Charles Bilodeau, cuisinier durant la Guerre civile américaine – Prise 2

Vous comprendrez à la toute fin pourquoi je brise ma promesse…

J’avais écrit un article sur ce Charles Bilodeau.

Cliquez ici

J’ai toujours été fasciné par les guerres.

En fait cette fascination tient plus à cause de leur stupidité et aussi celle des politiciens qui envoient les soldats mourir à leur place pour la mère-patrie.

Tiens ça me donne le goût d’un petit Jos Louis de parler de ça…

Cliquez sur l’image si vous avez le goût


Quant à la Guerre civile américaine, elle restera sans doute dans le livre des records Guinness au chapitre de la stupidité des guerres quoique je ne veuille rien enlever à celle de 1914-1918 ni à celle de 1939-1945 ou à celle de Corée qui soit-dit en passant, n’est pas encore terminée.

Les Coréens se regardent encore comme des chiens de faïence.

Tout ce petit préambule pour vous parler encore de Charles…

J’ai trouvé ça sur Internet…

Birth: 1834, St-Lazare,Bellechasse,Québec
Death: 8 NOV 1901, St. Lazare de Be, Québec
Burial: St. Lazare de Be,Québec

Father: Charles Bilodeau
Mother: Angelique Paquet

Notes
Veteran of US Civil War (Union Army) – Enrolled 12 Oct 1861, served until 1865 as a cook, primarily. His journal of some 40 pages (in French) remains in the hands of his direct descendants. A photograph of him in uniform indicates his rank as Corporal, but the exact date of this photograph is unknown.

Source: Au coeur de Bellechasse: Saint-Lazare, 150 ans de vie paroissiale, Eugène Côté, Bibliothèque nationale du Québec, Dépôt légal, 2e trimestre, 1982.

First Cousin, 4 times removed from Patrick O’Shea
He had 2 sons and 7 daughters.
In 1886, he had 129 arpents of land (in the Sixième Rang, Nos. 448-36) in St-Lazare, valued at $1900.00.

Il y aurait donc une photo de lui en uniforme.

J’espère qu’un de ses descendants lira mon blogue.

Pour en savoir plus sur l’enrôlement des Canadiens-français durant la Guerre civile, cliquez ici.

C’est en anglais, mais c’est fort intéressant.

La prochaine fois, je vous reparle de l’école de rang, car je n’ai pas eu le temps d’écrire mon article encore…

Comme je le disais l’autre fois…

Y’a pas le feu.

Fin

Bonjour M. Lagacé,

J’ai lu votre article datant du 3 mai 2011 concernant Charles Bilodeau qui était le père de ma grand-mère paternelle Amanda Bilodeau. Elle a marié Adélard Brochu de St-Lazare et un de leurs fils, feu Ernest, est mon père.

J’ai des photos de Charles Bilodeau et de sa femme Marie Laverdière. Vous pouvez les voir sur le site Généalogie du Québec (www.nosorigines.qc.ca) mais je peux vous envoyer les originales numérisées si vous le désirez.


Une petite bière avec ça… prise 3

J’avais vraiment eu de la chance en septembre 2010 quand j’avais mis la main sur ce petit livret…

Il m’avait été donné par monsieur Corbeil, mon mitrailleur de l’escadrille 425 Alouette.


 

J’avais numérisé toutes les pages.

Voici la deuxième de couverture…

 

Je voulais tous vous les présenter…, mais mon projet était tombé à l’eau.

 


Ça m’aurait pris presque trois ans.

Rien que ça… pendant 142 semaines.

Prémonition?


Sauf que, quand l’occasion se présentait de vous présenter un ancêtre…

Je le faisais avec douceur…

J’ai bien cherché les auteurs à part la compagnie Labatt. Les dessins sont de E. Sénécal à qui je rends hommage en les mettant en ligne.

Je les mets ici, car il me restait encore un peu de place sur le serveur de WordPress. Certains dessins n’ont pas été édités, ce que je ferai quand l’occasion se présentera.

Pierre Blanchet: Prise 2

Un commentaire vient d’arriver concernant la famille Blanchette…

Je suis Cécile Blanchette. Mon père est Victor Blanchette, son père Thomas Blanchette. Je ne sais pas comment faire mes recherches.

À suivre.

En attendant, vous pouvez lire mon billet sur l’ancêtre.

Début

Pierre Blanchet est l’ancêtre de la conjointe de quelqu’un qui m’a téléphoné dernièrement de Rimouski.

Il avait fouiné sur Internet et avait trouvé mon nom comme par hasard.

Il a pris une chance de me donner un coup de fil. 

 

Ce serait long à raconter bien que ce serait fort intéressant. 

Suite à notre conversation téléphonique, j’ai remarqué qu’il avait été lui aussi piqué par le moustique de la généalogie.

Il avait trouvé ses ancêtres et il voulait maintenant trouver les ancêtres Blanchet de sa conjointe.

Il était comme bloqué avec un François-Xavier.

Je n’ai donc pu résister à lui apporter mon aide…

J’ai bien fait de l’aider, car nous sommes reliés d’une certaine façon.

Léo Paul Lagasse, le petit-fils de Pierre Lagacé, le frère de mon arrière-grand-père Stanislas Lagacé, a marié Rose-Bella Blanchette, une descendante de Pierre Blanchet. 

 

 J’te l’avais dit mon frère Pierre que mon arrière-petit-fils Pierre était pas mal fort en généalogie…

 Voici Léo Paul Lagasse avec sa famille… 

famille de Julian Wilfred Lagasse, conducteur de train

Le petit Léo Paul est à l’extrême-gauche.

Nous serions en 1915 environ. C’est ma petite cousine Sandy qui m’a envoyé cette photo.

Revoici son père Julian Wilfred…

Il est le dernier à l’extrême-droite.

