Cinq ans déjà… 28 janvier 2008

C’est drôle le destin parfois.

Une rencontre et notre vie change du tout au tout et on ne peut plus revenir en arrière.

cigogne gaga

On ne peut revenir en arrière sauf sur mon blogue Nos ancêtres ou sur sa version anglaise Our Ancestors.

Ce blogue a été écrit avec beaucoup d’amour et beaucoup d’humour depuis le 28 janvier 2008.

Voici le tout premier billet. Il a été écrit sur Branchez-vous.com.

Branchez-vous

À ce moment-là je ne savais pas que le site allait mourir de sa belle mort en 2011. J’avais heureusement quitté le navire après 505 billets.

RIP Branchez-vous

J’ai quand même réussi à en exhumer une bonne centaine dont le tout premier.

En 2008 je ne savais rien de ma lignée paternelle à part que mon grand-père Léo et ma grand-mère Juliette avaient vécu sur la rue Mentana à Montréal. Je partais donc de très très loin. J’ignorais à l’époque ce qu’était le trouble de comportement narcissique, la colère qui m’habitait, et je n’avais aucune idée de la trâlée d’Américains et d’Américaines reliés à moi de près ou de loin.

Depuis, j’ai tout trouvé ou presque.

leo lagace 1931

Le petit Léo Junior

Mon oncle Florent que je mentionne dans mon premier texte est décédé depuis le mois août, et ma tante Evelyne, celle qui gardait précieusement les photos de famille dans deux sacs d’épicerie en plastique, est maintenant seule en résidence.En quelques semaines, elle a tout perdu… sa maison et son mari. Je me demande encore comment elle n’a pas perdu la raison.

Voici le texte intégral du premier de quelque 1358 billets qui parlent de Nos ancêtres depuis cinq ans. Je pense qu’il est encore d’actualité cinq années plus tard. Je n’ai pas changé un seul mot!

Les ancêtres

L’objectif premier de cette chronique sera de vous parler de généalogie en vous faisant connaître les ancêtres qui ont vécu à Ste-Anne-des-Plaines en 1852. On fera ainsi d’une pierre deux coups. Offrir aux gens de Ste-Anne-des-Plaines l’occasion de retrouver leurs ancêtres et aussi en connaître un peu plus sur l’histoire de ces gens. Cette chronique se veut un lieu d’échange afin de partager mes informations et aussi les vôtres.

Ma passion pour la généalogie date du mois d’août 2007 quand mon frère est venu me rendre visite.

Je sais que le texte peut sembler long, et il l’est effectivement, mais on ne peut aborder le sujet d’une passion en quelques lignes seulement.

Mon intérêt a vu le jour à la naissance de ma fille en 1979. J’avais alors rempli les cases de son arbre généalogique qui se trouvait au début de son album de bébé. Par la suite, cet intérêt s’est estompé.

J’avais rempli ceux de mes fils en 1982 et en 1984 en ajoutant quelques informations.

J’ai repris goût à la généalogie vers l’an 2000, l’année du bogue.

J’étais tombé par hasard sur le site de Planète Québec, maintenant Planète Généalogie, avec les banques généalogiques de Jean Sauvé. J’avais pu, alors, retrouver les ancêtres de ma mère, sauf que Jean l’avait fait naître le 21 juin au lieu du 27 juin. Je lui en avais fait part, mais il n’a jamais corrigé l’erreur.

Comme quoi, nul n’est prophète dans sa propre famille.

On se retrouve donc en août dernier.

Mon frère et moi, nous nous rencontrons une ou deux fois par année, mais on communique souvent ensemble. C’est peu, me direz-vous, mais c’est mieux que ceux et celles qui ne se voient qu’une fois tous les dix ans ou les cinquante ans dans un salon funéraire.

Et c’est bien là que réside l’intérêt des gens pour la généalogie.

Autrefois, les contacts familiaux étaient immédiats. Les voisins étaient un frère, le père, un oncle, un cousin, etc. Le rang de campagne ou la rue était un véritable arbre généalogique vivant. Le grand-père vivait aussi dans le ménage et finissait ses vieux jours en aidant son fils et ses petits-fils avec les travaux de ferme. Les liens de famille avaient alors une grande importance et le sentiment d’appartenance était fort.

Mais plus maintenant.

