Moïse Granger fier patriote

Moïse Granger qui a pris les armes pour aller au feu de la Rivière-du-Chêne a dit en pleine assemblée qu’il me persécuterait jusqu’à la mort; et il paraît bien qu’il veut tenir sa parole, puisqu’il se trouve maintenant à la tete d’une conjuration ouverte contre moi. Il en est rendu à un tel point, que je ne voudrais pas me trouver seul avec lui dans un lieu écarté. Je craindrais qu’il ne me donnât le coup de la mort.

Richard Chabot, Le curé de campagne page 209.

Revoici une partie de la déposition du curé Porier écrite le 10 juin 1839.

Isidore Poirier, prêtre, curé de Sainte-Anne-des-Plaines, à M. Griffin, adjudant général, 10 juin, 1839.
Persécutions dont il est l’objet de la part de quelques rebelles.

Les troubles de 1837 et 1838 sont choses du passé, mais monsieur le curé sent le besoin d’y aller d’une petite dénonciaton.

Moïse Granger est aux premières loges.

Il se voit dénoncer par monsieur le curé qui ne mentirait sûrement pas n’est-ce pas, car la médisance est un péché.

On peut donc se fier à lui.

Moïse Granger a pris les armes pour aller au feu de la Rivière-du-Chêne (décembre 1837) et a dit en pleine assemblée qu’il persécuterait le curé Poirier jusqu’à la mort.

On peut aussi se fier sur moi, car je pense avoir trouvé un de mes ancêtres qui a joué un rôle lors de la rébellion, mais ni à Ste-Anne ni à St-Eustache.

Ceci expliquerait mon intérêt pour la question, du moins je pense.

Je devrais avoir honte…

Je devrais avoir honte…

Moi un ptit gars de Montréal.

Je reste à Sainte-Anne-des-Plaines depuis 1981, le 20 mars pour être plus précis, et je ne connais même pas l’histoire des Patriotes qui ont vécu ici.

Ça, c’est un vrai péché mortel.

Je devrais avoir honte…!

Honte de me promener avec ma caméra et prendre des photos à gauche et à droite sans connaître l’histoire qui se cache derrière mes photos.

Honte de me promener dans les rues de Sainte-Anne sans connaître vraiment la signification des rues comme la rue Daunais.

Nicolas Daunais?

Le nom me disait vaguement quelque chose. On en parle sur ce site.

En 1787, le territoire de Sainte-Anne fut détaché de la seigneurie de Terrebonne qui s’appelait Mascouche du Page. En 1788, la nouvelle paroisse pris le nom de Sainte-Anne de Mascouche et en 1816, le nom est changé pour celui de Sainte-Anne-des-Plaines (Blondin, 1987, p.14). Nous commençons par le patriote Nicolas Daunais (1805-1862). Il habitait Saint-Louis de Terrebonne où ses parents possédaient de grandes étendues de terre. En 1827, il se marie avec Esther Granger, fille de bourgeois possédant également plusieurs terres à Sainte-Anne-des-Plaines. Nicolas Daunais était un cultivateur fortuné. Sa maison se situait en face de l’église où se trouve maintenant un dépanneur. Il était un des chefs patriotes et fit partie d’une conjuration contre le curé Isidore Poirier pour les propos antipatriotes qu’il tenait. (Blondin, 1987, p.122).

On parle aussi des frères Prévost sur le site.

Les frères Prévost, eux je les connaissais un tout petit peu. Leur maison était anciennement sur le site de la caserne des pompiers.

Les pompiers…

Ça je connais ça!

J’ai hâte d’en parler à mes petits-enfants…

Séraphin Bouc fier patriote

Excusez le retard de la mise en ligne…

Revenons à nos patriotes de Ste-Anne-des-Plaines.

Rien d’inventer sur mon blogue pour une fois.

Richard Chabot en parle dans son livre.

Sauf que…

Il mentionne dans son livre le nom de Séraphin Gore.

Séraphin Gore? Connais pas.

Séraphin Bouc, alors oui je le connais!