 J’vous l’avais dit les gars qu’il était pas mal fort…

J’aide les gens, car moi aussi j’ai eu beaucoup d’aide… et je sais que ça fait toujours plaisir.

Voici d’autres informations fort intéressantes sur Pierre Blanchet que j’ai prises sur Internet…

Pierre Blanchet, l’ancêtre de tous les Blanchet et Blanchette d’Amérique, est né vers 1646, originaire de St-Omer-de-Rosières en Picardie, fils de Noël Blanchet et Madeleine Valet.

À son arrivée en Nouvelle-France, âgé de 25 ans, il est tisserand de métier et habite, comme engagé, chez Simon Lefebvre, à la côte de Notre-Dame-des-Anges, près de la rivière St-Charles, à  l’est de Québec. Nous ignorons les conditions de son engagement et les raisons qui ont motivé sa venue arrivée en Nouvelle-France, vers 1667.

Pierre Blanchet est présenté à la famille Fournier, possiblement par Simon Lefebvre, son troisième voisin. Guillaume Fournier découvre les qualités de Pierre Blanchet. Ce dernier s’éprend de l’aînée de ses filles, Marie Blanchet. Guillaume Fournier met à l’épreuve le prétendant en lui confiant l’exploitation d’une terre de son domaine, non loin de Charlesbourg. L’expérience est concluante et le seigneur de St-Joseph donne sa fille de 14 ans en mariage. Marie Fournier est par sa mère, Françoise Hébert, l’arrière-petite-fille de Louis Hébert, le premier colon canadien. Le contrat de mariage est signé le 3 octobre 1669. Le père donne à sa fille une vache à lait et à son futur gendre " l’habitation qui tient lieu de St-Joseph ". Pierre, de son côté, avantage sa future de 400 livres en cas de décès et de 200 livres à prélever avant tout autre partage.

Le futur mari travaille à l’embellissement de la cabane qui lui sert de demeure près de la St-Charles. Et c’est là que, le 17 février 1670, Marie et Pierre, après la bénédiction nuptiale reçu à Québec de l’abbé Henri de Bernières, allument leur feu joyeux.

Marie Fournier et Pierre Blanchet fondent une belle famille de 16 enfants, mais, décimée par la mortalité infantile, car seulement sept enfants atteignent l’âge adulte : deux filles, Marie-Madeleine et Françoise, et cinq garçons, Pierre, Guillaume, Jean et Louis qui laissent des descendants et, finalement Simon, qu’on dit déficient. Durant une même année, soit en 1681, 3 enfants sont conduits au cimetière du Cap-St-Ignace.

La terre donnée par le beau-père Fournier est trop petite, Pierre Blanchet reçoit, le 13 octobre 1671, de Louis Couillard de Lespinay " six vingt arpents de terre en haut bois, de trois arpents de front sur le fleuve St-Laurent sur quarante de profondeur " dans la seigneurie de la Rivière-du-Sud, à la Pointe-à-la-Caille, aujourd’hui St-Thomas de Montmagny. Pierre trime dur sur sa ferme de Pointe-à-la-Caille. Il élargit même ce domaine de 4 autres arpents de front. À la fin de l’été 1681, Pierre, sa femme et 5 enfants sont recensés. Le chef de famille Blanchet déclare posséder un fusil, 7 bêtes à cornes et 8 arpents de terre en culture. Il vit dans une maison de colombages. Plus tard, il obtient un lot de 5 arpents de largeur par 40 de profondeur à St-Pierre de Montmagny, près de la rivière.

À sa mort, en avril 1709, Pierre Blanchet laisse 64 arpents de " terre faite " dont 9 arpents à St-Thomas et 55 à St-Pierre, des biens immeubles pour 810 livres, 10 sols et 6 deniers. Il y a deux grands bsufs à l’étable, l’un noir et l’autre rouge, 7 vaches, 5 cochons, 4 oies, 7 poules et un coq. Il faut ajouter en plus de sa vieille maison de colombages de St-Thomas, une " mayson de quarante pied de lont de piesse sur piesse " à St-Pierre.

Quelques jours avant sa mort, il offre à la paroisse six arpents de son bien pour la construction de l’église de St-Pierre. Il donne également un arpent de front pour l’instruction de son benjamin, Louis Blanchet âgé de 8 ans à l’époque, dans l’espoir peut-être qu’il devienne homme d’église. Ses dernières volontés ne sont par réalisées selon ses prévisions. L’église de Saint-Pierre déserte en 1785 la terre des Blanchet pour passer sur l’autre rive de la Rivière-du-Sud. C’est en l’honneur de Pierre Blanchet d’ailleurs que la paroisse fut mise sous le patronage de saint Pierre le 14 janvier 1713.

À sa mort, Pierre Blanchet laisse un riche héritage à ses descendants : une terre et des biens qu’il a fait fructifier par son dur labeur et des valeurs humaines à perpétuer.

http://www.smartnet.ca/users/roberochon/blanchet.htm

J’ai envoyé tout ça à mon interlocuteur de Rimouski et encore plus, sauf des photos…

Fin

 

La bonne femme Cardinal: Prise 2

Ce billet a été écrit il a des lunes.

Je parlais de mon ancêtre Anne-Marie Von Seck. Ça va mettre la table dans notre jeu Qui êtes-vous?, et Gabrielle Leroux n’aura pas à lire plus de 1000 articles sur ce blogue.

Début

On en apprend des choses fascinantes en partageant notre passion pour la généalogie avec les autres…, mais pas tout le temps, et on ne sait jamais où cela va nous mener.

- La bonne femme Cardinal…?
- Oui Julie, attends, tu vas en apprendre sur tes ancêtres
et bien plus encore sur son arrière-arrière-petit-fils.

Je vous avais déjà parlé sur ce blogue de mon ancêtre d’origine allemande.

Source: http://www.freewebs.com/aleroux/hubertiileroux.htm

Elle était l’ancêtre de Julie Leroux, mon arrière-arrière-grand-mère…

J’avais donc des racines allemandes.

