L’ancêtre Bud Light de la semaine: Claude Graton Prise 2

Jamais deux sans trois.

Un autre de mes billets sur Claude Gratton, un ancêtre qui ne figure pas dans le livret Labatt malheureusement tout comme le mien André Mignier dit La Gâchette.

carignansoldier

This Bud's for you

Prise 3

Toute une histoire derrière l’ancêtre des Gratton d’Amérique.

Elle se poursuit encore, mais cette fois-ci sur mon blogue.

En effet, si vous allez lire à l’occasion les commentaires de mes lecteurs et de mes lectrices, vous vous êtes rendus compte qu’une de ses descendantes s’amusent comme larron en foire sur mon blogue.

Mary Alice, Mac pour les intimes, a découvert ses racines en lisant mon blogue.

Voici son tout premier commentaire…

Hey how funny that my great granddad to the 95th power is what we call here in The States a dead-beat dad.

So much for my pretension to royalty. I am positive I am a direct descendant of Claude Jacques who was really Claude.

It is all so delicious and sinfully Roman Catholic. Hey I can write an encyclopedia about guilt. Bad as I am, I am a saint compared to old grandpere Claude. I took French for a long time but have better since than to use it here. My relatives reburied in Hull.

My dad Joseph Alfred known as Alf was born in Ganonoque (sorry if mispelled). He was named for his father also Joseph Alfred. I have seen my grandpere’s name spelled both ways. Grandmere died before I was born. She had 12 children. My dad Joseph Alfred loved hockey and came to upper state New York on a hockey scholarship to Paul Smith.

Mac et moi sommes seulement des 7e cousins à une génération, mais le même genre de douce folie coule dans nos veines.

J’avais déjà parlé des Gratton dans mes articles sur les Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines.

En tapant Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines sur Google vous retrouvez mes articles où ma douce folie trouve libre cours…


Comme me disait mon père un jour, la folie ne porte pas juste à tuer…

Ça m’a pris du temps à la comprendre…

Fin

Juste au cas que vous n’auriez pas le temps de chercher mes articles sur Google, voici le premier. Le deuxième et le troisième.

logonordiques1852

Claude Graton: Prise 2

Écoutez-vous la chaîne Prise 2?

Pas moi. Ça me donne les bleus. Voici en reprise un billet sur Claude Gratton.

Je le remets de nouveau à cause d’une lectrice qui a mis un commentaire…

C’est également mon ancêtre et celui de plusieurs autres Gratton du Québec. Mon petit cousin travaillait aux archives et j’ai même une copie des documents originaux de son arrivée, vente de ses biens, etc.. J’ai même un document qui confirme qu’il était décédé beaucoup plus tard en France, donc n’était jamais retourné voir sa famille volontairement.

Quelle histoire…

En effet quelle histoire…

Prise 2

Claude Graton est l’ancêtre de la famille Gratton de Sainte-Anne-des-Plaines.

J’avais trouvé ce qui suit sur Internet l’année dernière.

Claude Jacques Graton, sieur de Villefort, ancêtre des Graton (Gratton) d’Amérique, n’assiste pas au mariage de sa fille Hélène, en février 1673.

Ayant établi sa famille à Saint-Joseph-de-Beauport, dès son arrivée à la fin de l’été 1670, il est reparti vers la France peu de temps après. En toute probabilité à l’automne 1671.

C’est une hypothèse qui lui attribue la paternité de Joseph, né en juillet 1672.

Joseph deviendra l’unique responsable de la survie du patronyme de ce coté de l’Atlantique.

Chose certaine, Claude Graton était encore là le 20 octobre 1671, date mentionnée dans l’inventaire de ses biens concernant le règlement de la quittance de 165 livres pour la terre achetée en 1670. La conception de Joseph constituerait donc l’un de ses derniers actes, et le plus significatif, de l’ancêtre Claude Jacques Graton en terre d’Amérique!

