Ça frappe dans le dash…

Je n’en croyais pas l’iris de mes yeux…

Le nouveau modèle Camry Iris 2012 équipée de 10 coussins gonflables!

quand j’ai lu ce commentaire sur mon blogue cette semaine.

C’est toujours payant de m’écrire, surtout que ça ne vous coûte rien.

My name is … Marineau [and I am] a descendant of James Marineau, son of Adrien (Adrian) Marineau, son of Jean Baptiste Hostain Marineau (1845-),  son of Jean Baptiste Marineau. Adrien Marineau was born in St-Eustache in 1892 and married Eva Duval, then migrated to the United States in 1915. I have been working very hard at finding information regarding my ancestors there in Quebec, and came across your blog. I was very excited to think I may have found some helpful information. I do realize we have a language barrier, but was hoping you could verify that the Jean Baptiste Marineau you talk about is my Great Grandfather, or GG Grandfather. I really would like to know more about them, especially if you have pictures to accompany the information.

Thank you so much…

We may very well be distant cousins.

On n’est pas des cousins éloignés finalement!

Elle est seulement une 5e cousine à 5 générations de la femme d’un de mes arrière-grand-oncles.

Mais cépasgrave.

Elle ne comprend pas le français non plus!

Cépasgrave non plus.

C’est elle qui avait cette photo et qui ressent beaucoup de fierté pour ses ancêtres Marineau.

Ç’a cliqué tout de suite entre nous… surtout que j’avais fait tellement de recherches sur cette famille de St-Eustache qui avait été au coeur des  événements de la rébellion de 1837.

On se repogne.

Jean-Baptiste Marineau… le frère de l’autre

Vous vous souvenez du petit Jean-Baptiste Marineau, le petit garçon qui s’était fait tirer à St-Eustache.

En 1838!

Dans mes recherches, j’avais trouvé d’autres enfants du couple Marineau/Hostain-Lauzé…!

Le couple Marineau-Lauzé avait fait baptiser un autre enfant Jean-Baptiste vers 1844.

Le voici…

La prochaine fois, je vous parle de ses descendants…

Nouveau look

Vous avez remarqué j’espère…

Ce sont quelques-unes des photos que mon frère m’avait apportées en juillet 2007.

Parmi ces photos, il y en a que je n’ai pu identifier les gens.

Cette photo d’enfants.

Je pense qu’on aurait des petits Paiement.

Ça c’est Herminie Paiement et sa soeur Aldina Paiement.

Je suis certain pour Herminie, mais moins pour Aldina qui ressemble à ma mère comme deux gouttes d’eau.

Revoici les deux femmes…

Aldina Paiement a marié Léon Sauvé.

Voici Léon a nouveau…

Les cartes mortuaires sont des mines de renseignements.

Léon et Aldina étaient les grand-parents paternels de ma mère.

Voici d’autres cartes mortuaires.

Je vous en reparle demain.

Pour terminer, j’ai trouvé un site fort intéressant.

Cliquez…

Je vous en reparlerai bientôt.

La bonne femme Cardinal

On en apprend des choses fascinantes en partageant notre passion pour la généalogie avec les autres…, mais pas tout le temps, et on ne sait jamais où cela va nous mener.

- La bonne femme Cardinal…?
- Oui Julie, attends, tu vas en apprendre sur tes ancêtres
et bien plus encore sur son arrière-arrière-petit-fils.

Je vous avais déjà parlé sur ce blogue de mon ancêtre d’origine allemande.

Source: http://www.freewebs.com/aleroux/hubertiileroux.htm

Elle était l’ancêtre de Julie Leroux, mon arrière-arrière-grand-mère…


J’avais donc des racines allemandes. Anne-Marie Phanzèque était en plus une fille du roi. On  dit qu’elle faisait partie de la haute société hambourgeoise… et que son père était capitaine de cavalerie. Ç’a l’air assez bien documenté ma foi.

Extrait de:

À la recherche de ses ancêtres
Les filles du roy
(À la mémoire d’Anne-Marie Von Seck)
Par Mario Scott
juin 2001

Source: http://www.freewebs.com/aleroux/hubertiileroux.htm

Anne-Marie Von Seck

Anne-Marie Von Seck, dont le nom a aussi été francisé en Vanzaigue, Fannexeke, Phanzègue… est native de Hambourg, en Allemagne. Issu d’une famille noble, son père, Christian Von Seck, était capitaine de cavalerie dans les troupes impériales. Fille du roy, elle est arrivée en Nouvelle-France en 1673, à l’âge de 16 ans. Sa protectrice était la bienheureuse Marguerite Bourgeoys et Anne-Marie demeura à la métairie de la Pointe St-Charles. Au plaisir de découvrir cette ancêtre, succédèrent une déception et le désir d’en savoir plus.

En consultant la base de données du site Adhémar, du Groupe de recherches sur Montréal, du Centre canadien d’architecture (http://cca.qc.ca/adhemar/), j’apprends que mon ancêtre Anne-Marie a été une prostituée du 9 avril 1692 au 31 décembre 1704. Pas trop réjouissant d’apprendre cela, ne doutant pas une seconde de la véracité de ces informations chronologiques précises. Mais où avait-on pris ces renseignements? Faute d’espace, je m’en tiens à l’essentiel de mon travail de recherches. Je suis entré en contact avec Monsieur Léon Robichaud, l’un des responsables du groupe de recherches sur Montréal et webmaître du site internet Adhémar, dont les études consistaient à établir, à partir du XVIIe siècle, ce que j’appellerai, un index aux immeubles de nos ancêtres. Il m’a alors appris la source de ces informations : les archives judiciaires et notariales de Montréal. Il ajouta que l’on parlait d’Anne-Marie dans le livre de Robert-Lionel Séguin, « La vie libertine en Nouvelle-France au dix-septième siècle », dont je me suis empressé d’acheter une copie.

Finalement, grâce à son aimable collaboration, j’ai eu le plaisir de pouvoir consulter le dossier complet sur mon ancêtre Anne-Marie Von Seck, au Centre canadien d’architecture, à Montréal. J’ai fait une soixantaine de photocopies de documents intéressants, parmi lesquels une copie de l’acte de son second mariage le 15 mars 1682. Cela m’a permis de comprendre, je crois, ce qui s’est probablement passé dans sa vie.

D’ailleurs, voici un extrait du courriel que Monsieur Robichaud m’a envoyé le 3 octobre 1999 : « Anne-Marie Vanzègue n’aura certainement pas eu la vie facile. Selon les sources judiciaires et notariales que nous avons consultées, elle n’aurait pas été prostituée avant le décès d’Hubert Leroux, son premier mari. Il est à noter que son second mariage n’a pas été très heureux. Elle a obtenu une séparation de corps et de biens de Gabriel Cardinal (homme ivrogne et très violent – selon les documents judiciaires de l’époque), ce qui est alors une procédure peu courante (en 1693). Il serait possible d’écrire une biographie assez intéressante de votre ancêtre (voir même une mini série télévisée)…» Fait à noter, son contrat de mariage avec Hubert, un marchand de fourrure et de pelleteries, fut signé en la maison des filles de la Congrégation de Notre-Dame où Anne-Marie était pensionnaire. On fait mention, dans ce contrat, de la présence de plusieurs personnes importantes de Ville-Marie, témoins au mariage.

Anne-Marie Von Seck était propriétaire, légataire de son premier mari, d’une maison en planches de bois, sur le lot 214, face et en biais de la Place D’Armes, qu’elle conserva après sa séparation en 1693. Je possède la copie d’un document notarié, daté de 1719, dans lequel Jean Cardinal, le fils unique du second mariage d’Anne-Marie, prétend être orphelin de père et de mère, dans le dessein de s’approprier les biens de cette dernière à titre d’unique héritier. Son père était décédé, mais sa mère était toujours vivante! Que penser de tout cela? En colligeant ces documents, en étudiant ces parcelles d’éléments de la vie d’Anne-Marie, 278 ans plus tard, on comprend sa détresse.

Anne-Marie Von Seck est décédée le 4 décembre 1722 à l’âge de 69 ans et fut inhumée dans le cimetière Saint-François-de-Sales de l’île Jésus. Inconnue, le prêtre Julien inscrivit dans l’acte de décès qu’on la connaissait dans les «costes» sous le nom de la «bonne femme Cardinal». On croyait alors que la première allemande au pays était d’origine irlandaise.

Suite à de récentes recherches voici des informations sur l’arrivée de cette dernière en Nouvelle France.

Elle était sur le bateau La Nativité de Québec. Le navire est commandé par le capitaine Tharay CHAILLAUD. C’est probablement ce navire la Nativité, qui apporte l’unique envoi de filles à marier pour l’année 1673, arrivé le 3 septembre comme l’écrit Frontenac au ministre Colbert dans sa lettre du 13 novembre 1673. Frontenac écrit dans un mémoire daté du même jour que « les 60 filles envoyées ont esté toutes pourvueües, à l’exception de deux demoiselles, il n’en faudrait point envoyer en ce pays ».

Son père était capitaine de cavalerie des troupes impériales d’Allemagne.

Je vois, à la lecture, que Mario Scott est pas mal fier de son ancêtre Anne-Marie.

Pour continuer dans cette lancée de découvertes, ma cher docteure Watson de la Rive-Sud m’avait envoyé un acte de sépulture le mois dernier, mais comme on était dans les Sabourin jusqu’aux oreilles, je n’ai pas eu le temps de vous en parler.

Ma collègue pensait que je l’avais dans mes filières. En généalogie, il ne faut présumer de rien.

C’est l’acte de sépulture de la bonne femme Cardinal! Je n’aime pas trop comment on la nomme par contre.