Les liens se font de plus en plus rares quand ils ne sont pas inexistants. Les gens vivent souvent à des centaines de kilomètres les uns des autres. On se voit dans le temps des Fêtes, et encore.

Nous sommes donc pour une 3e fois, au mois d’août dernier.

Mon frère m’apporte un sac avec plein de vieilles photos. Il y en avait une cinquantaine. Ma tante Évelyne, l’épouse de Florent, le frère de ma mère, les lui avait prêtées.

Florent est encore vivant. Il a maintenant 84 ans. Je l’avais vu la dernière fois en 1989 lors du décès de ma mère et je l’avais revu en 2006, quinze ans plus tard.

Mon cousin Alain m’avait invité pour fêter leur 50e anniversaire de mariage. Je ne pouvais pas refuser l’invitation, surtout que Florent et Évelyne sont des gens formidables, et que je fêtais moi aussi un anniversaire de mariage, le 30e.

Retournons donc pour une 4e fois au mois d’août dernier.

Je voyais sur les photos des gens que je ne connaissais pas, mais dont certains avaient été identifiés au verso de la photo.

Je tombe sur la photo d’Honoré Sauvé avec son épouse Julie Leroux.

20081205honoresauve

Les noms me disaient quelque chose. Je les avais vus dans la banque de Jean Sauvé. Au verso, je vois la mention « grand-père du père ». J’ai tout de suite reconnu l’écriture de ma mère. C’était donc son arrière-grand-père paternel, Honoré Sauvé, et mon arrière-arrière-grand-père maternel, et, par le fait même, l’arrière-arrière-arrière-grand-père de mes enfants – vous êtes chanceux, je n’ai pas encore de petits-enfants.

J’ai aussi trouvé la photo de Léon Sauvé, le fils d’Honoré, avec également sa carte mortuaire – moi qui avait peur des morts – qui recelait une foule de renseignements.

20081206Leon Sauve

Tout heureux de ces découvertes, je vais les partager avec mon fils Matieu. Il est impressionné quelques secondes, mais pas plus.

Même si je sais que la généalogie est bien loin de leur pensée, cette première chronique, contrairement à ce que vous pouvez penser, s’adressera avant tout aux jeunes adultes.

La généalogie ou la recherche de ses ancêtres est-elle vraiment une lointaine préoccupation des jeunes adultes?

Permettez-moi d’en douter. Avec l’éclatement des familles, le besoin de se situer comme individu dans une cellule familiale élargie prend une tout autre importance.

Je vois maintenant de plus en plus de jeunes adultes dans la vingtaine qui essaient de retrouver leurs lointains ancêtres.

Je me permets de citer ici – ne craignez rien nous ne reviendrons pas au mois d’août dernier – un passage d’un texte de Chantal Rialland, psychogénéalogiste.

Chantal Rialland est l’un des chefs de file en psychogénéalogie et l’auteur de l’ouvrage Cette Famille qui vit en nous que l’on trouve au Québec aux Éditions Marabout. Son livre a été diffusé, à ce jour, dans l’ensemble de la francophonie, à 100 000 exemplaires.

On ne fait pas de la généalogie « par hasard ».

Bien sûr, les motivations sont particulières à chacun et chacune.

Toutefois, beaucoup de généalogistes se retrouvent dans l’une ou plusieurs de ces situations :

Le besoin de connaître ses racines pour mieux se comprendre

Le désir de comprendre ses parents et ses grands-parents

Le souhait de « retrouver » une partie de la famille

Le souhait de « retrouver » la branche de l’un de ses parents

L’intuition ou la certitude d’un secret de famille

Le désir de transmettre le meilleur à ses enfants

Le désir de transmettre le meilleur à ses petits-enfants.

On voit bien que ces motivations ne s’adressent pas uniquement aux personnes du troisième âge.

Lorsqu’on est jeune et que les parents, les grands-parents et, pour certains, les arrière-grand-parents sont encore autour, il est facile de les questionner sur leurs ancêtres.

Le tout se fait en quelques minutes. Il s’agit de consigner soigneusement les informations et de les conserver précieusement quand la passion pour la généalogie se manifestera tôt ou tard. Nul besoin de fouiller dans les recensements canadiens de 1921, 1931, 1941, 1951, qui seront rendus publics en 2013, 2023, 2033, 2043, pour retrouver tous ces ancêtres.