Marguerite Moncion n’aura pas survécu longtemps au départ de son époux Claude Jacques: son décès, dans les premiers mois de 1674, marque la fin d’années mouvementées pour la famille, mais il épargne à la mère d’être témoin des péripéties qui caractériseront la trajectoire de certains de ses rejetons.

Il revient à Pierre Toupin, mari de Mathurine Graton, de prendre en charge la succession et d’organiser les conditions de vie des orphelins, pour qui il a été choisi tuteur. Le 9 juin, le notaire Vachon dresse à sa demande l’inventaire des biens de Claude et Marguerite, qui feront l’objet d’une vente aux enchères quelques semaines plus tard.

Pourquoi a-t-il quitté ainsi sa jeune famille?

Étant donné le manque de précisions dans les actes, il faut s’en remettre à des hypothèses élaborées dans les paramètres du possible.

Joseph, le fils benjamin de Claude, est né en juillet 1672.

Selon toute vraisemblance, c’est le fils aîné qui a remplacé son père devant les fonds baptismaux, comme en témoigne l’erreur du rédacteur qui aura inscrit au moment de rédiger l’acte: le prénom de celui-ci au lieu de celui du père.

Les hypothèses sur le moment du départ de l’ancêtre sont restreintes: ou bien le Sieur de Villefort s’est embarqué sur l’un des derniers bateaux à quitter la colonie à l’automne 1671, délai limite si l’on admet qu’une conception prend neuf mois pour être menée à terme; ou bien est-il retourné en France sur un des premiers bateaux à le faire au printemps 1672.

Dans le premier cas, il aurait quitté sa femme sans la savoir enceinte, et c’est presqu’un acte de foi qu’il nous est demandé de faire sur la paternité de l’ancêtre des Gratton d’Amérique!

Dans le deuxième, c’est une famille en expansion que Claude Graton laisse derrière lui, sans savoir que la diffusion de son nom en Nouvelle-France dépendra de l’enfant à naître.

Or, les documents ultérieurs en témoignent,

L’ANCÊTRE GRATON N’EST JAMAIS REVENU DANS LA COLONIE !

Au maximum y aura-t-il donc passé entre 15 et 18 mois. Dans un cas comme dans l’autre, faut-il souhaiter qu’il n’était pas dans ses intentions d’abandonner sa famille et que seules des circonstances imprévisibles ont rendu son départ définitif.

Les faits sont: le père dont on semble être sans nouvelles depuis son départ pour la France, trois années auparavant; la mère décédée; six enfants dont cinq sont mineurs (Hélène est "émancipée de droit", rappelons-le, suite à son mariage). Il revient donc à Pierre Toupin, mari de Mathurine et beau-frère de Claude, de prendre en charge la succession et d’organiser les conditions de vie des orphelins.

Ouf, toute une histoire…

Fin…?

À moins qu’Éloïse partage ses documents avec nous.

Alexandre Benoit 1835-1908 – plus lentement

C’est confirmé!

En tout cas pour moi…

Alexandre Benoit, le père d’Anna Bennett, s’est enrôlé dans le 2nd Vermont Infantry le 7 mai 1861.

Alexander Bennett report

Je suis en train de faire mes recherches sur cette guerre et de la mettre sur mon autre blogue.

Alexander Benoit marie Louise Janvier le 16 novembre 1857 à Vergennes au Vermont.

Aucune mention des parents.

Diantre!

marriage 1857

Alexander Benoit habite à Hinesburg. C’est au moins ça de trouvé…

 Le même couple se retrouve lors du recensement américain le 18 juillet 1860 à Hinesburg au Vermont.

1860 U.S. Census

Nous sommes à Hinseburg, l’endroit même où s’enrôlera Alexander Bennett le 7 mai 1861.

poster Company G

Je n’ai pas encore trouvé les parents d’Alexandre Benoit. On dit qu’il serait né le 12 janvier 1835.

Le seul indice du nom des parents est ce nom de la mère trouvé sur le site Family Search…

Sov!

