L’ancêtre Labatt de la semaine: Noël Morin

J’ai une descendante de Noël Morin qui trouve mes articles intéressants.

Intéressant…

Ça m’a donné une idée pour mon ancêtre Labatt de la semaine.

Noël Morin

 

Ça fait beaucoup de bien de connaître ses racines.

On se sent moins seul à condition de ne pas trop exagérer par contre, et à condition de ne pas trop se fier sur tout ce qu’on voit sur Internet comme Georges de Quesnel…

J’ai trouvé ça sur… Internet.

Ça m’a l’air pas mal sérieux…

Noël Morin

Le patronyme Morin ou Maurin peut signifier "brun de peau comme un Maure". Depuis longtemps, une famille Morini, d’origine italienne, avait fait souche dans la région où naquit Noël Morin. Les Morin descendent peut-être des Morini.

Durant le Régime français, au moins seize immigrants portant le nom de famille Morin apparaissent dans nos registres canadiens: d’abord un prêtre, un boulanger, un colon, trois soldats et un malouin qui décède à l’Hôtel-Dieu de Québec le 4 septembre 1727.

Dans la région de Montmagny, le Frère Éloi-Gérard Talbot, Mariste, chercheur infatigable, a trouvé des descendants de cinq souches Morin différentes: Pierre Morin-Boucher, l’Acadien, mon ancêtre; Noël Morin, charron, dont il sera question; Robert Morin, bedeau de Sainte-Anne-de-la Pocatière, d’origine inconnue, époux de Françoise Migier-Lagacé; le poitevin André Morin, mari de Marguerite Moreau, épousée le 26 août 1670 à Québec; enfin Jacques Morin, de Saint-Étienne de Bréloy, époux de Hilaire Guery.

Ont également fait souche l’Angevin Jacques Morin, le Poitevin Charles, le breton Pierre qui épousa Marie-Madeleine Lépinay le 22 février 1694 à Beauport, Moïse Morin-Chenevert, père de famille et soldat etc.

Voici Noël Morin, le premier de ce nom à s’être marié au pays et à avoir fait souche.

De la Brie

Noël Morin naquit vers 1609, en Brie, région du Bassin parisien. La ville de Brie-Comte-Robert, aujourd’hui arrondissement de Melun, département de Seine-et-Marne, réclame l’honneur d’avoir possédé parmi ses fils l’ancêtre canadien Morin. Noël reçut le baptême à l’église consacrée à Saint-Etienne et construite en partie au XIIIème siècle. Du temps de Noël comme aujourd’hui, la Brie possédait un évêque avec siège épiscopal à Meaux.

Nous connaissons à peu près rien de la vie du fils de Claude Morin, en France. Le garçon apprit à écrire son nom, à compter et à fabriquer des roues et des voitures. Avait-il pratiqué son métier avec son père? Aucun moyen de le savoir. Lorsque Noël Morin vint en Nouvelle-France, sa mère Jeanne Moreau était morte.

Québec

Noël Morin arriva à Québec on ne sait quand ni comment. Il fit sa première apparition officielle dans notre histoire chez le notaire Martial Piraude, mardi le 27 décembre 1639. Tous les gros bonnets de la capitale s’étaient donné rendez-vous pour célébrer la signature du contrat de mariage de Noël, de Jean Bourdon à Jean Joliet en passant par Robert Giffard, Guillaume et Louis Couillard, l’abbé Jean Lesueur, sans oublier les grandes dames.
Pourquoi une telle solennité? La future épouse n’était autre qu’Hélène Desportes, fille de Pierre et de Françoise Langlois, nièce d’Abraham Martin. Hélène, premier enfant blanc né au pays, avait été baptisée à Québec le 7 juillet 1620, selon René Jetté. Passée en France avec ses parents en 1629, elle revint au Canada en 1634. Guillaume Hébert, fils de Louis et de Marie Rollet, mari d’Hélène Desportes depuis le 1er octobre 1634, était mort à Québec le 23 septembre 1639, laissant à sa femme trois enfants dont deux survivants: Joseph et Françoise.

Noël Morin donna à sa femme un douaire de 200 livres garanti par "une maison située à Brie-Comte-Robert où pend pour enseigne le cheval bleu, paroisse de St-Etienne, en la rue des Fontaines, proche la porte de la ville, que le dit futur époux a eu de la succession de sa mère". Noël n’était donc pas un va-nu-pieds. De son côté, Hélène apporta à la communauté familiale en formation la jouissance d’une maison située près de l’église Notre-Dame, de 2 arpents de terre proche du Mont-Carmel et d’un jardin de 40 perches attenant à la dite maison.

Lundi 9 janvier 1640, le jésuite Nicolas Adam bénit cette union devant les témoins Nicolas Pivert et Robert Giffard, chirurgien et seigneur en la Nouvelle-France.
Les 40 perches en superficie, qui se trouvaient au nord du magasin des Cent-Associées en la haute ville, furent concédées officiellement au couple Morin, le 4 septembre 1640.
Hélène continua d’être mère et épouse dans sa maison de 24 pieds sur 18. Noël demeura là également, semble t’il, jusqu’en 1645, tout en exerçant son métier de charron.

Côte Sainte-Geneviève

Noël Morin, le 21 janvier 1641, apparaît comme charron de l’habitation. Le charron Morin voulait-il plus de liberté et d’espace? Manquait-il de roues à réparer? Le 26 avril 1645, le gouverneur Montmagny lui concédait 50 arpents de terre à la côte Sainte-Geneviève pour le prix de 90 livres. C’est là qu’il transportera ses pénates. En l’espace de 20 ans, il y fera construire "trois corps de logis, dont deux avaient une chambre à feu chacune, cave et grenier, le troisième servant de boutique et grenier dessus, avec une grange et deux arpents et demi-clos de pieux et servant de cour". Il semble bien que le déménagement au coteau Sainte-Geneviève s’effectua avant le 9 septembre 1648, jour où Jean Guyon et Michel Leneuf allèrent examiner la première maison Morin et son emplacement situés sur le nez du Cap-aux-Diamants. La Fabrique de Québec achètera le tout, en versant la somme de 800 livres.

A la même époque, Morin demande à l’engageur Noël Bélanger de lui trouver un homme, en France. Le 4 juin 1649, à La Rochelle, Pierre Paillereau, laboureur de Villedoux, canton de Marans, s’engagea pour le compte de Noël Morin, habitant de Québec. Le 6 février 1650, Antoine Rouillard et Thomas Touchet promettaient de construire sur la terre de Noël Morin la charpente d’une maison "laquelle aura trente pieds de longueur et vingt pieds de large… six pieds soub poultre". Noël déboursera 250 livres pour l’exécution de ce travail, en plus des 20 minots de pois à donner aux deux charpentiers.