Lors de la naissance d’un enfant, ils auront le goût soudain de retrouver leurs ancêtres, surtout quand leur vieille tante dira à tout le monde dans la famille que leur nouveau-né est le portrait tout craché du frère du grand-père maternel. L’album de bébé aura inévitablement un arbre généalogique vide avec ses cases qu’on s’empressera de remplir en glanant les renseignements à gauche et à droite. La plupart du temps, cet album sera rouvert quand leur enfant, devenu grand, sera à son tour un nouveau parent. Les informations écrites alors une vingtaine d’années plus tôt feront en sorte que l’album deviendra une mine de renseignements précieux pour autant qu’on ait pris le temps d’ajouter le plus d’informations pertinentes : nom, prénom, date et lieu de naissance, et dans certains cas, les renseignements sur le ou les mariages et les décès.

Dans toute recherche en généalogie, le document de base est le certificat ou le contrat de mariage.

Celui-ci contient, en effet, le nom des conjoints avec ceux de leurs parents. Le certificat de mariage permet donc remonter dans le temps. Sauf qu’aujourd’hui, on a un petit problème : les mariages sont de moins en moins nombreux et, de ce fait, les certificats de mariage aussi.

Il existe aussi des banques généalogiques toutes faites.

Les renseignements ne sont pas toujours fiables à 100 %, car ils sont basés sur les registres des paroisses ou les registres civils et on y retrouve des erreurs de transcriptions, surtout dans les noms. J’ai déjà Thérèse Ouellet, de son vrai nom, s’appeler tour à tour Tarèse Oullet dans le recensement de 1852, Thérèse Violette dans un acte de mariage d’un fils et Thérèse Omelette (sic) dans un autre…

Les autres outils de recherche ne sont pas toujours fiables et ne fournissent pas tous les renseignements.

Ceux qui ne jurent que par les registres officiels déchantent vite quand il voit un de leurs ancêtres changer de prénom à la naissance, à son mariage, aux mariages de ses enfants et finalement dans l’acte de sépulture. La plupart du temps, ils sont exacts, mais ils se glissent souvent des erreurs. Et quand on fait de la généalogie, les sources sont primordiales.

Quant aux recensements canadiens de 1852, 1881, 1901 et 1911, on n’a qu’à aller les consulter pour voir toutes les erreurs dans les noms, les prénoms et les dates de naissance…

La façon la plus sûre est donc le bouche à oreille.

Quand les gens sont vivants, bien entendu! N’est-ce pas une occasion en or d’aller rendre visite à ses grands-parents?

Quant à moi, mes grands-parents sont décédés en 1955, en 1962, en 1964 et en 1977.

Ma grand-mère Rosina Quesnel est décédée quand j’avais 6 ans. Juliette Métayer est morte en 1962.

Mon grand-père Léo Lagacé Senior parlait peu et Euclide Hormidas Sauvé, mort en 1977, souffrait d’Alzheimer.

Par contre maintenant, ils me parlent par leurs photos, dans les recensements canadiens et les registres officiels et je crois quelquefois que certains me sourient…

Je vous parlerai la prochaine fois d’un de mes ancêtres, un grand homme… que je n’ai jamais rencontré.

Si vous voulez partager anecdotes et photos… Cliquez ici pour me rejoindre.

3358, rue Ontario à Montréal

Je suis retourné 50 ans en arrière l’année dernière en allant sur la rue Ontario de mon adolescence.

J’ai plein de souvenirs quand je demeurais dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. J’habitais avec mes parents au 3e étage  juste en haut de la pharmacie au coin sud-ouest de Davidson et Ontario.


Un grand 7 et demi. La famille est demeurée là de 1960 à 1966 environ. Les dates précises n’ont pas tellement d’importance finalement. On n’avait pas de fleurs dans le tapis du salon. En fait, pas de tapis. La photo suivante a été prise du balcon. Mon frère Gilles l’avait apportée au début janvier avec celles que je vous ai montrées de mon père en 1950 quand il est rentré au Service Incendie de Montréal.

Gilles 003-1On aurait une photo de la parade de la Fête-Dieu, mais je ne suis pas certain. Je me rappelle par contre d’une procession dans les rues du quartier et des premiers vendredis du mois. 