SOV

Sov… Sovie… Sovey… Sauve… Sauvé?

gaston lagaffe 2

Est-ce que ses parents seraient Pierre Benoit et Catherine Sauvé?

C’est plausible, car Pierre Benoit et Catherine Sauvé se sont mariés en 1830 en la paroisse St-Joseph, les Cèdres. Pierre Benoît est le fils de François Benoit dit Laguerre (sans jeu de mots) et de nom illisible… qui serait Angélique Poulin.


23 novembre 1830 Pierre Benoit et Catherine Sauvé dit Laplante

source

Cette recherche m’a donné une autre bonne leçon dans la vie d’un généalogiste amateur.

Alexandre Benoit 1835-1908

Alexandre Benoit, le père d’Anna Bennett, est celui qui s’est enrôlé dans le 2nd Vermont Infantry le 7 mai 1861.

Alexander Bennett report

Voici l’acte de mariage qui lie le nom d’Alexander Benoit à Louise Janvier.

marriage 1857

Lewisa Janviere alias Louisa Janvier alias Louisa Jonvier alias Louise January maria Alexandre Benoit alias Alexander Bennett le 16 novembre 1857 à Vergennes au Vermont.

Alexander Benoit habite à Hinesburg.

Le même couple se retrouve le 18 juillet 1860 à Hinseburg, l’endroit même de l’enrôlement d’Alexander Bennett le 7 mai 1861.

1860 U.S. Census

Alex et Louisa ont deux enfants. Louisa 2 ans et Fred 5 mois.

1860 U.S. Census zoom

Louisa est née à Monkton au Vermont en 1858. On indique que sa mère est de Vergennes. Son père serait né au Canada. Alexis (sic) est un cultivateur.

Louisa Bennett

Fred est l’autre enfant, mais je crois fermement que c’est cet Alexander dans le recensement américain de 1880.

1880UnitedStatesFederalCensus_282020496

La famille est plus nombreuse depuis 1860.

1880 Bennett family

Louisa Bennett ne vit plus dans la maisonnée parce qu’elle s’est mariée avec Antoine Tatro le 28 september 1875. 

marriage Antoine Tatro and Louise Bennett

Antoine Tatro est en fait Antoine Tétreault et il serait né à St-Pie-de-Bagot selon ce document. Il est un forgeron d’Enosburg Falls.

Antoine Tatro

Fred ou Alexander (1860) vit avec ses parents en 1880 tout comme Amos (1862), Rosa (1866), Mary (1870), Anna (1874), la mère de William, et Bébé Bennett. 

Alexander va marier Sarah Hamill en 1912.

Alexander Bennett and Sarah Hamil

Ce doit être le petit Fred du recensement de 1860. On dit que ses parents viennent de Fraserville, Nova Scotia, mais je suis en profond désaccord puis que la Nouvelle-Écosse ne faisait pas partie du Canada lors de la naissance de Louisa en 1858.

Louisa Bennett

Je me demande qui a donné cette information au préposé.

Rosa ou Rosana Benoit mariera George Auger le 24 octobre1887.

Rosanna Bennett and George Auger

Mary est Mary King qui se maria trois fois.

Encore une fois le lieu de naissance du père est erroné.

Mary Bennett death 10 January 1946

Anna est Anna Benoit qui maria Lawrence Austin (Laurent Ostiguy dit Domingue).

Lawrence Austin and Annie Bennett marriage

Je n’ai pas trouvé d’autre information sur Bébé Bennett sauf sa date de naissance : 4 février 1880 à Hinesburg.

Ce fait est important parce qu’Alexander Bennett est retourné vivre à  Hinseburg après la Guerre civile.

On voit de nouveau que le père est né au Canada.

Baby Bennett birth female 1880 4 February 1880

Je perds la trace de la famille en 1890, mais Alexander Bennett et Louisa Janvier réapparaissent dans le recensement américain de 1900.

