L’ancêtre Bud Light de la semaine: Claude Graton Prise 2

Jamais deux sans trois.

Un autre de mes billets sur Claude Gratton, un ancêtre qui ne figure pas dans le livret Labatt malheureusement tout comme le mien André Mignier dit La Gâchette.

carignansoldier

This Bud's for you

Prise 3

Toute une histoire derrière l’ancêtre des Gratton d’Amérique.

Elle se poursuit encore, mais cette fois-ci sur mon blogue.

En effet, si vous allez lire à l’occasion les commentaires de mes lecteurs et de mes lectrices, vous vous êtes rendus compte qu’une de ses descendantes s’amusent comme larron en foire sur mon blogue.

Mary Alice, Mac pour les intimes, a découvert ses racines en lisant mon blogue.

Voici son tout premier commentaire…

Hey how funny that my great granddad to the 95th power is what we call here in The States a dead-beat dad.

So much for my pretension to royalty. I am positive I am a direct descendant of Claude Jacques who was really Claude.

It is all so delicious and sinfully Roman Catholic. Hey I can write an encyclopedia about guilt. Bad as I am, I am a saint compared to old grandpere Claude. I took French for a long time but have better since than to use it here. My relatives reburied in Hull.

My dad Joseph Alfred known as Alf was born in Ganonoque (sorry if mispelled). He was named for his father also Joseph Alfred. I have seen my grandpere’s name spelled both ways. Grandmere died before I was born. She had 12 children. My dad Joseph Alfred loved hockey and came to upper state New York on a hockey scholarship to Paul Smith.

Mac et moi sommes seulement des 7e cousins à une génération, mais le même genre de douce folie coule dans nos veines.

J’avais déjà parlé des Gratton dans mes articles sur les Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines.

En tapant Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines sur Google vous retrouvez mes articles où ma douce folie trouve libre cours…


Comme me disait mon père un jour, la folie ne porte pas juste à tuer…

Ça m’a pris du temps à la comprendre…

Fin

Juste au cas que vous n’auriez pas le temps de chercher mes articles sur Google, voici le premier. Le deuxième et le troisième.

logonordiques1852

L’ancêtre Bud Light de la semaine: Étienne Dauphin

J’en arrache par les temps qui courent.

Mon ordi a rendu l’âme et je roule sur un vieux laptop Toshiba depuis une semaine.

Il fait de gros efforts, mais avec ses 544 megs de RAM, ça ne roule pas vite.

Ça me rappelle quand je roulais sur mon 8086 en 1986.

Il fallait être patient.

Il faut beaucoup de patience quand on est un généalogiste amateur et un blogueur amateur.

Je me demande si Étienne Dauphin était un homme patient…

L’ancêtre de Paul Dauphin n’est pas dans le top 100 des familles québécoises de Labatt.

Je vais donc le faire revivre en tant qu’ancêtre Bud Light de la semaine.

Étienne n’a pas fait beaucoup de vagues dans la petite histoire de la Nouvelle-France ni celle des États-Unis.

Étienne Dauphin était le fils d’Étienne Dauphin et Julienne Richard.

Étienne fils est né en 1633 à Châtellerault dans le Poitou en France.

Cliquez ici pour aller faire un petit tour.

Étienne fils a marié Marie Morin. 

C’est un de leurs fils, René, qui est l’ancêtre de Paul Dauphin.

René a marié Suzanne Gignard en 1686.

Un fils, Pierre-Alexandre, marie Marie-Louise Toupin en 1730.

Leur fils Jean-Baptiste marie Marie-Louise Chartrand.

Leur fils Jacques marie Suzanne Bombardier en 1807.

Puis suivent…

Louis, Louis, Henry, Everett qui marie Florence Charbonneau, la fille d’Arthur Charbonneau et d’Alice Leclerc. Toutes ces personnes revivent maintenant grâce à un descendant qui descend à Sainte-Anne lundi midi…

L’ancêtre Bud Light de la semaine: Thomas Chartrand ou Thomas Cherten, ou Nicolas Charton

On devait aller se promener en Ontario ce matin, mais j’ai changé d’idée. Ça m’arrive à l’occasion. On ira plutôt sur la rue Ontario de mon adolescence.

J’avais écrit cet article, mais je l’avais oublié dans mes brouillons. L’article est un peu long, mais il coule tout en douceur… 

Voici donc un autre grand oublié des gars de la Labatt.

Une bière qui descend bien de génération en génération…

Les gars avaient dû prendre trop de bière quand ils ont dressé leur liste. À force de parler d’ancêtres, ça doit rendre un peu triste et on veut noyer son chagrin.

Ça me rappelle quand je demeurais sur la rue Ontario à Montréal. On avait deux tavernes si ma mémoire me sert bien…

En tout cas, au moins une. Je me rappelle très bien celle au coin sud-est de la rue Davidson et Ontario.

 

Il y avait un homme qui allait noyer son chagrin. Il habitait juste au sud de la taverne. Je me rappelle très bien de son nom de famille. Par respect pour lui et ses enfants qui devaient aller le chercher à la taverne, je tairai le patronyme. Je le vois encore tituber avec deux de ses enfants qui le ramènent à la maison. Je voyait tout du 3e étage…

On est au début des années 60, fort probablement il y a de ça 50 ans. Aucun jeu de mots facile avec la 50 de Labatt.

Ce qui me fait penser à toutes ces vies brisées par la bière, sans parler du «fort». Il y avait aussi une commission des liqueurs sur Ontario juste un peu à l’est de Davidson, côté nord d’Ontario. J’y allais des fois chercher des petits 10 oz pour mon père. Je n’avais pas 18 ans, mais ça n’avait pas l’air d’énerver le commis et je ne me suis jamais fait carter. En fait, se faire carter ça n’existait pas dans les années 60. 

J’étais devenu pas mal expert dans les sortes de «forts…» Je ne bois pas de bière ni de « forts » pourtant j’ai en moi beaucoup de chagrin.

Je me dis que je dois être fait fort pour ne pas être tombé dans la bière ou le fort…

Anciennement, pour être un homme il fallait boire. Les temps ont bien changé…, maintenant les femmes boivent aussi. Anciennement elles se permettaient des dépressions nerveuses pour noyer leur chagrin comme ma mère le faisait.

La boisson ou la dépression ça n’arrange jamais les choses…

Parlant de chagrin, je vais vous livrer un petit secret de famille. Il y avait un homme qui buvait aussi son chagrin. Il habitait au 3e étage  juste en haut de la pharmacie au coin sud-ouest de Davidson et Ontario.


Il l’a bu son chagrin jusqu’au 27 août 1995. 

Je vais vous livrer un autre petit secret de famille.

Élise Chartrand
1852-1939

Mon oncle Florent Sauvé m’avait déjà raconté qu’une fois rendue vieille, Élise Chartrand était allée habiter chez la soeur de sa belle-fille. Je tairai son patronyme par respect pour les descendants sa belle-fille… et de sa soeur.