Je ne savais même pas qui c’était cette bonne femme Cardinal!

La bonne femme Cardinal c’est mon ancêtre Anne-Marie Von Seck (Vanzaigue, Fannexeke, Phanzègue  et j’en passe).

Comme quoi je ne lis pas attentivement ce que je vous dis de lire.

Anne-Marie Von Seck est décédée le 4 décembre 1722 à l’âge de 69 ans et fut inhumée dans le cimetière Saint-François-de-Sales de l’île Jésus. Inconnue, le prêtre Julien inscrivit dans l’acte de décès qu’on la connaissait dans les «costes» sous le nom de la «bonne femme Cardinal». On croyait alors que la première allemande au pays était d’origine irlandaise.

Prenez la peine de lire l’acte de sépulture, on y parle de Kenoche La Jeunesse. Lui, je ne le connais pas.

Si vous avez de la misère à lire l’acte de sépulture, faites-moi signe, et je me ferai un plaisir de vous le recopier.

Parlant de la famille Leroux, j’ai changé mon char.

Mon vendeur  a comme patronyme LerouxJe pensais qu’on était des petits… petits.. cousins depuis 2007.

J’en étais très fier et j’attendais le moment propice pour lui en glisser un mot. Pas nécessairement une raison pour changer de char, mais mon karma, et le sien, m’avait amené chez Léveillé Toyota cette semaine.

Des petits cousins éloignés?

Meuh non!

Déception. 

Son ancêtre serait Alexis Leroux dit Rot (Raut, Rault, Rheault, Raoul, Raoult, et j’en passe). Alexis Leroux serait le fils de Jean-Baptiste Leroux.

Donc pas de lien avec mon ancêtre Hubert Leroux le maître fourreur.

Jean-Baptiste Leroux serait le fils de Joseph Raoul et de Françoise Dubois.

Jean-Baptiste a été baptisé le 14 mai 1711 à Champlain. Il a épousé Agathe Lefebvre, fille de Nicolas Lefebvre et Marie-Madeleine Courier le 6 novembre 1752 à Batiscan, dans le comté de Champlain (info prise sur Internet)

Morale…

Il ne faut jamais voir des petits cousins partout, sauf que…, j’ai un esprit de famille très développée (au moins 200 chevaux) et je vais partager mes découvertes avec mon vendeur quand je vais aller chercher mon char.

On se repogne.

Putt… Putt…
Camry hybride XLE 2012 (4,7 l/100km)

3 avril 1894

Vous vous en doutiez.

On ne passera pas ce 118e anniversaire sous silence sur mon blogue.

Un petit hommage à tous nos courageux ancêtres pompiers, lieutenants et capitaines.


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On se repogne.

En passant, ma Docteure Watson m’a envoyé l’acte de sépulture d’Édouard. Il est bel et bien décédé le 1er avril 1928.

C’est le journal qui était dans l’erreur.

Son mariage…?

Aucun doute là-dessus.

2 janvier 1895. Il fait froid avec quelques flocons.

Le capitaine Renaud devait se frotter les mains j’en suis certain… pas juste à cause du froid.

Je me demande s’il existe des photos de ce mariage dans la famille Renaud ou dans la famille Monette.

Cordélia Monette, la belle-mère d’Édouard Métayer

Les troubles de 1838 à Napierville: David Alexandre dénoncé

David Alexandre avait fait cette déposition le 13 novembre 1838 devant le juge de paix William Macrae (1).


Ont comparu devant moi William Macrea, un des juges de paix – François Brosfeau [Brosseau], David Alexandre et Jean-Baptiste Faneuf [Phaneuf] lesquels après avoir été dument assermentés, déposent qu’ils auraient été commandés de se rendre au camp des Rebelles à Saint-Cyprien par un nommé François Bourafsa [Bourassa] , fils, et que le dit François Bourafsa aurait ajouté que s’ils ne s’y rendaient pas que leurs propriétés ainsi que leur famille seraient détruites. Les déposants ajoutent de plus que craignant les menaces qu’ils se seraient rendus au sus dit camp des Rebelles mais qu’ils s’en seraient échappés à la première occasion. Les dits déposants ne disent rien de plus…

Asfermenté par devant moi
13 novembre 1838
Macrea J. P.
François X Brosfeau
David  X  Alexandre
Jean-Baptiste X Faneuf


Cette déposition vient en contradiction avec cinq autres dépositions où David Alexandre est directement pointé d’un doigt accusateur et dénoncé pour avoir participé activement à la rébellion de novembre 1838.

Patriotes à Beauharnois en novembre 1838

Pourquoi essaie-t-il alors de se disculper et dénonce-t-il, avec Jean-Baptiste Phaneuf et François Brosseau, François Bourassa ?

Je pense connaître la réponse.

Revoyons deux  événements de la rébellion de novembre 1838 à St-Cyprien.

9 novembre 1838, vers 20 h

Craignant que leurs troupes les livrent à Colborne, les officiers généraux des Patriotes quittent secrètement Napierville vers 20 h.

10 novembre 1838

Ne trouvant pas leurs chefs, les Patriotes réunis à Napierville se dispersent. Édouard-Élisée Malhiot qui avait réuni près de 1 000 Frères Chasseurs à Saint-Bruno-de-Montarville décide de ne pas attaquer Sorel comme il devait le faire selon le plan d’invasion ; il ordonne la dispersion de ses hommes lorsqu’il apprend celle des autres groupes. Vainqueurs, les Volontaires loyalistes incendient les maisons et les bâtiments de ferme de ceux qu’ils soupçonnent d’être des Frères Chasseurs à L’Acadie, Saint-Athanase, Saint-Édouard, Lacolle, Saint-Valentin et Napierville.

Les patriotes bien ordinaires se retrouvaient maintenant seuls sans personne pour les commander. Face aux représailles des Volontaires loyalistes, chacun devait sauver sa peau comme ils le pouvaient.

N’empêche que les dépositions faites contre David Alexandre étaient sérieuses et qu’il aurait dû être emprisonné pour le rôle qu’il avait joué dans la rebellion, peut-être même pendu!

Mystère!

déposition de Moïse Granger faite le 15 novembre 1838
contre Pierre Granger, David Alexandre et François Mango

Moïse Granger, pas ce fier patriote de Ste-Anne-des-Plaines, mais un autre, fait cette déposition devant le juge de paix Timoléon Quesnel.

District de Montréal

L’an mil huit cent trente huit le 15 de novembre par devant Timoléon Quesnel, Écuyer, l’un des Juges de paix de sa Majesté pour le district de Montréal est comparu Moïse Granger cultivateur de Blairfindie lequel après serment prêté sur les Saints Évangiles dit et dépose que samedi trois du courant Pierre Granger journalier de Blairfindie est venu le commander pour aller aux Côtes mais lui déposant ayant refusé d’y aller le même homme est revenu le lendemain le commander d’y aller lui disant qu’on le trouverait bien s’il refusait d’y aller. Alors le déposant s’est transporté chez la veuve Langlois où il a trouvé plusieurs autres et notamment Joseph Langlois qui était armé d’un fusil. Rendus tous chez David Alexandre qu’ils trouvèrent armé d’un sabre ils se mirent en route pour se rendre chez Francisque Bourassa [François Bourrassa] Alexandre le sabre à la main marchait en tête et Langlois le fusil sur l’épaule marchait à l’arrière garde chemin faisant David Alexandre et François Mango [Mongeau] sont entrés chez Joseph Grenier qu’ils ont fait sortir de sa maison et parce que cet homme refusait de marcher Alexandre et François Mango dit Clermont l’ont jetté (sic) par terre arrivés chez Francisque Bourrassa  ce dernier ayant pris le sabre de David Alexandre est monté à cheval et a conduit toute la troupe à St-Cyprien ou le déposant est resté jusqu’au sept du courant dans la compagnie de Francisque Bourrassa  dans le cours de cette journée il a cherché à déserter sans pouvoir y parvenir en ayant été empêché par les gardes enfin sur les cinq heures il est parvenu à gagner le bois au moment où il s’échappait il a vu les gardes tirer deux coups de fusil sur deux hommes qui cherchaient aussi à gagner le bois. Le déposant étant arrivé chez lui Moïse Terrien est venu lui ordonner de retourner disant qu’il venait de Saint-Cyprien des gens pour tuer ceux qui avaient déserté. Le déposant effrayé est retourné à St-Cyprien où il est resté jusqu’au vendredi neuf du courant qu’il en est parti de nouveau pour revenir chez lui et ne sachant signer le Déposant a fait sa marque ordinaire d’une croix. Lecture faite.

sa

Moïse X Granger

Marque

affirmé devant moi
à Blairfindie…
T. Quesnel
Magistrat spécial

Il est clair que tout le monde avait la chienne après la débandade du 10 novembre 1838, et qu’on essayait de sauver sa peau et les meubles.

Il est clair également que mon arrière-arrière-grand-père David Alexandre était à l’avant-scène.

S’il avait été forcé de se joindre aux rebelles comme il le dit dans sa déposition du 13 novembre, alors il jouait bien son rôle et il prenait ça au sérieux.

Qu’en est-il de ces autres dépositions qui dénoncent David Alexandre?

Il en reste quatre, celle de Vital Cardinal, d’Anselme Breault, de Julien Simard et de Narcisse Breault.

On se revoit samedi prochain.