Ils vivent à Vergennes. Alexander est maçon. Rappelez-vous le certificat de décès où on indiquait la profession d’Alexander Bennett.

1900 Alexander Benoit Clara Louise

Alexander Bennett était un maçon en 1900.

Il va mourir le 10 octobre 1908 d’une pneumonie.

Alexander Bennett death certificate 10 October 1908

Dans ce document nous voyons qu’on a dit au préposé qu’Alexander Bennett était né au Canada et que ses parents étaient aussi du Canada.

Qui étaient-ils? Il existe un seul indice. Il est ici.

Le nom de sa mère… Sov!

SOV

Sov… Sovie… Sovey… Sauve… Sauvé?

Est-ce que ses parents seraient Pierre Benoit et Catherine Sauvé?

Je sais que vous allez revenir pour la suite de cette histoire, puis pour accompagner ensuite Alexander Bennett lors des 9 batailles auxquelles il a participé dans la Guerre civile avant de déserter.

Cinq ans déjà… 28 janvier 2008

C’est drôle le destin parfois.

Une rencontre et notre vie change du tout au tout et on ne peut plus revenir en arrière.

cigogne gaga

On ne peut revenir en arrière sauf sur mon blogue Nos ancêtres ou sur sa version anglaise Our Ancestors.

Ce blogue a été écrit avec beaucoup d’amour et beaucoup d’humour depuis le 28 janvier 2008.

Voici le tout premier billet. Il a été écrit sur Branchez-vous.com.

Branchez-vous

À ce moment-là je ne savais pas que le site allait mourir de sa belle mort en 2011. J’avais heureusement quitté le navire après 505 billets.

RIP Branchez-vous

J’ai quand même réussi à en exhumer une bonne centaine dont le tout premier.

En 2008 je ne savais rien de ma lignée paternelle à part que mon grand-père Léo et ma grand-mère Juliette avaient vécu sur la rue Mentana à Montréal. Je partais donc de très très loin. J’ignorais à l’époque ce qu’était le trouble de comportement narcissique, la colère qui m’habitait, et je n’avais aucune idée de la trâlée d’Américains et d’Américaines reliés à moi de près ou de loin.

Depuis, j’ai tout trouvé ou presque.

leo lagace 1931

Le petit Léo Junior

Mon oncle Florent que je mentionne dans mon premier texte est décédé depuis le mois août, et ma tante Evelyne, celle qui gardait précieusement les photos de famille dans deux sacs d’épicerie en plastique, est maintenant seule en résidence.En quelques semaines, elle a tout perdu… sa maison et son mari. Je me demande encore comment elle n’a pas perdu la raison.

Voici le texte intégral du premier de quelque 1358 billets qui parlent de Nos ancêtres depuis cinq ans. Je pense qu’il est encore d’actualité cinq années plus tard. Je n’ai pas changé un seul mot!

Les ancêtres

L’objectif premier de cette chronique sera de vous parler de généalogie en vous faisant connaître les ancêtres qui ont vécu à Ste-Anne-des-Plaines en 1852. On fera ainsi d’une pierre deux coups. Offrir aux gens de Ste-Anne-des-Plaines l’occasion de retrouver leurs ancêtres et aussi en connaître un peu plus sur l’histoire de ces gens. Cette chronique se veut un lieu d’échange afin de partager mes informations et aussi les vôtres.

Ma passion pour la généalogie date du mois d’août 2007 quand mon frère est venu me rendre visite.

Je sais que le texte peut sembler long, et il l’est effectivement, mais on ne peut aborder le sujet d’une passion en quelques lignes seulement.

Mon intérêt a vu le jour à la naissance de ma fille en 1979. J’avais alors rempli les cases de son arbre généalogique qui se trouvait au début de son album de bébé. Par la suite, cet intérêt s’est estompé.

J’avais rempli ceux de mes fils en 1982 et en 1984 en ajoutant quelques informations.

J’ai repris goût à la généalogie vers l’an 2000, l’année du bogue.

