La présomption – Prise 2

Manon Gravel m’a écrit au sujet de ses ancêtres. Elle a partagé plein de choses ce matin, mais elle s’est abonnée à ce blogue.

Macé assez le dire… Je n’écrirai plus sur ce blogue, mais sur Nos ancêtres II.

Je n’ai plus de place pour ajouter des photos.

Place maintenant à la reprise de ce billet écrit sur la présomption…

La pire ennemie du généalogiste.

Il y a bien sûr la folie, mais ça c’est autre chose… qui relève de la psychiatrie.

La présomption comme le cas de Julia Roy soulevé hier. Elle aurait des ancêtres américains et irlandais.

 

Voyez-vous, je ne trouve Julia Roy nulle part sauf en 1891 dans cette page de recensement.

Bien sûr que je la retrouve en 1901 et 1911 avec son mari Arthur Hotte, mais rien ne confirme que la Julia 1891 est la même que la Julia 1901 et 1911.

J’en suis rendu là avec Julia, une des grand-mères de Michel.

Je ne trouverais peut-être jamais la réponse, mais cépasgrave. Vaut mieux présumer pour ensuite se rétracter tout penaud que de rester sur place et attendre que les choses nous tombent du ciel en généalogie.

Je pense que je suis maintenant rendu un expert généalogiste amateur avec une majeure en présomption et une mineure en recensement, et aussi un fort penchant pour l’écriture et le partage…

34 ans d’enseignement ça doit déteindre un ti peu!

Revenons aux ancêtres de mon copain de collège des années 60: Auréa Gravel.

Gravel, ça me disait de quoi.

Ce fut suffisant pour me motiver à retracer cette lignée de mon vieil ami Michel retrouvé après 42 ans…, mais retracer cette lignée ne fut pas si facile.

Placide Gravel je présume

Placide Gravel est le père d’Auréa, l’autre grand-mère de Michel. Pas de racines irlandaises ou américaines cette fois-ci.

Placide se cachait dans les registres paroissiaux sous le prénom d’Alexis. 

Allez voir pourquoi le prénom Alexis alors qu’il signe bel et bien Placide?

À quoi pouvait bien penser monsieur le curé? On pourrait s’imaginer la scène avec un curé dur d’oreille.

Si je me fie à l’occasion sur les recensements et sur la banque BMS 2000, je ne néglige jamais d’aller vérifier les registres paroissiaux quand j’ai un petit doute généalogique.

Il est clair qu’on a les parents de la grand-mère de Michel: Placide Gravel et Virginie Leduc. Peu de gens ont trouvé le lien entre Placide et Macé Gravel, car BMS 2000 indiquait Alexis et non Placide!

Je peux donc me péter les bretelles d’avoir réussi à faire le lien entre Michel et Macé.

Un ti peu…

Placide est donc le fils de Flavien Gravel et Marie-Louise Gagnon. C’est écrit dans les registres de la paroisse Ste-Anne à Ste-Anne-de-la-Pérade.

On écrit que Placide est de St-Prosper.

On en apprend des choses sur mon blogue surtout quand on clique sur les hyperliens.

En passant, comment s’appelait monsieur le curé?

La réponse…

La présomption

La pire ennemie du généalogiste.

Il y a bien sûr la folie, mais ça c’est autre chose… qui relève de la psychiatrie.

La présomption comme le cas de Julia Roy soulevé hier. Elle aurait des ancêtres américains et irlandais.

 

Voyez-vous, je ne trouve Julia Roy nulle part sauf en 1891 dans cette page de recensement.

Bien sûr que je la retrouve en 1901 et 1911 avec son mari Arthur Hotte, mais rien ne confirme que la Julia 1891 est la même que la Julia 1901 et 1911.

J’en suis rendu là avec Julia, une des grand-mères de Michel.

Je ne trouverais peut-être jamais la réponse, mais cépasgrave. Vaut mieux présumer pour ensuite se rétracter tout penaud que de rester sur place et attendre que les choses nous tombent du ciel en généalogie.

Je pense que je suis maintenant rendu un expert généalogiste amateur avec une majeure en présomption et une mineure en recensement, et aussi un fort penchant pour l’écriture et le partage…

34 ans d’enseignement ça doit déteindre un ti peu!

Revenons aux ancêtres de mon copain de collège des années 60: Auréa Gravel.

Gravel, ça me disait de quoi.

Ce fut suffisant pour me motiver à retracer cette lignée de mon vieil ami Michel retrouvé après 42 ans…, mais retracer cette lignée ne fut pas si facile.

Les recensements canadiens et les registres paroissiaux

J’espère seulement qu’on n’aura pas cité mon commentaire d’hier hors contexte. Ce serait dommage, car ça ajouterait de l’huile sur le feu.