Les enfants, Hélène et Noël avaient fixé leur demeure à la côte Sainte-Geneviève et pour longtemps.

Seigneur de Saint-Luc

Le chef de famille Morin était un homme de responsabilités et de jugement. En 1652, Marie d’Abancourt, veuve de Jean Joliet, fit appel à ses services pour évaluer les outils de charron laissés chez Jean Bourdon.

Jean de Lauzon, gouverneur de la Nouvelle-France, concédait à Noël Morin, le 15 novembre 1653, un quart de lieue de terre de front sur une lieue de profondeur à commencer à un arpent au-dessous de la rivière La Caille et remontant le Saint-Laurent du côté sud. L’Ile-aux-Oies était englobée dans cette concession. Le seigneur Morin devenait ainsi propriétaire d’une portion de la seigneurie de la Rivière-du-Sud, aujourd’hui comprise dans la ville de Montmagny.

Cette acquisition à titre de fief comportait des droits et des devoirs. Le récipiendaire devait rendre foi et hommage à la Compagnie des Indes Occidentales. Noël appela son domaine Saint-Luc. Lui-même portera désormais le titre de sieur de Saint-Luc. Pourquoi cet évangéliste plutôt qu’un autre? Je l’ignore. Le seigneur et la seigneuresse avaient-ils l’intention de quitter Québec, ville où leurs enfants grandissants pouvaient être éduqués à bon compte? Certainement pas. Ce bien tombé du Ciel sera divisé plus tard entre les fils, la parenté, le gendre Guillaume Fournier, comme nous le verrons plus loin.

Quinze ans de progrès

Les années couvrant la période de 1653 à 1668 furent marquées au coin du progrès, de l’expansion, et pour les enfants et pour les parents Morin.

Noël et Hélène, le 17 mai 1655, obtinrent la concession d’un banc de la Fabrique de Québec, côté du nord, dans la nef, près de celui de Charles Sevestre. En retour, la Fabrique reçut les deux arpents de terre que les Morin possédaient, aujourd’hui terrain de la Citadelle de Québec. Dès le 4 juillet suivant, on précisa les conditions du marché. Les deux arpents valaient 180 livres. De cette somme, 100 livres serviront à défrayer la pension du fils Germain, élève au Séminaire.

Louis Sédilot et Noël Morin, le 5 juin 1658, s’engagèrent à construire chacun la moitié d’une belle clôture de ligne entre leur propriété de Saint-Geneviève. Cependant, Sédilot retarda l’exécution de sa promesse pendant plus de 4 ans.

Guillaume Fournier avait épousé Françoise Hébert, belle-fille de Noël Morin, le 20 novembre 1651. Le 12 septembre 1663, Guillaume se faisait donner une quittance pour les 1000 livres tournois, qu’il avait fournies aux Morin en l’espace de 10 ans, et cela sans préjudice des droits de succession possédés par son épouse.

A la même époque, par l’entremise de son père, Nicolas Morin avait obtenu une concession des jésuites à Sillery. Celui-ci décédera quelques années plus tard. Puis, le 3 août 1664, le seigneur de Saint-Luc assista à l’élection du syndic Claude Charron.

Les bras de l’ancêtre tombaient de fatigue. Le 23 mai 1666, il concéda 30 arpents de terre à Jean Pannier, pour le prix et somme de 60 livres. L’acheteur retourna probablement en France. Jean Poitras le 2 août du même été, achetait l’autre moitié. Au recensement 1666, Marie-Charlotte Poitiers, veuve de Joseph Hébert, tuée par les Iroquois en 1661, vit sous le toit de sa belle-mère Hélène Desportes. Et Jean Ballié gagne son pain comme domestique engagé de Noël. L’année suivante, Jean travaillait encore pour le compte de Morin. De plus, Zacharie Jolliet, 17 ans, apprenait son métier de charron avec son maître Noël Morin. La ferme possède alors 40 arpents en culture et 12 têtes de bétail. Depuis le 20 juin 1667, on a dressé un procès-verbal au sujet du chemin qui se rend à Sainte-Geneviève. Il était temps de l’améliorer.

Situation des dernières années

En 1668, les dés étaient jetés. L’habitation de la route Saint-Michel, obtenue des pères jésuites le 24 février 1663 dans la seigneurie de Sillery, 2 arpents de front sur 25, attribuée d’abord à Nicolas, passait définitivement à son frère Jean-Baptiste, sieur de Rochebelle. La ferme valait 450 livres. Nicolas avait une dette de 75 livres. Jean-Baptiste accepta cette terre pour 375 livres, valeur d’héritage. Le même jour, 25 février 1668, Noël Morin nomme Rochebelle son procureur ou administrateur.

Noël Morin, en 1664, avait été élu tuteur de Charles-Amador Martin, fils d’Abraham. Le 16 avril 1669, il signe une quittance aux Ursulines de Québec pour une somme de 240 livres, portion d’héritage en faveur de son protégé, qui sera ordonné prêtre le 14 mars 1671.

C’est le 4 mai 1670 seulement que nous apprenons que la partie de terre vendue à Pannier fut rachetée pour la somme de 90 livres par Charles Aubert, sieur de La Chesnay.

Au début de 1671, le 4 janvier, Hélène et Noël précisent leurs intentions: tous leurs biens meubles et immeubles au jour de leur décès seront partagés entre leurs fils Charles et Alphonse, à condition qu’ils les entretiennent dès maintenant et jusqu’à leur mort. De plus, les fils donneront à leur sœur Marie-Madeleine 300 livres, lorsqu’elle se mariera. Puis, le 12 novembre suivant, le sieur de Saint-Luc rend foi et hommage à Louis Couillard, sieur de L’Espinay.

Le maître charron, 64 ans, ne se résigne pas facilement à chômer. Le 15 juin 1673, il accepte de "faire et parfaire" 24 montures de canon et d’en fournir le bois nécessaire. Je connais, dit-il, ces canons de la haute et basse ville. Charles Legardeur, premier conseiller du roi et commandant du Château Saint-Louis, promet de rémunérer ce travail de confiance en donnant à l’ancêtre Morin 40 livres la monture, c’est-à-dire 960 livres.