J’ai été servant de messe vous savez. Pas une étape importante dans ma vie par contre. Pourtant, j’étais peut-être destiné tout comme mon frère à la prêtrise.

Photos de famille 018

Fascinant n’est-ce pas…

Photos de famille 037

Imaginez juste les sermons fort intéressants que j’aurais prononcés. Je me serais sûrement fait taper sur les doigts par l’évèque, mais les paroissiens ne seraient pas tombés endormis d’ennui pendant mes sermons.

Faut dire que je n’aurais pas eu de deux beaux petits-enfants et que je n’écrirais pas cette petite tranche de vie de ma petite vie. Bon, j’ai une autre photo à vous montrer…

Celle de la petite Pauline. Deux de ses filles m’ont trouvé sur Our Ancestors.

Wow! These photos are my family! My mother, Pauline Kaminski and her brother, Peter are with my Nana (Freida Kaminski Bleau) and their cousin, Joanie. I would like to know more about your search and our connection.

Comme d’habitude, je vous en reparle lundi prochain, question de ne pas prendre trop de votre temps.

Première édition de la Semaine nationale de la généalogie

C’est ça…

Tenez-moi pas au courant de la Première édition de la Semaine nationale de la généalogie…!

On aurait dû m’avertir. J’en aurais parlé sur mon blogue.

Une chance que la mère de mon petit-fils était là pour me mettre au courant.

Cliquez ici… 

En fait, elle ne le savait même pas elle non plus. C’est le hasard qui m’a guidé sur le site des Fromages d’ici et ce site de généalogie après qu’elle m’ait parlé de ses ancêtres maternels.

Je connaissais les sites, mais je ne m’y étais pas trop attardé bien que grand amateur de fromage comme le gars de la pub.

Benoît (Martin Perizzolo)

Brillantes ces pubs avec ce Ti-Jos Connaissant!

Nous au Québec, on a vraiment le sens de l’humour. 

Ça doit être à cause de nos politiciens.

Si je reviens aux choses sérieuses et aux fromages, j’ai trouvé une information sur le site associé aux fromages. Il m’a permis de reculer dans le temps d’un des ancêtres maternels de mon petit-fils.

Quelqu’un avait laissé ce message sur le site…

Le père d’Ernest (époux d’Alicia Couture) est André Chalifoux marié à Marie Louise Lapalme le 26 janvier 1869 à Dunham. J’ai repéré 8 enfants.

Il ne m’en fallait pas tant pour aiguiser mon insatiable appétit et me permettre de retracer Paul Chalifour, un autre ancêtre de mon petit-fils.

Je lui ai trouvé ceci sur Internet quand il saura lire.

Paul Chalifour est né le mercredi 26 décembre 1612, à Périgny à La Rochelle, en Aunis, département actuel de la Charente-Maritime. L’ancêtre des Chalifoux et Chalifour est baptisé au temple calviniste de La Rochelle, le 30 décembre suivant.

Nommé Paul Chalifour comme son père, laboureur, et fils de Marie Gabourit ou Gaborit, veuve en premières noces d’un nommé Renaud. Paul pratique le métier de charpentier.

- Il abjure le calviniste pour devenir catholique.

- Le 10 avril 1644, il épouse à Notre-Dame-de-Cogne de La Rochelle, Marie Jeannet. Cette dernière meurt avant 1647, année où Paul décide de venir s’établir en Nouvelle-France, juste avant de célébrer son 35e anniversaire de naissance.

- Grâce à son métier et à son expérience, l’ancêtre exécute un début de maître, dans la colonie.

- Le 28 septembre 1648, il est prêt à fonder un nouveau foyer. La bien-aimée se nomme Jacquette Archambault (16 ans) arrivée vers 1645, avec ses parents, les aïeux Jacques Archambault et Françoise Tourrault.

- Jacquette est née vers 1632, au hameau de Lardillière, à Dompierre-sur-Mer.

- Le couple Archambault-Chalifour-Chalifoux s’installe à Québec, où l’ouvrage ne manque pas.

- Le 16 mai 1649, Paul promet à Jean Juchereau, sieur de Maure, de lui fabriquer un moulin.

- Puis le 29 octobre, il élève la charpente d’un moulin à vent pour Jacques LeNeuf, sieur de La Poterie.