(1) William McRae, marchand de Saint-Jean (source)

Franchère est associé en 1820 avec Eustache Soupras, négociant de Saint-Mathias, et plusieurs autres marchands et seigneurs de la vallée du Richelieu dans la construction du bateau à vapeur De Salaberry (Joseph Demers, 30 octobre 1820). Il est aussi partenaire actif avec plusieurs personnes dans l’achat du bateau à vapeur Le Richelieu (Louis Chicou-Duvert, 16 avril 1825). Non seulement, il s’implique dans le transport et le commerce sur la rivière Richelieu, mais Timothée Franchère s’engage activement dans la construction du canal de Chambly. Il est commissaire pour le canal de 1831 jusqu’en 1843 (La Minerve, 21 avril 1831; Basile Larocque, 9 février 1833; 20 avril 1843). Les autres commissaires sont Samuel Hatt, seigneur de Chambly, René Boileau, notaire de Chambly, William McRae, marchand de Saint-Jean et Eustache Soupras, négociant de Saint-Mathias.

Louis Riel se cache à Rigaud

Il y a toujours des tounes qui nous trottent dans la tête.

Pour certains ce sont des chansons de notre enfance quand notre grand-mère ou notre grand-père nous berçait tendrement.

Souvenirs et sons inoubliables…

Une chanson qui me trotte dans la tête, c’est celle de Lucien Boyer, un humoriste des années 60.

WIKI…

Lucien Boyer est un humoriste, chanteur et fantaisiste né à Montréal (Québec) en 1929 et mort en 1977. Il fit une carrière relativement courte et concentrée essentiellement dans le monde des cabarets montréalais dans les années 1950 et au début des années 1960. On se souvient de lui pour sa chanson En revenant de voir mon ragoût qu’il enregistra au début des années 1960 avec la Famille Soucy.

La toune?

C’est en revenant de voir mon ragoût.


Un incontournable des années 60…


Lucien Boyer a marqué mon adolescence avec cette chanson et ses petites histoires salées que j’avais un peu de misère à comprendre, n’étant qu’au tout début de mon adolescence.

Ma tante Evelyne avait justement un copie CD du 33 tours de Lucien Boyer. Je m’en suis fait une copie.

Je l’ai écouté.

Vraiment pas de quoi s’énerver les hormones.

Dans un tout autre ordre d’idées, j’ai trouvé un texte ici…

J’avais trouvé dans mes recherches des liens entre la famille Sabourin et la famille Riel de Rigaud.

Rien par contre pour commencer à vous écrire une série d’articles.

J’ai eu ma leçon!

Je vous mets seulement ce texte. 

On ne sait jamais, le site qui l’héberge pourrait un jour disparaître comme mon ancien blogue.

Aujourd’hui, il y a maintenant 119 ans que Rigaud a accueilli Louis Riel, les bras ouverts.

«Mon grand-père maternel, Joseph Edmond Durocher a conduit Louis Riel durant sa fuite de Rigaud à Oka. La température était tellement glaciale que Louis Riel, pour se réchauffer, devait à certains moments, courir à l’arrière de la voiture» (1)

Selon l’histoire racontée par Joseph Evariste Quesnel, Louis Riel, chef révolu­tionnaire Métis, citoyen de la Rivière Rouge au Manitoba, devait, afin d’é­chapper à sa capture, passer par Rigaud en route pour Montréal.(a) La tête de Riel était mise à prix et tous ses déplacements devaient être gardés secrets. Après avoir quitté le Parlement fédéral où «dans le livre des visites si­gne Louis Riel, député de Rivière-Rouge, (2) il s’est rendu à Saint-Eugène de Prescott, Ontario, où il a trouvé refuge à l’auberge de M. Hilaire Quesnel. (b) Afin de garder le secret, Hilaire Quesnel qui avait été prévenu de la visite et qui avait accepté d’héberger « le fugitif », a dû faire semblant de retrouver en Louis Riel un cousin qu’il n’avait pas vu depuis une dizaine d’années «Après quelques accolades et questions d’usage, Louis Riel fut introduit dans le logis privé d’Hilaire Quesnel où il passa la nuit ». (3)

Le lendemain, Riel a été accueilli chez M. Rodolphe Mongenais de Rigaud (c) dans son immense de­meure qui était située jadis sur la rue St Pierre. (d) Riel devait y passer la nuit. Il semblerait que la popu­lation de Rigaud était au courant que possiblement Riel serait dans la région suite à une conversation télégraphique entre Ottawa et Montréal captée par Mlle Jo­sephine Charlebois. Comme celle-ci en a parlé à quelques amis, la rumeur de l’imminente visite de Riel a été répandue.

Selon son itinéraire original, Riel devait passer par Hudson et Como pour se rendre à Oka. Cependant, afin d’éviter des problèmes qui auraient pu surgir du côté des Anglais qui étaient antipathiques à sa cause, les plans ont été modifiés durant la nuit. Conséquemment, Louis Riel a été conduit le lendemain à la ferme qui apparte­nait autrefois à Lionel Quesnel située dans le Bas-de-la-rivière. De là, Riel a traversé sur la glace pour se ren­dre à Saint-Placide et, de là, à Oka par le chemin du roi.

Pendant un bon moment, je me demandais pourquoi Riel est passé par Rigaud pour rejoindre la métropole considérant les énormes risques qu’il prenait. Qu’est-ce qui pouvait l’attirer ici? Avait-il des liens de parenté avec les Riel de Rigaud? Est-ce pour cette raison qu’il est venu? Je ne saurai jamais ses motifs exacts. Chose certaine, il entretenait des liens avec des gens de Rigaud « bien placés» ainsi avec ceux des environs.

L’arbre généalogique (4) qui suit démontre qu’effectivement les Riel du Manitoba avait des liens de parenté avec ceux de Rigaud. C’est intéressant de remarquer comment les deux lignées se rejoignent au Manitoba afin de former un cercle symbolique.

Le premier ancêtre des Riel au Canada s’appelait Jean Baptiste.il avait épousé Louise Cottu ou Coutu, à l’ile Dupras, le 21 janvier 1704. Parmi leurs nombreux enfants, il y a eu deux fils qui ont joué un rôle important dans cette histoire. L’un s’appelait Jean Baptiste (II) et l’autre, Jacques Riel. Jean-Baptiste (II) a épousé Marie Louise Marguerite Frappier, à St Sulpice, le 27 novembre 1730. Leurs descendants sont venus, avec le temps, s’éta­blir à Rigaud. Jacques Riel, de son côté, avait épousé Elisabeth De Ganne, quelques mois auparavant, soit le 18 mai 1730. (5) Louis Riel descend de cette lignée.

Jean-Baptiste Riel (II) ainsi que Jacques Riel auront au moins deux descendants qui laisseront leur marque sur l’histoire du Canada. Ces descendants sont Hyacinthe «Noé» Chevrier et «Louis» David Riel. Les deux sont nés dans les années 1840 et tous les deux sont devenus célèbres, pour des raisons différentes.

Hyacinthe «Noé» Chevrier est né à Rigaud, en 1846. Il est parmi les premiers colonisateurs blancs établis au Manitoba. Son «Blue Store », un commerce au détail, était renommé. (7) En 1909, il a été nommé au Sénat par Sir Wilfrid Laurier pour représenter Winnipeg. D’autre part, Louis Riel est reconnu pour son rôle de révo­lutionnaire dans la défense des droits des Métis de l’ouest Canadien, au grand désarroi du gouvernement cana­dien, formé depuis seulement une quinzaine d’années. Pour ça, Riel a dû payer la note chère, soit de sa vie. Cependant, sa vie, comme sa mort, occupe un rang très important dans l’histoire du Canada. On en parle même de nos jours.

Notes au bas de la page:
a) Joseph Evariste Quesnel, était autrefois un résident de Rigaud.
b) Hilaire Quesnel qui tenait l’Hôtel à St Eugène, Ontario, était le fils d’Amable et Marguerite Rosalie Casildée Bélanger.
c) Rodolphe Mongenais était le fils de Jean Baptiste Mongenais et de sa deuxième épouse, Henriette St-Denis. La maison de Rodol­phe Mongenais était située où est maintenant la rue de la Banque à Rigaud. C’était une immense demeure qui n’existe plus.

Lorraine Auerbach Chevrier

On se reparlera de Louis Riel un de ses quatre…

Concernant Lucien Boyer…

Les parents de Lucien Boyer sont Joseph Boyer et Ida Imbeault. Lucien s’est marié le 2 juillet 1949 en la paroisse de St-Stanislas-de-Kostka, à Montréal. Son épouse était Alexina Daoust, fille de Joseph Daoust et Robertine Sauvé.

Robertine Sauvé, ça c’est une petite… petite cousine éloignée du bord de ma mère.

Lucien est donc un  petit… petit… petit cousin éloigné, mais par alliance.

Dans mes très courtes recherches généalogiques, parce que je me contrôle maintenant, Robertine Sauvé a marié ses trois filles la même journée: Alexina à Lucien Boyer, Marie-Jeanne à Henri-Louis Grondin et Thérèse à Lucien Grondin, le frère d’Henri-Louis.

Ils ont dû avoir un méchant gros party…!

Les troubles de 1838 à Napierville: la suite

Est-ce vraiment nécessaire que je vous parle des trois petits cochons de mon arrière-arrière-grand-père David Alexandre?

Oui, justement, je pense que c’est nécessaire pour bien comprendre que je prends l’histoire et celle de mes ancêtres au sérieux, et que je vais au fond des choses.

David Alexandre avait bel et bien trois cochons en 1842.

Et un mouton en plus!

Ça, c’est la première page du recensement  de 1842.


Cliquez sur l’image.

David Alexandre est à la ligne 16. Il est cultivateur et la famille compte 6 personnes.

Ça, c’est la page 2…

Cliquez sur l’image.

Pas encore de cochons…

Page 3.

Cliquez sur l’image.

Pas encore…

Page 4.

Cliquez sur l’image pour voir les trois cochons.