Séraphin Bouc et non Gore est né à Lachenaie, le 27 octobre 1788, puis baptisé le 29, dans la paroisse Saint-Charles. Il est le fils de Charles-Jean-Baptiste Bouc, marchand, et d’Archange Lepage.  Il fut un cultivateur à Sainte-Anne-des-Plaines. Il servit, le 8 septembre 1812, durant la guerre de 1812 dans le 3e bataillon de milice de la division de Blainville.  ll fut élu député de Terrebonne en 1834. Il appuya le parti patriote.  Il décède en fonction à Sainte-Anne-des-Plaines, le 29 juillet 1837, à l’âge de 48 ans et 9 mois. Il fut inhumé dans l’église paroissiale, le 31 juillet 1837.  Il avait épousé dans la paroisse Saint-Louis-de-France, à Terrebonne, le 5 octobre 1813, Françoise Dalcourt, fille de Joseph Dalcourt et d’Angélique Gravel.  

Erreur pardonable, car Richard Chabot a transcrit le nom à partir d’une lettre du curé Porier qui se retrouve sur le site des Archives nationales.

Isidore Poirier, prêtre, curé de Sainte-Anne-des-Plaines, à M. Griffin, adjudant général, 10 juin, 1839.
Persécutions dont il est l’objet de la part de quelques rebelles.

Séraphin Bouc se retrouve donc dans ce livre avec d’autres présumés patriotes dont Moïse Granger.

J’ai fait ressortir tous les noms des patriotes dénoncés par monsieur le curé Poirier. La déposition date de juin 1839


Ce n’est pas la seule erreur. On a aussi le nom de Nicholas Daumais dans la déposition qui est en fait Nicolas Daunais.

On y reviendra, car cette histoire qui n’a pas fait couler beaucoup d’encre depuis 1837, risque d’en faire couler beaucoup sur ce blogue.

En attendant, petite lecture préparatoire…


Une promesse est une promesse

Un vrai politicien!

Méchante promesse d’enterrer les Patriotes et la religion sur mon blogue.

Vous m’avez cru j’espère.

Comme pour la conscription en 1942.

En fait, je n’y suis pour rien. Pas la conscription, mon article…

Plutôt ma prochaine série d’articles.

C’est la faute de Richard qui m’a prêté ce livre samedi lors d’un autre de nos mémorables petits déjeuners de généalogie…

Je suis un vrai politicien! C’est toujours la faute des autres…

Richard n’est pas ce Richard.

Lui, c’est Richard Chabot. Il a écrit ce livre en 1975.

Je ne connaissais pas Richard Chabot, tout comme Benjamin Sabourin dont je voulais vous parler aujourd’hui.

Benjamin Sabourin n’est pas un Patriote, mais Moïse Granger de Sainte-Anne-des-Plaines l’est par contre, tout comme Jean-Baptiste Leblanc, Joseph Adam et une foule d’autres, comme Séraphin Bouc pour ne pas le nommer,  dénoncés par le curé Isidore Poirier dans une déposition faite en 1839.

Intéressant n’est-ce pas! Et c’est dans les Archives nationales du Québec!

Vous comprendrez qu’on ne peut tenir tout ça mort et enterré et que je devrai vous en parler tout de suite afin de ne pas tout vous mêler sur mon blogue.

On reviendra donc seulement la semaine prochaine avec Benjamin Sabourin que je ne connaissais même pas avant dimanche en huit quand je suis allé à Hull pour la fête de la matante à ma femme.

C’est comme si Benjamin n’avait jamais existé.

Pourtant, il a bel et bien existé. Il est responsable de la venue au monde de mon petit-fils. Il est un de ses ancêtres directs et de facto de mon épouse itou.

Benjamin Sabourin fils de? Pas si facile que vous ne le pensez.

On se repogne.


Le Saint-Graal

J’évite surtout de parler religion sur mon blogue.

Un petit peu de politique certes, à l’occasion quand j’écoute RDI et que je dérape un peu par la suite ou que je pète ma coche, mais je ne touche pas à la religion.

Non merci.

De la D…Y…N…A…M…I…T…E…!

Bon, pas autant qu’en Afghanistan…

J’évite de parler religion, car je pourrais commencer à émettre de petits commentaires sur le sermon du curé Isidore Poirier publié hier sur mon blogue.

curé Poirier

Puis, j’aurais à me laver la bouche avec du savon.

Non merci…

Je m’abstiens donc.

Abstinence totale.

Vous avez lu le sermon, j’espère, et cliqué sur tous les liens.

Un vrai cours d’histoire comme j’en ai jamais eu quand j’étais au collège.

Fort instructif…

Mon cours d’hier et l’absence de vrais cours d’histoire au collège.