- Le 8 juillet 1652, les Chalifour reçoivent une concession située dans la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges. C’est à cet endroit que la famille installe ses pénates pour toujours.

- Le maître charpentier en 1654, prend comme apprenti pendant trois ans, Abraham Fiset, jeune de 20 ans, qui devient l’ancêtre Fiset.

- Au recensement de 1666, Paul Chalifour dit avoir 48 ans, alors qu’il en a 53, et Jacquette, 34 ans, vivent près de la Rivière Saint-Charles.

- Jean Talon, le 19 janvier 1671, demande à Paul Chalifour la construction d’un moulin à vent, à tour de bois de colombage, dans le village du Bourg Royal.

- Quatorze enfants naissent, tous ont leur acte de baptême inscrit dans le registre de Notre-Dame de Québec, entre le 5 octobre 1649 et le 31 janvier 1673.

Marguerite Chalifour, née en 1652, épouse en 1665, Jean Badeau, né en 1642, arrivé vers 1647 avec son père l’ancêtre Jacques Badeau et sa mère Anne Ardouin.

Françoise Chalifour, née en 1657, épouse en 1671, l’ancêtre Jacques Nolin, dit Deschatelets.

Louise Chalifour, née en 1661, épouse en 1678, l’ancêtre Joseph Vandandaigue, dit Gatebois.

- L’ancêtre Paul Chalifour-Chalifoux décède vers 1679, puis sa veuve, Jacquette Archambault est inhumée au mois de décembre 1705.

 En passant, êtes-vous allé faire un tour à La Fournée d’Hortensia hier?

La présomption

La pire ennemie du généalogiste.

Il y a bien sûr la folie, mais ça c’est autre chose… qui relève de la psychiatrie.

La présomption comme le cas de Julia Roy soulevé hier. Elle aurait des ancêtres américains et irlandais.

 

Voyez-vous, je ne trouve Julia Roy nulle part sauf en 1891 dans cette page de recensement.

Bien sûr que je la retrouve en 1901 et 1911 avec son mari Arthur Hotte, mais rien ne confirme que la Julia 1891 est la même que la Julia 1901 et 1911.

J’en suis rendu là avec Julia, une des grand-mères de Michel.

Je ne trouverais peut-être jamais la réponse, mais cépasgrave. Vaut mieux présumer pour ensuite se rétracter tout penaud que de rester sur place et attendre que les choses nous tombent du ciel en généalogie.

Je pense que je suis maintenant rendu un expert généalogiste amateur avec une majeure en présomption et une mineure en recensement, et aussi un fort penchant pour l’écriture et le partage…

34 ans d’enseignement ça doit déteindre un ti peu!

Revenons aux ancêtres de mon copain de collège des années 60: Auréa Gravel.

Gravel, ça me disait de quoi.

Ce fut suffisant pour me motiver à retracer cette lignée de mon vieil ami Michel retrouvé après 42 ans…, mais retracer cette lignée ne fut pas si facile.

Une petite bière avec ça… prise 2

J’ai vraiment eu de la chance quand j’ai mis la main sur ce petit livret…


 

J’avais numérisé toutes les pages.

Voici la deuxième de couverture…

 

Je voulais tous vous les présenter…, mais mon projet est tombé à l’eau.

 


 

Ça aurait pris presque trois ans.

Rien que ça… pendant 142 semaines.


Sauf que, quand l’occasion se présente de vous présenter un ancêtre…

Tadam!

Maintenant la lecture de ceci a bien meilleur goût…

Mon article de la semaine dernière

Un billet que j’aurais mettre en mars dernier.

Il se voulait la suite de celui-ci.

Je vais le mettre, car on ne sait jamais.

Le voici.

Méchante prémonition!

Une autre histoire complètement différente se pointe à l’horizon. L’histoire d’un émigrant français qui se retrouve à la Nouvelle-Orléans à la fin des années 1850. 

On recherche ses ancêtres depuis 2000.

C’est Grace qui m’a mis au parfum la semaine dernière. C’est grâce à Grace que ma 4e cousine a trouvé mon petit message sur le forum d’Ancestry. Grace cherche depuis longtemps son ancêtre Henri Jean Lagasse, et elle m’a demandé mon aide. Je ne pouvais refuser… vous me connaissez.

On retrouve Henri Jean Lagasse à la Nouvelle-Orléans dans le recensement américain de 1900.