Noël Morin et Louis Bossé, le 30 octobre 1674, s’entendent à l’amiable. Boss, avait obtenu une habitation à Montmagny. Sans nous expliquer les causes exactes de ce litige, Boss remet sa terre à son seigneur Morin et exige même une compensation de 60 livres. L’on sait qu’entre 1672 et 1676, le fief de Saint-Luc fut morcelé au profit de Guillaume Fournier, Jean Proulx, Alphonse Morin, Pierre Jolliet, Jean Ballié, Michel Isabel, David Corbin, Charles Bazire et Jean Rollandeau.

Les choses en étaient ainsi lorsque la généreuse et brillante Hélène Desportes, épouse fidèle, mère dépareillée et sage-femme appréciée, s’éteignit au coteau Sainte-Geneviève, à la Saint-Jean 1675. Hélas! son acte de sépulture n’est pas inscrit dans le registre de Québec. Mais son nom y paraît plus de 20 fois comme marraine.

La Morinerie

La troisième génération Morin atteignit le nombre de 56 sujets. Tous les enfants de Noël et Hélène naquirent à Québec, où ils furent baptisés entre 1641 et 1656. Ce sont Agnès, Germain, Louise, Nicolas, Jean-Baptiste, Marguerite, Hélène, Marie, Alphonse, Noël, Charles et Marie-Madeleine. Marguerite décéda au berceau. Hélène et 2 garçons moururent durant leur adolescence. Nicolas, lui, avait 23 ans lorsqu’il dut démissionner devant la vie.

Nicolas Gaudry et Ignace Bonhomme, Charles Cloutier, Charles Rageot, notaire, devinrent les maris d’Agnès, de Louise et de Marie-Madeleine, Jean-Baptiste épousa Catherine Belleau; Alphonse, Marie-Madeleine Normand et Angélique Destroismaisons. Ce dernier mourut à Montmagny et fut le seul avec ses 15 enfants à propager le patronyme Morin et Valcourt, une fraction de la grande morinerie canadienne d’aujourd’hui. Quant à Jean-Baptiste, il fit même parti du Conseil Souverain de la Nouvelle-France.

Les deux gloires de cette famille fondatrice Morin sont Germain et Marie. Germain, baptisé le 15 janvier 1642, fréquenta le Petit Séminaire de Québec et reçut le premier l’onction sacerdotale comme enfant du pays, le 29 septembre 1665. D’abord secrétaire de Mgr de Laval, il desservit comme missionnaire et curé plusieurs paroisses dont Château-Richer et Sainte-Anne-de-Beaupré. Il s’éteignit à l’Hôtel-Dieu de Québec, le 20 août 1702.

Marie Morin, filleule de Louis d’Ailleboust, sieur de Coulonges, à l’âge de 13 ans et à la demande de l’évêque de Québec, entra chez les Hospitalières venues de la Flèche à Ville-Marie. Elle fut la première canadienne à prendre le saint habit à Montréal en 1663. Plus tard, Sœur Morin devint supérieure de son couvent. A l’intention des sœurs Hospitalières de Saint-Joseph de France, elle rédigea les Annales de l’Hôtel-Dieu de Montréal, trésor précieux pour comprendre l’histoire. Cette femme héroïque entra dans la gloire le 8 avril 1730.

Si les enfants Morin ont pu faire leur marque dans la société d’alors, c’est parce qu’ils avaient étudié chez les Ursulines ou chez les Jésuites.

Le 30 octobre 1675, après la mort d’Hélène Desportes, le fils Jean-Baptiste s’engagea à soutenir son vieux père à condition que celui-ci lui verse la somme de 1500 livres et la moitié des revenus du fief de Saint-Luc. Le jour suivant, tous les membres de la famille consentirent à vendre à Charles Bazire la totalité de la propriété de Sainte-Geneviève pour la somme de 3000 livres.

Noël Morin, probablement en visite chez son fils Alphonse, mourut à Saint-Pierre-du-Sud le 10 février 1680, en plein hiver. Le corps du défunt fut mis en terre ou dans un petit charnier, à Saint-Thomas. On célébra les funérailles 5 jours plus tard, à Québec. Alphonse et Jean-Baptiste, Gilles Rageot signèrent le registre de Notre-Dame.

Nos ancêtres furent les architectes de la construction de notre peuple. Nous en sommes les maçons. Suivons les plans.

Ces renseignements sont tirés de la Collection Généalogique de Saint-Anne-de-Beaupré.

François Grimard, Chicoutimi, QC

Intéressant…

On sent plein fierté dans ce texte.

Parlant de fierté, si vous savez lire l’anglais, allez sur ce site…

Voici une présentation de l’auteure :

A friend once asked why I study my family’s history. The simple truth is that I love my family very much and will miss those who have passed away until it’s my time to join them. To honor their memory in this way … keeping it alive for those who come after me … is such a small tribute to the happy years we shared together. My (only) regret is that I did not get "hooked" on genealogy in time to ask my grandparents all the questions I am chasing now. On the other hand, it’s like a good book, isn’t it? You turn each page slowly and savor every chapter because you don’t want the story to end!!!
Judi Heit

Elle s’est servie de la formule du blogue pour parler de son ancêtre…

Fort heureusement, elle a su se contrôler.

L’ancêtre Labatt de la semaine: Jean Lalonde

Enfin un de mes ancêtres directs à la 9e génération est dans le top 140 des ancêtres Labatt.

Comme certains qui font juste leur généalogie pour se découvrir des ancêtres de la noblesse française ou savoir s’ils sont parents avec Céline Dion ou René Angélil, je dirais…

Wow,  j’ai enfin un noble ancêtre noble!

Pas du tout…

Et je tiens ça de source sûre en plus.

Bonsoir Monsieur Lagacé…

En lisant votre message il m’est revenu à l’idée une réponse que je donnais autrefois lorsque je fréquentais la Salle Gagnon, de la Bibliothèque Municipale de Montréal, rue Sherbrooke.

On me demandait quelquefois si je cherchais de la noblesse parmi mes ancêtres, je leur répondais ceci à la blague que je cherchais des bandits, des voleurs de grand chemin. Effectivement, il y eut un Lalonde qui s’était fait prendre après avoir dévalisé un camion de la Brinks, il a reçu un joli 8 ans.

Un autre que j’avais rencontré où j’habitais, et un beau jour je vois sa photo en première page du Montréal-Matin, la police venait de le ramasser face à l’église Notre-Dame, car il conduisait une calèche pour les touristes et il arrondissait ses fins de mois en vendant de la drogue. Un autre qui est disparu avec son camion-remorque aux États-Unis, laissant derrière lui sa femme et 2 enfants. On n’a jamais su ce qu’il était devenu.