Bon, le sermon n’était pas une lecture obligatoire, et je ne vous ferai pas de petit sermon, mais ça valait la peine de le lire.

Just in case…

«Vous ne sauriez ignorer, mes frères, quels sont les devoirs que vous devez rendre à César, c’est-à-dire au roi, ou à la puissance souveraine; depuis un an surtout, on vous les a expliqués amplement… Cependant comme il y a encore parmi vous des têtes dures, qui font semblant de ne rien comprendre, pour se livrer sans remords à la fureur de leurs passions, je profite de ces dernières paroles de notre évangile, pour vous remettre de nouveau sous les yeux la vérité sous tout son jour.

«C’est Jésus-Christ lui-même, qui vous assure que toute puissance vient de Dieu, et que celui qui résiste à la puissance qu’il a établie résiste à Dieu même et se damne. La puissance ne vient donc pas du peuple, comme vos prétendus grands hommes ont malheureusement réussi à vous le faire croire, mais elle vient de Dieu seul qui la communique à qui il lui plaît; toute autre puissance ne saurait venir que de l’enfer; seriez-vous donc assez aveugles pour vouloir prendre le parti des puissances infernales? C’est ce que vous feriez certainement si vous aviez le malheur de manquer au respect et à l’obéissance que vous devez au gouvernement sous lequel nous avons le bonheur de vivre.

«Rappelez-vous encore ce que notre évêque nous a écrit l’année dernière. Je vais vous en répéter quelques mots… Tous ceux qui meurent les armes à la main contre leur souverain sont réprouvés de Dieu et condamnés à l’enfer. L’Église a tant d’horreur d’une insurrection qu’elle refuse d’enterrer dans les cimetières ceux qui s’en rendent coupables; qu’on ne peut être absous, ni recevoir aucun autre sacrement, sans faire un énorme sacrilège…

«Vous allez me faire une objection: nous voudrions bien la paix, dites-vous, mais ce n’est pas aisé dans le temps où nous sommes; on nous commande, on nous force de marcher, et si on refuse on nous menace de nous fusiller; que pouvons-nous faire? À cette objection, qui ne doit être de nulle valeur chez les chrétiens, voici comment je réponds: si vous êtes dans un danger éminent (sic) de perdre la vie et que vous ayez le temps de vous sauver, prenez aussitôt la fuite et mettez-vous à l’abri de la violence des rebelles; que si vous êtes pris au dépourvu, sans pouvoir échapper, souvenez-vous que vous êtes des enfants des martyrs, et qu’en cette qualité la crainte de la mort ne doit pas vous porter à trahir votre gouvernement. Si donc vous vous trouvez dans la circonstance que je viens de dire, ne craignez rien, marchez en héros, la mort est un gain à qui sait l’accepter; il vaut mieux mourir innocent que de vivre coupable, et perdre la vie pour la cause de Dieu, ce n’est pas la perdre, mais la changer en une autre meilleure.

«Pour moi, mes frères… je me sens aujourd’hui doublement fortifié et disposé à affronter plus hardiment que jamais les périls de la prison et de la mort… Sans doute, si je prévoyais un danger de mort évident, je prendrais la fuite pour ne pas m’exposer volontairement, mais si j’étais surpris dans ma maison, ou ailleurs, et qu’il se trouvait parmi vous des gens assez gâtés pour me menacer de la mort en disant: Écoutez, vous voyez bien que vous nous faites du tort en vous déclarant si hautement contre nous en toute occasion, il faut que vous changiez et que vous soyez de notre parti, autrement nous allons vous ôter la vie; je vous répondrais sans crainte: fusille, tue, massacre; ta fureur m’ouvre le ciel et te plonge dans l’abîme, mais ne crois pas jamais intimider un serviteur de Dieu.

«Il faut bannir pour jamais du milieu de vos familles ce détestable mot de patriote, pour lequel vous marquez un si honteux attachement. Je ne crains pas de le dire: si vous aimez encore le titre de patriote, vous aimez votre destruction et celle de vos enfants.

«C’est vous, au contraire, patriotes insensés, qui voulez, malgré le gouvernement, détruire notre sainte religion sous le prétexte mensonger de la rétablir. Quoi! Vous dites que vous êtes attachés à votre patrie, que vous travaillez pour le soutien de la religion et par le plus fanatique et le plus aveugle de tous les entêtements, vous détruisez la patrie et la religion. Vous forcez le gouvernement de brûler les églises, les villages et les campagnes; vous vous vantez d’être des patriotes religieux et vous ne parlez que de tuer, fusiller, massacrer les prêtres, les évêques, et tout ce qu’il y a dans le pays de citoyens respectables. Quel affreux patriotisme! Quelle affreuse religion! L’enfer a-t-il jamais inventé rien de plus horrible, de plus exécrable?