Il a 69 ans. Il a émigré aux États-Unis en 1859.

Ici c’est le message, que j’ai traduit, laissé en 2000 par un de ses descendants sur le forum d’Ancestry.

Mon nom est Paul Chandler. Ma mère s’appelle Sarah Glory Chandler. Mon grand-père est Henry Glory. Mon arrière-grand-mère était Annie Mary Lagasse Glory (1894-1970). Mon arrière-arrière-grand-père était Joseph Lagasse (1873?-1957). Mon arrière-arrière-arrière-grand-père était Henry Lagasse (1831-1909). CE Henry était marié à Mathilda Dazet, et selon leur monument à  Lafayette #2 (PAS L#1 de l’autre côté de la rue Commander’s Palace) ils étaient tous deux originaires de France. Henry et Mathilda eurent deux fils et trois filles. Les fils étaient Paul (1862-1935) et Joseph (mon ancêtre). Joseph eut au moins 11 enfants. Paul eut au moins 13 enfants. Chaque fils eurent beaucoup de fils à un tel point que je suis parent à tous les Lagasse dans la ville sauf le célèbre  Emeril qui vient du Nord des États-Unis. Paul eut un fils Henry qui eut un fils nommé Henry. Joseph eut deux Henry (un décédé lorsqu’il était nourrisson).

Quel Henry est ton grand-père? Je pense que le premier Henry vint à la Nouvelle-Orléans avant la guerre de Sécession.

Voici maintenant la réponse que Grace lui avait envoyé.

Eh bien, ça parle au diable, Paul tu es parent avec moi!

Mon grand-père était Joseph Robert Lagasse (18 mars 1899 – 17 avril  1954). Il a marié ma grand-mère, Mary Gerdes Cook le 6 août 1919 en la paroisse Our Lady of Good Counsel Catholic à la Nouvelle-Orléans.

Il était le fils de Joseph Lucien Lagasse, mon arrière-grand-père, ton  arrière-arrière-grand-père. J’ai vu un point d’interrogation à côté de sa date de naissance. Il est né le 17 janvier 1872. Il a marié Josephine Schneeburger (pas certaine de la date) à la Nouvelle-Orléans et il est décédé le 14 août 1957 à la Nouvelle-Orléans.

Mon arrière-arrière-grand-père était Henri Jean Lagasse, qui était ton arrière-arrière-arière grand-père. Il était né en  France (pas certaine où) le 9 mai 1831 et est décédé à la Nouvelle-Orléans le 4 décembre 1909. Il a marié Matilde Dazet quelque part en France parce que premier enfant, Marie ou Mary, est née en 1857 en France selon le recensement de 1880.

J’ai trouvé Matilda Dazet, à l’âge vénérable de 70 ans et Henri Jean Lagasse, âgé de 69 ans, dans le recensement américain de 1900. Cela confirme leur mariage en 1859 en France…. sans toutefois indiqué l’endroit. Intéressant car il aurait eu Mary avant leur mariage. Le recensement de 1900 indique que ses parents sont nés également en France. En 1900, on lit que Matilde a encore 5 enfants vivants des 7 enfants qu’elle a eus. De plus, j’ai trouvé deux manifestes de navires avec le nom d’Henri Jean Lagasse.

VOICI LE PREMIER MANIFESTE D’HENRI JEAN LAGASSE

New York Passenger Lists, 1820-1957 à propos d’Henri Lagasse
Nom: Henri Lagasse
Date d’arrivée: 28 août 1898
Année de naissance: vers 1831
Âge: 67 ans
Sexe: mâle
Ethnie/Race-/Nationalité: américain
Originaire de: États-Unis
Port du départ: Havre
Port d’arrivée: New York, New York
Nom du navire: La Touraine

LE DEUXIÈME MANIFESTE indique, parce que je ne l’ai pas sous mes yeux actuellement, que..

Henri Jean Lagasse était sur la liste des passagers en 1897. Il avait 66 ans et revenait de France. Il était parti de Boulogne-sur-Mer en France. Je me demande pourquoi un homme âgé de 66 ans irait en France – à moins du décès de quelqu’un. Sa mère ou son père. qu’en penses-tu? Boulogne-sur-Mer est une ville dans le nord de la France. Je vois mal Henri, âgée de 66 ans, voyagé si loin de ce port à son âge en 1897. Je fais des recherches dans cette région et dans les régions avoisinantes pour voir si des Lagasse y vivraient. Aussi près du port du Havre en France. Ma dernière tante toujours vivante, Glory Lagasse Cronin, dit qu’elle pense que les Lagasse viendraient d’Alsace-Lorraine.. Je ne suis pas certaine.