Selon mon oncle Florent, ce couple maudit nourrissait mon arrière-grand-mère Élise qu’avec le strict minimum.

Élise Chartrand

Heureusement, je me dis que les temps ont bien changé, car maintenant on «dorlote» mieux nos aînés.

Les temps ont bien changé… N’est-ce pas…?

Parlons maintenant de l’ancêtre d’Élise Chartrand : Thomas Chartrand.

C’est long, mais on y trouvera sûrement une leçon…

Apparemment, pour Thomas Chartrand, cultivateur, l’année 1690 aurait dû être, comme les précédentes, une année de tout repos sur sa terre dans la bourgade de Rivière-des-Prairies, située non loin de Montréal. En réalité des choses graves feront surface dans la vie quotidienne de sa famille. Voyons voir !

Cliquez ici… ou lisez ici…

L’ancêtre Thomas Chartrand en l’an 1690

« Annus horribilis »

Apparemment, pour Thomas Chartrand, cultivateur, l’année 1690 aurait dû être, comme les précédentes, une année de tout repos sur sa terre dans la bourgade de Rivière-des-Prairies, située non loin de Montréal. En réalité des choses graves feront surface dans la vie quotidienne de sa famille. Voyons voir !

En cette année-là, Thomas Chartran, dit Cherten a déjà franchi le cap de la quarantaine. Et c’est bien par ces mots, Annus horribilis, s’il possédait, bien sûr, quelques notions de langue latine – ce dont on pourrait légitimement douter ! – qu’il a dû qualifier l’année difficile que son épouse, Jeanne Matou, ses enfants et lui allaient vivre. En effet, deux événements dramatiques, mais indépendants de leurs volontés, seront porteurs de profonds malheurs. En 1690, quatre enfants sont nés du second lit. Son fils, Thomas né en 1670 du premier lit, a déjà 20 ans mais n’est pas encore marié. Ce dernier épousera Marguerite Voyne-Venne, le 22 novembre 1694 à Varennes.

L’année 1690 s’ouvre sur un premier événement tragique : Jean Haudecoeur, (parfois orthographié HauteCoeur ou Haude-Cœur) époux de Marie-Madeleine Matou et donc beau-frère de Jeanne et Thomas, tue un marchand de Montréal, François Poignet (orthographié Pougnet dans le site Adhémar). Tous les proches de Jean et de Marie-Madeleine, amis comme parents, durent serrer les coudes face à l’accusation de meurtre, puis à la condamnation, à l’appel refusé et, enfin, à l’exécution d’une peine inhumaine qui frappe Jean au mois de mai. Un malheur ne vient jamais seul, dit l’adage. À peine l’été s’achève-t-il qu’en septembre une nouvelle leur parvient : Toussaint Hunault, l’ex-beau-père de Thomas vient de mourir assassiné.


La mairie de la commune d’Ectôt-les-Baons

Archives personnelles de l’auteur

Faisons tout d’abord un rapide retour en arrière : Thomas Chartrand, natif d’Ectôt-lès-Baons, commune située non loin de la ville de Rouen en Normandie, débarque en Nouvelle-France, entre 1663 et 1665. Fils de Louis Chartrand et de Hermine Agnès Queval, tous deux d’Ectôt-lès-Baons, Thomas serait né vers 1645. On ignore s’il avait des frères et/ou des sœurs. Thomas meurt le 11 janvier 1708 à l’âge de 67 ans, ce qui le fait naître en 1641. Et, dans le recensement de 1666, où son nom apparaît en tant que domestique chez Gilbert Barbier, il déclare avoir 22 ans, donc être né en 1644.

Le 29 janvier 1669, en l’église Notre-Dame de Montréal, il a épousé une très jeune fille, Thècle Hunault, âgée de treize ans, après avoir signé un contrat de mariage en date du 6 janvier dans l’étude du notaire Basset. Thècle, née le 23 septembre 1655 à Ville-Marie, est la fille de Toussaint Hunault dit Deschamps et de Marie Arcouet, dit Lorgueil. Le couple aura deux enfants : Thomas, baptisé le 28 août 1670 et Toussaint, baptisé le 29 avril 1673 et inhumé le 7 mai suivant à Montréal. Thècle décède l’année suivante en mars 1674 à Montréal, à l’âge de dix-neuf ans. Thomas se retrouve veuf avec un enfant à charge d’un peu plus de trois ans.

Il songe à se remarier. Ce qu’il fait cinq ans plus tard. Il épouse alors Jeanne Matou, une jeune fille de Québec venue travailler à Montréal chez Jean-Baptiste Migeon, sieur de Branssat, après avoir signé un second contrat de mariage en date du 3 avril 1679, devant le notaire Claude Maugue. Le mariage a lieu le 17 avril suivant en l’église Notre-Dame de Montréal. Jeanne (ou Marie-Jeanne) Matou (ou Mathon), née à Québec le 5 janvier 1664 et baptisée le lendemain, est la fille de Philippe Matou dit Labrie et de Marguerite Doussinet (ou Doucinet). Ce couple aura une dizaine d’enfants dont nous ne retiendrons ici que la sœur de Jeanne, Marie-Madeleine.

La famille est recensée en 1666 dans le district Notre-Dame des Anges, la Rivière St. Charles & Charlesbourg. Y apparaissent : « Philipes Matou, 31 ans, habittant ; Marguerite Doussinet, 23 ans, sa femme ; Jeanne Matou, 2 ans, fille ; Marie Magdelaine Matou, 6 mois, fille. »

Il est intéressant de noter que Toussaint Hunault est présent au second mariage de Thomas. Ce qui tendrait à prouver que les liens existant entre les deux hommes se sont maintenus bien après le décès de Thècle. Il est vrai que le jeune Thomas, fils du premier lit et donc petit-fils de Toussaint, devait constituer un lien privilégié. Originaire de Saint-Pierre-ès-Champs en Picardie, Toussaint a débarqué en Nouvelle-France avec la recrue de 1653. Marie Lorgueil, originaire de Cognac, qui deviendra son épouse, l’accompagnait à bord du « Saint-Nicolas de Nantes ».

Comme nous l’écrivions plus haut, le beau-père de Thomas Chartrand va connaître une fin tragique : le 13 septembre 1690, à l’âge de 65 ans, soit onze ans après le second mariage de Thomas, il meurt sous un coup d’épée que lui porte le baron Gabriel Dumont de Blaignac, fils de Charles Dumont et d’Élisabeth de Jullien, lieutenant dans la compagnie de Jean Bouillet de la Chassaigne. En 1690, M. de Chassaigne est commandant au fort de Lachine. On se perd en conjectures sur les mobiles de cet assassinat et le lieutenant disparaît sans laisser de traces en Nouvelle-France. Pour échapper à la justice, les autorités militaires ont dû forcer son exil vers la métropole. Chose certaine, le crime reste impuni. Son titre de noblesse comme son statut d’officier dans les troupes de la marine lui auront sans doute permis d’éviter un procès humiliant.