Pour les sceptiques…

On en apprend des choses intéressantes sur mon blogue en plus des trois cochons de David Alexandre.

David Alexandre a fait cette déposition le 13 novembre 1838.

Les troubles de 1838 à Napierville étaient chose du passé.

Patriotes à Beauharnois en novembre 1838 (source)

Ont comparu devant moi William Macrea, un des juges de paix – François Brosfeau, David Alexandre et Jean-Baptiste Faneuf lesquels après avoir été dument assermentés, déposent qu’ils auraient été commandés de se rendre au camp des Rebelles à Saint-Cyprien par un nommé François Bourafsa, fils, et que le dit François Bourafsa aurait ajouté que s’ils ne s’y rendaient pas que leurs propriétés ainsi que leur famille seraient détruites. Les déposants ajoutent de plus que craignant les menaces qu’ils se seraient rendus au sus dit camp des Rebelles mais qu’ils s’en seraient échappés à la première occasion. Les dits déposants ne disent rien de plus…

Asfermenté par devant moi
13 novembre 1838
Macrea J. P.
François X Brosfeau
David  X  Alexandre
Jean-Baptiste X Faneuf

Ouin c’est du sérieux que cette déposition!

Elle vient en contradiction avec cinq autres dépositions où là, on accuse David Alexandre d’avoir participé activement à la rébellion.

On se revoit samedi prochain. En attendant, lisez ceci sur François Bourassa.

Demain, on s’en va à Rigaud.

Les vertus du curé Poirier

Un petit temps d’arrêt dans le dossier de la famille Sabourin.

Le 20 mars est une journée mémorable dans l’histoire des Ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines.

En effet, le 20 mars 1981, je déménageais ici.

Le clan Panneton m’avait déménagé!

La référence…

Ouin… Mettons…

Toute une histoire que ce déménagement, mais là je commencerais à déraper avec toutes les histoires de déménagement dans ma vie…

Oublions ça!

Dans un autre ordre d’idées, je m’en voudrais durant tout le reste de ma vie de ne pas reparler du curé Poirier.

En fait, je n’ai pas été très très tendre avec l’endos de ma cuillère vis-à-vis monsieur le curé.

Ouin… Mettons…

Je sais bien qu’il avait été un produit de son temps et qu’il suivait le courant, mais son sermon avait comme fouetté mon ardeur de patriote.

Sylvain m’a écrit ce petit courriel à son sujet…

Bonsoir Pierre, 
Ci-joint un passage de "L’Argent du Curé de Campagne", livre assez récent que j’ai emprunté en même temps que "Le Curé de Campagne et la contestation (…)" suite à ton article. 
Il n’avait pas que de la haine pour les patriotes, on dirait qu’il avait des vertus !
Sylvain a numérisé ces trois pages… de ce livre.

L’auteur de ce livre n’est pas très très tendre envers la paroisse de Sainte-Anne… (voir le haut de la page 40)

Paroisse de médiocre rapport…

Rapport!

Si j’étais lui, j’éviterais de traverser la rue à l’intersection du boulevard Ste-Anne et de la 6e Avenue s’il vient faire un petit nowhere dans le coin.

Bonne Saint-Patrick

Je sais que c’était hier, mais hier j’étais à Napierville en 1838 avec mon petit-fils. En fait j’étais à la cabane à sucre de mon cousin Alain.

Juste ce petit article ce matin pour dire toute la fierté d’avoir marié une descendante de Tec Cornelius Aubrenan, le premier Irlandais à mettre les deux pieds en Amérique. 

Difficile à croire. J’en ai déjà parlé, mais comme personne ne vient lire mon blogue en fin de semaine, j’ai remis la traduction que j’avais faite en 2010 pour Louis Aubry.

Tec est donc toujours parmi nous… du moins sa mémoire.


Tec Cornelius Aubrenan

Le premier immigrant irlandais du Canada

Présentation faite à la conférence de 2002

de la British Isle Family History Society Of Greater Ottawa
(BIFHSOGO)

par Louis Aubry, un descendant

Pendant que je fais ma présentation, j’aimerais que vous vous imaginiez que mon neveu Jack Aubry, reporter national au Ottawa Citizen, est près de moi et qu’il vous racontera plus tard ses recherches lors de son voyage en Irlande.

Ma recherche pour retrouver le lieu de naissance de mon ancêtre Pierre Aubry, connu autrefois sous le nom de Tec Cornelius Aubrenan, commença dans ma jeunesse. Mon père Auguste Eugène Aubry, un grossiste en tabac en gros bien connu, ayant son commerce sur Sussex Drive à Ottawa, racontait à ses sept enfants qu’ils étaient tous des descendants d’un Irlandais, Tadgh Cornelius Ô’Braonâin ou Tec Cornelius Aubrenan, tel qu’écrit lorsque celui-ci foula pour la première fois le sol de la Nouvelle-France ou du Canada. Je soupçonne qu’il trouva cette information en feuilletant le Dictionnaire des familles canadiennes écrit par l’abbé Cyprien Tanguay qui vécut au 84, rue Guigues à Ottawa.

Son nom apparaît dans le recensement de 1663 comme Thècle Cornelius Aubrenan, le seul individu d’une population totale de 596 qui n’était pas d’origine française. Il déclare qu’il ne peut écrire ni son nom ni son pays d’origine. Dans le recensement de 1667, il apparaît sous le nom de Tècle Cornelius, et dans le recensement de 1681 comme étant Jacques Tecaubry.

Le regretté Claude Aubry qui était le bibliothécaire en chef de la bibliothèque municipale d’Ottawa, avait aussi mentionné que Tec Cornelius Aubrenan était l’ancêtre de la majorité des Aubry du Canada et des États-Unis. C’était dans son jardin sur la rue Claver, derrière l’hôpital Ottawa Civic Hospital, que j’ai passé un bel après-midi agréable avec lui alors que nous nous échangions des notes sur nos ancêtres. C’est lors de cette rencontre qu’il me donna quelques livres qu’il me dédicaça en tant que cousin éloigné à trois générations.

Mon projet de recherche a réellement commencé quand j’étais étudiant en maîtrise. J’ai consulté le Dictionnaire des familles canadiennes de Tanguay à la bibliothèque Morrissette de l’Université d’Ottawa. Tec Cornelius Aubrenan y était inscrit comme étant né en 1632, marié en 1670 à Jeanne Chartier de Paris en France, et qu’il avait été inhumé en 1687, à l’âge de 55 ans, à Pointe-aux-Trembles. Tec et Chartier eurent sept enfants. Un de ceux-là était notre cinquième arrière-grand-père, le capitaine François Aubry, né en 1677 à Montréal. Il maria en 1707 à Montréal, Marie-Jeanne Bouteillier-Têtu, une jeune fille de douze ans. Ils eurent dix-sept enfants. On retrouvait également les noms des trois fils de François Aubry – André, Jean-Baptiste et François – qui eurent chacun une grande progéniture. François, le fils de François était notre quatrième arrière-grand-père. Il maria Cécile Grou qui lui donna dix-neuf enfants. Pierre, un de leurs fils, eut quinze enfants. Plus tard, je vous parlerai de la famille de Tec Cornelius au Canada.

Pour en savoir plus sur le nom O’Brennan ou Ô’Braonâin, j’ai consulté le livre Irish Families – Their Names, Arms and Origins écrit par l’ancien héraut en chef de l’Irlande, Edward MacLysacht. Sous l’entrée O’Brennan, MacBrennan, l’auteur écrit ceci : « Le clan principal des O’Brennan était celui d’Ossory; ils étaient les chefs d’Ui Duach (modification du nom Idough) dans la partie nord du comté de Kilkenny. Leur influence s’estompa naturellement avec la montée de la puissance anglaise dans la province de Leinster et, bien que plusieurs O’Brennans conservèrent des parties de leurs anciens domaines, le XVIIe siècle vit beaucoup de ceux-ci réduits à devenir des raparee, des pilleurs – en fait, plusieurs bandes notoires de Tories dans la province de Leinster avaient des Brennan à leur tête. Au siècle suivant, un des plus intrépides et chevaleresques de tous les voleurs de grand chemin, James Freney, comme il l’affirmait, suivait les traces des derniers Tories Brennan… ». L’auteur termine sur cette note : « On retrouve un récit intéressant des O’Brennan d’Ossory dans le Journal of the Royal Society of Antiquarians. » Le premier numéro du journal daté de 1880 n’était pas disponible, mais je l’ai obtenu directement en faisant une demande à la Société. L’article dont le titre était The Ancient Tribes and Territories of Ossory était un texte qui a été lu lors d’une réunion de la Société par son auteur le Révérend James Graves qui citait Keating : « Parmi l’ancienne tribu – dans les districts d’Ossory, le nom qui n’était pas le moins remarquable était H-Ui-Duach (Idough); le comté de O’Braonain » – un sept, qui, pour citer Keating (Dublin, ed. 1723, Book 1, p. 112), « se furent distingués par leurs exploits militaires et furent quelques-uns des plus célèbres champions de l’époque où ils vécurent ». Je ne vais que citer ce passage de la présentation du Dr Graves: « Les hommes de guerre normands avaient à peine pu pénétrer les vastes étendues montagneuses et marécageuses de Fasachdinin.