Si tu peux, réponds s.v.p à ce message..

Merci, Grace

P.S. Ma mère, Grace, avait l’habitude de parler tout le temps de son oncle Henry Glory. Elle demeurait sur la rue Annunciation dans les quartiers résidentiels de la Nouvelle-Orléans. Je pense qu’ils ne demeuraient pas tellement loin de là.

Bon, la bouteille est lancée à la mer en direction du port du Havre…

On ne sait jamais. Un descendant de cette famille Lagasse qui vit en France pourra la trouver sur la bord d’une plage et m’écrire un petit commentaire ci-dessous.

Fin du billet

Épilogue

Le mois dernier, la conjointe d’un descendant de Henri Jean Lagasse m’a écrit un commentaire sur mon blogue Our Ancestors.

Elle cherchait les ancêtres de son défunt mari. J’ai fait les liens entre lui et Henri Jean Lagasse. Henri Jean Lagasse. aurait été originaire d’Alsace-Lorraine et n’aurait ainsi aucun lien avec ma lignée paternelle.

Bon, je vais arrêter de vous niaiser… Prise 2

J’avais écrit ce billet en octobre 2010.

Je ne sais pas si vous vous en rappelez. Le voici en reprise. L’original est ici.

Toute cette histoire a commencé en août dernier.

Un Américain du Michigan m’avait mis un commentaire sur la version anglaise de mon blogue.

Il me disait qu’il était un descendant de Maxime Neveu et Scholastique Lauzon.

Hello!
I am looking for information about Scholastique Lauzon. I know that she married Maxime Neveu and had a daughter in 1851 in Sainte-Anne-des-Plaines named Leocadie Neveu.

I gave some more information if you think you can help me out.

Thanks,
Sam
Michigan, USA

J’avais commencé à l’aider en cherchant des informations sur le site des mormons.

Pis là, quelqu’un d’autre m’a écrit la semaine dernière.

Ça, je vous en parle demain, car je n’écris plus autant qu’avant.

Je me contrôle même si c’est difficile.

Ça, je vais en parler uniquement sur ma version anglaise…

Eh bien, je n’en ai jamais parlé finalement!

Je m’étais perdu en chemin avec la famille de Maxime Neveu et de Scholastique Lauzon.

Le Michigan c’était par là…

Sauf qu’un descendant d’Olivier Caron vient de m’écrire sur Ancestry. Il a trouvé un lien avec moi dans son arbre.

Hello

I’m writing regarding info on Olivier Caron (born 1875) who married Marie Alice Lagasse. He is my great-grandfather and we are trying to learn more about that side of the family.

Thanks,
Keith

Il cherche des infos sur cette branche d’ancêtres…

Il n’est pas sorti du bois… avec toute l’histoire d’une autre Alice LaGasse qui cherchait les ancêtres de son père en 2010, et qui avait plein de photos qu’elle voulait se débarrasser tout comme ma 3e cousine Sandy qui avait celle-ci.

Excusez le retard

J’espère juste que vous n’êtes pas rivé à votre ordinateur depuis le matin en attente de mon article…

Une descendante de Pierre Gauthier dit Saguingoira, l’ancêtre de Sophie Gauthier, s’est manifestée en fin de semaine et j’avais un ti-peu de recherche à faire. Elle avait tardé à me répondre suite à son courriel et aux informations que je lui avais envoyées il y a 15 jours.

Hello!

I was wondering if your family tree is possibly related to me so I can research my ancestors. My Grandpa was Llyod Marshal Seymour born 1889 and died 1946. He had a daughter Viva Mary Seymour. Unfortunately this is all the information I have besides they lived in Michigan. Are they connected to your family tree?

Tout ça, on le doit grâce à Michel Lauzon, un fin limier…

Michel m’avait écrit un message il y a fort longtemps…

Marie-Rose Gauthier avait aussi une sœur nommée Sophie. Celle-ci épouse Jean-Baptiste Couture le 17 novembre 1845 à la basilique Notre-Dame de Montréal.