Anne-Marie Phanzèque était en plus une fille du roi. On  dit qu’elle faisait partie de la haute société hambourgeoise… et que son père était capitaine de cavalerie. Ç’a l’air assez bien documenté ma foi.

Extrait de:

À la recherche de ses ancêtres
Les filles du roy
(À la mémoire d’Anne-Marie Von Seck)
Par Mario Scott
juin 2001

Source: http://www.freewebs.com/aleroux/hubertiileroux.htm

Anne-Marie Von Seck

Anne-Marie Von Seck, dont le nom a aussi été francisé en Vanzaigue, Fannexeke, Phanzègue… est native de Hambourg, en Allemagne. Issu d’une famille noble, son père, Christian Von Seck, était capitaine de cavalerie dans les troupes impériales. Fille du roy, elle est arrivée en Nouvelle-France en 1673, à l’âge de 16 ans. Sa protectrice était la bienheureuse Marguerite Bourgeoys et Anne-Marie demeura à la métairie de la Pointe St-Charles. Au plaisir de découvrir cette ancêtre, succédèrent une déception et le désir d’en savoir plus.

En consultant la base de données du site Adhémar, du Groupe de recherches sur Montréal, du Centre canadien d’architecture (http://cca.qc.ca/adhemar/), j’apprends que mon ancêtre Anne-Marie a été une prostituée du 9 avril 1692 au 31 décembre 1704. Pas trop réjouissant d’apprendre cela, ne doutant pas une seconde de la véracité de ces informations chronologiques précises. Mais où avait-on pris ces renseignements? Faute d’espace, je m’en tiens à l’essentiel de mon travail de recherches. Je suis entré en contact avec Monsieur Léon Robichaud, l’un des responsables du groupe de recherches sur Montréal et webmaître du site internet Adhémar, dont les études consistaient à établir, à partir du XVIIe siècle, ce que j’appellerai, un index aux immeubles de nos ancêtres. Il m’a alors appris la source de ces informations : les archives judiciaires et notariales de Montréal. Il ajouta que l’on parlait d’Anne-Marie dans le livre de Robert-Lionel Séguin, « La vie libertine en Nouvelle-France au dix-septième siècle », dont je me suis empressé d’acheter une copie.

Finalement, grâce à son aimable collaboration, j’ai eu le plaisir de pouvoir consulter le dossier complet sur mon ancêtre Anne-Marie Von Seck, au Centre canadien d’architecture, à Montréal. J’ai fait une soixantaine de photocopies de documents intéressants, parmi lesquels une copie de l’acte de son second mariage le 15 mars 1682. Cela m’a permis de comprendre, je crois, ce qui s’est probablement passé dans sa vie.

D’ailleurs, voici un extrait du courriel que Monsieur Robichaud m’a envoyé le 3 octobre 1999 : « Anne-Marie Vanzègue n’aura certainement pas eu la vie facile. Selon les sources judiciaires et notariales que nous avons consultées, elle n’aurait pas été prostituée avant le décès d’Hubert Leroux, son premier mari. Il est à noter que son second mariage n’a pas été très heureux. Elle a obtenu une séparation de corps et de biens de Gabriel Cardinal (homme ivrogne et très violent – selon les documents judiciaires de l’époque), ce qui est alors une procédure peu courante (en 1693). Il serait possible d’écrire une biographie assez intéressante de votre ancêtre (voir même une mini série télévisée)…» Fait à noter, son contrat de mariage avec Hubert, un marchand de fourrure et de pelleteries, fut signé en la maison des filles de la Congrégation de Notre-Dame où Anne-Marie était pensionnaire. On fait mention, dans ce contrat, de la présence de plusieurs personnes importantes de Ville-Marie, témoins au mariage.

Anne-Marie Von Seck était propriétaire, légataire de son premier mari, d’une maison en planches de bois, sur le lot 214, face et en biais de la Place D’Armes, qu’elle conserva après sa séparation en 1693. Je possède la copie d’un document notarié, daté de 1719, dans lequel Jean Cardinal, le fils unique du second mariage d’Anne-Marie, prétend être orphelin de père et de mère, dans le dessein de s’approprier les biens de cette dernière à titre d’unique héritier. Son père était décédé, mais sa mère était toujours vivante! Que penser de tout cela? En colligeant ces documents, en étudiant ces parcelles d’éléments de la vie d’Anne-Marie, 278 ans plus tard, on comprend sa détresse.

Anne-Marie Von Seck est décédée le 4 décembre 1722 à l’âge de 69 ans et fut inhumée dans le cimetière Saint-François-de-Sales de l’île Jésus. Inconnue, le prêtre Julien inscrivit dans l’acte de décès qu’on la connaissait dans les «costes» sous le nom de la «bonne femme Cardinal». On croyait alors que la première allemande au pays était d’origine irlandaise.

Suite à de récentes recherches voici des informations sur l’arrivée de cette dernière en Nouvelle France.

Elle était sur le bateau La Nativité de Québec. Le navire est commandé par le capitaine Tharay CHAILLAUD. C’est probablement ce navire la Nativité, qui apporte l’unique envoi de filles à marier pour l’année 1673, arrivé le 3 septembre comme l’écrit Frontenac au ministre Colbert dans sa lettre du 13 novembre 1673. Frontenac écrit dans un mémoire daté du même jour que « les 60 filles envoyées ont esté toutes pourvueües, à l’exception de deux demoiselles, il n’en faudrait point envoyer en ce pays ».

Son père était capitaine de cavalerie des troupes impériales d’Allemagne.

Je vois, à la lecture, que Mario Scott est pas mal fier de son ancêtre Anne-Marie.

Pour continuer dans cette lancée de découvertes, ma cher docteure Watson de la Rive-Sud m’avait envoyé un acte de sépulture le mois dernier, mais comme on était dans les Sabourin jusqu’aux oreilles, je n’ai pas eu le temps de vous en parler.