Des Lalonde à Vaudreuil, non seulement dans cette ville mais dans tous les villages à l’ouest de Vaudreuil, dans tous les villages de l’Ontario, surtout jusqu’à Ottawa. J’ai fait tous les cimetières entre Montréal et Ottawa. Ma mère disait toujours que des Lalonde il y en a comme des poignées de porte.

Revenons à la noblesse, je disais aussi souvent que le préfixe « de » n’était pas avant mon nom, mais à la fin de mon nom, quoique l’ancêtre était connu comme étant Jean de Lalonde, ce qui ne voulait absolument pas dire qu’il était homme noble, mais il était noble homme. C’est un comme si je disais je suis René de Saint-Jean, ce qui ne veut pas dire que mon nom est Saint-Jean, mais que je viens de Saint-Jean.

J’aurais aimé prouver que l’ancêtre lorsqu’il est arrivé en Nouvelle-France ne s’appelait peut-être pas de Lalonde. Il voulait dire possiblement qu’il venait du village de La Londe près de Rouen. Par malheur tous les registres de la paroisse Notre-Dame-du-Hâvre de Grâce ont été détruits lors de la dernière guerre mondiale. Donc, je ne pourrai jamais prouver quoique ce soit.

Le nom de Lalonde me plaît bien alors pourquoi chercher un autre nom.

Excusez-moi d’avoir placoté un peu, j’en avais le goût en cette fin de soirée.

Au plaisir!

René Lalonde

Rouen…?

Tiens, tiens…

Ça me dit de quoi ce nom-là…

Statue de Rollon, à Rouen (jardins de l’Hôtel de Ville).

Statue de Rollon, à Rouen (jardins de l’Hôtel de Ville).

L’ancêtre Labatt de la semaine: Louis Guimont

C’est drôle comme le hasard fait bien les choses…

Jessica De Mers ou Demers m’a écrit hier.

Elle est une humoriste.

Cliquez ici.

Allez voir le spectacle

Parlant d’humour, je ne sais pas si Olivier Guimond buvait beaucoup de bière.

J’ai trouvé ça sur Wikipédia…, mais on n’en parle pas.

Source Wikipedia

Olivier Guimond (Montréal, 21 mai 1914 – Montréal, 29 novembre 1971) est un acteur et humoriste  québécois.

Olivier Guimond est issu d’une famille d’artistes du burlesque; ses deux parents étant des artistes de renom. Au début de sa carrière, on l’appelle Ti-Zoune junior puisque le nom de scène d’Olivier Guimond, père était Ti-Zoune. Sa mère, Effie McDonald, étant anglophone, il est baptisé Oliver. Plus tard, Radio-Canada décide de l’appeler Olivier.

À l’âge de 7 ans, Olivier Guimond est placé par ses parents au Mont-Saint-Louis à Montréal, où il reste jusqu’à 16 ans.

En 1932, il réussit à convaincre son père de le laisser monter sur scène. À 18 ans, il fait donc ses débuts au Théâtre Impérial de Québec. Il joue les seconds rôles et les figurants aux côtés de ses parents. Rêvant de devenir vedette de son propre spectacle de burlesque, il quitte la troupe de ses parents. Son père accepte mal cet affront.

En 1934, Jean Grimaldi le remarque et l’engage pour faire partie de sa troupe. Il travaillera pour Jean Grimaldi jusqu’en 1957. Il chante et joue la comédie notamment en compagnie de Manda Parent. C’est avec elle qu’il crée le sketch « Trois heures du matin », qui devient un classique du burlesque québécois.

Il se marie à une danseuse de la troupe de Jean Grimaldi, Evelyn Drummond. À la même époque, il fait la connaissance de la chanteuse Alys Robi, de qui il tombe aussi amoureux. Par conséquent, son mariage avec Evelyn Drummond ne dura que neuf mois. Son épouse le quitta et s’exila aux États-Unis. Sa relation passionnée avec Alys Robi prend fin alors que la carrière de la chanteuse prend un essor international.

Peu de temps après, il fait la connaissance de Jeanne-D’Arc Charlebois, chanteuse de la troupe de Jean Grimaldi. Il se marie en 1946. Il a deux fils avec Jeanne-D’Arc Charlebois, Richard et Marc. Son fils Richard Darbois est un comédien français spécialisé dans le doublage, son fils Marc meurt lors d’un grave accident d’automobile en Europe. Au milieu des années 1950, Jeanne-D’Arc Charlebois quitte Olivier Guimond et le Québec. Olivier Guimond rencontre Manon Brunelle en 1959 avec qui il a un autre fils, Luc Guimond.

Olivier Guimond se fait connaître rapidement dans les différentes troupes de burlesque de Montréal et il joue avec les meilleurs acteurs de cette tradition comme Arthur Petrie, Juliette Petrie, Rose Ouellette et Paul Desmarteaux (avec qui il constituera un duo comique célèbre en début de carrière). On se souvient davantage du duo qu’Olivier Guimond interpréta à de nombreuses reprises avec Denis Drouin, son straight man (faire-valoir). Dans les années 1950, il côtoiera également les Paul Berval, Jacques Normand, Gilles Pellerin et autres dans les cabarets montréalais en pleine effervescence à cette époque.

Sa rencontre avec l’univers télévisuel en 1958, lui permet de franchir une étape importante dans sa carrière. Cette année-là, le producteur Noël Gauvin l’engage, et Olivier Guimond devient la vedette de la célèbre émission de variétés Music-Hall, diffusée par Radio-Canada. À Télé-Métropole, à partir de 1965, il interprète le rôle principal dans la série télévisée Cré Basile, écrite par son ami Marcel Gamache. Il joue aussi dans d’autres séries, notamment Le Zoo du Capitaine Bonhomme, La Branche d’Olivier, Smash, et dans des opérettes, dont Les Trois valses et La Vie parisienne.

Sa popularité atteint des records et son expression fétiche « Quo qua fa là là ! » se retrouve sur toutes les lèvres. En 1966, soit un an après les débuts de l’émission Cré Basile, il est couronné Monsieur Radio-Télévision au Gala des Artistes. On le reconnaît enfin comme l’un des plus grands comiques que le Québec ait connus.

Le sketch, écrit par Gilles Richer, du soldat surveillant une maison cossue de Westmount durant la Crise d’octobre au Bye-Bye de 1970, dans lequel Denis Drouin joue le rôle du riche Canadien-anglais, est l’un des numéros les plus célèbres de l’histoire de cette revue humoristique annuelle[1]. Les aptitudes innées de Guimond pour les expressions comiques ainsi que son extraordinaire souplesse le rapprochent, toutes proportions gardées, de Charlie Chaplin.