Ils demeurent à Coteau-du-Lac, puis déménage aux États-Unis… Ils semblent avoir fait leurs vies dans l’état de New-York… Jean-Baptiste Couture devient John Seymour… et Gauthier semble devenir… Gokey.

Si je trouve autre chose, je te ferai parvenir…

Amuse-toi bien…
À la prochaine

Michel Lauzon

Un vrai devin que ce Michel!

Une belle aventure qui commence…, car des descendants de John Seymour et Sophie Gokey ont découvert mon site Ancestry sur les ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines.

J’ai trouvé la fille et la petite-fille de l’arrière-petite-fille de Sophie Gauthier et Jean-Baptiste Couture (John Seymour). J’espère juste qu’il comprenne ma douce folie pour la généalogie.

This will never stop…

Larosae Gotié et sa soeur Sophie

Vous vous rappelez de mon histoire sur Larosae Gotié…?

Non? La revoici…

Michel Lauzon m’a écrit la semaine dernière… et m’a envoyé ça.

Fascinant n’est-ce pas…!

Michel Lauzon cherche encore désespérément le mariage d’Edwidge Neveu et Zéphirin Morel…

Ici c’est l’acte de mariage de la soeur d’Edwidge… Léocadie Neveu!

Il se questionnait sur Larosae Gotié

Cliquez sur l’image…

Vous en perdez votre latin… hein…!

Heureusement que j’ai fait mon cours classique.

Et moi qui me demandait en 1960 à quoi ça pouvait bien servir d’apprendre le latin.

On y va…

On a donc ça…

Cliquez…

Cliquez…

Le jour du 2 janvier 1867 Joseph Girard fils de Joseph et de Larosae Gotié âgé de 20 ans et Lacadia Neveu fille de Maxime Neveu et Scholastique Lozon âgé de 16 ans mariés ensemble devant deux témoins Auguste Dufrène et Anna Granger.

J’avais déjà parlé de Léocadie Neveu et de son mari, Joseph Girard ou Gerard, en vous parlant de cette photo…



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Ce qui m’amènera à vous parler de Larosae Gotié.

On nage en plein Da Vinci Code

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Eh bien, j’étais pas mal excité samedi matin quand une descendante de la famille Gauthier et de la famille Couture m’a écrit …

Hello!

I was wondering if your family tree is possibly related to me so I can research my ancestors. My Grandpa was Llyod Marshal Seymour born 1889 and died 1946. He was married to Eunice Charity Copenhaven 1901-1976 and he had a daughter Viva Mary Seymour (1921-1989). Viva Mary Seymour married Joseph Wilson Roberts (1915-1994). Unfortunately this is all the information I have besides they lived in Michigan. Are they connected to your family tree?

Elle ne sait rien de ses ancêtres canadiens-français!

Famille Seymour?

L’ancêtre est Guillaume Couture.

Toute la famille Couture d’Amérique est issue du même ancêtre, le légendaire Guillaume Cousture, arrivé en Nouvelle-France vers 1640. Il était originaire de la paroisse Saint-Godard-de-Rouen, en Normandie. On peut supposer qu’il fut recruté par le père René Goupil alors qu’il était en Normandie, car le jeune Guillaume prononça des vœux en tant que «donné», offrant ainsi ses services aux Jésuites en échange d’un hébergement et de nourriture.

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J’avais parlé déjà de son ancêtre et de ses descendants au Michigan dans cet article.

 

Les origines des Québécois

De quoi faire réfléchir en cette fin de semaine pluvieuse.

Deux textes de Richard Lauzon.

Un peu longs, mais très bons.

Théorie sur l’origine des Québécois

Théorie sur l’origine des Québécois (suite)

Note de Richard Lauzon :

J’ai deux petites rectifications à apporter à mon premier texte, publié dans le journal de Liaison de l’Association des Familles Lauzon d’Amérique "La Chaudronnée".
Soit à la page 17
….m’a toujours fait penser au fameux "buisson ardent" de Moïse (et non pas d’Abraham) qui brûlait sans se consumer…

D’autre part, page 18
Il racontait que sa première source d’informations fut monsieur Jean Lauzon et non pas Gérard (M-357) qui est le frère de ce dernier.

Richard Lauzon