Dans le recensement de 1681, on retrouve la famille de Thomas à Rivière-des-Prairies mais sous le nom mal orthographié de « Chastane ». Il se déclare alors « cordonnier », âgé de 45 ans et vit avec sa femme, Jeanne Matou, 19 ans, sa fille, Anne, 1 an et son fils Thomas, 12 ans, né de son premier mariage avec Thècle Hunault.

Entre 1681 et 1690, trois autres enfants s’ajoutent à la famille : Suzanne, née le 26 juin 1681, Pierre, né le 27 avril 1684 et Jeanne, baptisée le 12 mars 1686 à Pointe-aux-Trembles. Au total, Thomas aura onze enfants, en comptant son fils, Thomas du premier lit.

Avant d’aborder le premier drame qui se déroule au début de l’année 1690 et qui a donc précédé le décès tragique de Toussaint Hunault, il nous faut rappeler quelques faits. Le 5 octobre 1682, la sœur de Jeanne, Marie-Madeleine Matou, âgée de 17 ans, épouse à Montréal Jean Haudecoeur, de dix ans son aîné, et le couple s’établit, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, dans la seigneurie de Boucherville. Un contrat de mariage a été établi le 29 septembre 1682 dans l’étude du notaire Claude Maugue. Jean, fils de Jean et de Marie Boursier, est né vers 1655 dans le faubourg Saint-Germain à Paris. Le couple aura quatre enfants. Marie, baptisée le 2 juillet 1685, Pierre-Louis, le 13 septembre 1686, Noël, le 26 mai 1688 et Marie-Jeanne, le 25 août 1689. Ni Jeanne ni Thomas n’apparaissent en tant que parrain ou marraine de l’un de ces quatre enfants.

Or, le 23 janvier 1690, pour un motif que l’on ignore, Jean Haudecoeur tue un marchand de Montréal, François Poignet dit Beauregard. Il est arrêté et, dans les mois qui suivent, doit faire face à la justice. Face à des preuves irrécusables, semble-t-il, Haudecoeur est accusé de meurtre sur la personne de Poignet qui tenait commerce sur la rue Saint-Paul entre la rue Saint-Pierre et la rue Saint-François-Xavier. Il était né à Forsay vers 1645 ; le jour de son décès, il avait plus ou moins 45 ans.

Pour éviter le châtiment qui l’attend, l’horrible supplice de la roue, Jean Haudecoeur va aller en appel auprès du Conseil souverain de la Nouvelle-France. La décision du Conseil est rendue le samedi 27 mai 1690 et ne lui est pas favorable. Il est condamné à mort et à finir ses jours sur la roue après avoir été étranglé. En lisant l’arrêt rendu par le Conseil Souverain, on apprend qu’un marchand de Montréal qui tient boutique sur la même rue que François à quelque distance l’une de l’autre s’est porté partie prenante dans ce procès criminel en tant que « curateur à la succession vacante de feu françois Poignet » puisque celui-ci étant célibataire n’a pas d’héritier légal.

Il s’agit de Louis Lecomte Dupré, né à Pouzauges et décédé à Montréal le 13 juillet 1715 [1]. Louis est le fils de Charles Lecomte et d’Anne de Fosse. Il avait épousé le 4 août 1683 Catherine Rolland de Saint-Georges, fille d’Adrien et de Jeanne de Gainon. Elle était née à Montebourg le 21 octobre 1662 et est décédée à Montréal le 3 avril 1738. En 1690, la famille de Louis occupe une très grande maison de pierre, au toit de bardeau de 2095 pi² français sur un terrain de 6320 pi² français dont le propriétaire est Charles Aubert de La Chesnaye [2]. Voir l’important article qui lui est consacré sous la plume d’ Yves F. Zoltvany dans le Dictionnaire biographique du Canada. À la fin de l’année 1690, en date du 3 novembre, Louis Lecomte se porte acquéreur d’une parcelle (20024) rue Notre-Dame nord, entre la rue Saint-Pierre et la rue Saint-François-Xavier, qu’il va conserver jusqu’en 1704. Y aurait-il un lien entre le rôle qu’il a joué en tant que curateur dans l’affaire Poignet et cet achat immobilier ? Je n’en ai aucune preuve.

Pour en connaître davantage sur la justice en Nouvelle-France et sur la décision rendue dans l’affaire Haudecoeur, le lecteur se reportera au document que nous avons tiré des Jugements et délibérations du Conseil Souverain de la Nouvelle-France, parus en 1887 et que nous reproduisons en annexe. Et comment peut-on définir le supplice de la roue ? En voici une excellente définition extraite du livre de G. Callandraud, De l’exécution capitale à travers les civilisations et les âges :

Le supplice de la roue était un mode d’exécution courant sous l’ancienne monarchie française. Le condamné, seulement vêtu d’une chemise, était solidement attaché, allongé sur le dos, sur une roue placée horizontalement en légère surélévation au-dessus de l’échafaud. Le principe de l’exécution consistait à casser les membres du condamné, à grands coups de barre de fer à section carrée, munie d’une poignée. Le bon ordonnancement de l’exécution prévoyait huit coups, de manière à casser deux fois chaque membre ; puis deux autres portés à la poitrine et à l’estomac. L’individu n’était pas mort pour autant et il devait agoniser sur la roue dans des souffrances atroces, jusqu’à ce que mort s’ensuive et au vu de tous. Le bourreau étranglait parfois le condamné, soit avant, soit pendant le supplice. Cette mansuétude restait toujours tenue au secret et inconnue tant du condamné que du public. Ce supplice traditionnel des assassins, des voleurs de grands chemins, se voulait dur, abominable, pour être encore plus exemplaire.

GIF - 39.9 koLe supplice de la roueImage publiée avec l’aimable autorisation de Thierry Tillet, webmestre du site : www.blisetborn.free.fr

Dans un livre consacré aux Crimes et châtiments au Canada français, l’auteur Raymond Boyer laisse entendre que l’exécution eut lieu à Québec parce qu’il n’y avait pas, en ce temps-là, de bourreau à Montréal. Qui fut chargé de l’exécution ? Un dénommé Jean Rattier, « maître officiel des hautes œuvres du Canada ». On ne peut dire que Jean Haudecoeur fût exécuté par un bourreau aux mains propres. Car ce Jean Rattier (ou Ratier dit Dubuisson) qui a droit à un court article sous la plume d’André Lachance dans le Dictionnaire biographique du Canada, à qui nous empruntons les éléments qui suivent, avait lui-même un crime sur la conscience.

Né en France vers 1650, on le retrouve, dans le recensement de 1666 à Trois-Rivières, domestique dans la famille de Jean-Baptiste Godfroy. Il épouse, en cette ville, le 6 février 1672, Marie Rivière (ou Larivière), fille du Roy (répertoire Landry) originaire de Marennes en Charente-Maritime. Le couple aura cinq enfants.