Ma collègue pensait que je l’avais dans mes filières. En généalogie, il ne faut présumer de rien.

C’est l’acte de sépulture de la bonne femme Cardinal! Je n’aime pas trop comment on la nomme par contre.

Je ne savais même pas qui c’était cette bonne femme Cardinal!

La bonne femme Cardinal c’est mon ancêtre Anne-Marie Von Seck (Vanzaigue, Fannexeke, Phanzègue  et j’en passe).

Comme quoi je ne lis pas attentivement ce que je vous dis de lire.

Anne-Marie Von Seck est décédée le 4 décembre 1722 à l’âge de 69 ans et fut inhumée dans le cimetière Saint-François-de-Sales de l’île Jésus. Inconnue, le prêtre Julien inscrivit dans l’acte de décès qu’on la connaissait dans les «costes» sous le nom de la «bonne femme Cardinal». On croyait alors que la première allemande au pays était d’origine irlandaise.

Prenez la peine de lire l’acte de sépulture, on y parle de Kenoche La Jeunesse. Lui, je ne le connais pas.

Si vous avez de la misère à lire l’acte de sépulture, faites-moi signe, et je me ferai un plaisir de vous le recopier.

Parlant de la famille Leroux, j’ai changé mon char.

Mon vendeur  a comme patronyme LerouxJe pensais qu’on était des petits… petits.. cousins depuis 2007.

J’en étais très fier et j’attendais le moment propice pour lui en glisser un mot. Pas nécessairement une raison pour changer de char, mais mon karma, et le sien, m’avait amené chez Léveillé Toyota cette semaine.

Des petits cousins éloignés?

Meuh non!

Déception. 

Son ancêtre serait Alexis Leroux dit Rot (Raut, Rault, Rheault, Raoul, Raoult, et j’en passe). Alexis Leroux serait le fils de Jean-Baptiste Leroux.

Donc pas de lien avec mon ancêtre Hubert Leroux le maître fourreur.

Jean-Baptiste Leroux serait le fils de Joseph Raoul et de Françoise Dubois.

Jean-Baptiste a été baptisé le 14 mai 1711 à Champlain. Il a épousé Agathe Lefebvre, fille de Nicolas Lefebvre et Marie-Madeleine Courier le 6 novembre 1752 à Batiscan, dans le comté de Champlain (info prise sur Internet)

Morale…

Il ne faut jamais voir des petits cousins partout, sauf que…, j’ai un esprit de famille très développée (au moins 200 chevaux) et je vais partager mes découvertes avec mon vendeur quand je vais aller chercher mon char.

On se repogne.

Putt… Putt…
Camry hybride XLE 2012 (4,7 l/100km)

Fin

J’espère que Gabrielle n’aura pas encore de petites craintes après sa lecture…

L’ancêtre Bud Light de la semaine: Claude Graton Prise 2

Jamais deux sans trois.

Un autre de mes billets sur Claude Gratton, un ancêtre qui ne figure pas dans le livret Labatt malheureusement tout comme le mien André Mignier dit La Gâchette.

carignansoldier

This Bud's for you

Prise 3

Toute une histoire derrière l’ancêtre des Gratton d’Amérique.

Elle se poursuit encore, mais cette fois-ci sur mon blogue.

En effet, si vous allez lire à l’occasion les commentaires de mes lecteurs et de mes lectrices, vous vous êtes rendus compte qu’une de ses descendantes s’amusent comme larron en foire sur mon blogue.

Mary Alice, Mac pour les intimes, a découvert ses racines en lisant mon blogue.

Voici son tout premier commentaire…

Hey how funny that my great granddad to the 95th power is what we call here in The States a dead-beat dad.

So much for my pretension to royalty. I am positive I am a direct descendant of Claude Jacques who was really Claude.

It is all so delicious and sinfully Roman Catholic. Hey I can write an encyclopedia about guilt. Bad as I am, I am a saint compared to old grandpere Claude. I took French for a long time but have better since than to use it here. My relatives reburied in Hull.

My dad Joseph Alfred known as Alf was born in Ganonoque (sorry if mispelled). He was named for his father also Joseph Alfred. I have seen my grandpere’s name spelled both ways. Grandmere died before I was born. She had 12 children. My dad Joseph Alfred loved hockey and came to upper state New York on a hockey scholarship to Paul Smith.

Mac et moi sommes seulement des 7e cousins à une génération, mais le même genre de douce folie coule dans nos veines.

J’avais déjà parlé des Gratton dans mes articles sur les Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines.

En tapant Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines sur Google vous retrouvez mes articles où ma douce folie trouve libre cours…


Comme me disait mon père un jour, la folie ne porte pas juste à tuer…

Ça m’a pris du temps à la comprendre…

Fin

Juste au cas que vous n’auriez pas le temps de chercher mes articles sur Google, voici le premier. Le deuxième et le troisième.

logonordiques1852

Claude Graton: Prise 2

Écoutez-vous la chaîne Prise 2?

Pas moi. Ça me donne les bleus. Voici en reprise un billet sur Claude Gratton.

Je le remets de nouveau à cause d’une lectrice qui a mis un commentaire…

C’est également mon ancêtre et celui de plusieurs autres Gratton du Québec. Mon petit cousin travaillait aux archives et j’ai même une copie des documents originaux de son arrivée, vente de ses biens, etc.. J’ai même un document qui confirme qu’il était décédé beaucoup plus tard en France, donc n’était jamais retourné voir sa famille volontairement.

Quelle histoire…

En effet quelle histoire…

Prise 2

Claude Graton est l’ancêtre de la famille Gratton de Sainte-Anne-des-Plaines.

J’avais trouvé ce qui suit sur Internet l’année dernière.