Mais quand le comte de Pembroke à cause de son alliance avec la famille de son épouse Eva et à cause de sa noblesse a acquis les terres de Leinster; ou, encore quand il a pris l’affiche du temps de son gendre William Earl Marshall, les O’Broenains furent chassés des parties plus basses et fertiles d’Ui-Duach. Le manoir d’Odogh (dont le chef-lieu était situé à Three Castles dans la paroisse actuelle dOdogh) fut établi dans la “ vaste plaine de la (rivière) Nore. ”

Mais les O’Broenains ne furent pas extirpés ni même soumis; ils retraitèrent devant les locataires féodaux du comte de Marshall dans les collines autour de Castlecomer;  ou “ dans le désert de la rivière Dinin,  ” entouré de marécages et de forêts, ils conservèrent une indépendance orageuse jusqu’à la fin du règne de Charles Premier, quand en 1635, un jury déclara que les O’Broenains détenaient leurs terres “ manu forte. ” (Calendar, Inquis. Lagenia. Com. Kilken. No. 64, Car. I.) »

Je voudrais prendre un court moment pour vous parler d’un des sites Internet des plus complets sur la famille Brennan. Je vais m’y référer de temps à autre. C’est le site The Brennans of Idough, A Family History  de Jim Brennan.

Pour souligner l’importance du rôle joué par les Brennan en Ossory, le site de Jim Brennan consacre une page avec cet en-tête : Facts about the Brennan family. Voici quelques-uns de ces faits: « Les ancêtres de la famille Brennan arrivèrent en Irlande au Ve siècle av. J.-C. et s’installèrent dans la partie nord de Kilkenny peu de temps après la naissance du Christ. » Un autre fait serait que « Les Brennan seraient tous des descendants de Cearbhall (prononcé Carroll), le roi le plus connu d’Ossory. Par toutes sortes de machinations politiques, Cearbhall devint le roi des Vikings en Irlande en 873 de notre ère. » Un troisième fait est que : « Le nom Braonan signifierait habituellement le mot triste, bien que certains se demandent si un roi des Vikings n’a pas nommé son fils d’après Braon, le dieu celtique de la guerre. Une autre signification du mot est corbeau, “ un qui aime la bagarre”. Le dernier fait est qu’en 1637, les Anglais vendirent les terres des Brennan à Christophe Wandesforde. Les Brennan réagirent en brûlant les maisons, nivelant des fossés et détruisant les récoltes. » Ceci se passa en 1637 et notre ancêtre naquit dans les années 1630. Son père Connor O’Braonain a pu facilement y être impliqué

Jim Brennan publie également quelques citations intéressantes au sujet des Brennan: « Les septs O’Brennan sont et ont toujours été de simples Irlandais qui entrèrent illégalement dans le territoire de Idough, appelé anciennement “O’Brennans’ country”, occupant plusieurs des terres par la force contre toute revendication. » – tel que cité par un jury anglais en 1635, puis, « Les O’Brennan, un sept de voleurs sans droit ni titre,… furent une cause de dérangement perpétuel pour la paix dans le comté, » – cité par des fonctionnaires anglais s’opposant en 1644 au retour des terres au Brennan ,et enfin, « Les Tories notoires, les Brannan, qui avaient été non seulement coupable de cambriolage et de vol, mais également de meurtres, qui étaient condamnés à la peine de mort et qui s’étaient échappés de prison, furent faits, entre autres, officiers de l’Armée catholique “, citant un archevêque protestant, qui écrivait en 1691 sur l’armée jacobite d’Irlande, qui a été défaite dans une autre rébellion.

La partie principale de ce site Web est la publication intégrale d’un livre par Thomas A. Brennan Jr. Ce livre est épuisé, mais l’auteur a autorisé à ce qu’il soit publié dans son intégralité sur ce site web. Personnellement, je suis fier de dire publiquement que j’ai eu la chance de recevoir une copie personnellement de son auteur, qui est un avocat de New York et le directeur de the Hearst Family Trust à New York. Présentement, il est également le chef honoraire du clan Brennan. L’ouvrage publié en 1975 et 1979, intitulée A History of the Brennans in Idough , County Kilkenny nous indique que le XVIIe siècle a vu un certain nombre de Brennan et Brannan (anciennement O’Brennen, Ó Braonáin) immigrer de l’Irlande vers les États-Unis d’Amérique.

Un fait intéressant en qui me concerne est que le père de Tec Cornelius Aubrenan était Connor O’Brenan. On mentionne dans le livre au chapitre III, partie 6, qu’un Connor mac Firr O’Brenan possédait des terres à Idough et en fut chassé tel qu’indiqué dans l’inquisition de 1635. Voici la référence: « …. (2) Des terres de Clanvickelowe: ….. (C) Clonneen – une moitié (détenue) par Connor mac Firr O’Brenan et un quart chacun par Piers Tallone et Gilpatrick O’Brenan de Clonneen”. Une note de bas de page se lit comme suit : « Il est à se demander si Connor mac Firr était un autre fils de Fhearadhach mac Donnchadha, chef de Clanvickelowe plus tôt dans ce siècle ». J’aurai à poursuivre mes recherches en cherchant plus d’indices.

L’auteur mentionne aussi qu’ « au Maryland, lors de la deuxième moitié du XVIIe siècle (une période où la colonie était majoritairement catholique), on retrouvait en 1677 une Eleanor Brenan, un John Brannan en 1678, et un Cornelius Brannon et un Philip Brannan en 1699; en 1719, un Patrick Brannan se maria au Maryland. »

En considérant les dates du XVIIe siècle – 1677, 1678, 1699, on retrouve mon ancêtre à Montréal en 1661, bien avant toutes ces personnes. Cornelius serait ainsi le premier immigrant irlandais, non seulement en Nouvelle-France, mais aussi en Amérique du Nord. Par contre, je ne me porterais pas garant de cette affirmation. Bien sûr, durant les années suivantes, un grand nombre de Brennan choisirent de s’établir aux États-Unis et au Canada, en particulier au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, suite à la famine de la pomme de terre. Grosse-Île, dans la province de Québec, est un mémorial canadien dédié à cette période.

Pour le Canada. l’auteur liste le nombre de Brennan trouvés en 1979 dans les bottins téléphoniques des grandes villes canadiennes : 170 à Toronto; 148 à Ottawa, 116 à Montréal; 10 à Québec; 13 à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick; 31 à Halifax; 33 à Winnipeg, 16 à Régina; 19 à Calgary; 35 à Edmonton; 53 à Vancouver, deux à Whitehorse. Actuellement, dans le bottin de la région d’Ottawa-Gatineau, nous retrouvons 302 Brennan, comparativement aux 148 de 1979. Il existe 78 Aubry et 69 Aubrey, la plupart des descendants de Tec Cornelius O’Brennan.

En raison de l’étrange façon d’orthographier le nom O’Brennan – Aubrenan – Thomas A. Brennan Jr. ne pouvait connaître les milliers de descendants nord-américains d’un autre O’Brennan, Tec Cornelius Aubrenan (O’Brennan) qui portait maintenant le nouveau nom Aubry qu’il avait adopté. La venue de Tec Cornelius Aubrenan à Montréal vers 1660 ou 1661 est due à l’envoi d’un contingent d’hommes par le roi Louis XIV pour coloniser la Nouvelle-France. Les historiens, qui ont écrit abondamment sur le parcours de Tec Cornelius Aubrenan, présument que sa famille était fort probablement impliquée dans la lutte contre Cromwell en 1652. Son père, ou Tec Cornelius Aubrenan, eut la permission d’émigrer en France, ce qui est plausible, car comment un unilingue aurait pu survivre à Montréal parmi quelque 600 résidents français ? Anne et David Kennedy racontent ceci dans le livre An Outline of Irish History : « Quand Cromwell revint en Angleterre en 1650, la guerre était pratiquement terminée, bien que quelques poches de résistance subsistaient encore jusqu’en 1652, l’année où finalement l’armée irlandaise se rendit. Quelque 30 000 soldats furent autorisés à partir pour la France ou l’Espagne et, avec leur départ, des milliers d’Irlandais, hommes, femmes et enfants, furent déportés aux Antilles. »

Le but principal de mon projet de recherche consistait à identifier le lieu de naissance de mon ancêtre. Un indice important fut trouvé dans son acte de mariage. Tec Cornelius Aubrenan et Jeanne Chartier furent mariés dans la ville de Québec à la cathédrale Notre-Dame. Romain Becquet, le notaire qui  rédigea le contrat le 6 septembre 1670 – quatre jours avant le mariage à l’église –, écrivit « Diasonnony » comme son lieu d’origine. Le prêtre Henri de Bernières écrivit Diasony dans l’acte de mariage daté du 10 septembre 1670. Le notaire et le prêtre, tous deux originaires de France, écrivirent le nom au son. Tec Cornelius, qui ne savait ni lire ni écrire, ne put les aider, et son épouse qui signa les documents ne pouvait épeler les mots que son futur mari avait prononcés. Je possède des photocopies des deux documents.

Lors d’une visite, comme membre, au centre de recherche de La Société généalogique canadienne-française à Montréal, j’ai trouvé dans un article écrit par John P. Dulong, intituléTec Cornelius Aubry : An Irish Habitant in New France. Certainement curieux à propos du nom de Tec Cornelius Aubry et de son lieu d’origine, John P. Dulong ne réussit pas à établir l’origine du nom grâce à ses contacts en Irlande. La théorie de John P. Dulong est différente de la mienne que j’expliquerai plus tard. Dulong écrit: « Le lieu de naissance du Tec est enregistré comme étant la paroisse de St-Patrice (St-Patrick), dans le village de Diasony (également orthographié Diasonyoen ou Diasonyden) en Irlande. Il y est né entre 1632 et 1638. » L’auteur continue comme ceci : « Il y a une divergence quant au lieu de naissance de Tec en Irlande. Une recherche des cartes et des gazettes en l’Irlande ne révèle pas de villages du nom de Diasonyoen ou de ses variantes. Le prêtre Henri de Bernières, le supérieur du séminaire de Québec, avait peut-être mal compris la prononciation irlandaise (gaélique) du lieu d’origine de Tec, et avait dû probablement deviné comment l’épeler »

Dulong contacta l’Ordnance Survey Office à Dublin, Il reçut de Mac an Baird, Ph. D., ce qu’il qualifie être trois pistes intéressantes venant d’un expert à propos du nom du lieu de naissance de Tec Cornelius Aubrenan qui peuvent aider à poursuivre la recherche. La piste privilégiée par Dulong était la suivante : Diasony pourrait ne pas être le nom d’un village, mais le nom qui désigne une unité géographique plus grande. En irlandais, cette unité était connue par le nom Deasumhain (prononcé Deasuin) et son orthographe habituelle était Deasmhumhain. (Dulong prétend que) « ce peut être l’endroit, en irlandais, dont Tec parlait et que le Père Bernières écrivit du mieux qu’il pouvait en français, en prenant la région pour une ville en particulier.