«Pauvres brebis égarées… entrez dans la voie de la soumission et de la subordination aux autorités légitimes; rendez à César ce qui appartient à César; soyez obéissants, respectueux, soumis et reconnaissants envers les puissances que Dieu a établies pour vous gouverner…»

Bon, j’ai réussi à éviter la tentation de faire des commentaires, mais si Étienne Simard était assis dans l’église de Ste-Anne, il a dû en sacrer un boutte durant le sermon.

Vous comprendrez maintenant pourquoi je ne touche pas à la religion et à la dynamite.

Question de self-control

Ce serait pas mal difficile de m’arrêter d’en parler comme mon grand-père qui ne pouvait arrêter de jouer à la barbotte à 100 $ la carte dans les années 1920.

Il faut que j’arrête d’écrire n’importe quoi sur ce blogue diantre…

Tout ce petit préambule pour vous dire que j’ai finalement trouvé le Saint-Graal.

Eh oui!

Il était temps depuis qu’on le cherche partout.

 - Diantre!  Il était temps.

- Sire, ce n’est pas ce que vous pensez…

Non, Sire, le Saint-Graal n’est pas la photo d’Henriette Alexandre, la soeur de Marguerite.

Marguerite Alexandre

Je la cherche encore.

Le Saint-Graal, c’est un descendant direct d’un ancêtre de Ste-Anne-des-Plaines!

Il n’était pas si loin finalement le Saint-Graal.

Il a eu trois mois hier.

Beau comme un coeur.

Le Saint-Graal m’a permis de retrouver l’innocence perdue d’un petit bébé assis sur le hood d’une Hudson 1949 au printemps 49.

Le Saint-Graal me permettra de partager encore longtemps ma passion pour l’histoire et l’histoire de mes ancêtres, mes souvenirs et les leurs, mes nouvelles découvertes et mes réflexions, et ce, en toute simplicité sur mon blogue, et arriver à vous faire sourire à l’occasion.

Ouf ça en fait des choses.

Partager aussi, à l’occasion, ce petit bonheur de Petit Prince souriant qui est à mes côtés depuis trois mois.

Il fallait y penser et arrêter de chercher partout.

Fallait y penser mon petit Pierre…!

Je ne pourrai plus jamais me passer de ce petit bonheur que j’avais ramassé…

Il était tout en pleurs, sur le bord d’un fossé…

Et pis là je l’ai bercé…

Excusez-la.

 - Et il s’appelle comment ce diantre de Saint-Graal de petit-fils?

 - Secret d’État Sire. Même Nicolas Sarkozy ne le sait pas…

 - Personne ne le sait!  Rediantre! Pas de photo non plus?

- Aucune Sire, mais on a émis un avis de recherche…

 - Avis de recherche!  Rerediantre, qu’on lève un subpoena quoi et qu’on ameute les papparazzi!

Jusqu’où aller dans nos recherches… ou dans notre folie?

Jusqu’où aller dans nos recherches… ou dans notre folie?

Je cherche toujours désespérement la photo d’Henriette Alexandre, la mère de mon grand-père Léo Senior. C’est la seule photo qui me manque dans ma collection d’ancêtres.

J’ai toujours espoir d’en trouver une un bon jour dans ma boîte de courriel.

Les chances sont plutôt minces, mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Je me dis que si Lionel Lagasse avait cette photocopie d’une photo de Stanislas Lagacé, le mari d’Henriette, avec deux de ses petits-enfants, il a probablement aussi une photo d’elle quelque part.

Lionel Lagasse demeure en Floride.

C’est son fils Dennis qui m’a trouvé sur mon blogue Our Ancestors. Dennis est fou de joie depuis qu’il a trouvé ses racines et il me l’a écrit dans un courriel.

C’était le plus beau cadeau qu’il ait jamais reçu.

Dennis m’a dit que son père avait d’autres photos et qu’il allait fouiller.

Je sais bien que je possède la photo de Cordélia Monette dit Boismenu, la mère d’Angélina Renaud, l’épouse d’Édouard Métayer, la mère de Juliette, la 2e épouse de Léo Senior…

Mais ça ne suffit pas.