Deux faits importants tranchent dans le cours de sa vie : Le premier remonte à l’automne 1679. Le 23 octobre, il est mêlé à une rixe au cours de laquelle une jeune fille, Jeanne Couc, est tuée. Reconnu criminellement responsable de cette mort, il est condamné à être pendu. Il se prévaut d’un appel devant le Conseil souverain. Mais celui-ci, en date du 31 décembre 1680, confirme la sentence. Or, Jean Rattier, va jouir d’une chance exceptionnelle, on dirait aujourd’hui qu’il eut la baraka : personne n’est en fonction pour exécuter la sentence, l’exécuteur des hautes œuvres, Jean Daigle (ou Daigre), était décédé au printemps et personne n’avait encore été nommé pour le remplacer. Il faut avouer qu’on ne se bousculait pas au portillon pour exercer le métier de bourreau. On va donc proposer à Jean Rattier de choisir : ou d’attendre en prison qu’un nouvel exécuteur soit nommé ou d’accepter l’office de bourreau. Comment, devant un tel choix, Rattier pourrait-il refuser l’emploi qu’on lui offre ? Il accepte et fait venir femme et enfants à Québec.

Le second remonte à juillet 1695. Sa femme, Marie et sa fille Marie-Charlotte sont arrêtées, emprisonnées et accusées de recel. Marie-Charlotte s’en tire avec une réprimande mais sa femme est condamnée au carcan, « à jour et heure de marché, pendant une heure, ayant sur la poitrine un écriteau en gros caractères portant le mot receleuse. » Le mari est chargé d’exécuter la sentence, sans doute sous les plaisanteries et les quolibets de la foule présente. Rattier exercera ses ignobles fonctions jusqu’à son décès à l’Hôtel-Dieu de Québec le 21 mai 1703.

Le lecteur pourrait se demander ce qu’est devenue la veuve du criminel Jean Haudecoeur ? Eh bien, elle a étrangement trouvé preneur et s’est empressée de se remarier. Le 29 octobre 1692, Marie-Madeleine Matou, veuve de Jean Haudecoeur, épouse à Boucherville René Deniau. Un descendant de ce René Deniau, Sylvain Daigneault a consacré une remarquable recherche pour démêler les fils qui le relient à ses véritables ancêtres. Le lecteur retrouvera à l’adresse Internet suivante l’enquête presque policière menée récemment par ce descendant de René Deniau :

www.marigot.ca/daignault/gauche.htm.

Il est intéressant de noter qu’avant l’étude de Sylvain Daigneault, aucun chercheur n’avait voulu ou été en mesure de solutionner un grave problème de descendance. Pour sauver l’honneur de la famille ? C’est ce que laisse entendre Sylvain Daigneault.

Peut-on penser que Thomas se soit déplacé jusqu’à Québec pour assister à l’exécution de son beau-frère ? Je n’en crois rien. Il a dû courber la tête, s’enfermer dans un mutisme de bon aloi et poursuivre avec un certain courage les travaux printaniers sur sa terre à Rivière-des-Prairies. Après avoir passé à travers ces rudes et douloureuses épreuves, notre ancêtre pouvait dorénavant envisager l’avenir en Nouvelle-France en toute confiance.

ANNEXE :

Jugement rendu par le Conseil souverain de la Nouvelle-France dans l’affaire Jean Haudecoeur

Copie conforme à l’original dudit Jugement

Références :

1. Boyer, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada Français du XVIIe au XXe siècle, Le Cercle du Livre de France, Ottawa 1966, 542 p.

2. Callandraud, Gilbert J. : De l’exécution capitale à travers les civilisations et les âges ; J.-C. Lattès, 1979, 233 p.

3. Charbonneau, Hubert, Les morts violentes de la Grande recrue. Voir : www.historiatv.com/origines

4. Myre, Marcel, Madeleine Matou, la femme du meurtrier de Boucherville, 1665-1699, Septentrion 2006, 150 p.

5. Roy, Pierre-Georges, Toutes petites choses du Régime français, première série, Éditions Garneau, Québec 1944, 304 p.

6. Jugements et Délibérations du Conseil Souverain de la Nouvelle-France. Nous avons consulté à la Bibliothèque nationale du Québec, un document microfilmé sous la cote MIC-A1715, 27 mai 1690, p. 427-428 sur microfilm, No 96.2, Vol. 3.)

7. Tanguay, Cyprien, Dictionnaire généalogique des familles canadiennes en ligne sur le site de BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec).

8. Dictionnaire biographique du Canada en ligne : www.biographi.ca/fr/

9. Base de données du groupe de recherche sur Montréal : http://cca.qc.ca/adhemar/default.htm

C’est en écrivant cet article que j’ai découvert le pot aux roses…

Labatt brasse la Bud Light…

Vous auriez dû me le dire non…

L’ancêtre Bud Light de la semaine: Barnabé Jodoin

Le concept de l’ancêtre Bud Light de la semaine se voulait un complément humoristique au livret Labatt sur les ancêtres de chez nous.


Je l’avais mis un peu de côté, comme le concept de l’ancêtre Labatt, car j’avais peu de courriels de gens reliés à mes ancêtres.

J’aimais bien le concept par contre.

Puis j’ai eu un beau message cette semaine…

Bonsoir,

Quel plaisir de vous lire! Je vois bien que nous sommes clairement parents puisque ma mère me parlait de sa grand-mère Cordélia Monette. Je vous remercie grandement de m’offrir des photos et je suis intéressée à en savoir le plus possible. D’ailleurs, au cours de l’été, j’aimerais me rendre en France pour visiter le village d’origine de l’ancêtre qui a traversé l’océan. Évidemment, je vous remercie pour tout ce que vous pourrez m’apprendre en ce qui concerne les Renaud entre autres si vous le savez, le lieu d’origine, maison, église, etc.
Je ne savais pas que Ovila avait un frère, pompier comme lui: c’est très intéressant!
Au plaisir

Cette personne a comme un de ses ancêtres lointains Barnabé Jodoin en plus de Mathurin Renaud.

Barnabé est le père de Claude Jodoin qui a marié Anne Thomas.

Un des fils est Jacques Jodoin. Il est l’ancêtre de Berthe Jodoin, la belle-fille de Cordélia Monette.

Quant à Anne Thomas, je n’en dis pas plus…

Cliquez ici.

Anne Thomas, fille du Roy

Intéressant l’histoire…

Beaucoup plus qu’à l’école surtout si vous avez cliqué sur un des liens qu’on avait sur ce site précédent.

Je n’en dis pas plus… sauf que des histoires comme ça, tout le monde en a dans l’histoire de ses ancêtres… même moi.

Cliquez…

Une fois qu’on a trouvé des liens historiques avec nos ancêtres, on a la piqûre.