J’étais tombé par hasard sur le site de Planète Québec, maintenant Planète Généalogie, avec les banques généalogiques de Jean Sauvé. J’avais pu, alors, retrouver les ancêtres de ma mère, sauf que Jean l’avait fait naître le 21 juin au lieu du 27 juin. Je lui en avais fait part, mais il n’a jamais corrigé l’erreur.

Comme quoi, nul n’est prophète dans sa propre famille.

On se retrouve donc en août dernier.

Mon frère et moi, nous nous rencontrons une ou deux fois par année, mais on communique souvent ensemble. C’est peu, me direz-vous, mais c’est mieux que ceux et celles qui ne se voient qu’une fois tous les dix ans ou les cinquante ans dans un salon funéraire.

Et c’est bien là que réside l’intérêt des gens pour la généalogie.

Autrefois, les contacts familiaux étaient immédiats. Les voisins étaient un frère, le père, un oncle, un cousin, etc. Le rang de campagne ou la rue était un véritable arbre généalogique vivant. Le grand-père vivait aussi dans le ménage et finissait ses vieux jours en aidant son fils et ses petits-fils avec les travaux de ferme. Les liens de famille avaient alors une grande importance et le sentiment d’appartenance était fort.

Mais plus maintenant.

Les liens se font de plus en plus rares quand ils ne sont pas inexistants. Les gens vivent souvent à des centaines de kilomètres les uns des autres. On se voit dans le temps des Fêtes, et encore.

Nous sommes donc pour une 3e fois, au mois d’août dernier.

Mon frère m’apporte un sac avec plein de vieilles photos. Il y en avait une cinquantaine. Ma tante Évelyne, l’épouse de Florent, le frère de ma mère, les lui avait prêtées.

Florent est encore vivant. Il a maintenant 84 ans. Je l’avais vu la dernière fois en 1989 lors du décès de ma mère et je l’avais revu en 2006, quinze ans plus tard.

Mon cousin Alain m’avait invité pour fêter leur 50e anniversaire de mariage. Je ne pouvais pas refuser l’invitation, surtout que Florent et Évelyne sont des gens formidables, et que je fêtais moi aussi un anniversaire de mariage, le 30e.

Retournons donc pour une 4e fois au mois d’août dernier.

Je voyais sur les photos des gens que je ne connaissais pas, mais dont certains avaient été identifiés au verso de la photo.

Je tombe sur la photo d’Honoré Sauvé avec son épouse Julie Leroux.

20081205honoresauve

Les noms me disaient quelque chose. Je les avais vus dans la banque de Jean Sauvé. Au verso, je vois la mention « grand-père du père ». J’ai tout de suite reconnu l’écriture de ma mère. C’était donc son arrière-grand-père paternel, Honoré Sauvé, et mon arrière-arrière-grand-père maternel, et, par le fait même, l’arrière-arrière-arrière-grand-père de mes enfants – vous êtes chanceux, je n’ai pas encore de petits-enfants.

J’ai aussi trouvé la photo de Léon Sauvé, le fils d’Honoré, avec également sa carte mortuaire – moi qui avait peur des morts – qui recelait une foule de renseignements.

20081206Leon Sauve

Tout heureux de ces découvertes, je vais les partager avec mon fils Matieu. Il est impressionné quelques secondes, mais pas plus.

Même si je sais que la généalogie est bien loin de leur pensée, cette première chronique, contrairement à ce que vous pouvez penser, s’adressera avant tout aux jeunes adultes.

La généalogie ou la recherche de ses ancêtres est-elle vraiment une lointaine préoccupation des jeunes adultes?

Permettez-moi d’en douter. Avec l’éclatement des familles, le besoin de se situer comme individu dans une cellule familiale élargie prend une tout autre importance.

Je vois maintenant de plus en plus de jeunes adultes dans la vingtaine qui essaient de retrouver leurs lointains ancêtres.

