Les Nordiques avaient une avance de 2 à 0 et semblaient dominer la rencontre. Au cours du deuxième engagement, un joueur des Nordiques, dont je préfère taire le nom pour éviter des représailles à ses descendants, chargea à deux reprises le gardien des Canadiens. Les esprits s’échauffèrent. Une première bagarre éclata entre deux joueurs. Au moment où l’altercation semblait terminée, le joueur des Nordiques assomma celui du Canadien d’un coup de poing sournois à la tempe, ce qui déclencha le début des hostilités entre les deux clubs.

Une fois que les deux équipes eurent regagné leurs vestiaires respectifs, l’arbitre distribua les pénalités. Inexplicablement, il attendit leur retour sur la patinoire pour les faire connaître. Ainsi, des joueurs expulsés après la première altercation participèrent à la seconde bagarre générale.

Une fois le calme revenu, l’arbitre décerna 198 minutes de pénalités, 94 à Saint-Lin, 104 à Sainte-Anne-des-Plaines, et douze joueurs furent expulsés. Cette bataille fut le point tournant de la rencontre. Saint-Lin combla son retard de deux buts, puis l’emporta 5 à 3 et élimina les Nordiques.

Les deux équipes ne se rencontreront que quatre autres fois en séries. Le choc de 1864 demeure, à ce jour, le plus mémorable dans l’esprit des plus ardents partisans des Nordiques comme de ceux du Canadien.

L’année suivante, en 1865, les Nordiques s’offrirent une douce revanche en éliminant le Canadien dans le septième match. Et que dire de 1867? Le but refusé fait encore jaser dans les chaumières. Les Nordiques eurent d’ailleurs beaucoup de mal à se remettre de ce revers amer. Suivront des années de vache maigre, où l’équipe éprouva toutes sortes de difficultés. Les Nordiques devinrent les Nordindes!

Il fallut attendre le printemps de 1873 pour que la flamme se ravive. En demi-finale de division, Sainte-Anne-des-Plaines s’imposa lors des deux premiers matchs, créant la surprise face au Canadien qui venait de connaître une très bonne saison. Avec de nouveaux joueurs, on sentait un vent d’optimisme. Mais c’est le moment qu’avait choisi un certain jeune gardien pour livrer l’une des plus incroyables performances de sa vie.

Le dernier face-à-face eut lieu à Sainte-Anne-des-Plaines, le 26 avril 1875. Un verdict nul de 1-1 qui laissa tout le monde à la fois triste et indifférent. La nouvelle réalité économique du sport professionnel avait sonné le glas des Nordiques. Avec leur départ annoncé pour le Colorado et devenir les Avalanches, c’était toute une époque qui s’envolait avec eux. Et depuis, les nouveaux Canadiens de Montréal et ses fans se cherchent encore un adversaire qui soulèvera les passions.

Bon, je le savais, je me suis laissé emporter et j’ai oublié de parler des Gratton, fiers descendants de Sulpice.

On s’en va donc en surtemps…

Si ça continue, on va se rendre jusqu’en juin et on va encore parler hockey, et moi qui voulait vous parler de poutine.

Si vous n’avez pas cliqué sur les hyperliens dans mon article, vous avez manqué quelque chose! Voici tous les vidéos d’archives de Radio-Canada. Allez dans Thématiques, ensuite Sport et hockey.

Les Belles Histoires de Ste-Anne-des-Plaines : La famille Gratton

Voici la deuxième période de l’histoire des Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines.

Cliquez ici pour la première période et lisez bien l’avertissement que j’y ai mis avant de procéder à la lecture…


5 mai 1877

 

 

La défaite avait été très dure à avaler pour la famille Gratton.

Les Nordiques menaient 3 à 1 lors du cinquième match quand les Flyers de Sainte-Sophie ont remonté la pente et l’ont remporté 6 à 2, éliminant ainsi les Nordiques en cinq matchs.