Aujourd’hui, je vous mets un article pour vous rappeler que vous trouverez sur ce blogue une liste de liens fort utiles pour vous aider à retracer vos ancêtres si jamais vous avez perdu le Nord!

J’avais mis cette liste dans la colonne de droite sur mon blogue afin d’aider mes élèves du jeudi qui sont des membres du Cercle des Fermières de  Sainte-Anne-des-Plaines.

Notre dernière rencontre a eu lieu jeudi dernier. Pour terminer sur une bonne note, j’en ai profité pour faire une petite révision en retraçant les ancêtres de Claudine, leur ancienne présidente.

Fière descendante de Macé Gravel, je l’avais un peu mis de côté dans mes cours. J’avais donc décidé de me servir d’elle comme cobaye et retracer en quelques minutes les liens entre elle et son ancêtre Macé Gravel.

Tout le monde sait que tous les Gravel ou les Gravelle sont des descendants de Macé Gravel.

On en parle sur ce site.

Je me suis plutôt attardé dans mes recherches à Siméon Gravel, l’arrière-arrière-grand-père de Claudine.

Le plus intéressant c’est qu’elle ignorait totalement tout sur lui, même son nom.

Voici son acte de naissance… pris sur le site Family Search des mormons.

Une vue rapprochée…

Siméon Gravel est né le 10 octobre 1837 et il a été baptisé le 12 en paroisse de St-Charles-de-Lachenaie, à Lachenaie. Son père est François Gravel, cultivateur, et sa mère est Angélique Marié…

Sauf que selon le recensement canadien de 1852, on retrouve le nom d’Angelique Mayé. Quant à François Gravelle (sic), il aurait 38 ans (sic) et il aurait enfanté un enfant à 1 an!

François aurait plutôt 58 ans.

Angélique est sa 2e femme. Sa première était Angélique Lagarde avec qui il a eu une bonne demi-douzaine d’enfants dont plusieurs sont morts à bas âge. Leur fils François a vécu très longtemps puisqu’on le retrouve dans le recensement canadien de 1891.

En 1852…

Siméon a 14 ans et il est déjà identifié comme étant un cultivateur tout comme son demi-frère François.

On retrouve les noms Mayé et Maillé dans les actes de baptême des autres enfants… Angélique, Aurée (Aurélie), Delphine, Paul Adolphe, et l’acte de sépulture d’un autre Siméon mort en 1824.

Siméon portait donc le prénom d’un enfant décédé en 1824.

Si je peux trouver facilement les descendants de Siméon sans problème, je ne peux être certain de l’identité de ses ancêtres.

Aucun acte de mariage de François Gravel et d’Angélique Maillé, Mayé ou Marier dans les registres sauf dans un index sur Family Search.

Faute d’acte de mariage, je suis allé voir sur Internet… et j’ai trouvé ça.

218. SIMEON7 GRAVEL (FRANCOIS6, GUILLAUME5, ATHANASE ARCHANGE4, CHARLES3, MASSE-JOSEPH2, ELOI JOSEPH1) was born Abt. 1824, and died Deceased. He married VITALINE DESNOYERS 25 July 1861 in St-Francois-de-Sales, Ile de Jesus. She was born Abt. 1841, and died Deceased.
     
Child of S
IMEON GRAVEL and VITALINE DESNOYERS is:

i. JOSEPH8 GRAVEL, b. Abt. 1862; d. Deceased; m. ROSE-ANNA MARTEL, 11 February 1890, Sacre-Coeur; b. Abt. 1870; d. Deceased.

On se revoit demain ou après-demain… On ne sait jamais notre premier min* pourrait remettre de l’huile sur le feu.

La photo de vendredi dernier

Mon petit côté Scorpion ressuscite ce beau lundi matin du 5 décembre 2011.

Ma grand-mère Rosina Quesnel aurait eu 129 ans aujourd’hui.

Elle était née sous le signe du Sagittaire. 

Les Sagittaires aiment voyager, mais je pense que Rosina n’est pas allée bien bien plus loin de Ste-Marthe dans le comté de Vaudreuil.

Elle y repose encore d’ailleurs.

On ne peut pas mettre de côté une trentaine d’années de mon "intérêt" pour l’astrologie si facilement vous savez. 

J’ai commencé à m’intéresser à l’astrologie à 18 ans… `

Je me cherchais… Je me cherche toujours en cherchant mes ancêtres et ceux des autres.

Revenons à mon petit côté Scorpion…

Comment se fier aux informations fournies à partir d’une photo quand on a si peu d’indices?

Facile…!

On utilise la présomption comme un détective.

Tenez, prenez la photo de vendredi dernier par exemple.

Elle fait partie de la collection de Lionel Lagasse, le père de Dennis Lagasse IV, mon petit cousin qui ne savait rien de ses racines canadiennes-françaises.