Claude Jacques Graton, sieur de Villefort, ancêtre des Graton (Gratton) d’Amérique, n’assiste pas au mariage de sa fille Hélène, en février 1673.

Ayant établi sa famille à Saint-Joseph-de-Beauport, dès son arrivée à la fin de l’été 1670, il est reparti vers la France peu de temps après. En toute probabilité à l’automne 1671.

C’est une hypothèse qui lui attribue la paternité de Joseph, né en juillet 1672.

Joseph deviendra l’unique responsable de la survie du patronyme de ce coté de l’Atlantique.

Chose certaine, Claude Graton était encore là le 20 octobre 1671, date mentionnée dans l’inventaire de ses biens concernant le règlement de la quittance de 165 livres pour la terre achetée en 1670. La conception de Joseph constituerait donc l’un de ses derniers actes, et le plus significatif, de l’ancêtre Claude Jacques Graton en terre d’Amérique!

Marguerite Moncion n’aura pas survécu longtemps au départ de son époux Claude Jacques: son décès, dans les premiers mois de 1674, marque la fin d’années mouvementées pour la famille, mais il épargne à la mère d’être témoin des péripéties qui caractériseront la trajectoire de certains de ses rejetons.

Il revient à Pierre Toupin, mari de Mathurine Graton, de prendre en charge la succession et d’organiser les conditions de vie des orphelins, pour qui il a été choisi tuteur. Le 9 juin, le notaire Vachon dresse à sa demande l’inventaire des biens de Claude et Marguerite, qui feront l’objet d’une vente aux enchères quelques semaines plus tard.

Pourquoi a-t-il quitté ainsi sa jeune famille?

Étant donné le manque de précisions dans les actes, il faut s’en remettre à des hypothèses élaborées dans les paramètres du possible.

Joseph, le fils benjamin de Claude, est né en juillet 1672.

Selon toute vraisemblance, c’est le fils aîné qui a remplacé son père devant les fonds baptismaux, comme en témoigne l’erreur du rédacteur qui aura inscrit au moment de rédiger l’acte: le prénom de celui-ci au lieu de celui du père.

Les hypothèses sur le moment du départ de l’ancêtre sont restreintes: ou bien le Sieur de Villefort s’est embarqué sur l’un des derniers bateaux à quitter la colonie à l’automne 1671, délai limite si l’on admet qu’une conception prend neuf mois pour être menée à terme; ou bien est-il retourné en France sur un des premiers bateaux à le faire au printemps 1672.

Dans le premier cas, il aurait quitté sa femme sans la savoir enceinte, et c’est presqu’un acte de foi qu’il nous est demandé de faire sur la paternité de l’ancêtre des Gratton d’Amérique!

Dans le deuxième, c’est une famille en expansion que Claude Graton laisse derrière lui, sans savoir que la diffusion de son nom en Nouvelle-France dépendra de l’enfant à naître.

Or, les documents ultérieurs en témoignent,

L’ANCÊTRE GRATON N’EST JAMAIS REVENU DANS LA COLONIE !

Au maximum y aura-t-il donc passé entre 15 et 18 mois. Dans un cas comme dans l’autre, faut-il souhaiter qu’il n’était pas dans ses intentions d’abandonner sa famille et que seules des circonstances imprévisibles ont rendu son départ définitif.

Les faits sont: le père dont on semble être sans nouvelles depuis son départ pour la France, trois années auparavant; la mère décédée; six enfants dont cinq sont mineurs (Hélène est "émancipée de droit", rappelons-le, suite à son mariage). Il revient donc à Pierre Toupin, mari de Mathurine et beau-frère de Claude, de prendre en charge la succession et d’organiser les conditions de vie des orphelins.

Ouf, toute une histoire…

Fin…?

À moins qu’Éloïse partage ses documents avec nous.

Alexandre Benoit 1835-1908 – plus lentement

C’est confirmé!

En tout cas pour moi…

Alexandre Benoit, le père d’Anna Bennett, s’est enrôlé dans le 2nd Vermont Infantry le 7 mai 1861.

Alexander Bennett report

Je suis en train de faire mes recherches sur cette guerre et de la mettre sur mon autre blogue.

Alexander Benoit marie Louise Janvier le 16 novembre 1857 à Vergennes au Vermont.

Aucune mention des parents.

Diantre!

marriage 1857

Alexander Benoit habite à Hinesburg. C’est au moins ça de trouvé…

 Le même couple se retrouve lors du recensement américain le 18 juillet 1860 à Hinesburg au Vermont.

1860 U.S. Census

Nous sommes à Hinseburg, l’endroit même où s’enrôlera Alexander Bennett le 7 mai 1861.

poster Company G

Je n’ai pas encore trouvé les parents d’Alexandre Benoit. On dit qu’il serait né le 12 janvier 1835.

Le seul indice du nom des parents est ce nom de la mère trouvé sur le site Family Search…

Sov!

SOV

Sov… Sovie… Sovey… Sauve… Sauvé?

gaston lagaffe 2

Est-ce que ses parents seraient Pierre Benoit et Catherine Sauvé?

C’est plausible, car Pierre Benoit et Catherine Sauvé se sont mariés en 1830 en la paroisse St-Joseph, les Cèdres. Pierre Benoît est le fils de François Benoit dit Laguerre (sans jeu de mots) et de nom illisible… qui serait Angélique Poulin.


23 novembre 1830 Pierre Benoit et Catherine Sauvé dit Laplante

source

Cette recherche m’a donné une autre bonne leçon dans la vie d’un généalogiste amateur.

Alexandre Benoit 1835-1908

Alexandre Benoit, le père d’Anna Bennett, est celui qui s’est enrôlé dans le 2nd Vermont Infantry le 7 mai 1861.

Alexander Bennett report

Voici l’acte de mariage qui lie le nom d’Alexander Benoit à Louise Janvier.

marriage 1857

Lewisa Janviere alias Louisa Janvier alias Louisa Jonvier alias Louise January maria Alexandre Benoit alias Alexander Bennett le 16 novembre 1857 à Vergennes au Vermont.