Avec mes copies des documents du XVIIe siècle en mains, j’ai commencé à chercher un nom en Irlande qui était semblable à Diasonony Diasony, Diasonyoen, Diasonyden. Dans la section sur l’Irlande des Archives nationales du Canada sur la rue Wellington, je suis tombé sur plusieurs volumes qui avaient des noms similaires dans leur section D. Celui qui m’a frappé le plus était Dysart et j’ai extrait ce qui suit d’un dictionnaire topographique d’Irlande daté de 1837 :


Dysart : paroisse dans la baronnie de Fassadining, dans le comté de Kilkenny de la province of Leinster; 2 ¼ milles au sud de Castlecomer, sur la route de Kilkenny; compte 2501 habitants. Cette paroisse est située sur les bords de la rivière Dinin; comprend2606 acres.

Selon le Gazetteer of the British Isles, John Bartholomew & Son Ltd. of Edinburgh : « La rivière Dinin est un affluent de la rivière Nore, dans le comté de Kilkenny, 4 milles au nord de Kilkenny; longueur 15 milles ».

Maintenant, si vous répétez plusieurs fois DYSART-ON-THE-DINEN, est-ce que cela ne sonne pas comme DIASONYDEN, une variante de ce que les Français Romain Becquet et Henri Bernières écrivirent ?

Jack Aubry un reporter national primé du Ottawa Citizen a écrit un article qui a été publié dans l’édition hebdomadaire du 1er juillet 2001du Citizen Weekly. L’article s’intitulaitSearching for Tec: When Jack Aubry goes looking for his roots, he discovers Canada’s first Irish settler. Jack Aubry fait un compte rendu de son voyage en Irlande en janvier avec sa fille Avril, âgée de 10 ans. Il alterne intelligemment ce compte rendu avec certaines de mes conclusions sur la présence de Tec Cornelius Aubry au Canada. Je vais citer des passages de son article écrit sous une forme journalistique des plus colorée :

« L’ambassade canadienne fut notre premier arrêt lors de notre arrivée à Dublin. Comme reporter national du Citizen pour les affaires indiennes dans les années 90, j’avais rencontré Ron Irwin, l’actuel ambassadeur canadien, quand il était ministre des Affaires indiennes. J’avais communiqué avec lui avant notre voyage et je lui avais expliqué ma mission. Il était d’accord de mettre son personnel sur l’affaire et vérifier l’ascendance de Cornelius. Irwin m’informa que la recherche de l’ambassade confirmait que Cornelius était le premier colon irlandais au Canada. Plus tard, Don Pidgeon, l’historien officiel de la United Irish Society of Montreal, confirma cette conclusion. »

Jack Aubry poursuit son compte rendu avec cette salutation irlandaise : « 100 000 bienvenues en Irlande. Cela vous a pris 350 ans, mais vous êtes enfin arrivés. » C’est de cette manière que Maire Brennan Downey, qui avait un flair pour le dramatique, nous accueillit à notre arrivée à Castlecomer situé dans le comté de Kilkenny, à200 kilomètresenviron au sud-ouest de Dublin. Son père Brennan Downey aida à organiser des réunions de familles venues des quatre coins du globe en 1990 et 2000. Maire est également la secrétaire officielle du clan Brennan (dont le chef est Thomas A. Brennan Jr.). Lorsque je l’ai appelée du Canada avant notre voyage, Maire – prononcé Moira – a été réjouie d’apprendre qu’« un autre Brennan avait encore fait sa marque dans le monde des affaires ». Elle ne fut pas surprise par l’histoire de Cornelius parce que, dit-elle, « Les Brennans sont reconnus pour être fort robustes et ne pas avoir peur de l’aventure tout en prenant quelques coups sur la tête chemin faisant. »

« Avec Maire comme conductrice, nous avons visité le “pays des Brennan”. Ceux-ci sont si nombreux dans la région nord du comté de Kilkenny que des surnoms ont été ajoutés au patronyme pour différencier les familles. Un des surnoms pour Castlecomer est Con Brennan, qui est l’abréviation de Connor. Ceci capta mon attention parce que le certificat de mariage de Cornelius indique que le nom de son père avait été Connor. Maire nous montra le cimetière du village où le plus grand monument commémore la mémoire d’un Brennan.

« L’esprit “pugnace des Irlandais” dont mes ancêtres firent preuve, en défiant les Anglais, coule fort dans le sang des Brennan jusqu’à ce jour. Je l’ai réalisé en assistant à l’enterrement de Tom Brennan, un mineur de charbon et un amateur de sport dans le comté de Kilkenny. À la fin des funérailles, ses fils et de ses collègues de travail aidaient à porter le cercueil. Ceux-ci partageaient la même carrure robuste. Apparemment, je n’étais pas le seul à penser qu’il ressemblait à ces hommes auxquels vous ne voulez pas vous frotter; un des fils de Brennan avait même été un figurant dans le film Braveheart.

Lors de mon séjour en Irlande, la majorité des gens que je rencontrais me disaient que mes chances de trouver les ancêtres de Cornelius étaient minces sinon nulles. Je consultai Mark Tottenham, le directeur de l’équipe de recherche Eneclann de Trinity College, mais il n’avait pas beaucoup d’espoir. Pour commencer, beaucoup d’églises catholiques – et tous les registres des naissances, des mariages et des sépultures qu’elles contenaient – furent détruites durant l’invasion de Cromwell. Dans le comté de Kilkenny, les premiers registres qui existent datent de 1754. Pour empirer la chose, durant la guerre civile en Irlande en 1922, l’édifice Four Courts à Dublin, où toutes les archives du pays étaient conservées, fut bombardé. L’Irish Times rapporta le 3 juillet 1922 : « Hélas, [...] ces précieux registres, qui auraient été si utiles aux futurs historiens, ont été dévorés par les flammes ou dispersés aux quatre vents. » Des documents brûlés flottèrent au-dessus de la ville pendant des jours, et le gouvernement provisoire demanda aux Dublinois de retourner ce qu’ils pouvaient trouver, « même fragmentaires ou endommagés. » Quand je visitai la National Library of Ireland à Dublin, qui possède un local consacré pour faire de la généalogie, la recherchiste Eileen O’Byrne secoua sa tête pendant qu’elle examinait mes copies des documents canadiens relatant en détail le passé de Cornelius. « Nous avons de la chance quand nous pouvons retracer la famille de quelqu’un au début des années 1800. Avant ça, vous devez avoir de la veine, » dit O’Byrne. Un après-midi passé à la bibliothèque, et plus tard aux Archives nationales n’a pas permis de trouver des pistes. Avril chercha des noms avec l’aide des ordinateurs alignés dans la salle de recherche silencieuse et faiblement éclairée, tandis que j’examinais les registres d’arpentage, les études et les livres des recensements qui dataient des années 1600.

« L’inestimable recensement Pender de 1659 des propriétaires terriens en Irlande révéla que les O’Brennan avaient habité dans plusieurs comtés, surtout celui de Kilkenny, même s’il n’y avait aucun trace de Cornelius ou de son père Connor. » (fin des citations de l’article de Jack Aubry qui peut être lu intégralement sur le site Internet déjà mentionné)

Tec Cornelius Aubry en Nouvelle- France (Canada)

Comment parler du premier colon irlandais au Canada sans considérer la deuxième partie de sa vie passée dans notre pays. Tec Cornelius Aubrenan avait environ 23 ans quand il a immigré au Canada.

Quant à l’année de la naissance de Tec Cornelius Aubrenan, il serait né soit en 1632, en 1636 ou en 1638. Son nom apparaît dans le recensement de 1663 sous le nom de Thècle Cornelius Aubrenan; dans le recensement de 1667, c’est Tècle Cornelius que l’on retrouve, et dans celui de 1681, c’est Jacques Tecaubry. Marcel Trudel dans Montréal, la formation d’une société – 1642 – 1663 retranscrit le recensement de Montréal fait en 1663. Dans celui-ci, on est le numéro 24 de la population de Montréal. Nous trouvons « Aubrenan Thècle Cornelius, 25 ans, célibataire, qui déclare ne savoir signer son nom, son pays d’origine : Irlande ». S’il a 25 ans en 1663 selon ce recensement, l’année de sa naissance se situerait en 1638. Mais, comme nous verrons plus tard, d’autres historiens proposent une date de naissance différente. Dans ce recensement, selon Marcel Trudel, l’Irlandais Tec Cornelius Aubrenan est le seul individu parmi une population de 596 qui n’est pas né en France.

Dans son ­Histoire des Canadiens français publié en huit volumes, Benjamin Sulte retranscrit les enregistrements des recensements représentant la population du pays faits durant l’hiver de 1665-1666 et celui de 1666-1667. Notre ancêtre n’apparaît pas dans le premier enregistrement (1666), mais il est présent dans le deuxième (1667); nous trouvons dans le recensement de1667 l’inscription suivante sous Montréal : « André Dumets, sa femme Marie Chedeville, ses six enfants, ses domestiques Simon Magnon et Cornelius Tècle âgé de 29 ans. » S’il était âgé de 29 ans en 1667, son année de naissance se situerait alors en 1638.