Je me permets de citer ici – ne craignez rien nous ne reviendrons pas au mois d’août dernier – un passage d’un texte de Chantal Rialland, psychogénéalogiste.

Chantal Rialland est l’un des chefs de file en psychogénéalogie et l’auteur de l’ouvrage Cette Famille qui vit en nous que l’on trouve au Québec aux Éditions Marabout. Son livre a été diffusé, à ce jour, dans l’ensemble de la francophonie, à 100 000 exemplaires.

On ne fait pas de la généalogie « par hasard ».

Bien sûr, les motivations sont particulières à chacun et chacune.

Toutefois, beaucoup de généalogistes se retrouvent dans l’une ou plusieurs de ces situations :

Le besoin de connaître ses racines pour mieux se comprendre

Le désir de comprendre ses parents et ses grands-parents

Le souhait de « retrouver » une partie de la famille

Le souhait de « retrouver » la branche de l’un de ses parents

L’intuition ou la certitude d’un secret de famille

Le désir de transmettre le meilleur à ses enfants

Le désir de transmettre le meilleur à ses petits-enfants.

On voit bien que ces motivations ne s’adressent pas uniquement aux personnes du troisième âge.

Lorsqu’on est jeune et que les parents, les grands-parents et, pour certains, les arrière-grand-parents sont encore autour, il est facile de les questionner sur leurs ancêtres.

Le tout se fait en quelques minutes. Il s’agit de consigner soigneusement les informations et de les conserver précieusement quand la passion pour la généalogie se manifestera tôt ou tard. Nul besoin de fouiller dans les recensements canadiens de 1921, 1931, 1941, 1951, qui seront rendus publics en 2013, 2023, 2033, 2043, pour retrouver tous ces ancêtres.

Lors de la naissance d’un enfant, ils auront le goût soudain de retrouver leurs ancêtres, surtout quand leur vieille tante dira à tout le monde dans la famille que leur nouveau-né est le portrait tout craché du frère du grand-père maternel. L’album de bébé aura inévitablement un arbre généalogique vide avec ses cases qu’on s’empressera de remplir en glanant les renseignements à gauche et à droite. La plupart du temps, cet album sera rouvert quand leur enfant, devenu grand, sera à son tour un nouveau parent. Les informations écrites alors une vingtaine d’années plus tôt feront en sorte que l’album deviendra une mine de renseignements précieux pour autant qu’on ait pris le temps d’ajouter le plus d’informations pertinentes : nom, prénom, date et lieu de naissance, et dans certains cas, les renseignements sur le ou les mariages et les décès.

Dans toute recherche en généalogie, le document de base est le certificat ou le contrat de mariage.

Celui-ci contient, en effet, le nom des conjoints avec ceux de leurs parents. Le certificat de mariage permet donc remonter dans le temps. Sauf qu’aujourd’hui, on a un petit problème : les mariages sont de moins en moins nombreux et, de ce fait, les certificats de mariage aussi.

Il existe aussi des banques généalogiques toutes faites.

Les renseignements ne sont pas toujours fiables à 100 %, car ils sont basés sur les registres des paroisses ou les registres civils et on y retrouve des erreurs de transcriptions, surtout dans les noms. J’ai déjà Thérèse Ouellet, de son vrai nom, s’appeler tour à tour Tarèse Oullet dans le recensement de 1852, Thérèse Violette dans un acte de mariage d’un fils et Thérèse Omelette (sic) dans un autre…

Les autres outils de recherche ne sont pas toujours fiables et ne fournissent pas tous les renseignements.

Ceux qui ne jurent que par les registres officiels déchantent vite quand il voit un de leurs ancêtres changer de prénom à la naissance, à son mariage, aux mariages de ses enfants et finalement dans l’acte de sépulture. La plupart du temps, ils sont exacts, mais ils se glissent souvent des erreurs. Et quand on fait de la généalogie, les sources sont primordiales.