Alexander Benoit habite à Hinesburg.

Le même couple se retrouve le 18 juillet 1860 à Hinseburg, l’endroit même de l’enrôlement d’Alexander Bennett le 7 mai 1861.

1860 U.S. Census

Alex et Louisa ont deux enfants. Louisa 2 ans et Fred 5 mois.

1860 U.S. Census zoom

Louisa est née à Monkton au Vermont en 1858. On indique que sa mère est de Vergennes. Son père serait né au Canada. Alexis (sic) est un cultivateur.

Louisa Bennett

Fred est l’autre endant, mais je crois fermement que c’est cet Alexander dans le recensement américain de 1880.

1880UnitedStatesFederalCensus_282020496

La famille est plus nombreuse depuis 1860.

1880 Bennett family

Louisa Bennett ne vit plus dans la maisonnée parce qu’elle s’est mariée avec Antoine Tatro le 28 september 1875. 

marriage Antoine Tatro and Louise Bennett

Antoine Tatro est en fait Antoine Tétreault et il serait né à St-Pie-de-Bagot selon ce document. Il est un forgeron d’Enosburg Falls.

Antoine Tatro

Fred ou Alexander (1860) vit avec ses parents en 1880 tout comme Amos (1862), Rosa (1866), Mary (1870), Anna (1874), la mère de William, et Bébé Bennett. 

Alexander va marier Sarah Hamill en 1912.

Alexander Bennett and Sarah Hamil

Ce doit être le petit Fred du recensement de 1860. On dit que ses parents viennent de Fraserville, Nova Scotia, mais je suis en profond désaccord puis que la Nouvelle-Écosse ne faisait pas partie du Canada lors de la naissance de Louisa en 1858.

Louisa Bennett

Je me demande qui a donné cette information au préposé.

Rosa ou Rosana Benoit mariera George Auger le 24 octobre1887.

Rosanna Bennett and George Auger

Mary est Mary King qui se maria trois fois.

Encore une fois le lieu de naissance du père est erroné.

Mary Bennett death 10 January 1946

Anna est Anna Benoit qui maria Lawrence Austin (Laurent Ostiguy dit Domingue).

Lawrence Austin and Annie Bennett marriage

Je n’ai pas trouvé d’autre information sur Bébé Bennett sauf sa date de naissance : 4 février 1880 à Hinesburg.

Ce fait est important parce qu’Alexander Bennett est retourné vivre à  Hinseburg après la Guerre civile.

On voit de nouveau que le père est né au Canada.

Baby Bennett birth female 1880 4 February 1880

Je perds la trace de la famille en 1890, mais Alexander Bennett et Louisa Janvier réapparaissent dans le recensement américain de 1900.

Ils vivent à Vergennes. Alexander est maçon. Rappelez-vous le certificat de décès où on indiquait la profession d’Alexander Bennett.

1900 Alexander Benoit Clara Louise

Alexander Bennett était un maçon en 1900.

Il va mourir le 10 octobre 1908 d’une pneumonie.

Alexander Bennett death certificate 10 October 1908

Dans ce document nous voyons qu’on a dit au préposé qu’Alexander Bennett était né au Canada et que ses parents étaient aussi du Canada.

Qui étaient-ils? Il existe un seul indice. Il est ici.

Le nom de sa mère… Sov!

SOV

Sov… Sovie… Sovey… Sauve… Sauvé?

Est-ce que ses parents seraient Pierre Benoit et Catherine Sauvé?

Je sais que vous allez revenir pour la suite de cette histoire, puis pour accompagner ensuite Alexander Bennett lors des 9 batailles auxquelles il a participé dans la Guerre civile avant de déserter.

Cinq ans déjà… 28 janvier 2008

C’est drôle le destin parfois.

Une rencontre et notre vie change du tout au tout et on ne peut plus revenir en arrière.

cigogne gaga

On ne peut revenir en arrière sauf sur mon blogue Nos ancêtres ou sur sa version anglaise Our Ancestors.

Ce blogue a été écrit avec beaucoup d’amour et beaucoup d’humour depuis le 28 janvier 2008.

Voici le tout premier billet. Il a été écrit sur Branchez-vous.com.

Branchez-vous

À ce moment-là je ne savais pas que le site allait mourir de sa belle mort en 2011. J’avais heureusement quitté le navire après 505 billets.

RIP Branchez-vous

J’ai quand même réussi à en exhumer une bonne centaine dont le tout premier.

En 2008 je ne savais rien de ma lignée paternelle à part que mon grand-père Léo et ma grand-mère Juliette avaient vécu sur la rue Mentana à Montréal. Je partais donc de très très loin. J’ignorais à l’époque ce qu’était le trouble de comportement narcissique, la colère qui m’habitait, et je n’avais aucune idée de la trâlée d’Américains et d’Américaines reliés à moi de près ou de loin.

Depuis, j’ai tout trouvé ou presque.

leo lagace 1931

Le petit Léo Junior

Mon oncle Florent que je mentionne dans mon premier texte est décédé depuis le mois août, et ma tante Evelyne, celle qui gardait précieusement les photos de famille dans deux sacs d’épicerie en plastique, est maintenant seule en résidence.En quelques semaines, elle a tout perdu… sa maison et son mari. Je me demande encore comment elle n’a pas perdu la raison.

Voici le texte intégral du premier de quelque 1358 billets qui parlent de Nos ancêtres depuis cinq ans. Je pense qu’il est encore d’actualité cinq années plus tard. Je n’ai pas changé un seul mot!