Je suis aussi passionné de généalogie et de mes ancêtres que l’est Pauline Marois de politique et de son caucus.

C’est pourquoi je comprends son acharnement à vouloir rester en poste… un peu comme un capitaine sur un bateau qui est en train de couler.

Bon… pas tous les capitaines…

J’espère juste que Pauline n’a pas démissionné  hier soir, car je vais encore avoir l’air fou.

Moi la politique ça me fait bien rire. Les politiciens pensent qu’on ne se rend pas compte qu’ils rient de nous autres.

En tout cas.

Jusqu’où aller dans nos recherches… ou dans notre folie?

Ça dépend.

Jusqu’à temps qu’on y prenne encore plaisir et qu’on ait un plaisir fou à chercher.

C’est comme la photo d’Adélard Lagacé, le frère de mon grand-père.

Une photo a toujours beaucoup de choses à nous raconter quand on y regarde de près.

Je pourrais développer le sujet et parler de ses trois filles Laurette, Annette et Yvonne, en espérant qu’un descendant ou une descendante m’écrive en me disant avoir une photo d’une grand-mère ou d’une arrière-grand-père.

Jusqu’où aller dans nos recherches… ou dans notre folie?

Je vais y réfléchir en fin de semaine en faisant des sourires à mon petit-fils.

Hubert Lagacé, fils d’Hubert Lagacé, fils d’Albert, fils de…?

Je ne voulais pas vous écrire d’article hier…!

Je voulais voir si je pouvais résister à la tentation.

Ça n’a pas fonctionné. 

Avis donc à ceux et à celles qui commencent à bloguer sur la généalogie. Vous n’êtes pas sorti du bois de St-Donat.

C’est pas mal difficile d’arrêter.

Hubert Lagacé, fils d’Hubert Lagacé, fils d’Albert, fils de…?

Je ne veux surtout pas vous ennuyer avec mes ancêtres, mais ça fait longtemps que je veux vous parler de ceci.

J’hésitais à le mettre en ligne, car ça risque d’être long.

Voyez-vous on a tous des zones grises quand on commence à remonter dans notre arbre généalogique et des fois on s’accroche à une mauvaise branche quand on commence à grimper.

Ça m’est arrivé en 2007.

Prenez le cas d’Hubert Lagacé, le fils d’Hubert, le fils d’Albert. Je pensais avoir trouvé mon St-Graal avec cette lignée.

Pierre, fils de Léo, fils de Léo, fils d’Hubert Lagacé, fils d’Albert, fils de…?

Mais non, c’était une fausse piste…

En 2007, je ne savais vraiment pas beaucoup de choses sur mon grand-père Léo Senior que je surnomme affectueusement le gars de party. Mon père m’avait tout mélangé avec ses histoires de famille quand j’étais petit.

Léo Senior et ses fils Léo Junior et le petit Marcel, l’arrière-grand-oncle de mon petit-fils…

Son père Léo Senior aurait porter la soutane, sa mère Juliette Métayer n’aurait pas été sa mère…

Ce que je savais par contre c’est que Léo Senior avait été tailleur, ce que j’ai validé par la suite dans le Lovell de Montréal. J’étais donc pour ainsi dire assez mêlé dans mes ancêtres paternels.

Heureusement que je n’avais pas encore la piqûre pour la généalogie…

Juste quelques photos.

Léo Junior, son fils Pierre avec son frère Gilles, le grand-oncle de mon petit-fils… en 1949

Heureusement que j’avais conservé précieusement le petit album vert de ma mère… qui me permettait de voir un peu plus clair…

Léo Senior et sa belle-fille Aline, l’arrière-grand-mère de mon petit-fils…

Mon père, qui cherchait lui aussi la vérité de ses origines, mélangeait tout, souvent même la bière avec du fort. Il a toujours pensé qu’il était un bâtard. Le fort n’a pas dû aider ses recherches…

Je sais bien qu’il n’était pas le seul homme à noyer son chagrin de petit enfant dans ces temps-là… et c’est pour ça que j‘ai beaucoup de misère à lui en vouloir.

L’arrière-grand-père de mon petit-fils…

On dit que le St-Graal serait le calice de la Dernière Cène. Mettons que c’est vrai. Le St-Graal, c’est une méchante métaphore pour essayer de vous parler discrètement de mon père.