Quand à Cordélia Monette, qui est une de mes huit arrière-grands-mères, voici sa photo.

Je ne sais pas grand chose d’elle. Je ne sais même pas si elle était gentille…

Je pense que ma nouvelle correspondante va me le dire.

Demain, un autre ancêtre Bud Light…

Zotique Léveillé, le père de Marie-Paule.

Zotique Léveillé à l’âge de 10 ans

L’ancêtre Bud Light de la semaine: Jean Quenneville

Vous devez bien rire…


Les preneurs aux livres de Las Vegas avaient coté ça à 5 contre 2 que je n’allais pas tenir ma promesse…

Comme un ivrogne, je ne sais pas tenir une promesse.

Comme un ivrogne, j’ai toujours une bonne excuse.

Je ne bois pas, mais j’écris beaucoup.

C’est la même chose.

Qui est donc ce Jean Quenneville pour que je ne tienne pas ma promesse ?

Un autre ancêtre direct…!

Sa fille Marie-Anne a marié Paul Lauzon, le fils de Gilles Lauzon, le chaudronnier.

Le couple Lauzon-Quenneville sont les ancêtres directs d’Élise Chartrand dont l’arrière-arrière-grand-mère est leur fille Catherine Lauzon.

Il ne dit pas tout…
Il vous cache des choses sur moi…

J’ai trouvé le texte qui suit sur Internet il y a deux ans quand j’avais fait la rencontre virtuelle de Linda Goodrich qui demeure en Australie. Elle avait des Quesnel dans son arbre.

Elle avait été adoptée et elle s’était fait un site de généalogie sur ses ancêtres Quenneville.

Linda et sa mère biologique

Cliquez ici…

Voici le texte.

Jean Quenneville, notre premier ancêtre au Canada et celui des familles Quenneville, Quesneville, Queneville, Quenville et Kenville, était originaire de St-Nicolas de Rouen, de la province de Normandie, France.

Jean Quenneville émigra de France au Canada vers l’année 1672, à l’âge de 19 ans. La première trace officielle qu’on en trouve est dans les registres de Notre-Dame de Montréal, à la date du 12 février 1674; c’est son acte de mariage avec Denise Marie âgée de 20 ans. Jean et son épouse s’ établirent à Montréal. Outre son métier de Maitre-Tailleur, qu’il dut exercer à l’occasion, Jean se fit comme tous les colons de cette époque, cultivateur. Un recensement fait en 1681 nous le rapporte établi sur une ferme dans le fief Verdun. Le recensement mentionne en outre qu’ils ont deux arpents de défriches sur leur ferme et que Jean possède un fusil pour la défense de la colonie.

Jean Quenneville était en outre chantre et bedeau à la paroisse de Notre-Dame de Montréal. Il conserva ce poste jusqu’à sa mort. Ce fut son frère Jean-Baptiste qui le remplaça dans cette fonction. Dès le mois de juillet 1681 Jean Quenneville se fit immatriculer huissier pour le bailliage de Montréal; il continua de remplir ces fonctions jusqu’à sa mort le 23 août 1701.

Les huissiers à cette époque avaient un autre rôle qu’aujourd’hui; ils faisaient également la sommation des tribunaux, ce que font aujourd’hui les notaires, et aussi les significations des pièces de procédures que font les simples huissiers.
Tout en continuant de pratiquer comme huissier, Jean devint geôlier et concierge de la prison en 1690, poste qu’il garda jusqu’à quelques mois avant sa mort.

Il remplit en outre les fonctions de greffier intérimaire aux séances du 26 novembre 1686, du 4 octobre 1687, et du 4 juillet 1692.

À cette époque les juges s’absentaient assez fréquemment et se faisaient remplacer. Jean Quenneville remplaça le juge à trois reprises différentes; en 1691, 1692, 1695.

Jean Quenneville laissait après lui quatre fils qui devinrent chefs de nombres familles. L’un d’eux s’ établit à Longueuil, et ses descendants se retrouvent à Longueuil, Chambly et les environs; les trois autres s’ établirent dans la région de St Laurent et du Sault-au-Récollet, ou leurs descendants se multiplieront débordant plus tard dans l’Ile Jésus, dans les paroisses de St-Martin et St-Vincent-de-Paul.

La semaine dernière, un autre descendant Quenneville s’est manifesté.

Monsieur Laplante m’avait envoyé un courriel pour me demander mon aide avec les Quenneville, et j’ai eu comme un flash.


C’est en fouillant dans mes archives que j’ai découvert une photo de la mère de monsieur Laplante sur le site de Linda Goodrich,

1906

Linda avait écrit cette vignette…

This is a picture of my Great Grandfather Olivier Quenneville with his third wife Lea LeBlanc sitting in the back row. The children in their age range I think are: Back row: Nelson, Marie Louise, Lea (in the nuns habit) and Albert standing behind Olivier. Next row: Marie Berthe, Euphemie, Rose, Analda and Philias. Seated in chairs Thomas with twins Ernest and Emile standing in front, Hector in the other chair. On steps are Lucien in front, Fabiola and Paul sitting on step.

 

J’ai fait un petit montage pour me démêler tout ça…

Sa mère serait cette personne selon Linda…

Euphémie Quenneville

Euphémie maria Arthur Laplante le 17 août 1908 en l’église Ste-Euphémie à Casselman dans le comté de Russell en Ontario.

Voilà donc mon tout dernier article sur l’ancêtre Bud Light de la semaine…

Vous pouvez me croire…

Promis, juré, craché… À moins que monsieur Laplante me demande de l’aide pour ses ancêtres Laplante…

L’ancêtre Bud Light de la semaine: les ancêtres d’Olivier Quesnel?

Coup de théâtre!

Et pas à peu près.

Tout fier, j’avais écrit ceci le mois dernier…

Louis Du Quesnel était chevalier du roi François Ier vers 1488. Ça commence bien n’est-ce pas…?
On connaît son épouse. Elle s’appelait Françoise Leboeuf.

Louis et Françoise eurent au moins un enfant… Jean De Quesnel. Jean était seigneur de la seigneurie Du Fresne. On ne connaît pas son épouse. Jean eut au moins un fils Pierre-Nicolas, seigneur, chevalier et capitaine de cavalerie. Son fils Georges a eu un fils Pierre qui a marié Marie Poulard vers 1650 à St-Malo.

Leur fils Olivier, né en 1651, arrive au Canada vers 1674. Il était parti de St-Malo pour s’établir à Montréal. Il était armurier, puis négociant de fourrures.  Il se marie le 14 janvier 1680. Il signe son contrat de mariage devant le notaire Maugue. Le mariage est célébré le lendemain le 15 janvier 1680 en l’église Notre-Dame en présence des principaux notables de la ville. Olivier décède en 1719 et est inhumé à Lachine le 15 mai 1719.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là…
Sauf qu’il est toujours temps de vous arrêter…

J’aurais dû suivre mon conseil…

Olivier Quesnel est bien le fils de Pierre Quesnel et de Marie Poulard, mais ce Pierre Quesnel ne serait pas le fils de Georges de Quesnel qui faisait partie de la noblesse française…

Georges de Quesnel n’a eu aucune descendance…!, mais je connais maintenant ses ancêtres et sa femme.