Le 29 novembre 1971, Olivier Guimond meurt à l’Hôpital Maisonneuve de Montréal à l’âge de 57 ans. Le 2 décembre, les funérailles ont lieu en l’église St-Alphonse d’Youville (Montréal). C’est tout le Québec qui est en deuil: une foule de 25 000 personnes s’assemble autour de l’église lors de la cérémonie.

Ce qu’on ne dit pas sur Wikipédia, c’est que les parents d’Olivier Guimond se sont mariés le 8 mars 1914, à l’église Marie-Reine-du-Monde à Montréal.

Olivier est né deux mois plus tard…!

Le 21 mai 1914!

À moins que BMS 2000 se trompe avec la date du mariage de ses parents bien entendu.

Personnellement, moi ça ne me dérange pas du tout qu’il soit né deux mois après le mariage de ses parents.

Mon arrière-grand-père Édouard Métayer était né en octobre 1869, cinq mois après le mariage d’Édouard-Elzéar Métayer et Philomène Dupont.

Quand j’ai trouvé l’information, je me disais qu’il avait un bébé prématuré…

Mais deux mois pour Olivier Guimond!

C’est un peu fort n’est-ce pas.

Mon père a été marqué toute sa vie par sa naissance "illégitime".

Léo Lagacé vers 1950

Son père Léo Senior s’était déjà marié avec Maria Landry le 16 septembre 1912 à St-Hyacinthe.

Maria Landry

Il avait été chassé par son beau-frère parce que trop porté pour la dive bouteille, sans parler de son penchant pour le jeu compulsif.

Léo Senior était un véritable bouffon, un gars de party comme me racontait Antonio Landry, le neveu de Maria Landry, que j’avais rencontré en 2009.

Léo Senior dansait et chantait comme un rossignol. Il mangeait même sa pipe de plâtre!

La famille Landry l’avait perdu de vue jusqu’à ce qu’un de ses descendants les retrouvent presque 90 ans plus tard.

famille Landry

Léo Senior ne pouvait donc pas se remarier avec sa belle Juliette.

Juliette et son beau Léo…

Être un bâtard en 1927, ça ne devait pas être drôle du tout pour un petit garçon.

Ça doit marquer un petit gars en bâtard…

sans parler de sa descendance…


Léo Lagacé vers 1931

Tout ce petit préambule pour vous parler de l’ancêtre d’Olivier Guimond…

Quand je pense à Olivier Guimond…,

je me dis que les gens qui sont drôles savent bien cacher leur chagrin.

Pierre Lagacé vers 1953

L’ancêtre Labatt de la semaine: Abraham Martin

On débute l’année internationale de la généalogie Labatt dans la controverse…

Avant, il faut savoir qui est ce fameux Abraham Martin…

Abraham Martin
Ce personnage obscur de l’histoire donne malgré tout son nom aux Plaines et à la côte d’Abraham
Louis-Guy Lemieux

Il est l’un des acteurs les plus insignifiants de l’histoire de la Nouvelle-France. Un personnage obscur. Un simple figurant. Un antihéros. Paradoxalement, il a donné son nom à deux meubles dorénavant immuables de la cité de Champlain : la côte d’Abraham et les Plaines d’Abraham.

Le 15 février 1649, la petite colonie locale est sous le choc. Abraham Martin, âgé de 60 ans, un compagnon de Champlain et le chef d’une famille aussi nombreuse que respectée, est jeté en prison.

L’acte d’accusation dit qu’il a forfait à l’honneur avec une luronnesse de 16 ans. En clair, cela veut dire que ce vieux cochon d’Abraham a débauché une jeune fille de Québec. Trois mois plus tôt, son épouse lui avait donné un neuvième enfant. Ce sera le dernier.

Abraham Martin arrive à Québec à l’été de 1617. Selon toute vraisemblance, il a fait le voyage sur le même bateau que Louis Hébert. Lui aussi est accompagné de sa famille : sa femme Marguerite Langlois, sa soeur Françoise et son beau-frère Pierre Desportes. Ces derniers auront une fille, Hélène, qui sera la filleule du fondateur de Québec. La même Hélène mariera, en secondes noces, Médard Chouart des Groseillers, le coloré explorateur, commerçant de fourrures et cofondateur de la Hudson’s Bay Company.

Dès son arrivée, notre Abraham Martin n’a rien de plus pressé à faire que de se fondre, anonyme, dans le petit monde des premiers colons.

C’est beaucoup plus tard que les historiens retrouveront ses traces à travers la culture populaire locale qui imposera son nom. D’abord dans la toponymie de Québec sous le Régime français et dans des actes notariés qui font référence à la côte d’Abraham.

Un plan de Québec, daté de 1734, indique une rue Abraham. Puis, plus tard, on retrouve le prénom prédestiné dans les récits des grandes batailles historiques de 1759 et 1760, écrits signés par des officiers anglais et publiés à Londres, ou dans le journal du chevalier de Lévis.

Le testament de Champlain Le nom d’Abraham Martin apparaît aussi dans le controversé testament de Champlain signé en novembre 1635, deux mois avant la mort du fondateur. Notre histoire est jeune de bien des façons. L’original du testament ne sera découvert que 324 ans plus tard, précisément en août 1959, par l’historienne et archiviste Olga Jurgens, et publié en 1963.

Dans son testament, Champlain « donne à Abraham et à sa femme six cent livres à charge qu’ils les emploient à défricher des terres en ce pays de Nouvelle-France» . Le fondateur donne aussi 600 livres à Marguerite, fille d’Abraham, « pour l’aider à se marier à un homme en ce pays de la Nouvelle-France et pas autrement» .

L’original du testament permet de préciser que si Champlain ne laisse rien ou si peu à sa veuve de ses biens et propriétés de Québec, il lui accorde la plus grande partie de son patrimoine en France.

La terre du coteau Sainte-Geneviève

En 1863, l’historien J.-B.- A. Ferland se met sur la piste du grand vicaire Thomas Maguire. Ce dernier avait « suggéré qu’une partie des Plaines aurait appartenu à un individu portant le nom d’Abraham» .

En consultant les registres d’état civil de la paroisse Notre-Dame de Québec à l’époque du Régime français, Ferland ne trouve qu’une seule personne ayant porté ce prénom : Abraham Martin, dit l’Écossais, qui se présentait comme pilote du roi. C’est notre homme.