Quant aux recensements canadiens de 1852, 1881, 1901 et 1911, on n’a qu’à aller les consulter pour voir toutes les erreurs dans les noms, les prénoms et les dates de naissance…

La façon la plus sûre est donc le bouche à oreille.

Quand les gens sont vivants, bien entendu! N’est-ce pas une occasion en or d’aller rendre visite à ses grands-parents?

Quant à moi, mes grands-parents sont décédés en 1955, en 1962, en 1964 et en 1977.

Ma grand-mère Rosina Quesnel est décédée quand j’avais 6 ans. Juliette Métayer est morte en 1962.

Mon grand-père Léo Lagacé Senior parlait peu et Euclide Hormidas Sauvé, mort en 1977, souffrait d’Alzheimer.

Par contre maintenant, ils me parlent par leurs photos, dans les recensements canadiens et les registres officiels et je crois quelquefois que certains me sourient…

Je vous parlerai la prochaine fois d’un de mes ancêtres, un grand homme… que je n’ai jamais rencontré.

Si vous voulez partager anecdotes et photos… Cliquez ici pour me rejoindre.

3358, rue Ontario à Montréal

Je suis retourné 50 ans en arrière l’année dernière en allant sur la rue Ontario de mon adolescence.

J’ai plein de souvenirs quand je demeurais dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. J’habitais avec mes parents au 3e étage  juste en haut de la pharmacie au coin sud-ouest de Davidson et Ontario.


Un grand 7 et demi. La famille est demeurée là de 1960 à 1966 environ. Les dates précises n’ont pas tellement d’importance finalement. On n’avait pas de fleurs dans le tapis du salon. En fait, pas de tapis. La photo suivante a été prise du balcon. Mon frère Gilles l’avait apportée au début janvier avec celles que je vous ai montrées de mon père en 1950 quand il est rentré au Service Incendie de Montréal.

Gilles 003-1On aurait une photo de la parade de la Fête-Dieu, mais je ne suis pas certain. Je me rappelle par contre d’une procession dans les rues du quartier et des premiers vendredis du mois. 

J’ai été servant de messe vous savez. Pas une étape importante dans ma vie par contre. Pourtant, j’étais peut-être destiné tout comme mon frère à la prêtrise.

Photos de famille 018

Fascinant n’est-ce pas…

Photos de famille 037

Imaginez juste les sermons fort intéressants que j’aurais prononcés. Je me serais sûrement fait taper sur les doigts par l’évèque, mais les paroissiens ne seraient pas tombés endormis d’ennui pendant mes sermons.

Faut dire que je n’aurais pas eu de deux beaux petits-enfants et que je n’écrirais pas cette petite tranche de vie de ma petite vie. Bon, j’ai une autre photo à vous montrer…

Celle de la petite Pauline. Deux de ses filles m’ont trouvé sur Our Ancestors.

Wow! These photos are my family! My mother, Pauline Kaminski and her brother, Peter are with my Nana (Freida Kaminski Bleau) and their cousin, Joanie. I would like to know more about your search and our connection.

Comme d’habitude, je vous en reparle lundi prochain, question de ne pas prendre trop de votre temps.

Première édition de la Semaine nationale de la généalogie

C’est ça…

Tenez-moi pas au courant de la Première édition de la Semaine nationale de la généalogie…!

On aurait dû m’avertir. J’en aurais parlé sur mon blogue.

Une chance que la mère de mon petit-fils était là pour me mettre au courant.

Cliquez ici… 

En fait, elle ne le savait même pas elle non plus. C’est le hasard qui m’a guidé sur le site des Fromages d’ici et ce site de généalogie après qu’elle m’ait parlé de ses ancêtres maternels.

Je connaissais les sites, mais je ne m’y étais pas trop attardé bien que grand amateur de fromage comme le gars de la pub.

Benoît (Martin Perizzolo)

Brillantes ces pubs avec ce Ti-Jos Connaissant!

Nous au Québec, on a vraiment le sens de l’humour. 