Cliquez ici…

En voici la preuve…

Cliquez sur l’image pour agrandir

Georges de Quesnel a marié une veuve, Charlotte de Malvoue, et on dit que Georges n’a eu aucune descendance.

Heureusement que je n’avais pas commencé à me péter les bretelles avec mes nobles ancêtres nobles… et me promener à cheval sur le boulevard Sainte-Anne en regardant le petit peuple de haut…

cascadeur professionnel, ne pas imiter…

J’avais pris l’information dans un extrait recopié par une Américaine du livre de monsieur Albert Quesnel qui avait supposément établi un lien ancestral entre Olivier Quesnel et Georges de Quesnel.

Cette information est reprise un peu partout sur Internet et se retrouve dans plein d’arbres généalogiques des descendants d’Olivier Quesnel.



Et je suis tombé dans le panneau…!


Donc oubliez les Vikings…, Rollon et François Ier…

Ils ont existé, mais ils ne sont pas reliés à mes ancêtres.

Mais, mais… moi j’étais fier de mon nouveau descendant…

Ce qui prouve qu’on n’est jamais tout à fait certain de nos origines, et que plus on cherche, plus on découvre qu’on est loin d’être infaillible…

C’est comme mon père qui a toujours cru que son père était un ancien prêtre, qu’il était un bâtard et que sa mère n’était pas sa vraie mère.

Ça a marqué toute sa triste vie…

Il m’avait déjà dit un jour que je n’étais pas son fils…!

Un excès de colère sans doute…

Pourtant deux images valent bien deux mille mots…

1931

1953

Mais il a réussi quand même à semer un petit doute…

En tout cas, j’arrête de boire virtuellement de la Bud Light.


C’est mon dernier article Bud Light.

Je ne parlerai plus de mes ancêtres, seulement ceux des autres.

Je continuerai bien sûr la série Labatt, car une promesse est une promesse. Il en reste encore environ 130 ancêtres à découvrir, un bon deux ans et demi, juste avant mes 65 ans.

L’ancêtre Bud Light des prochaines semaines: Louis Du Quesnel

À en croire le livre de monsieur Albert Quesnel, j’aurais eu des ancêtres vikings dans ma lignée matrilinéaire…

Comment ai-je pu vivre pendant 62 ans en ignorant tout ceci?

LA SAGA DES VIKINGS

On estime généralement, entra 8 000 à 10 000 le nombre des conquérants nordiques qui envahirent entre le VIIIe et le Xe siècle, les côtes de l’Europe. Ces Northmen, guerriers de la mer, changèrent le visage de l’Europe.

Alors les mecs… Ça boom dans ce bled?

Les invasions normandes auraient eu des causes probables assez diverses, les pressions démographiques en Scandinavie, les rebellions engendrés par leurs premières monarchies, le manque de terre et l’aggravation des conditions climatiques. Quoi qu’il en soit, l’expansion normande a provoqué la constitution de plusieurs États durables aussi bien en Sicile, qu’en Italie du Sud, qu’en Angleterre, qu’en Normandie, jusqu’en Russie.


Après avoir ravagé une partie de l’Angleterre, Rollon et ses hommes s’établirent vers 890, dans la région de Rouen.

J’aime bien la vue d’ici… Je crois bien que je vais m’y installer.

Cliquez sur l’image pour en apprendre plus…

Ils allaient pousser leurs incursions en 910 à Paris et à Chartres. Aussi, pour contrer toute nouvelle menace normande dans le royaume de France, Charles le Simple décida de s’allier à Rollon par le Traité de Saint-Clair-sur-Epte, en 911 il lui céda les terres que ses chez-soi occupaient à l’ouest de l’Epte, en Neustrie (Haute-Normandie), de plus, il lui donnait en mariage sa fille Gisèle.

Tu sais ma fille, l’amour ce n’est pas si simple…

Pour leur part les Normands s’engagèrent à défendre ce territoire contre toute attaque extérieure et à se convertir au christianisme. Baptisé sous le nom de Robert, Rollon devint vassal du roi de France à la création du duché de Normandie en 912. De sa lignée sortira Guillaume le Conquérant, roi de l’Angleterre.

Qu’on m’apporte mon arbre généalogique…

Le duché de Normandie constituait un État centralisé dont l’administration rigoureuse était en avance sur celles des autres pays d’Europe. C’est au commerce et à son organisation que les Normands devront leur réputation. En matière de justice, on leur doit la clameur de Haro. Celle-ci était encore en vigueur au XVIIe siècle. D’ailleurs, on en trouve trace au tabellionage de Roncheville le 3 mars 1610, dans le cautionnement de Francois Gravé et Claude Godet (son gendre) en faveur de Jean Ralluau. Haro signifiait aller en appel à Rollon c’est-à-dire à la justice.

Devenus chrétiens, les chefs normands apprirent le français, soumirent les rebelles, protégèrent les abbayes de Fécamp, Saint-Evroul et Saint-Étienne de Caen et accueillirent parmi eux les érudits venus d’Italie tel que Guillaume de Vulpiano. Lanfranc et Anselme. Les Normands ont laissé le souvenir de valeureux guerriers, d’habiles administrateurs, d’alliés de la Royauté, de protecteurs des arts et des lettres.

Les Normands actuels, Francais de XXe siècle, sont-ils tous pour autant leurs descendants ? Si le rôle du généalogiste consiste à recueillir des faits, il lui incombe aussi d’en vérifier l’authenticité.

Beaucoup d’entre vous ont des racines normandes… et qui dit Normandie… dit maintenant Vikings!

Je me demande si Céline Dion ou Madonna sont des descendants de Rollon…?

En tout cas, je suis fier de mes nouvelles racines  incertaines.

Voici les ancêtres de Rollon.


Voici ses descendants.


Vendredi… Un nouvel ancêtre Labatt.

L’ancêtre Bud Light de la semaine: Louis Du Quesnel la fin?

Il y a des gens dans la vie qui passent toute leur vie à parler seulement d’eux-même…

J’ai fait ci, j’ai fait ça… et patati et patata…

Ils pensent qu’on ne s’en rend pas compte…

Moi, j’aime bien mieux parler de mes ancêtres…

Une autre personne est comme moi.

Albert Aimé Quesnel a écrit un livre intitulé Les Quesnel 1488 – 1983 Du Château de France à l’Amérique Volume 1, aux Éditions Quesnel de Fomblanche, éditeur Albert Aimé Quesnel.

Albert Aimé Quesnel, ancien président de la Société de généalogique de l’Outaouais, avait fait une recherche poussée sur la famille Quesnel à partir de 1488.