Sur cette photocopie nous voyons un homme avec deux petits enfants.

Lionel nous indique qu’on avait cette note écrite au verso.

Granpa Lagassy

Mary " "

Aucune information sur le petit garçon.

Dommage, car on aurait eu tout de suite la clé de l’énigme.

Lionel a bien tenté d’identifier les personnes.

Lionel Lagasse est le fils de Lévi Lagasse qui était le fils de Stanislas Lagasse 1864 qui est le fils de Stanislas 1842, le père de Léo Senior, le gars de … party.
Mon grand-père Léo Senior était un Gémeaux. Je ne veux pas dire par là que tous les Gémeaux sont des gars de party.
Faut quand même pas sauter aux conclusions même si ça m’arrive à l’occasion.
Stanislas Lagacé 1842, né le 9 août sous le signe du Lion, était le fils de Stanislas 1816, né le 16 février sous le signe du Verseau, fils d’Antoine Lagacé, fils de Nicolas-Antoine Lagacé…. et j’en passe.

Je présume que le Granpa sur la photo en question serait mon arrière-grand-père Stanislas Lagacé 1842 avec deux de ses petits-enfants.

Je présume que, puisque que cette photo fait partie de la collection de Lionel Lagasse, on aurait des enfants de Stanislas 1864 avec leur Granpa Stanislas 1842.

Vous me suivez toujours…?

Bon, je présume que vous êtes capable de me suivre… et que vous avez sûrement un petit peu de Scorpion dans votre carte du ciel.

Qui sont les enfants de Stanislas 1864…? Il en a eu 11 avec Amanda Ménard.

Les deux premiers furent Harry, né en 1887 et Rose Elmira, née en 1889. Je vous fais grâce des signes astrologiques.

On voit Harry ici sur une autre photo avec son père Stanislas 1864 et son Granpa Stanislas 1842.

Harry tient son fils Gérard. La photo est prise vers 1916.

-

Harry est le frère de Lévi, mais je ne m’embarque pas avec cette branche, pour le moment du moins… Je vous ai déjà assez mêlé comme ça.

On élimine donc Harry et sa grande soeur Rose Elmira, car la petite fille sur la photo est plus vieille que le petit garçon. Il me semble que c’est évident et que ça ne prend pas de loupe…

Les autres enfants qui suivent sont Victor (1890), Harvey (1892)  et Edna (1893).

On pourrait donc avoir sur la photo Harvey 1892 avec sa grande soeur Rose Elmira 1889…

On serait en 1895 ou 1896 selon l’âge apparent des enfants.

Ça aurait ben de l’allure!

Stanislas 1842 aurait donc sur la photo 53-54 ans…

Ah shit…!

L’homme a l’air bien plus jeune… sauf que nous les Lagacé on a l’air plus jeune que notre âge…

Ça doit être génétique.

Je continue à présumer…

Le petit garçon avec son Granpa a un petit air qui ressemble à cet homme.

C’est Harvey William Lagasse… né le 27 avril 1892. Il est un Taureau.

Je peux être complètement dans le champ de patates et je peux commencer à avoir un peu l’air fou avec toutes mes présomptions, sauf que je sais pertinemment que mes élèves du jeudi soir comprennent très bien maintenant c’est quoi la piqûre pour la généalogie, le plaisir de découvrir  et de porter un petit toast à nos ancêtres où qu’ils soient.  (63 mots)

Ça aurait été donc plus facile si on avait mis le nom petit garçon au verso de la photo…

Peu importe qui sont ces gens, l’important dans la vie, c’est l’importance d’un Granpa pour ses petits-enfants…

On se repogne.

Des fois je me dis…

Que je devrais vous parler plus de mes découvertes…

Je sais que certains vont sur ma version anglaise de ce blogue et découvrent ce que je découvre sur mes ancêtres.

Comme cette photo que le père de Dennis Lagasse IV a envoyé à son fils.

Lionel Lagasse a essayé d’identifier les personnes sur cette photo.

Il croit qu’il s’agit de mon arrière-grand-père Stanislas Lagacé avec ses petits-enfants.

Une belle image qui est en fait une photocopie.

But who cares?

Sûrement pas moi.

On découvre toujours la vérité un jour.

C’est ça que j’ai dit à mes élèves hier soir.

C’était notre dernier cours de l’année.

On s’est fait un petit party en ouvrant une bonne bouteille.

Du St-Georges…

Tout mon patrimoine paternel m’est revenu à la mémoire.

Mon père en avait bu un gallon dans une même journée.

Je m’en rappelle encore.

Je sais que mon père buvait son chagrin.

On a donc fait un toast hier soir en l’honneur de nos ancêtres.

J’ai longuement siroté ma cuillère à soupe de St-Georges.