Les ancêtres

L’objectif premier de cette chronique sera de vous parler de généalogie en vous faisant connaître les ancêtres qui ont vécu à Ste-Anne-des-Plaines en 1852. On fera ainsi d’une pierre deux coups. Offrir aux gens de Ste-Anne-des-Plaines l’occasion de retrouver leurs ancêtres et aussi en connaître un peu plus sur l’histoire de ces gens. Cette chronique se veut un lieu d’échange afin de partager mes informations et aussi les vôtres.

Ma passion pour la généalogie date du mois d’août 2007 quand mon frère est venu me rendre visite.

Je sais que le texte peut sembler long, et il l’est effectivement, mais on ne peut aborder le sujet d’une passion en quelques lignes seulement.

Mon intérêt a vu le jour à la naissance de ma fille en 1979. J’avais alors rempli les cases de son arbre généalogique qui se trouvait au début de son album de bébé. Par la suite, cet intérêt s’est estompé.

J’avais rempli ceux de mes fils en 1982 et en 1984 en ajoutant quelques informations.

J’ai repris goût à la généalogie vers l’an 2000, l’année du bogue.

J’étais tombé par hasard sur le site de Planète Québec, maintenant Planète Généalogie, avec les banques généalogiques de Jean Sauvé. J’avais pu, alors, retrouver les ancêtres de ma mère, sauf que Jean l’avait fait naître le 21 juin au lieu du 27 juin. Je lui en avais fait part, mais il n’a jamais corrigé l’erreur.

Comme quoi, nul n’est prophète dans sa propre famille.

On se retrouve donc en août dernier.

Mon frère et moi, nous nous rencontrons une ou deux fois par année, mais on communique souvent ensemble. C’est peu, me direz-vous, mais c’est mieux que ceux et celles qui ne se voient qu’une fois tous les dix ans ou les cinquante ans dans un salon funéraire.

Et c’est bien là que réside l’intérêt des gens pour la généalogie.

Autrefois, les contacts familiaux étaient immédiats. Les voisins étaient un frère, le père, un oncle, un cousin, etc. Le rang de campagne ou la rue était un véritable arbre généalogique vivant. Le grand-père vivait aussi dans le ménage et finissait ses vieux jours en aidant son fils et ses petits-fils avec les travaux de ferme. Les liens de famille avaient alors une grande importance et le sentiment d’appartenance était fort.

Mais plus maintenant.

Les liens se font de plus en plus rares quand ils ne sont pas inexistants. Les gens vivent souvent à des centaines de kilomètres les uns des autres. On se voit dans le temps des Fêtes, et encore.

Nous sommes donc pour une 3e fois, au mois d’août dernier.

Mon frère m’apporte un sac avec plein de vieilles photos. Il y en avait une cinquantaine. Ma tante Évelyne, l’épouse de Florent, le frère de ma mère, les lui avait prêtées.

Florent est encore vivant. Il a maintenant 84 ans. Je l’avais vu la dernière fois en 1989 lors du décès de ma mère et je l’avais revu en 2006, quinze ans plus tard.

Mon cousin Alain m’avait invité pour fêter leur 50e anniversaire de mariage. Je ne pouvais pas refuser l’invitation, surtout que Florent et Évelyne sont des gens formidables, et que je fêtais moi aussi un anniversaire de mariage, le 30e.

Retournons donc pour une 4e fois au mois d’août dernier.

Je voyais sur les photos des gens que je ne connaissais pas, mais dont certains avaient été identifiés au verso de la photo.

Je tombe sur la photo d’Honoré Sauvé avec son épouse Julie Leroux.

20081205honoresauve

Les noms me disaient quelque chose. Je les avais vus dans la banque de Jean Sauvé. Au verso, je vois la mention « grand-père du père ». J’ai tout de suite reconnu l’écriture de ma mère. C’était donc son arrière-grand-père paternel, Honoré Sauvé, et mon arrière-arrière-grand-père maternel, et, par le fait même, l’arrière-arrière-arrière-grand-père de mes enfants – vous êtes chanceux, je n’ai pas encore de petits-enfants.

J’ai aussi trouvé la photo de Léon Sauvé, le fils d’Honoré, avec également sa carte mortuaire – moi qui avait peur des morts – qui recelait une foule de renseignements.

20081206Leon Sauve

Tout heureux de ces découvertes, je vais les partager avec mon fils Matieu. Il est impressionné quelques secondes, mais pas plus.

Même si je sais que la généalogie est bien loin de leur pensée, cette première chronique, contrairement à ce que vous pouvez penser, s’adressera avant tout aux jeunes adultes.

La généalogie ou la recherche de ses ancêtres est-elle vraiment une lointaine préoccupation des jeunes adultes?

Permettez-moi d’en douter. Avec l’éclatement des familles, le besoin de se situer comme individu dans une cellule familiale élargie prend une tout autre importance.

Je vois maintenant de plus en plus de jeunes adultes dans la vingtaine qui essaient de retrouver leurs lointains ancêtres.

Je me permets de citer ici – ne craignez rien nous ne reviendrons pas au mois d’août dernier – un passage d’un texte de Chantal Rialland, psychogénéalogiste.

Chantal Rialland est l’un des chefs de file en psychogénéalogie et l’auteur de l’ouvrage Cette Famille qui vit en nous que l’on trouve au Québec aux Éditions Marabout. Son livre a été diffusé, à ce jour, dans l’ensemble de la francophonie, à 100 000 exemplaires.

On ne fait pas de la généalogie « par hasard ».

Bien sûr, les motivations sont particulières à chacun et chacune.

Toutefois, beaucoup de généalogistes se retrouvent dans l’une ou plusieurs de ces situations :

Le besoin de connaître ses racines pour mieux se comprendre

Le désir de comprendre ses parents et ses grands-parents

Le souhait de « retrouver » une partie de la famille

Le souhait de « retrouver » la branche de l’un de ses parents

L’intuition ou la certitude d’un secret de famille

Le désir de transmettre le meilleur à ses enfants

Le désir de transmettre le meilleur à ses petits-enfants.