J’ai trouvé un extrait de ce livre sur Internet.

Une personne de langue anglaise l’avait mis sur un forum généalogique dans l’espoir de trouver quelqu’un pour le traduire en anglais pour elle.

Elle l’avait tout recopié de l’original!

Le texte mis sur le forum avait au moins 16 pages! Il manquait les accents et avait quelques coquilles.

Je vous présenterai ce texte corrigé, par tranche à tous les mercredis, comme un petit cadeau de Noël à tous les descendants Quesnel de Louis Du Quesnel, où qu’ils soient sur la planète.

Les informations sont fort intéressantes, vous allez vous en rendre compte.

NOS ANCÊTRES DE FRANCE

AVANT-PROPOS

J’ai effectué, au cours de cinq dernières années, des recherches auprès de familles de France ainsi qu’au Cercle généalogique et héraldique de la Normandie. Ceux-ci m’ont transmis généalogies et documents divers tirés de leurs archives familiales.

Pour mener à bien mes travaux, je traiterai donc des traditions concernant l’origine scandinave dont les généalogistes sont toujours en désaccord et par la suite, des lignées des Quesnel avant le XVIIIe siècle.

1. L’ORIGINE SCANDINAVE CONTES ET LÉGENDES

Les légendes constituent un patrimoine national en même temps qu’un récit populaire traditionnel, plus ou moins fabuleux, à travers lesquelles un peuple a évolué.

Œuvres oracles avant tout, les contes et les légendes sont aussi littérature de communication. Leur grande force réside dans cette transmission directe de personne à personne, d’inconscient à inconscient, non pas d’une morale, mais d’un secret d’existence. Secrets de toute espèce qui ont cet intérêt d’être lies a des faits ou a des personnages reels accrédité dans l’opinion, mais déformé, ou amplifié par l’imagination, l’histoire s’est passé ici, dans ce village, parmi ces gens, il y a tant et tant d’années

Toute l’âme humaine est là, les contes et légendes se passent dans les salons des campagnards, parmi les artisans, les paysans, les bourgeois, les princes, les chevaliers. Leur pouvoir, leur impact tient à ce qu’ils n’ont pas un auteur, mais presque autant d’auteurs qu’ils ont été racontés maintes fois. Personne n’échappe à la fascination des légendes. Familles et généalogistes y puiseront abondamment.

Ainsi, dans la Normandie, nombreux furent ceux qui prétendirent pouvoir remonter jusqu’aux compagnons de Rollon (Rolf ou Hrowrulfar). Celui qu’on devait surnommer le Grand Justicier, le plus grand des Normands, et ses descendants allaient s’allier avec les familles royales française et britannique.

À quoi tient le prestige de ces Normands pour vouloir s’en réclamer les descendants?

Fascinant…

On va parler des Vikings.


La suite mercredi prochain.

Un vrai cours d’histoire…

P.S. Ça ne vous empêche pas d’aller Googler "Hrowrulfar"

Cliquez ici…

Ou Rollon le Viking…


L’ancêtre Bud Light de la semaine: Louis Du Quesnel la suite

Voici la suite de l’ancêtre Bud Light de la semaine dernière.

Cliquez ici pour aller lire mon article…

Comment la brasserie Labatt pouvait-elle passer à côté de mon ancêtre Louis Du Quesnel?

Voici un extrait du livre d’Albert Quesnel que j’ai trouvé sur un site Internet.

Sources: Le livre de la généalogie des Quesnel, par Albert Quesnel…
Du château de France à l’Amérique

LES QUESNEL AU CANADA DEPUIS 3 SIECLES

PREMIERE GÉNÉRATION:

1. OLIVIER QUESNEL, né en 1651, fils de Pierre et de Marie Poulard était âgé d’environ 24 ans lorsqu’il partit de la ville de Bayeux pour s’établir à Montréal.

Quoique la famille Quesnel existât déjà à Bayeux au XVIe siècle, Pierre Quesnel et Marie Poulard ne se sont pas mariés dans cette ville et leurs enfants n’y sont pas nés, ce qui ne les empêchent pas d’y être venus s’établir plus tard puisque c’est de cette ville de Bayeux, paroisse de St-Malo, qu’Olivier Quesnel est partit pour Monttréal.

Il avait adopté le métier de son père, armurier. La première fois que son nom est mentionné dans les Archives nationales du Québec, c’est en l’année 1676 lorsque les armuriers de Ville-Marie décidèrent de se former en association pour fêter Saint-Eloi, leur vénéré patron. L’histoire de cette corporation avec toutes ses viscissitudes a été racontée par Monsieur E.Z. Masicotte.

Au mois de septembre 1677, Olivier Quesnel est armurier au fort Frontenac, sous le cavalier de la Salle. Les séjours qu’il dut faire dans les différentes garnisons en compagnie des principaux négociants de fourrures de l’époque développèrent chez lui le goût du commerce. Le succès aidant, il devint, d’après le juge D. Girouard, un marchand important de Lachine. En 1701, il avait même un comptoir à Détroit. S’il faut juger de l’importance de son commerce par la solidité de sa maison de pierre qu’il construisit pour l’abriter, ce commerce devait être considérable, puisque la maison existe encore aujourd’hui très bien conservée, elle porte le numéro civique 697 de la rue St-Joseph à Lachine.

Le 14 janvier 1680, Olivier Quesnel passe son contrat de mariage devant le notaire Maugue. La future épouse, Catherine Prud’hmme, est la fille du défunt Honorable Louis Prud’homme, vivant capitaine de milice de Ville-Marie, et de Roberte Gadois. Les témoins qui assistent au contrat démontrent la considération dont jouissent les futurs époux, savoir de la part d’Olivier Quesnel: Messire Gabriel Souart, un des prêtres du séminaire de St-Sulpice de Paris et ancien curé du dit Ville-Marie, Messire J. B. Migeon, avocat en parlement, bailli, juge civil et criminel de l’Ile de Montréal et demoiselle Catherine Gauché son épouse, le sieur Jacques Leber, bourgeois de cette ville, le sieur Abreham Bouat aussi bourgeois, Jean Paris, maître menuisier.

De la part de Catherine Prud’homme- Louise Maugé, sa grand-mère, Roberte Gadois, sa mère, Pierre Verrier, son beau-père, sieur Jean Martinet dit Fonblanche, maître-chirurgien et Marguerite Prud’homme sa femme, ses beaux-frères et soeurs.- Pierre Prud’homme son frère, Jeanne Prud’homme sa soeur, Pierre Gadois et Jeanne Bédard sa femme, oncles et tantes, Agathe St-Père sa cousine, sieur Jacque Lemoyne son parrain, Catherine de la Vaux sa marraine, demoiselle Françoise Picotté de Belestre, Marguerite Lemoyne sa cousine et Marguerite Godé sa cousine.

Le lendemain, le 15 janvier, le mariage était célébré en l’église Notre-Dame de Montréal, encore en présence des principaux notables de la ville.