La famille Chandonnet

Vraiment désolé pour hier…

Je m’excuse auprès de mes 53 "disciples" pour le paquet de courriels vous avisant que j’avais mis plein de nouveaux articles.

Vous avez dû penser que j’avais perdu la carte.

Vraiment désolé de vous avoir fait peur…

J’étais  en train de remettre mes anciens articles sur WordPress et si vous vous étiez abonné, alors vous avec reçu  un avis de la publication d’un article… pour chaque ancien article.

Wow… j’ai plein de courriels ce matin…

En passant, pas besoin de lire mes anciens articles.

C’est juste que je ne veux pas les perdre…

On sait jamais, ils peuvent servir…

J’ai essayé de voir si je peux empêcher l’envoi effréné de courriels, mais pas de chance.

Je vous conseillerais donc de vous désabonner jusqu’à ce que j’aie mis le reste de mes 505 anciens articles.

Je dois les recopier avant la date fatidique du 19 décembre 2011, mais rien m’oblige à les publier tout de suite.

19 décembre, Joyeux Noël Monsieur Gauthier…
Salut Ti-Cul, on se reverra le 7 janvier 

Revenons aux choses sérieuses…

 Il y a 15 jours, j‘avais promis à Murielle, une de mes élèves, que je regarderais pour trouver ses ancêtres.

Je voulais lui annoncer la bonne nouvelle jeudi soir, mais ma grippe m’a empêché de donner mon cours de généalogie à la Maison Chaumont.

Pas une décision facile à prendre, mais je ne voulais pas contaminer tout le monde avec mon virus de la grippe… surtout que je leur ai déjà donné le virus de la généalogie.

Pas facile aussi que mes recherches, car le patronyme Chandonnet s’est écrit de plusieurs façons à travers les âges.

Chandonnet, Chardonnet, Chadronnet, Chardronnet et Chandonnais… et j’en passe.

Ça m’en prenait plus pour me décourager à fouiller.

En fait, Murielle ne s’appelle pas Chandonnet, mais plutôt Chardronnet. Ou est-ce Chadronnet ou Chadronnet?

En tout cas…, la mémoire me flanche.

L’ancêtre de Murielle serait Gatien Chandonnet. Il serait originaire de… Saint Calais.

La région autour de Saint Calais fait partie du Maine et maintenant du département de la Sarthe. C’est un pays de bois et de bocages assez vallonné. Les villes les plus proches sont Vendôme 30 kilomètres à l’est et Le Mans 45 kilomètres à l’ouest.

Le Pays Calaisien a gardé un caractère rural marqué et est resté relativement enclavé, il est loin des grands axes de communication. Au début des années 1980, le marchand de chaussures de la rue principale vendait des sabots de manière tout à fait ordinaire (et non pour les touristes).

Saint Calais est au bord d’une petite rivière, l’Anille, qui est un affluent de la Braye. C’est le long de cette rivière que se situent les principaux points d’intérêt du pays calaisien: Rahay, Savigny et surtout Bessé.

Cliquez ici pour en apprendre plus sur le pays des ancêtres de Murielle.

Gatien aurait marié Marguerite Legeay ou Legeau.

Un de leurs fils était Charles Chandonnet.

On voit aussi le nom Gatien-Charles Chandonnet dit Léveillé.

En tout cas, c’est ce que je vois dans de nombreuses sources.

Ce Charles Chandonnet a marié  Élisabeth Bourget. On voit aussi Boucher dans des registres, mais je suis certain que c’est Bourget.

Élisabeth ou Isabelle Bourget est la fille de Pierre Bourget dit Lavallée et de Marie Jean.

Le couple se marie en 1712.

De cette union naîtra Étienne Chandonnet qui mariera Geneviève Perreault le 7 mai 1764 en la paroisse St-Pierre-Apôtre, Les Becquets dans le comté de Nicolet.

De cette union naîtra Joseph Chandonnet qui mariera Thérèse Lemay dit Poudrier en le 14 mai 1804 en la paroisse St-Pierre-Apôtre, Les Becquets dans le comté de Nicolet.

De cette union naîtra Moïse Chardonnet qui mariera Josette Huot le 5 mars 1832 en la paroisse St-Antoine, à St-Antoine-de-Tilly.

De cette union naîtra Michel Chandonnet qui mariera Joséphine Chabot le 4 août 1868 en la paroisse St-Romuald à St-Romuald.

De cette union naît Jean Baptiste Chardonnet qui mariera Irène Prudhomme en 1917 en la paroisse St-Henri  à Montréal.

Ce sont les grands-parents de Murielle.

Il reste encore beaucoup de travail à Murielle pour valider mes recherches soit d’aller fouiller dans les registres paroissiaux sur le site des mormons…

Un travail de moine.