On voit bien que ces motivations ne s’adressent pas uniquement aux personnes du troisième âge.

Lorsqu’on est jeune et que les parents, les grands-parents et, pour certains, les arrière-grand-parents sont encore autour, il est facile de les questionner sur leurs ancêtres.

Le tout se fait en quelques minutes. Il s’agit de consigner soigneusement les informations et de les conserver précieusement quand la passion pour la généalogie se manifestera tôt ou tard. Nul besoin de fouiller dans les recensements canadiens de 1921, 1931, 1941, 1951, qui seront rendus publics en 2013, 2023, 2033, 2043, pour retrouver tous ces ancêtres.

Lors de la naissance d’un enfant, ils auront le goût soudain de retrouver leurs ancêtres, surtout quand leur vieille tante dira à tout le monde dans la famille que leur nouveau-né est le portrait tout craché du frère du grand-père maternel. L’album de bébé aura inévitablement un arbre généalogique vide avec ses cases qu’on s’empressera de remplir en glanant les renseignements à gauche et à droite. La plupart du temps, cet album sera rouvert quand leur enfant, devenu grand, sera à son tour un nouveau parent. Les informations écrites alors une vingtaine d’années plus tôt feront en sorte que l’album deviendra une mine de renseignements précieux pour autant qu’on ait pris le temps d’ajouter le plus d’informations pertinentes : nom, prénom, date et lieu de naissance, et dans certains cas, les renseignements sur le ou les mariages et les décès.

Dans toute recherche en généalogie, le document de base est le certificat ou le contrat de mariage.

Celui-ci contient, en effet, le nom des conjoints avec ceux de leurs parents. Le certificat de mariage permet donc remonter dans le temps. Sauf qu’aujourd’hui, on a un petit problème : les mariages sont de moins en moins nombreux et, de ce fait, les certificats de mariage aussi.

Il existe aussi des banques généalogiques toutes faites.

Les renseignements ne sont pas toujours fiables à 100 %, car ils sont basés sur les registres des paroisses ou les registres civils et on y retrouve des erreurs de transcriptions, surtout dans les noms. J’ai déjà Thérèse Ouellet, de son vrai nom, s’appeler tour à tour Tarèse Oullet dans le recensement de 1852, Thérèse Violette dans un acte de mariage d’un fils et Thérèse Omelette (sic) dans un autre…

Les autres outils de recherche ne sont pas toujours fiables et ne fournissent pas tous les renseignements.

Ceux qui ne jurent que par les registres officiels déchantent vite quand il voit un de leurs ancêtres changer de prénom à la naissance, à son mariage, aux mariages de ses enfants et finalement dans l’acte de sépulture. La plupart du temps, ils sont exacts, mais ils se glissent souvent des erreurs. Et quand on fait de la généalogie, les sources sont primordiales.

Quant aux recensements canadiens de 1852, 1881, 1901 et 1911, on n’a qu’à aller les consulter pour voir toutes les erreurs dans les noms, les prénoms et les dates de naissance…

La façon la plus sûre est donc le bouche à oreille.

Quand les gens sont vivants, bien entendu! N’est-ce pas une occasion en or d’aller rendre visite à ses grands-parents?

Quant à moi, mes grands-parents sont décédés en 1955, en 1962, en 1964 et en 1977.

Ma grand-mère Rosina Quesnel est décédée quand j’avais 6 ans. Juliette Métayer est morte en 1962.

Mon grand-père Léo Lagacé Senior parlait peu et Euclide Hormidas Sauvé, mort en 1977, souffrait d’Alzheimer.

Par contre maintenant, ils me parlent par leurs photos, dans les recensements canadiens et les registres officiels et je crois quelquefois que certains me sourient…

Je vous parlerai la prochaine fois d’un de mes ancêtres, un grand homme… que je n’ai jamais rencontré.

Si vous voulez partager anecdotes et photos… Cliquez ici pour me rejoindre.

3358, rue Ontario à Montréal

Je suis retourné 50 ans en arrière l’année dernière en allant sur la rue Ontario de mon adolescence.

J’ai plein de souvenirs quand je demeurais dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. J’habitais avec mes parents au 3e étage  juste en haut de la pharmacie au coin sud-ouest de Davidson et Ontario.


Un grand 7 et demi. La famille est demeurée là de 1960 à 1966 environ. Les dates précises n’ont pas tellement d’importance finalement. On n’avait pas de fleurs dans le tapis du salon. En fait, pas de tapis. La photo suivante a été prise du balcon. Mon frère Gilles l’avait apportée au début janvier avec celles que je vous ai montrées de mon père en 1950 quand il est rentré au Service Incendie de Montréal.

Gilles 003-1On aurait une photo de la parade de la Fête-Dieu, mais je ne suis pas certain. Je me rappelle par contre d’une procession dans les rues du quartier et des premiers vendredis du mois. 

J’ai été servant de messe vous savez. Pas une étape importante dans ma vie par contre. Pourtant, j’étais peut-être destiné tout comme mon frère à la prêtrise.

Photos de famille 018

Fascinant n’est-ce pas…

Photos de famille 037

Imaginez juste les sermons fort intéressants que j’aurais prononcés. Je me serais sûrement fait taper sur les doigts par l’évèque, mais les paroissiens ne seraient pas tombés endormis d’ennui pendant mes sermons.

Faut dire que je n’aurais pas eu de deux beaux petits-enfants et que je n’écrirais pas cette petite tranche de vie de ma petite vie. Bon, j’ai une autre photo à vous montrer…

Celle de la petite Pauline. Deux de ses filles m’ont trouvé sur Our Ancestors.

Wow! These photos are my family! My mother, Pauline Kaminski and her brother, Peter are with my Nana (Freida Kaminski Bleau) and their cousin, Joanie. I would like to know more about your search and our connection.

Comme d’habitude, je vous en reparle lundi prochain, question de ne pas prendre trop de votre temps.