Abraham Martin reçoit, en 1635, de la compagnie de la Nouvelle-France, une terre en concession de 12 arpents sur les hauteurs de Québec. Il y ajoute, 10 ans plus tard, une autre parcelle de terre de 20 arpents. L’ensemble de la terre est bien située sur les hauteurs de la ville, mais du côté nord de la Grande Allée actuelle, sur ce qu’on appelle alors le coteau Sainte-Geneviève. La terre d’Abraham Martin ne peut dont pas être confondue avec les Plaines d’aujourd’hui.

Ce qui est accepté par la petite histoire, c’est que le bonhomme descendait faire boire ses bêtes à la rivière Saint-Charles en empruntant le chemin en pente devenu la côte d’Abraham.

On a retrouvé dans un acte notarié, daté du 16 octobre 1675, le nom de Charles-Amador Martin, seul fils survivant d’Abraham. Prêtre et cohéritier, Charles-Amador cède aux religieuses ursulines 32 arpents de terre sise au lieu dit Claire-Fontaine moyennant la somme de 1200 livres, une petite fortune à l’époque.

La bataille des plaines

Ce sont des militaires français et anglais ayant joué un rôle de premier plan dans les batailles décisives de 1759 et 1760 qui feront passer le toponyme Abraham à l’histoire officielle.

Le chevalier de Lévis mentionne dans son journal, à la date du 19 juillet 1759, que les Anglais « firent passer quatre navires au-dessus (sic) de la ville et qu’en conséquence, il envoya des détachements sur les hauteurs d’Abraham et jusqu’au Cap rouge».

Le jour même de l’affrontement des troupes de Wolfe et Montcalm, le 13 septembre 1759, le capitaine d’un régiment anglais, John Knox, écrit dans son journal, qui sera publié plus tard sous le titre « The Siege of Quebec» qu’une fois débarqués au pied de la falaise, ils ne s’arrêtent point « till we comes to the Plains of Abraham» .

Un autre officier anglais, John Montresor, écrira un bouquin publié à Londres et intitulé « The General Battle of the Heights of Abraham» .

Si la terre d’Abraham Martin ne touche pas au territoire actuel des Plaines, la bataille de 1759, par contre, s’est bel et bien déroulée sur les Plaines d’Abraham et sur l’ancienne propriété d’Abraham Martin.

La grande bataille historique a fait rage un peu partout à la haute-ville. Les troupes françaises et anglaises ont pris position de la falaise jusqu’au chemin Sainte-Foy, et de la colline parlementaire d’aujourd’hui jusqu’à l’avenue Belvédère, approximativement.

À partir du début du Régime anglais, la cartographie locale élargit considérablement le rayonnement de la côte d’Abraham et des Plaines.

Le coteau d’Abraham couvre le prolongement ouest du coteau Sainte-Geneviève jusqu’à la rue de la Suète qui mène de Sainte-Foy à Lorette.

Quant aux Plaines d’Abraham (on dit plus souvent « hauteurs d’Abraham» , le toponyme apparaît couramment sur les cartes et il désigne une large partie de la ville haute, à l’extérieur des remparts.

Il faudra attendre 1879 pour que les cartes de la ville délimitent précisément le site tel qu’on le connaît maintenant.

En 1908, le gouvernement fédéral crée le parc des Champs de bataille. Mais pour les gens de Québec, il s’agira toujours des Plaines d’Abraham ou, en raccourci, des Plaines. Un toponyme affectueux. Un hommage populaire et gratuit aux premiers habitants du pays.

Le colon et le patriarche

À chacun son histoire. Après la conquête, l’empire britannique ne peut laisser le lieu de sa victoire dans l’anonymat. Il lui faut un toponyme à la hauteur de l’événement.

Les historiens Jacques Mathieu et Alain Beaulieu avancent une théorie intéressante dans la monumentale histoire des Plaines publiée chez Septentrion, en 1993. Pour eux, le vainqueur de 1759 aurait conservé la désignation populaire en croyant se référer au patriarche de la Bible.

Ils écrivent: « Pour des gens de religion protestante, fortement imprégnés de tradition biblique, le toponyme Abraham jouit d’une grande puissance symbolique. Les conquérants ne pouvaient manquer de se reconnaître dans l’image du grand prophète…»

C’est ainsi qu’un pâle colon voit son nom immortalisé à la suite d’une série de quiproquos dont l’Histoire a le secret.

Sources: « Les Plaines d’Abraham, le culte de l’idéal» , de Jacques Mathieu et Eugen Kedl ; le dictionnaire biographique du Canada, tome 1 ; Les Cahiers des Dix, no 42 ; la Revue d’histoire de l’Amérique française, no XVII.) .

Abraham Martin… a marié Marguerite Langlois.

Je vous en parlais dans cet article.

Et c’est là que le bât blesse…

On dit que Marguerite Langlois est la fille de Noël Langlois dans plusieurs arbres généalogiques, alors qu’aucune preuve n’existe de ses parents.

Cliquez ici…

et ici.

Jocelyne Nicol ne s’aventure pas dans toute cette controverse…

On parlerait d’une Marguerite Langlois Langlais tout comme Abraham Martin est dit L’Écossais…

On n’est jamais certain quand on essaie de déterrer ses ancêtres…

C’est comme notre histoire qu’on nous a racontée sur les bancs d’école…

Radisson, D’Iberville, Desgroseillers, Des Ormeaux… Madeleine de Verchères.

Qui dit vrai ?

On avait besoin de héros…

On n’avait pas besoin de chercher bien loin…

Juste regarder nos ancêtres, ces hommes et ces femmes, qui ont bâti à la sueur de leur front notre pays… ou ont déneigé nos routes…

 

L’ancêtre Labatt de la semaine: Prise 2

À qui peut-on se fier?

Là est la question…

C’est en faisant mes recherches sur l’énigmatique Marguerite Langlois, la femme d’Abraham Martin, que j’ai découvert de nouvelles choses sur Zacharie Cloutier, l’ancêtre de Denis Cloutier et, par le fait même, d’Odette Clouthier aux États.

Fier ancêtre d’un paquet de monde…

Les parents de Zacharie sont, tenez-vous bien…, Denis Cloutier et Renée ou Marie-Reine Brière, mariés à St-Jean-de-Mortagne, en Perche.

Denis porte le même prénom que son ancêtre…

En tout cas c’est ce que j’ai trouvé dans BMS 2000 et sur plusieurs sites…

Je ne sais pas si Denis le sait.