Ça doit être à cause de nos politiciens.

Si je reviens aux choses sérieuses et aux fromages, j’ai trouvé une information sur le site associé aux fromages. Il m’a permis de reculer dans le temps d’un des ancêtres maternels de mon petit-fils.

Quelqu’un avait laissé ce message sur le site…

Le père d’Ernest (époux d’Alicia Couture) est André Chalifoux marié à Marie Louise Lapalme le 26 janvier 1869 à Dunham. J’ai repéré 8 enfants.

Il ne m’en fallait pas tant pour aiguiser mon insatiable appétit et me permettre de retracer Paul Chalifour, un autre ancêtre de mon petit-fils.

Je lui ai trouvé ceci sur Internet quand il saura lire.

Paul Chalifour est né le mercredi 26 décembre 1612, à Périgny à La Rochelle, en Aunis, département actuel de la Charente-Maritime. L’ancêtre des Chalifoux et Chalifour est baptisé au temple calviniste de La Rochelle, le 30 décembre suivant.

Nommé Paul Chalifour comme son père, laboureur, et fils de Marie Gabourit ou Gaborit, veuve en premières noces d’un nommé Renaud. Paul pratique le métier de charpentier.

- Il abjure le calviniste pour devenir catholique.

- Le 10 avril 1644, il épouse à Notre-Dame-de-Cogne de La Rochelle, Marie Jeannet. Cette dernière meurt avant 1647, année où Paul décide de venir s’établir en Nouvelle-France, juste avant de célébrer son 35e anniversaire de naissance.

- Grâce à son métier et à son expérience, l’ancêtre exécute un début de maître, dans la colonie.

- Le 28 septembre 1648, il est prêt à fonder un nouveau foyer. La bien-aimée se nomme Jacquette Archambault (16 ans) arrivée vers 1645, avec ses parents, les aïeux Jacques Archambault et Françoise Tourrault.

- Jacquette est née vers 1632, au hameau de Lardillière, à Dompierre-sur-Mer.

- Le couple Archambault-Chalifour-Chalifoux s’installe à Québec, où l’ouvrage ne manque pas.

- Le 16 mai 1649, Paul promet à Jean Juchereau, sieur de Maure, de lui fabriquer un moulin.

- Puis le 29 octobre, il élève la charpente d’un moulin à vent pour Jacques LeNeuf, sieur de La Poterie.

- Le 8 juillet 1652, les Chalifour reçoivent une concession située dans la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges. C’est à cet endroit que la famille installe ses pénates pour toujours.

- Le maître charpentier en 1654, prend comme apprenti pendant trois ans, Abraham Fiset, jeune de 20 ans, qui devient l’ancêtre Fiset.

- Au recensement de 1666, Paul Chalifour dit avoir 48 ans, alors qu’il en a 53, et Jacquette, 34 ans, vivent près de la Rivière Saint-Charles.

- Jean Talon, le 19 janvier 1671, demande à Paul Chalifour la construction d’un moulin à vent, à tour de bois de colombage, dans le village du Bourg Royal.

- Quatorze enfants naissent, tous ont leur acte de baptême inscrit dans le registre de Notre-Dame de Québec, entre le 5 octobre 1649 et le 31 janvier 1673.

Marguerite Chalifour, née en 1652, épouse en 1665, Jean Badeau, né en 1642, arrivé vers 1647 avec son père l’ancêtre Jacques Badeau et sa mère Anne Ardouin.

Françoise Chalifour, née en 1657, épouse en 1671, l’ancêtre Jacques Nolin, dit Deschatelets.

Louise Chalifour, née en 1661, épouse en 1678, l’ancêtre Joseph Vandandaigue, dit Gatebois.

- L’ancêtre Paul Chalifour-Chalifoux décède vers 1679, puis sa veuve, Jacquette Archambault est inhumée au mois de décembre 1705.

 En passant, êtes-vous allé faire un tour à La Fournée d’Hortensia hier?