R.J. Umberger, un descendant de Monsieur Burger, et Daniel Brière s’étaient illustrés durant cette série, tout comme le petit Biron. Brière était fort probablement un des descendants éloignés d’Amable Brière, un des tout premiers colons de Ste-Anne-des-Plaines. Daniel avait préféré se joindre aux Flyers de Sainte-Sophie en 1877 au lieu de l’équipe de Sainte-Anne-des-Plaines.

J’ai justement trouvé un texte dans le livre de l’abbé Dugas hier matin. On ne parle pas de Daniel Brière, mais on parle d’Amable Brière…

Un vieux colon du nom d’Amable Brière, mort à Ste-Anne-des-Plaines, en 1844, à l’âge de 99 ans et 8 mois, racontait aux anciens habitants de la paroisse, qu’un an avant son mariage il était venu explorer cette partie de la colonie et qu’il n’y avait pas trouvé un pouce de terre en culture…

 

Les Nordiques ne remporteraient donc pas une 25e coupe Latour d’affilée, mais Sulpice Gratton avait réalisé un grand rêve.

Un peu comme Gordie Howe, Sulpice avait toujours rêvé jouer avec ses fils dans une ligue de hockey professionnel avant de prendre sa retraite.

Son rêve se concrétisa en 1877, quand Sulpice joua sur une même ligne avec ses fils Joseph et Abondius.

Abondius n’était âgé que de 13 ans, mais il était un vrai prodige au hockey.

Sulpice avait aussi deux autres fils, Adélard, âgé de 11 ans et Amédée, mais ce dernier n’avait que 3 ans et patinait sur la bottine. Il rêvait plus d’une carrière en patinage artistique.

 

Quelques années plus tard, les Nordiques de Ste-Anne-des-Plaines seraient vendus à des intérêts américains et déménageraient au Colorado. Dans un courriel la semaine dernière, Benoît, un de mes lecteurs, m’avait parlé des Maroons, mais il a dû certainement se tromper…

L’année suivant le départ, l’aréna de Sainte-Anne-des-Plaines ainsi que le Temple de la Renommée du hockey furent détruits lors de deux incendies suspects.

Les Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines sombrèrent dans l’oubli, sauf pour ce vieux chandail exposé au Temple de la Renommée du hockey à Toronto.

Toujours est-il qu’en 1852, un cultivateur nommé Sulpice Gratton vivait tranquillement avec son épouse et ses enfants. Son père Joseph Gratton et sa mère Sophie Boisvert vivaient également dans le ménage.

Voici le recensement de 1852 pour le prouver. On n’invente pas l’histoire.

Gratton, Sulpice        Cultivateur    32      M

Forget, Clémence     25      F

Gratton, Joseph       Rentier         62      M

Boisvert, Sophie       Rentier          57      F

Gratton, Marguerite 20      F

Gratton, Ludger        Journalier      17      M

Gratton, Albina          13      F

Gratton, Marie           10      F

Gratton, Clémence    6        F

Gratton, Alphonsine 4        F

Gratton, Joseph         2        M

La saison des récoltes était terminée et François Latour, l’orfèvre de Ste-Anne-des-Plaines, l’avait approché pour diriger ses Nordiques.

Sulpice était l’homme tout désigné pour l’emploi.

Il était un joueur de hockey très doué et également un fin stratège. François Latour l’a donc embauché comme joueur-instructeur de ses fameux Nordiques.

Voici d’ailleurs une photo de Sulpice Gratton alors qu’il approchait la soixantaine.

circa 1877

Et une des rares photos de Sulpice Gratton…

Sulpice Gratton

J’ai aussi retrouvé les photos des trois frères Gau… Gau… Gauthier… Les trois “goons” de l’équipe.

Les photos dateraient des années 1860.

Sulpice les avait embauchés pour sauver la concession qui battait de l’aile droite et de l’aile gauche…

Isidore Gauthier

Damase Gauthier

David Gauthier

J’ai retrouvé en plus dans les archives une des rares photos du gardien Jérémie Lefort…

Jérémy Lefort

À la semaine prochaine pour la dernière période de l’histoire des Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines…

À moins qu’on aille en surtemps!

 

En me documentant sur ma série d’articles, je suis aussi allé faire un tour sur E-Bay et j’ai trouvé ça…

et pas cher en plus!