S’il ne le sait pas, ça va être toute une surprise…

Tout comme moi quand je suis allé prendre ma marche pseudo-quotidienne le 1 janvier 2011.

J’avais reçu en cadeau de ma belle-soeur Louise, la soeur de ma femme, celle dont l’ancêtre Sarah Ennson fut capturée par les Amérindiens, et faisait brûler la nourriture…, cinq gratteux.

Je ne suis pas tellement porté vers les jeux de hasard à cause de mon grand-père paternel…

Tout ça pour dire que sous la pluie, car chaque fois que je mets le nez dehors il se met à pleuvoir, j’ai pensé à mon grand-père Léo Senior et à son obsession pour le jeu compulsif…

Comme vous le savez, il avait été marié une première fois en 1912 avec Maria Landry. On notait sur l’acte de mariage le nom de son père, Stanislas Lagacé, le fameux Dennis Lagasse que Sandy Lagasse cherchait depuis 25 ans.

On dit dans l’acte de mariage que Stanislas Lagacé était un contracteur à Bristol au Connecticut.

Stanislas n’était pas un entrepreneur…

Il était un journalier.

C’est ma petite cousine Sandy qui m’avait mis au parfum cette année avec preuves à l’appui.

On a donc ici quelqu’un qui ne dirait pas la vérité…

Le marié, mon grand-père Léo, ou son père, Stanislas Lagacé, qui était absent lors du mariage, ou alors le témoin du marié, Eugène Dubé, son beau-frère, le mari de Lillie Lagacé, ou alors le curé qui ne portait pas ses appareils auditifs.

Tout ça pour dire qu’on ne peut jamais se fier entièrement aux registres paroissiaux, et qu’une recherche généalogique n’est jamais tout à fait close.

Tout à fait…

Je me demande bien alors à qui on peut se fier maintenant.

À Wikipedia…?

On y retrouve ces descendants de Zacharie…

Descendants

Zacharie Cloutier is the common ancestor of the Cloutiers of North America, some with spelling variations. By 1800, Cloutier had 10,850 French-Canadian descendants, the most of any Quebec colonist, according to marriage records studied by the Historical Demography Research Program of the Université de Montréal.

Cloutier is a common ancestor of:

Et les descendants Denis Cloutier bien sûr… et Odette des États…!

Pour résumé le pedigree de Zacharie…

Zacharie Cloutier est né dans la paroisse de Mortagne au Perche en 1590, fils de Denis Cloutier et Renée Brière. Charpentier de son métier, il épouse à Mortagne, le 18 juillet 1616, Xainte ou Sainte Dupont, qui est de six ans sa cadette.

Tous les Cloutier d’Amérique sont d’une seule souche. Le couple a six enfants, tous nés à Mortagne entre 1617 et 1632, mais une fille décède à l’âge de dix ans.

Jean Guyon futur sieur du Buisson, est, avec Zacharie, cosignataire d’un contrat d’engagement, le 14 mars 1634, pour partir vers la lointaine Nouvelle-France. Au début juin, nul autre que Samuel de Champlain, est là pour accueillir toutela famille Cloutier.

Une concession de mille arpents lui est concédée officiellement le 3 février 1637 et s’appelle le fief de la Clouterie, ou Cloutièrerie, à Beauport.

Les cinq enfants Cloutier ont une belle et vaste progéniture, et tous ont un lien dans la présente généalogie.

La première à fonder une famille est Anne Cloutier, baptisée le 19 janvier 1626, à St-Jean de Mortagne. Elle devient l’épouse en 1637, âgée d’à peine 11 ans, du pionnier Robert Drouin , après avoir signé le 27 juillet 1636, le premier contrat de mariage, de la Nouvelle-France.

L’aîné, Zacharie Cloutier, baptisé le 16 août 1617, à Mortagne, du même prénom que son père, se marie lors d’un passage en France, en 1648, avec Madeleine Émard. Le couple revient dans la colonie avec deux soeurs de celle-ci, Barbe Émard qui se marie au fondateur de Beaupré, l’ancêtre Olivier LeTardif et, Anne Émard avec l’ancêtre Guillaume Cousture . Le couple Cloutier/Émard a huit enfants dont quatre enfants forment des branches nous reliant à l’ancêtre. Barbe Cloutier épouse Charles Bélanger , en 1663; René Cloutier, né en 1651, épouse Marie-Élisabeth Leblanc, en 1672; Marie-Madeleine Cloutier avec Jean Bouchard , dit Dorval, en 1676. Et le quatrième, Charles Cloutier, né en 1662, épouse Anne Thibault, en 1685.

Le deuxième fils, Jean Cloutier, baptisé le 13 mai 1620, à St-Jean de Mortagne, épouse en 1648, Marie Martin, née en 1635, fille de l’ancêtre Abraham Martin et Marguerite Langlois. Trois enfants du couple forment des liens. Un fils, Jean Cloutier en 1679, avec Louise Bélanger ; et deux filles, Marie Cloutier, en 1671 avec Jean-François Bélanger , puis le troisième enfant, Xainte Cloutier avec Charles Fortin , en 1681.

Un troisième fils du couple Zacharie et Sainte Dupont, Charles Cloutier, baptisé le 3 mai 1629, à Mortagne, épouse en 1659, Louise Morin, née en 1643, fille de l’ancêtre Noël Morin et de Hélène Desportes. Trois enfants nous concernent, Élisabeth-Ursule Cloutier avec Nicolas Gamache, en 1676; Jeanne Cloutier avec Claude Gravel , en 1687, puis; Joseph Cloutier en 1733, avec Madeleine Lefebvre .

La cinquième enfant, Marie-Louise Cloutier baptisée le 18 mars 1632, à Mortagne, veuve de François Marguerie, noyé en face de Trois-Rivières avec Jean Amyot , épouse en secondes noces, en 1648, l’ancêtre Jean Mignault , dit Châtillon, né en 1630, à Paris.

L’ancêtre Zacharie décède en 1677, âgé de 87 ans et Xainte Dupont, trois ans plus tard. L’avenir de leurs descendants est assurés ainsi que la légende qui veut que dans toutes les familles Québecoises et francophones d’Amérique, il ya un peu de son sang, qui coule dans leurs veines.

Ce n’est pas fini…

C’est en fouillant dans mes notes que j’ai trouvé finalement la vérité…

Sandy m’avait envoyé ça…

1927
Stanislas/Dennis (1842)
Died June 5, 1927 Bristol, Conn.
He is buried in St. Thomas Cemetery.
He worked at E. Ingraham Co. for 6 years.
Then Session Clock Co.
Three years after he took up his trade of carpenter for 8 years and retired.