Dans le recensement de 1681, nous retrouvons l’entrée suivante : « Seigneurie de Lachenaie – Jacques Tecaubry, 45, fermier : Jeanne Chartier, sa femme, 45; Madeleine 10; Marie 8; Jean 5; François 4; 5 têtes de bétail;5 acresde terre arable ». On devrait noter qu’il était un domestique en 1667 et quatorze ans plus tard, en 1681, il cultivait la terre avec sa famille sur une terre qu’il lui avait été concédée afin de la développer. Étant âgé de 45 ans selon le recensement de 1681, nous devrions en conclure qu’il serait né en 1636.

En ce qui concerne du statut social de Tec Cornelius, Marcel Trudel nous parle des premières années passées par notre ancêtre à Montréal. Dans une partie de son livre intitulé Comportement des groupes, il essaie de définir le rôle important joué par le commerce des fourrures en étudiant les actifs des personnes décédées. Des trente-six (36) personnes choisies, quatre n’étaient pas morts en réalité au moment de l’inventaire. Trudel écrit : « On a cru morts Jean Beaudouin, Michel Parisien et Cornelius Aubrenan Tècle, et leurs biens furent inventoriés; ils réapparurent à Montréal par la suite; un quatrième, Michel Gauvin, fut reconnu coupable de bigamie et dût s’enfuir ». Parmi les biens inventoriés par le notaire Basset, nous retrouvons ce qui suit : « Thècle Cornelius Aubrenan, célibataire, domestique, enlevé par les Iroquois et présumé mort (il sera de retour à Montréal en 1662). L’inventaire de sa propriété, fait le 5 mai 1661, indique une valeur de54 livres : Aubrenan avait une créance recouvrable de70 livres et il devait61 livres. L’excédent de succession serait de63 livres. Aubrenan ne possède aucune terre. » L’auteur déclare qu’un excédent de moins de100 livres ne serait pas même suffisant pour acheter une vache.

À propos des 36 personnes considérées dans l’étude, nous retrouvons Adam Dollard des Ormeaux qui était en faillite à sa mort. Dollard des Ormeaux, bien sûr, était ce héros intrépide mort avec de ses 14 compagnons dans un fort au Long Sault alors qu’ils essayaient de repousser les Iroquois qui s’approchaient de Montréal.

Le récit de la disparition de Tec Cornelius pendant quelque temps, quand il a été fait le prisonnier par les Iroquois, se retrouve dans Mémoires de la Société de la généalogique canadienne française – vol. X1, no 6 où on retrouve un article écrit par le fondateur de la Société, le Père Archange Godbout. L’auteur écrit ceci : « On a affirmé que la bataille du Long Sault en 1660 avait sauvé la colonie.

Bien au contraire, elle eut comme conséquence d’accentuer les attaques des Iroquois tout comme leur barbarie d’ailleurs. Ville-Marie (Montréal) fut la première à subir leurs assauts au milieu de l’hiver quand 13 habitants furent enlevés, presque sans coup férir. Un mois plus tard, le 24 mars, 260 Iroquois lancèrent une nouvelle attaque contre une quinzaine d’ouvriers qu’Urbain Tessier avait embauchés dans sa concession. Cette fois-ci, ils étaient armés. Le combat fut féroce. Quand l’ennemi retraita, dix personnes manquaient à l’appel. On découvrit les corps de quatre d’entre eux quatre jours plus tard. Ils avaient été terriblement mutilés. Les six autres furent amenés en captivité. Parmi eux se retrouvaient Urbain Tessier, Tècle Cornelius et Jean Beaudoin. Où furent-ils amenés par ces ravisseurs barbares ? Il est difficile de le savoir ». Comme Marcel Trudel l’a mentionné, pendant leur captivité, un inventaire des biens de Tec Cornelius Aubrenan et Jean Beaudoin fut fait comme on les présumait morts. Ils furent de retour à Ville-Marie (Montréal) en octobre 1661.

Nous savons très peu de choses sur les événements entourant la captivité de Tec Cornelius Aubrenan. Raymond Douville a cependant retranscrit dans son ouvrageCollection classiques des Canadiens la correspondance entre Pierre Boucher et les autorités de Versailles, le palais du roi Louis XIV. Cet extrait du livre peut nous aider à comprendre ce que notre ancêtre a dû subir en se retrouvant dans une telle situation en mars 1661. Boucher, qui était le gouverneur de Trois-Rivières,  écrit ceci :

« La premier obstacle ou dérangement sont les Iroquois, nos ennemis, qui limitent si étroitement nos mouvements, qu’ils nous empêchent de jouir de ce qui est offert par ce pays; nous ne pouvons ni aller chasser ni aller pêcher, sans la crainte d’être tué ou enlevé par cette racaille. Ou nous ne pouvons pas même labourer nos champs et encore moins faucher notre foin, sauf continuellement dans le risque, parce que l’embuscade vient de tous côtés, et un petit buisson est tout ce qui est nécessaire pour dissimuler, ou mieux placer toujours une vigie pour permettre à six ou sept de ces barbares de sauter sur vous inopinément, que vous travailliez ou en vous rendant travailler. Ils n’attaquent jamais à moins qu’ils ne soient certains qu’ils ont un avantage; s’ils sont les plus faibles, ils ne disent rien; si par hasard ils sont découverts, ils quittent de tous côtés et fuient, et, puisqu’ils sont si rapides, il est très difficile de les attraper. Ainsi, vous voyez que nous sommes toujours inquietrs et qu’un homme ne travaille jamais en sécurité s’il ose s’éloigner quelque peu de la maison. Une femme redoute toujours la possibilité que son mari parti pour travailler le matin puisse être tué ou capturé et qu’elle ne puisse jamais le revoir. C’est la raison pour laquelle la plupart des colons sont pauvres, et non seulement pour les raisons mentionnées, nous ne pouvons pas jouir des matières premières que le pays fournit, mais parce qu’ils [les Iroquois] tuent souvent le bétail, nous empêchent de faire la récolte, brûlent ou pillent nos maisons quand ils peuvent surprendre les locataires. Ce problème avec les Iroquois est si grand, mais il n’est pas sans remède et nous attendons de la charité de notre bon Roi qui m’a dit qu’il voulait nous délivrer de ce mal. » (fin de l’extrait)

Parmi les autres inconvénients, Boucher mentionne les moustiques, la durée

de l’hiver et, dans des régions non encore occupées par les Blancs, de serpents à sonnettes.

Tec Cornelius Aubrenan a été impliqué dans les expéditions de traite de fourrures qui l’amenèrent aussi loin qu’au lac Supérieur. Benjamin Sulte écrit à propos du coureur des bois Thècle Cornelius dans son livre qui parle de fête nationale des Canadiens français :Mélange Historique – La Saint-Jean Baptiste – 1636 -1852. Tec était accompagné par ses deux compagnons que l’on a aussi présumés morts tel que comme mentionnés auparavant.

Les convictions spirituelles de Tec Cornelius Aubrenan étaient fortes comme nous le verrons maintenant. Dans le chapitre Comportement d’une collectivité, Marcel Trudel présente dans ces mots Paul Chomedey de Maisonneuve qui a fondé Montréal : « Vivant lui-même comme une personne dévote et célibataire, aidé pendant de nombreuses années par une femme dévote (Marguerite Bourgeois) et aidé dans le recrutement par une autre femme dévote (Jeanne Mance), (Marguerite Bourgeois, une contemporain de notre ancêtre, a été canonisée par le Pape Jean-Paul II). Chomedey se comporte toujours comme l’homme choisi pour mener et maintenir une société religieuse à Montréal. En février 1642, une cérémonie eut lieu à l’église de Notre-Dame de Paris. On consacra l’île de Montréal à la Sainte Famille de notre seigneur Jésus, de Marie et de Joseph, avec la protection particulière de la Vierge Marie. L’Île fut nommée Île Notre-Dame de Montréal suite à une décision datée du 27 janvier 1663. Beaucoup de faits témoignent de convictions spirituelles de Tec Cornelius Aubrenan et Marcel Trudel écrit que « l’Irlandais Aubrenan a signé un document dans lequel il promet de travailler et cultiver la terre à Lachenaie comme un domestique de la Vierge Marie ».

Tec Cornelius Aubrenan servit également dans la milice. Marcel Trudel, dans la description du rôle de la milice, empruntée à l’Histoire de la colonie française au Canada d’Étienne-Michel Faillon qui a reconstitué les vingt équipes que Chomedey avait mis sur pied en 1663. Chomedey nomma des caporaux avec six hommes sous leurs ordres. Tec Cornelius Aubrenan servit dans l’équipe numéro sept et, assez étrangement, était sous les ordres du caporal Pierre Riendeau, l’ancêtre de mon beau-frère, le mari de la plus vieille de mes soeurs.

Pour comprendre le rôle d’un soldat au XVIIe siècle, nous avons cherché dans le livre de Raymond Douville et Jacques Donat Casavent La vie quotidienne en Nouvelle-France – Le Canada de Champlain à Montcalm. Dans cet ouvrage, les auteurs présentent un portrait général de la vie d’un soldat au début de la colonie : Ils écrivent : « Les colons doivent s’improviser soldats et fabriquer au besoin leurs propres munitions. La ville de Québec constitue une forteresse naturelle et est moins vulnérable que ne le sont Trois Rivières et Ville Marie (Montréal). Montréal était la plus vulnérable. Immédiatement à son arrivée en 1642, Monsieur de Maisonneuve fit construire un fort… il espérait toujours recevoir l’aide de la France. Quand il fut convaincu du contraire, il avait moins de cinquante hommes qui étaient toujours capables de se battre.