 - Méta?
- Métaphore Sire.
Une façon de dire quelque chose en disant autre chose…
C’est comme si de Ste-Anne-des-Plaines pour aller à Montréal… , on passait par Québec. 

- Bon mettons que je comprends la comparaison…
Sires Chevaliers de la Table Ronde.
Buvons donc jusqu’à la lie afin de retrouver ce St-Graal.

Je savais que mon grand-père Léo Senior avait été faire un tour aux États-Unis.

Pas en Floride pour passer l’hiver…!

On était dans les années 1890-1900!

Mon père possédait une pièce de 50 cents américains comme souvenir de son père. En 1973, je l’avais gardé en souvenir de mon père et de mon grand-père quand j’ai coupé le cordon ombilical paternel. J’avais pondu un article sur ce 50 cents à un moment donné sur mon ancien blogue je crois.

Des fois je perds la mémoire comme la pièce de 50 cents que j’ai remise à mon père en 1990 dans un moment d’égarement quand il a voulu rattacher le cordon. Cette pièce est finalement disparue de la circulation avec la mort de mon père en 1995.

Finalement c’était une pièce de un dollar…

Elle est maintenant quelque part dans l’univers.

Bon cépasgrave…

Comme rare indice, je connaissais le nom d’un de ses frères. Il s’appelait Adélard. Je ne me rappelle pas de lui.

Le voici sur une photo que j’ai déniché par la suite en 2010. On le voit avec sa femme Éméline Côté et ses trois filles, Laurette, Annette et Yvonne. (les filles ne sont pas en ordre sur la photo).

famille d’Adélard Lagacé et d’Éméline Côté

En 2007, je suis donc parti de rien ou presque. Faute de registres paroissiaux, je me suis rabattu sur les recensements canadiens. C’est mieux que rien.

Celui de 1901 en premier.

J’avais trouvé un Adélard Lagacé…

On disait qu’Hubert était né aux États.

Fou de joie, je me frottais les mains. Puis là, j’ai commencé à fabuler.

Mais où était donc Léo né en 1888 dans ce recensement?

Je me disais qu’il devait être en train de jouer avec ses amis… ou en pension chez un oncle.

Quand on fabule, on fabule…

Faute de Léo dans le recensement de 1901, j’ai quand même entré ces gens temporairement dans mon arbre. En généalogie, on ne sait jamais lorsqu’une information nous sera utile dans le futur.

J’ai bien fait, car trois ans plus tard, je me suis trouvé de la famille éloignée, mais pas si éloignée que ça finalement.

Je vous raconte demain.

Quelque chose de tout à fait surprenant. Mes petits voisins seraient des petit-petit-petit-cousins…

Vous ne serez pas surpris si je termine abruptement mon article comme ceci n’est-ce pas…?  

C’était la technique employée par le cinéma des années 40 et 50 avec des petits films genre western ou autres où notre héros masqué était en danger de mort, comme mettons attaché à une voie ferrée avec une tribu de 1000 Amérindiens (Indiens ou Sauvages dans le temps) le tenant en joue avec leurs arcs pendant qu’un train approchait à grande allure.

To be continued…

Wiki…

Le terme serial désigne un type de films à petit budget, très fréquent dans la première moitié du XXe siècle, aujourd’hui tombé en désuétude, fonctionnant selon le principe du feuilleton. Un serial se compose de plusieurs épisodes (quinze en moyenne), ceux-ci étant diffusés successivement dans une même salle de cinéma, en première partie d’un ou deux long-métrages à budget plus élevé. Le premier épisode d’un serial est diffusé dans les salles lors d’une première semaine, la deuxième partie est diffusée la semaine suivante, la troisième partie, la semaine d’après, etc. Les différents épisodes doivent s’achever, autant que possible, par un cliffhanger, pour inciter le spectateur à venir voir l’épisode suivant.

Il s’agit généralement de films d’aventures (Les Mystères de New York, Tarzan…), de westerns (les Justiciers du Far West…) ou de films de science-fiction, puisant souvent leur inspiration dans les comics (Flash Gordon, Superman…).

Le serial vise principalement à divertir le public, non à créer des œuvres profondément originales ou d’une grande beauté artistique. À cet égard, il a souvent été regardé avec dédain par les historiens du cinéma, qui lui reprochent son manque d’ambition et d’originalité.

Bon, je ne sais pas si vous revenez demain, mais moi en tout cas, je reviens pour la suite.