Avant son mariage, Olivier Quesnel avait acquis la terre numéro 441 du terrier de Lachine ( 896 du cadastre officiel) et c’est sur cette propriété qu’il s’établit et éleva une nombreuse famille.

Le recensement de 1681 donne les renseignements suivants: Olivier Quesnel, 30 ans, Catherine Prud’homme sa femme 20 ans: deux fusils, une vache, quatre arpents en valeur.

Le 20 septembre 1685, Monseigneur de Laval, lors de sa visite pastorale, détermina les limites de la paroisse de Ste-Anne du Bout de l’Ile, commençant à la Pointe-Claire inclusivement et finissant par delà la Pointe du Bout de L’Ile. Lors de cette visite l’évêque était accompagné de Jean Quénet, habitant du dit lieu, d’Olivier Quesnel marguillier de Lachine, de Jean de Lalonde, marguillier de la paroisse de St-Louis, de M. Dallier supérieur du séminaire et vicaire général et de M. Remy curé de Lachine et missionnaire de St-Louis.

A cette date, 1685, Olivier Quesnel, quoique âgé seulement de 34 ans, avait mérité assez la confiance de ses concitoyens pour être choisi marguillier à une époque où cette charge requérait beaucoup de tact et de jugeant. Cette nomination est le meilleur certificat de parfaite honorabilité qu’Olivier Quesnel pouvait laisser à ses descendants et la meilleure preuve de l’estime et de la considération que lui témoignaient ses contemporains.

L’année 1689, connue dans les annales canadiennes par le nom de l’année du massacre, fut une année de deuil pour tous les habitants de la colonie et particulièrement pour ceux de Lachine, à cause du massacre fait par 1500 iroquois dans la nuit du 5 au 6 août. Lachine comptait alors une soixantaine d’habitations et une population d’environ 320 âmes.

D’après le témignage de M. de Belmont, contemporain et prêtre du séminaire:
"Il (les Iroquois) exercèrent tout ce qu’il savaient de cruauté et se surpassèrent eux-mêmes laissant les vestiges d’une barbarie inoui; des femmes empalées, des enfants rôtis sur des cendres chaudes, toutes les maisons brûlées, tous les bestiaux tués, 90 personnes amenées furent brûlées cruellemnt et immolées à la vengeance des iroquois."

Olivier Quesnel dut éprouver quelque émotion au cours de cette nuit terrible, sut bien se défendre, aucun des membres de sa famille qui se composait alors de sa femme et de quatre enfants dénombrés comme suit: Jean Baptiste 7 ans, Jacques François 5 ans, Jean Pierre 2 ans et Charles 2 mois, ne fut molesté. Son voisin, Nicolas Ozane perdit deux enfants.

Olivier Quesnel fut inhumé à Lachine le 15 mai 1719. Catherine Prud’homme son épouse décéda à Montréal le 24 juin 1736, et fut inhumée le lendemain dans le "cimetière proche de l’église". Elle était née à Montréal le 26 mars 1661.

A la lecture de l’acte de sépulture de Catherine Prud’homme, nous constatons que les porteurs sont des ecclésiastiques, il ne faut pas s’en étonner car la maxime alors reconnue est "tout par l’église dans l’église" et Mgr Harley dans un règlement de 1683 avait fixé à 20 sols les honoraires de chacun des prêtres qui portent le corps.

Olivier Quesnel est un de mes ancêtres dans ma lignée matrilinéaire.

Rosina Quesnel est ma grand-mère est une descendante directe, et moi de même par conséquent.

Rosina est la fille de Benjamin Quesnel, fils de Benjamin, fils de Dominique, fils d’Antoine, fils de Michel-Antoine, fils de Jean-Baptiste, fils d’Olivier Quesnel et j’en passe…

Il faut bien s’arrêter à un moment donné.

Benjamin Quesnel

Benjamin Quesnel avait marié…

Élise Chartrand

Eh oui… Élise Chartrand.

Rosina Quesnel a marié en secondes noces son neveu Euclide Sauvé.

Son premier mari, Venance Paiement, étant décédé en 1918, elle devait s’occuper seule de ses huit enfants et de la ferme.

circa 1914

Elle demanda de l’aide à sa belle-soeur Aldina Paiement, et Aldina lui envoya son fils Euclide Sauvé pour l’aider au travail de la ferme.

Aldina Paiement… qui ressemble à ma mère comme une goutte d’eau…

Un an plus tard, en avril 1919, Euclide et Rosina se marièrent…

Leur premier enfant fut la petite Aline…

 


Rosina et sa petite fille Aline âgée de trois mois…



L’ancêtre Bud Light de la semaine: Louis Du Quesnel

Je me demande bien qui a dressé la liste des ancêtres du Livret Labatt…

Sûrement pas moi c’est sûr et certain.

Heureusement que j’ai eu la brillante idée de créer l’ancêtre Bud Light de la semaine…

Ma parole…

Brillante idée n’est-ce pas!

Qui sait, un beau matin, un des vice-présidents exécutifs de la brasserie Bud Light tombera par hasard sur mon blogue en prenant son café ou une bonne Bud et se dira…

Wow! What a brillant idea for a Bud Light commercial…

Et là, j’aurai mes 15 minutes de célébrité… et tous mes descendants, si j’en ai un jour, pourront être fiers de leur ancêtre.

Bon, assez de narcissisme positif, et passons aux choses sérieuses.

Si votre patronyme est Quesnel et que vous n’avez pas eu la piqûre pour la généalogie, alors arrêtez votre lecture tout de suite…

Si vous n’avez peur de rien comme votre ancêtre Antoine Quesnel, armurier dans le temps du massacre de Lachine, alors continuez…

L’ancêtre Bud Light de la semaine: Louis Du Quesnel

Louis Du Quesnel était chevalier du roi François Ier vers 1488. Ça commence bien n’est-ce pas…?

On connaît son épouse. Elle s’appelait Françoise Leboeuf.

Louis et Françoise eurent au moins un enfant… Jean De Quesnel. Jean était seigneur de la Seigneurie Du Fresne. On ne connaît pas son épouse. Jean eut au moins un fils Pierre-Nicolas, seigneur, chevalier et capitaine de cavalerie. Son fils Georges a eu un fils Pierre qui a marié Marie Poulard vers 1650 à St-Malo.

Leur fils Olivier, né en 1651, arrive au Canada vers 1674. Il était parti de St-Malo pour s’établir à Montréal.
Il était armurier, puis négociant de fourrures.  Il se marie le 14 janvier 1680. Il signe son contrat de mariage devant le notaire Maugue. Le mariage est célébré le lendemain le 15 janvier 1680 en l’église Notre-Dame en présence des principaux notables de la ville. Olivier décède en 1719 et est inhumé à Lachine le 15 mai 1719.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là…

Sauf qu’il est toujours temps de vous arrêter…

La suite, mercredi prochain…