Les historiens ont écrit sur Tec Cornelius Aubrenan l’homme de famille. Il rencontra sa femme, Jeanne Chartier, une Fille du Roi, après avoir quitté Montréal pour aller vivre dans la région de Québec à la rivière L’Assomption. Qui étaient ces filles surnommées les filles du roi ? Voici ce que Robert Chenard a écrit à leur sujet :

« Du début de la colonisation française en Nouvelle-France de 1604 jusqu’en 1663, il y avait seulement quelques familles qui vivaient dans cette région. La majorité de cette faible population était composée de chasseurs, de trappeurs et de soldats français, de quelques explorateurs, de quelques prêtres et de quelques marins. La France et l’Angleterre, longtemps en désaccord et en compétition, essayèrent d’agrandir leurs nouvelles colonies, d’exploiter la terre et les ressources, et d’établir des colonies plus fortes et plus viables dans le Nouveau Monde. En 1629, la population de Québec, à l’époque le seul peuplement au Canada, avait une population résidente de seulement 21 personnes. En 1639, ce nombre avait augmenté à 139 avec l’arrivée de nouveaux colons et quelques naissances. En 1662, la population avait décuplé pour atteindre presque 1100. À ce moment-là, les colonies anglaises en Amérique se développaient rapidement. À la même époque, la France décida d’adopter un nouveau plan pour établir une présence plus forte et plus permanente dans sa colonie nord-américaine. À cette période, sa colonie était concentrée autour de trois villes principales le long du fleuve Saint-Laurent : Québec, Trois Rivières et Ville Marie. Le plan visait à encourager de jeunes femmes célibataires ou de jeunes veuves à immigrer en Nouvelle-France, épouser un Français célibataire ou veuf, élever une famille et s’établir en permanence. Comparé à la vie en France, le Nouveau Monde était un endroit où la vie était loin d’être facile avec le manque de commodités, le danger omniprésent de tribus amérindiennes insoumises, les hivers rudes et l’isolement du reste du monde civilisé. Il a donc été nécessaire pour les promoteurs de ce projet de prendre le temps nécessaire afin de bien planifier et d’utiliser une bonne technique de vente pour convaincre ces jeunes femmes de participer à cette nouvelle entreprise risquée.

Pour attirer les jeunes filles à s’enrôler, on offrait une dot de 50 livresfrançaises et plus. Le Trésor royal fournissait les fonds nécessaires et le roi de France apporta tout son soutien. C’est ainsi que ces recrues furent appelées « les filles du roi. » Un certain nombre de celles qui avaient été recrutées avaient aussi de l’argent et des biens personnels, jusqu’à 3000 livresdans certains cas, somme provenant de la succession de parents décédés. Cinquante livres étaient une somme d’argent substantielle à cette époque. Par exemple, un journalier devrait travailler presque une année pour faire une telle somme et un chirurgien faisait de 100 à 150 livrespar année. Ainsi, de nombreuses jeunes filles orphelines virent cela comme une occasion pour partir à l’aventure, pour avoir de l’argent, et un mari et se sortir de la pauvreté. 414 filles orphelines furent recrutées pendant les onze années que dura ce programme. De 1663 à 1673, un total de 774 « filles du roi » fit le voyage en Nouvelle-France. La meilleure année fut 1669 quand 135 nouvelles « filles du roi » s’enrôlèrent. En 1670, 134 filles s’engagèrent. 238 « filles du roi » venaient de Paris et le reste des autres villes. Trois venaient d’autres pays – l’Angleterre, l’Allemagne et le Portugal. Certaines « filles du roi » se rendirent seulement aux ports d’embarquement comme celui de Dieppe en Normandie. Quand ils virent dans quelle galère, elles s’étaient embarquées, elles changèrent d’avis rapidement et retraitèrent. » Cette information est tirée d’un site Internet qui reproduit l’article French Connexion de Robert Chenard publié dans les éditions du 30 avril et du 14 mai du Morning Sentinel & Kennebec Daily Journal.

Gustave Lanctôt, dans son livre Filles du roi ou Filles de joie fournit des preuves comme quoi nos ancêtres étaient des filles de bonnes familles. La plupart des filles de Paris venaient de l’Hospice où elles avaient reçu une bonne éducation. Ainsi, Tec Cornelius Aubrenan, maintenant âgé de 32 ans, se trouvait dans la ville de Québec, à l’été de 1670, quand les bateaux arrivèrent avec les filles du roi. On peut retrouver l’entrée suivante dans un livre écrit en français par Sylvio Dumas ayant pour titre Les filles du roi volume 4 dans une série de la Société historique de Québec, et aussi dans une autre publication en anglais The King’s Daughters par Joy Resinger et Elmer Courteau : « Jeanne Chartier de la paroisse St-Honoré de Paris, fille de feu Pierre Chartier et feue Marie Gaudon, a épousé Thècle Cornelius Aubry dit Thècle le 10 septembre 1670 à Québec. Sa dot vaut650 livres dont50 livres venant du roi Louis XIV. »

L’acte de mariage dans les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec se lit comme suit : «Le dixième jour du mois de septembre de l’an 1670, après l’annonce et la publication des bans le sept et le huit du même mois entre Tec Aubrannan colon de la rivière L’Assomption, fils de Connehair Aubrannan et Honoré Jeannehour (Connehour), son père et sa mère vivant dans la paroisse St-Patrice dans la ville de Diasony en Irlande, et Jeanne Chartier, fille de Pierre Chartier et Marie Gaudon, son père et sa mère vivant dans la paroisse de St-Honoré à Paris. L’évêque Petrie les exempte tous deux de la publication d’un troisième ban et puisque personne ne présente une raison visant l’empêchement du dit mariage, nous prêtre soussigné de cette église leur donnons la bénédiction de la Sainte Église devant les témoins suivants : Balthazar Tadieu, Nicolas Gauvreau, Claude de Sainctes, Claude Petit, Guillaume Bouchard et Mathurin Normandin.

signé : H. de Bernières

On devrait noter que Tec Cornelius Aubrenan et Normandin Mathurin étaient deux membres de l’expédition de 1667 dans l’Outaouais ou au Lac Supérieur. Quatre ans plus tard, on voit les deux amis de nouveau ensemble à Québec quand Tec marie une Fille du Roi, Jeanne Chartier.

Pierre Aubry a été enterré dans le cimetière de la paroisse de Pointe-aux-Trembles. L’acte de sépulture de Tec Cornelius Aubrannan, aussi appelé Aubry ou Cornelius, se lit comme suit : « le 24 novembre 1687 le corps de Cornelius âgé de 55 ans a été inhumé dans le cimetière de notre paroisse. Présents à la cérémonie était Jeanne Chartier sa fille (sic), François La Bermuade, Simon Cadot, Antoine Bazinet et d’autres gens. Certains ont signé ce document.

Laguenez prêtre »

À sa mort en 1687, il était âgé de 55 ans, ce qui fixerait l’année de sa naissance en 1632. Par contre, comme nous l’avons vu auparavant, les énumérateurs lors des recensements écrivirent qu’il avait 25 ans en 1663, 29 ans en 1667, donnant 1638 comme l’année de sa naissance, et 45 ans en 1681 selon le recensement, ce qui donnerait une naissance en 1636. Jeanne Chartier est morte le 30 octobre 1695 à Montréal à l’âge de 55 ans.

« Lors de notre dernière journée dans le comté de Kilkenny, Maire nous amena au confluent des rivières Dinen et Deen, qui était probablement connu comme étant Dysart-on-the-Dinen. Ceci avait été la meilleure explication de mon oncle Louis en rapport avec l’endroit de naissance de Cornelius: Dites-le assez de fois et ça commence à sonner comme “Disasonnony.” Nous avons remarqué un petit cimetière sur le bord de la rivière.

Un setter irlandais qui aboyait derrière une petite clôture nous arrêta net. Quelques mots gentils prononcés par Avril et de petites tapes sur la tête bientôt le rassurèrent.

« Les lots étaient immaculés, et nous avons été rapidement mis au courant que Dan Fitzpatrick, un veuf qui vit dans un petit cottage derrière le cimetière, était responsable de son entretien. Quand il apprit que nous recherchions le lieu de naissance de Cornelius, il s’est mis immédiatement à parler des Cornelius Brennan qu’il avait connus : “ Oh certainement, c’est un nom commun dans ces collines. J’ai le pressentiment que votre homme venait de cet endroit ”, dit-il avec le sourire. Il ajouta que deux Cornelius Brennan étaient enterrés dans ce même cimetière. »

« Il nous montra comment frotter de l’herbe sur les anciens monuments pour en faire ressortir les inscriptions. La plus ancienne qu’on pouvait lire était celle d’un Brennan qui fut enterré au début du XVIIIe siècle.

« Aux lueurs du crépuscule, alors qu’Avril s’amusait avec le chien et que Fitzpatrick nous continuait de nous raconter ses histoires, j’étais rempli d’un sentiment de calme et de plénitude.

Bien que je ne croie pas beaucoup au surnaturel, il me semble que j’ai eu comme une sorte de contact. James Joyce aurait appelé ça un moment d’épiphanie, car tout semblait merveilleux dans le monde. Tout ça faisait du sens – ne serait-ce que pour ce bref instant.

Plus tard, quand je décrivis cette sensation à Maire, elle me sourit : « Il n’existe qu’une seule explication. Vous êtes chez vous. »

traduction Pierre Lagacé mars 2010