Stanislas avait repris son métier de menuisier après avoir travaillé dans l’usine Session Clock Co. Il était bel et bien un contracteur en 1912.


Stanislas Lagacé alias Dennis Lagasse

1842-1927

Jocelyne et la Bud Light…

Je sais qu’on est dimanche et que je n’écris que des articles en semaine, mais voyez-vous j’avais envoyé un petit courriel à Jocelyne pour lui dire que je parlerais encore d’elle sur mon blogue…

Cliquez icitte…

Jocelyne n’avait pas vu mon courriel envoyé en octobre dernier. C’est en faisant un petit ménage qu’elle l’a découvert… et elle m’a écrit ceci…

Bonjour cher cousin Pierre,
J’espère que vous avez passé de belles fêtes de Noël. En nettoyant ma boite aux lettres conséquemment bien remplie ! je viens de voir un courriel de vous avec un cadeau. Je ne me rappelle plus si je vous avais répondu ?
C’était pour les 5 ans de notre site en septembre. Nous étions et moi particulièrement de la surprise que vous nous aviez fait ! surtout avec la même image de Fête ! Vous êtes vraiment très gentil.
Je tiens à vous en remercier à nouveau car ce geste nous a beaucoup touché.
J’ai mis sur notre site un texte d’un de nos cousins Gilles Tremblay, sur notre ancêtre André Mignier dit Lagacé : http://www.migrations.fr/ANCETRESJO/mignier_lagace.htm

Je viens de lire un texte très très intéressant sur Anne-marie PHANSÉQUE que vous avez écrit : http://sadp.wordpress.com/

Ce texte est vraiment passionnant.

Il est de vous ou de Bud Light ???

Peut-on y prendre des renseignements pour les mettre sur notre site naturellement en y mettant vos sources ???
J’ai mon amie Marguerite Lafontaine qui a ce livre : livre de R.L. Seguin, La vie libertine en Nouvelle-France Montréal et qui nous avait transmis des photocopies de pages, car, nous avons mis les Filles du Roy et Filles à marier ensemble. A compter de janvier, je m’attelle à faire un dossier spécial " Les Filles à marier" pour bien les distinguer des filles du Roy et je vais arranger surtout la mise en page que mon mari a faite. Du pain sur la planche mais c’est tellement passionnant que les journées en sont trop courtes !!!
Bernard se joint à moi pour vous offrir à vous et à votre famille tous nos voeux les plus sincères pour une belle et heureuse année 2011, voeux surtout de bonne santé, ce bien si précieux.
Chaleureuses amitiés
Jocelyne

J’ai expliqué mon concept de Labatt et de Bud Light à Jocelyne, et elle a bien ri.

Elle m’a dit que je pouvais partager cette anecdote savoureuse avec vous.

Jocelyne m’a envoyé ce lien vers son site…

Cliquez icitte…

Jocelyne a ajouté un grain de sel…

Voici un petit livret de recettes anciennes et authentiques du Québec, que la compagnie Labatt donnait à ses clients dans les années 1950. Vous y trouverez des repas facile à préparer et savoureux et surtout économiques. Ce sont de bonnes recettes de nos grands-mères ! Naturellement si vous vivez dans la belle Province arrosez le tout de cette délicieuse boisson qu’est la Labatt.

Bon appétit !

Savoureux n’est-ce pas…?

Voyez-vous on ressent beaucoup de fierté quand on parle de ses ancêtres ou de leurs recettes, et on trouve beaucoup de plaisir à partager… devant une bonne Labatt ou un Bud Light…

Parlant de partage, voici une photo d’Alexandre Nicol, l’arrière-grand-père de Jocelyne Nicol, une petite Québécoise qui est allé essaimer en France…

Alexandre Nicol

 

Jocelyne Nicol, fière de ses ancêtres

L’ancêtre Labatt de la semaine: Jacques Asselin

La généalogie, c’est un peu comme boire de la bière…

Quand on commence ça, on ne peut plus arrêter. Il faut toujours aller au fond du "verre".

C’est pour ça que je ne prends pas de bière.

À moins que ce soit parce que mon père en buvait un petit peu trop…

Je me demande ce qui pousse tant les gens à boire…

Je ne bois pas de bière, mais j’en connais pas mal sur les bières du temps de mon père : la Dow, la O’Keefe, la Molson, la Black Horse,… la Labatt bien sûr, et même le Porter.

J’en connais pas mal sur les bières du temps de mon père, beaucoup plus en fait que sur ce que mon père aurait vécu dans son enfance… et l’amener à boire un petit peu trop de bière…


Olivier Guimond 1914-1971

Je l’ai donc un peu découvert en faisant de la généalogie… et on en découvre pas mal en faisant sa généalogie et celle des autres.

Pour les amateurs de généalogie et de bière, voici l’ancêtre Labatt de la semaine.

Nous sommes encore dans les A…, car je n’ai pas encore eu de demande spéciale de personne.


Jacques Asselin

On parle de cet ancêtre sur le site Le Centre de généalogie francophone d’Amérique

Jacques Asselin
Ancêtre des Asselin d’Amérique



Jacques Asselin est né à Bracquemont, en Normandie. Il était le fils de Jacques Asselin et de Cécile Olivier. En 1659, il fait l’acquisition de la terre de Denis Guyon, près de l’église de Sainte-Famille, à l’Ile d’Orléans. Il épouse Louise Roussin, à Château-Richer, le 29 juillet 1662.  

En 1681, lors du recensement, Jacques Asselin est âgé de 50 ans et sa femme de 30 ans. Ils ont 8 enfants et possèdent un fusil, 10 bêtes à corne et 30 arpents en valeur. Jacques Asselin aura quatre autres enfants pour un total de 12, dont 6 fils. Cinq d’entre eux se marièrent et perpétuèrent ainsi la lignée des Asselin en terre d’Amérique.

Plus tard, Jacques Asselin faisait l’acquisition d’une terre dans la paroisse de Saint-François de l’Ile d’Orléans où s’établirent deux de ses fils, Pierre et Thomas.

Le 14 décembre 1700, Louise Roussin décédait. Treize ans plus tard, soit le 27 janvier 1713, c’était au tour Jacques Asselin de quitter ce monde.

Source: Le Centre de généalogie francophone d’Amérique.

Le Centre de généalogie francophone d’Amérique
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La semaine prochaine : L’ancêtre Labatt de la semaine: Louis Guimont


Lui y connaît ça…